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[En lutte contre la nécropole nantaise et sa folie bétonneuse!] Manifestation contre le projet d’aéroport de NDDL, le 9 juin à Nantes

Vu sur Indymedia Nantes, le 24/05/12 :

Un groupe nantais ce construit contre le projet d’aéroport à notre dame des landes et a décidé d’organiser des manif tous les mois!

LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT, L’AÉROPORT C’EST JAMAIS !

Impossible de vivre dans l’agglomération nantaise sans savoir qu’un projet d’aéroport est de plus en plus contesté. Il y a eu le 24 Mars avec des centaines de tracteurs et des milliers de manifestant-e-s qui descendaient au coeur de la ville, pour porter le bocage sur le Cours des 50 otages. Puis une grève de la faim de 28 jours posait la question de l’aéroport jusque dans les élections présidentielles, poussant F. Hollande à promettre une suspension des expulsions le temps d’épuiser les recours légaux. Même dans le camp politique des porteurs du projet, des opposants socialistes s’expriment enfin!

METTONS LA PRESSION POUR PORTER UN COUP D’ARRÊT DÉCISIF !

Habitant le Pays Nantais, la ville ou ses banlieues, nous sommes concerné-e-s en premier lieu par ce projet d’aéroport qui par son coût, par son développement en surfaces occupées, et par les choix associés, conditionnera un mode de vie toujours plus encadré et contraint, tourné vers le seul profit.

LA SEULE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE QUI VAILLE, C’EST L’ACTION COLLECTIVE !

Chaque mois descendons dans la rue en une manifestation pour montrer que nous ne voulons pas de ce projet insensé.

Premier rendez-vous, samedi 9 juin, 15 H Place royal pour une déambulation/goûter/apéro.

Le PDF de l’affiche 1 pour impression : afficheagricv2

Le pdf pour l’impression de l’affiche 2 :affdesrep

Le PDF pour impression du tract : tract0906

[Le terrorisme d’état ne passera pas!] Tract/BD sur la répression que subissent les opposant-e-s à l’aéroport de NDDL et à son monde

Un tract/BD à lire et écrit/dessiné par des occupant-e-s de la ZAD

Tract « piqué » sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD :

Bd_anti-rep

Ce tract a été diffusé lors de la manifestation contre toutes les formes de répression qui s’est déroulée à Nantes, le samedi 5 mai 2012.

Voir ce récit intéressant, avec photos de la manifestation, ici :

http://nantes.indymedia.org/article/25616

[Automedia] Détournement de l’émission de france culture par des occupant-e-s de la ZAD

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 19/04/12 :

En Novembre, un journaliste de France Culture est venu sur la ZAD avec ses micros, ses questions et ses motivations. Des quatre de rushes enregistrées le comité central de la propagande de la radio publique en a fait une émission de 45minutes (http://www.franceculture.fr/emissio… ). Celle-ci s’est focalisée sur le mode de vie des occupant-e-s, sur l’alternative, sur les trajectoires de vie, etc.. Plus rien sur Vinci, plus rien sur notre rejet des médias…

Ces rushes on les a récupérés, et avec la même matière nous avons monté un nouveau monstre, un nouveau savoir sur la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, sur le mouvement d’occupation de la ZAD, sur notre opposition à l’aéroport et son monde.

Il faut écouter ce son en considérant qu’il a été sciemment monté dans l’intention de nuire à la société spectaculaire.

Bonne écoute !

1ère partie : Notre rejet des médias mainstream, notre intérêt pour l’automedia :

zad automedia : 1ère partie

2e partie : De l’autonomie, ce n’est pas seulement manger les poubelles du Super U :

zad automedia : 2ème partie

3e partie : Une Zone en lutte contre un projet d’aéroport :

zad automedia : 3ème partie

Vinci et ses bénévoles élagueurs-Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-e-s de ses habitant-e-s

Pour voir l’article en bonne qualité et en bonne mise en page (mais fichier lourd à télécharger), vous pouvez le trouver en PDF :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

ou sinon le PDF de moins bonne qualité mais qui se charge plusvite:

Vinci et ses bénévoles élagueursbassequalite

L’article complet (avec sources) en format page web : 

http://wp.me/P1hwU8-Cr

Une partie de l’article (le début) :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-ne-s de ses habitant-e-s

Depuis quelques semaines des équipes de propriétaires, paysans et opportunistes à « la solde de » Vinci, coupent les arbres centenaires des haies bocagères de la ZAD, ainsi que tout arbre monnayable.

Avant de décrire la destruction du bocage de la ZAD par quelques un-e-s de ses habitant-e-s, nous aimerions d’abord présenter succinctement la ZAD, l’importance du bocage et les politiques d’aménagement qui mènent à sa destruction. Voici donc des questions que l’on se pose sur ce sujet :

Qu’est-ce que la ZAD ? Des terres bocagères, qu’est-ce que c’est/comment se présente le bocage sur la ZAD ? En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40 ans au niveau des politiques d’urbanisation et d’aménagement du territoire ?

Présentation de la ZAD

La ZAD c’est 2000ha de terres bocagères impactées par un projet d’aéroport international situé sur les communes de Notre-Dame des Landes, Vigneux de Bretagne, La Paquelais, Grandchamp des Fontaines. Depuis plus de 40 ans ces terres n’ont subi aucune politique d’aménagement du territoire, car le conseil général avait créé, avec l’aide de l’État, une Zone d’Aménagement Différé. Celle-ci bloque tout remembrement/urbanisation en vu d’un projet : ici le projet d’aéroport.

Ainsi la dynamique d’agrandissement des exploitations agricoles, qui se déroulait en France sur la même période, a été très limitée sur la ZAD et il en est de même pour la politique d’urbanisation. Le bocage de la ZAD équivaut à 100 km linéairei (distance Nantes-Rennes ou St Nazaire-Ancenis) composé aussi de quelques bois d’une centaine d’hectares environ, ont donc été préservés de tout aménagement !

Nous ressentons peu de résistance active de la part des habitant-e-s qui vivent sur la ZAD et nous avons l’impression qu’ils/elles se sentent démuni-e-s face à la détermination des autorités et de leurs chiens de garde. Cependant, depuis le camp climat de 2009, des camarades viennent de plus en plus nombreux/ses s’installer sur la ZAD afin de soutenir et de participer à la lutte contre cet aéroport et ce monde capitaliste qu’il représente.

L’importance du bocage

Image 1 Un chemin du bocage de la ZAD

Le bocage, terrain de jeu préféré des enfants, est un paysage et un écosystème qui incite au rêve, à la réflexion et au plaisir des sens.

Nombre de paysan-ne-s et autres habitant-e-s s’y promènent encore pour y trouver baies, champignons, petit bois pour le feu, herbes médicinales…

Se révélant souvent être des alliés précieux des paysan-ne-s, les haies maintiennent un écosystème essentiel à notre environnement.

Le bocage, avec un fort maillage de haies, permet de maintenir les sols. Rappelons qu’en France 17% des terres agricoles sont impactés par une érosion forte contre 8% en 1950. Il faut 100 à 400 ans pour qu’un centimètre de terre arable soit régénéréii.

Les haies apportent aussi régulièrement de la matière organique aux champs (MO essentielle pour les cultures, pour la structure stable du sol et pour la vie du sol), filtrent l’eau, limitent l’impact du vent sur les cultures et sur toute structure bâties, drainent les terrains humides, abritent des animaux/insectes, protège les troupeaux du chaud ou du froid, sont essentielles pour la pollinisationiii

Sans une agriculture aux pratiques biologiques, le bocage perd une grande partie de ses propriétés. En effet, comment les haies peuvent-elles abriter faune et flore, limiter l’érosion des sols…si de l’autre côté l’agriculture chimique et productiviste élimine cette biodiversité, entrainant le lessivage des sols ?

La préservation d’un bocage naturel sans pratiques agricoles naturelles n’a pas de sens, et nous devons aussi lutter pour que ces pratiques évoluent radicalement.

Le bocage de la ZAD

Image 2 Triton marbré

Image 3 Buse variable

Concrètement sur la ZAD nous pouvons observer une faune et une flore riches en diversité, ce qui n’est pas le cas dans le reste de la Loire Atlantique si l’on met de côté les espaces naturels. Par exemple, Des tritons marbrés et des buses variables peuvent être observées et la présence d’espèces de plantes protégées est à noter dont la renoncule Grand Douve, la Rossolis à feuilles rondes, la Sibthorpie et la Calamagrostis des maraisiv.

Image 4 Rossolis à feuilles rondes

La haute qualité environnementale de la ZAD est d’ailleurs mise en avant dans les documents d’urbanisme régissant cette zone (les ZNIEFF)v

En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40ans ?

Pendant plus de 40 ans, le paysage agricole en France a connu de profonds changements. Les exploitations agricoles ont eu tendance à augmenter leurs surfaces de cultures et d’élevages. En 1979 il y avait 5500 exploitations de 200ha ou plus qui utilisaient 1,598 millions ha de terres agricoles, tandis qu’en 2010, 20600 exploitations de 200ha ou plus utilisaient 5,735 millions ha. Sur la même période les exploitations de 20 à 50ha ont sensiblement diminuées, passant de 347300 à 137800. Ces dernières occupaient ainsi 5,455 millions ha de terres agricoles en 1979 et 1,237 millions ha en 2010 !vi

L’agrandissement des surfaces agricoles utilisées par les exploitations agricoles ne s’est pas faite sans impact sur l’environnement.

En effet un plus petit nombre d’exploitations s’est attribué de plus grandes surfaces agricoles. Ces concentrations de terres et la disparition de petites exploitations ont été poussées par les politiques européennes productivistes (la PACvii) et se sont concrétisées sur le terrain par de nombreux remembrements.

Les remembrementsviii ont pour but officiel de rapprocher les terres utilisées par les agriculteur-trices de leur exploitation et d’avoir des unités foncières concentrées. Le bocage a payé le prix fort de cet arasement du paysage. Il en a résulté, un arrachage massif des haies, des suppressions de chemins et un comblement de nombreuses mares et étangs.

Le linéaire de haies en France est passé de 1 244 110 km à 707 605 km entre les deux premiers cycles de l’inventaire IFN séparés de 12 ans, soit une perte annuelle d’environ 45 000 km de haie entre 1975 et 1987.

Si la suppression à grande échelle des haies et arbres épars des années 1960 à 1980 est aujourd’hui révolue, près de 70 % des 2 millions de kilomètres de haies présents en France à l’apogée du bocage (1850-1930) ont été détruits, soit 1,4 million de kmix.

En Bretagne, ce sont plus de 150000km de haies qui ont disparu en 25 ans (chiffres de 2005)x

L’urbanisation du territoire a aussi une part importante de responsabilité dans la disparition du bocage, par la construction de routes, l’extension des bourgs, et le mitage important dans la campagne entre 1980 et 2000.En France les sols sont artificialisés en France au rythme de 200 hectares par jour, soit l’équivalent d’un département tous les cinq ansxi

À cet égard le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes contribuerait indiscutablement à aggraver le taux de surface (terres) artificialisée en Loire-Atlantique qui est de 14% (taux le plus élevé de la région Pays de la Loire qui est de 11,3%)xii. Le rythme actuel d’artificialisation des terres du département est de 2400ha par an, soit l’équivalent du projet d’aéroportxiii ou d’une commune comme Orvault.

Au total ce serait plus de 20000ha de terres agricoles qui disparaitraient sous le béton en dix ans.

Nous pouvons donc nous inquiéter de l’impact supplémentaire des aménagements urbanistiques qui accompagneraient le projet d’aéroport: routes, ponts sur la Loire, zones artisanales et résidentielles…

La série de photographies aériennesxiv présentée ci-dessous, permet de voir concrètement les modifications du paysage dû aux pressions agricoles et urbanistiques. Toutes ces photos sont à la même échelle 1/250000ème.

[…]

Pour voir la suite de l’article, c’est ici : http://wp.me/P1hwU8-Cr

Collectif de Lutte Contre l’Aéroport de NDDL

contactclcanddl@riseup.net

https://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

Quelques photos de la destruction du bocage de la ZAD (très bientôt un diaporama) :

[Zad] Retours d’infotours

Vu sur Indymedia Nantes, le 08/04/12 :

En janvier et février dernier, deux groupes d’habitant-e-s de la ZAD ont silloné les routes d’Espagne et d’Italie avec l’idée de croiser la lutte contre l’aéroport de NDDL et d’autres luttes.

retoursinfotours.jpg

Ces groupes vous invitent à venir partager les réflexions qui ont émergé de ces rencontres et discussions,

Vendredi 13 avril à 19h à la Pointe
( sur la route de Fay de Bretagne en venant du Temple, après le circuit de F1)

L’affiche en PDF :

retoursinfotours

Manifestation du 24 Mars à Nantes : guerre au pouvoir ! (un récit d’un camarade publié sur Indymedia Nantes, avec photos)

Vu sur Indymedia Nantes, le 25/03/12 :

Un bref récit partiel et partial de la manifestation contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, à Nantes, le samedi 24 mars.

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3 cortèges devaient converger vers le centre de la Métropole, en provenance du nord, de l’est et du sud.

12h30, Rond Point de Rennes, côté nord : un rendez vous avait été lancé pour un cortège anticapitaliste (voir l’appel : http://nantes.indymedia.org/article/25315). Des dizaines de personnes commencent à se rassembler sous un grand soleil en attendant la colonne de tracteurs. Des militants d’Europe Écologie et des membres de l’ACIPA sont aussi présents.

Un impressionnant cortège de tracteurs est accueilli par des applaudissements, des slogans, un fumigène. Plus d’une centaine de tracteurs défilent sous nos yeux. Aussitôt, le cortège anticapitaliste se structure pour démarrer.

Ce cortège de plusieurs centaines de manifestants est créatif, actif, révolté. Les slogans sont offensifs. Beaucoup de taggs, de pochoirs, de jets de peinture fleurissent tout au long de la rue Paul Bellamy. La permanence d’Europe Écologie (du député De Rugy) est redécorée, quelques militants verts viennent s’interposer, le ton monte un peu. Il faut rappeler à ce sujet les déclarations policières matraquées par ce parti plusieurs jours avant la manif dans les médias locaux : par exemple, dans un communiqué, Europe Écologie-les Verts « condamne par avance toutes les dégradations et violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant ou après la manifestation ». (source : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-A-Nantes-le…u.Htm)

L’hélicoptère survole ce cortège nord et en particulier les « anticapitalistes ». Des BACeux sont présents à chaque coins de rues, des flics prennent des photos depuis certains bâtiments… Mais cette surveillance est encore relativement « légère » comparée à l’hyperprésence policière qui va suivre.

Le déploiement répressif annoncé par les médias a bien eu lieu. 1500 policiers, des véhicules anti-émeutes (lanceurs d’eau), des dizaines de cars de CRS, de gendarmes mobiles, des gros groupes de dizaines de BACeux, et surtout l’hélicoptère qui survolait la manifestation avec vacarme.

Nantes n’avait jamais connu un tel dispositif policier. La terreur d’État avait été importée depuis Notre Dame des Landes au cœur même de Nantes. (article de la presse bourgeoise : Nantes sur le pied de guerre avant la manif : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Nantes-sur-…u.Htm)

Sur le cours des 50 Otages, face à la préfecture, les trois cortèges se rassemblent. Plusieurs milliers de personnes convergent. La foule est très hétérogène. Au milieu des manifestants : des vaches, des chèvres, chevaux…

Les véhicules anti-émeute sont exhibés au niveau de la préfecture, le dispositif est impressionnant. Malgré cette intimidation, la grille anti-émeute et la préfecture sont barbouillées de terre et de purin. Une brigade de clowns fait un sketch. Après un moment de flottement, la manifestation démarre par la rue de Strasbourg. 10 000 manifestants (?) peut-être plus défilent. Le chiffre importe peu : l’offensivité créative et la participation effective et joyeuse des manifestants sont frappantes. Beaucoup de banderoles diverses et faites mains également.

Un dragon coloré crache une fumée blanche sur les flics, sur les bâtiments officiels, sur les banques. Une Batucada joue et donne du rythme. La manifestation passe devant la mairie : des dizaines de CRS la protègent, le bâtiment est rempli de policiers. La mairie, comme le reste des bâtiments, est tout de même taggée.

La manif est toujours très créative, de nombreuses affiches sont apposées, des pubs détournées, les locaux de banque, d’agence immobilières et autres nuisibles sont « redécorés ». Les graffitis sont polyglottes : espagnols, italiens, français. L’ambiance est festive et enragée. Après une déambulation dans le centre ville, retour sur le cours des 50 Otages pour y rester. On se fixe au niveau de la place du Cirque. Le bocage s’installe en pleine métropole.

Les flics sont déjà en position pour nous prendre en étau : ils sont positionnés partout, bloquant toutes les rues environnantes. L’hélicoptère continue sa surveillance bruyante.

Mais la réappropriation de la ville est effective : des arbres sont plantés, les murs remplis de slogans, les banques complètement repeintes par le dragon qui crache à présent des litres de peinture.

Les flics avaient installé pour l’occasion une caméra « 360° » sur le toit de l’Hôtel la Pérouse, pour fliquer -encore plus- tout le rassemblement. Un manifestant parvient à monter sur le toit, et sectionne le câble de la caméra sous les applaudissements de la foule. Dans la foulée, cet Hôtel de luxe est maculé de peinture rouge. Pendant ce temps, une partie de la rue commence à être dépavée. Une rangée de policiers trônent en haut d’un escalier surplombant le cours : une barricade de grilles et de bacs de végétaux est installée face à eux en bas de l’escalier, les empêchant de charger. Une grande banderole est attachée pour leur masquer la vue du rassemblement.
Des BACeux descendent pour essayer de harceler des manifestants isolés, plusieurs dizaines de personnes répliquent aussitôt et font reculer les flics.

Vers 17h, un feu est allumé dans un brasero. Très rapidement, le feu s’étend, il se transforme en immense brasier qui crépite et qui explose. D’autres foyers partent, des fumigènes sont allumés. Un épais panache de fumée noire vient perturber l’hélicoptère pendant que des feux d’artifices sont tirés. Mais la peur n’est pas de notre côté : la batucada continue à donner le rythme, il y a aussi un accordéon, des gens dansent, jouent. La scène est étonnante. La fête et la révolte sont réunis. La foule est toujours hétérogène. Des flics postés en haut de l’escalier essuient rageusement des jets divers.

Les flics, malgré leur déploiement considérable semblent hésiter face à cette ambiance. Des passants se greffent aux manifestants, d’autres vont et viennent. Il n’y a plus vraiment de clivage entre manifestants et non-manifestants en cette fin de samedi après midi ensoleillée.

Avant le crépuscule, les flics décident de faire le ménage. Après des sommations inaudibles, des centaines de forces de l’ordre commencent à charger. Toutes les rues vomissent des rangées de CRS. Une charge de BAC est accueillie par une nuée de projectiles. Le risque que le cortège soit découpé par les policiers est alors grand. Le recul est rapide. Le rapport de force est trop défavorable. Malgré tout, quelques personnes allument des barricades de fortune le long du cours des 50 otages : pneus, poubelles, cartons, palettes. Cela n’empêche pas la progression inexorable des flics. Ce qui reste du cortège s’éparpille : le long de l’Erdre, rue Paul Bellamy, place Viarme ou les BACeux chargent et interpellent.

Vers 21h, les flics contrôlent totalement la ville. Des rangées de CRS quadrillent toutes les grandes artères. En même temps, les équipes de nettoyages entrent déjà en scène : il faut aseptiser la Métropole socialiste, effacer les stigmates de cette après-midi de résistance le plus vite possible.

Les journaflics annoncent dans la soirée 7 interpellations et 5 Garde à Vues. D’autres manifestants auraient été repoussé jusqu’au Rond Point de Rennes le long de la rue Paul Bellamy. Qu’en est-il ?

N’hésitez pas à corriger, compléter ce compte rendu.

Précision d’un membre du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL: trois des 5 personnes placées en garde à vue ont été relâchées sans aucune poursuite. Les deux autres passent en comparution immédiate pour « violences sur force de l’ordre » (sic). L’audience serait fixée à 14h lundi 26/03 au tribunal de Nantes. Pas plus d’infos pour le moment.

Une autre personne aurait été arrêté dimanche après-midi en rapport avec la manifestation d’hier. Idem, pas plus d’infos pour l’instant.

Le terrorisme d’état ne passera pas ! La peur doit changer de camp !

Pour soutenir les inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport de NDDL, n’hésitez pas à aller ici : http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

Un florilège de photos, de diverses sources, piquée dans les commentaires de cet article (sur indymedia Nantes à cette adresse : http://nantes.indymedia.org/article/25368 ) (n’hésitez pas à transmettre d’autres phots/vidéos et à les publier sur Indy nantes) :

D’autres photos ici : https://plus.google.com/photos/117409226237974764825/albums/5723513515206631937

Contre l’aéroport et son monde, autogérons nos vies ! Appel libertaire à la manif du 24 mars

Transmis par mailing :


Suite à une initiative de différents groupes et organisations libertaires de la grande région nantaise, un collectif s’est constitué pour l’organisation d’un cortège anticapitaliste, au sein de la manifestation contre l’aéroport de Notre-dame-des-Landes, le 24 mars à Nantes.

Comme le dit l’appel commun « ni ici ni ailleurs » les projets de ce genre « servent en premier lieu les intérêts de banques, d’actionnaires de multinationales et de politiciens. Ils s’imposent par la force quand les simulacres de concertation (débats, enquêtes …) n’ont pas suffi à faire taire les oppositions. »

Selon nous, ce projet, soutenu à droite comme à gauche par les grands partis de gouvernements n’est pas une simple aberration économique, ni le délire d’élus désireux d’inscrire leur nom dans la pierre de projets pharaoniques. C’est un projet qui s’inscrit parfaitement dans la logique de redéploiement capitaliste, destiné à remodeler l’espace pour le plus grand profit des classes dominantes et des puissances d’argent. Ce projet d’aéroport s’inscrit dans une conception du monde que nous combattons: «Contre l’aéroport et son monde, autogérons nos vies! ».

Si notre but immédiat est bien l’arrêt du projet, celui–ci s’inscrit dans un engagement plus global contre le capitalisme et pour une société sans classe ni Etat. C’est là le sens de notre présence dans le cortège et nous appelons tous ceux et toutes celles qui le partagent à nous y rejoindre.

Collectif pour un cortège anticapitaliste ( individus et groupes suivants: Alternative Libertaire Nantes – nantes@alternativelibertaire.org, Confédération Nationale du Travail Vendée – cnt.interpro.precaire85@gmail.com , Fédération Anarchiste Nantes – nantes@federation-anarchiste.org, No Pasaran Naoned – scalpnaoned@samizdat.net, Offensive Libertaire et Sociale: ols@no-log.org, Organisation Communiste Libertaire Naoned – oclnantes@free.fr).

Une explication de l’importance à se mobiliser pour le 24, écrit par des membres de l’organisation communiste libertaire :

Pourquoi il est important de se mobiliser à Nantes le 24 mars.

Le 24 mars à Nantes, nous descendrons dans la rue pour exiger l’arrêt définitif du projet d’aéroport de NDDL.

Ce projet vieux de quarante ans constitue la clé de voute d’un schéma plus large de réorganisation d’une métropole Nantes-Saint-Nazaire du futur. Voies rapides, ponts, TGV, zones industrielles nouvelles se déploieront autour. Dans l’agglomération nantaise même, zones d’habitation et d’activité devront être réaffectées. Bien sûr les populations concernées, en premier celles de la zone d’aménagement différé – ZAD – prés de Notre Dame des Landes, n’ont pas leur mot à dire, si ce n’est une pseudo concertation de « la démocratie participative » vantée par les pouvoirs socialistes (villes, département et région), ou les enquêtes-alibi d’utilité publique, « consultatives ».

La justification officielle d’une telle infrastructure évoque successivement le survol intempestif de Nantes, le danger et le bruit interdisant un redéploiement urbain, alors que des modifications mineures y pourvoiraient. Ou bien la saturation de l’actuel aéroport, en fait sous utilisé. Mais il ne s’agit surtout pas de désigner les bénéficiaires réels d’une telle opération : actionnaires de banques et de multinationales, puisque Vinci a emporté le marché sous la forme d’un Partenariat Privé Public très juteux, avec une marge bénéficiaire garantie si besoin par les collectivités locales !

L’aéroport de NDDL comme les lignes grande vitesse, le nouveau réacteur nucléaire EPR ou le tunnel du Val de Suse, la centrale à gaz de Brest, etc., sont autant de projets dont nous pouvons nous passer mais dont le capital a besoin pour se redéployer au XXIème siècle et remodeler l’espace au profit des classes dominantes et des puissances d’argent.

L’opposition au projet, portée depuis trente ans par les habitant-e-s, s’est renforcée par l’arrivée d’occupant-e-s des terrains en friche sur la ZAD, tout en restant très légaliste. Aujourd’hui certains partis (EELV, MODEM, FG, NPA) soutiennent la lutte, tout en siégeant dans les institutions locales avec le PS… Mais les rencontres d’autres combats – LGV, EPR/ THT, Val de Suse,…- ont amené un approfondissement des critiques, et en juillet la coordination anti-aéroport organisera sur le site un forum social européen contre les grands projets.

Le cortège anticapitaliste dans la manifestation du 24 mars affirmera trois points :
- ce projet, loin de ne toucher que les habitant-e-s proches, conditionne au contraire l’avenir des populations de tout l’estuaire, les Nantais-es et les habitants de toute l’agglomération doivent s’approprier la lutte.
- par les enjeux capitalistes qu’il représente et qu’illustrent aussi les autres grands projets, ce nouvel aéroport est l’exemple même d’une infrastructure visant la reproduction du capital pour lui-même, et signalant son inutilité sociale première pour le plus grand nombre et les destructions occasionnées par sa construction
- enfin, ce projet, martelé dans les esprits par la toute la machine de propagande institutionnelle et soutenu par les deux grands partis gestionnaires de droite et de gauche, influera sur l’avenir de tou-te-s, sans concertation réelle. Il s’agit bien de refuser de se faire imposer des projets inutiles, coûteux, destructeurs, de prendre nos affaires en main, de poser concrètement la question de la vraie démocratie – directe – et de ne pas laisser les politiciens, les capitalistes du BTP, du pétrole, de l’aviation et de quelques autres secteurs, décider pour nous et hypothéquer notre avenir.

Deux banderoles non signées marqueront le cortège : « Aéroport = capitalisme, arrêt immédiat », « aéroport, TGV, THT, TAV, nucléaire = société totalitaire » ; un ou des tracteurs porteront des banderoles sur d’autres thèmes (foncier, répression, etc.), ainsi qu’une sono embarquée ; les différentes collectifs et organisations parties prenantes amèneront leur matériel. Le parcours commencera au rond-point de Rennes à 12H30, en se joignant au cortège arrivant du nord.

Après une déambulation en ville avec tracteurs et vélos, chevaux, vaches et piétons, nous nous installerons au centre de Nantes pour rencontrer les Nantais-es, expliquer la lutte, picniquer (buvettes et cantines sont prévues), tenir des tables de presse, planter des arbres et des potagers, aménager la campagne au cœur de la ville puisque la ville veut déménager la campagne… L’installation se prolongera selon les envies et le nombre.

Au-delà de l’agglomération nantaise, cette lutte nous concerne tous car elle s’inscrit dans une démarche d’ensemble qui refuse que nos manières de vivre, nos relations sociales et les territoires que nous habitons soient façonnés par une logique de la rentabilité, de la marchandisation, de la vitesse, de l’urbanisation à outrance dans des mégapoles régionales, par des projets de développement du capital visant à satisfaire les désirs d’une minorité aisée et bourgeoise, par la surconsommation et le gaspillage énergétique, entre autres choses.

C’est pourquoi cet appel s’adresse aussi à tous ceux et celles qui, en dehors de Nantes et même du département de Loire Atlantique, se reconnaissent et se retrouvent dans les raisons de cette colère et de cette résistance populaire.

Nous sommes solidaires de ce combat, parce qu’il est le nôtre, où que nous soyons.

Dans un certain nombre de villes et de régions, des personnes et des collectifs ont fait savoir qu’ils et elles voulaient venir manifester à Nantes le 24 mars. Essayons d’élargir et d’amplifier cette mobilisation. Relayons les appels à manifester. Organisons des départs groupés.

Non à l’aéroport de Notre-Dame des Landes !

Toutes et tous à Nantes le 24 mars !

Quelques camarades de l’OCL (Région nantaise et Sud-ouest)

Informations complémentaires ici :

http://nantes.indymedia.org/article/25227

https://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

http://24marsnantes.noblogs.org/

L’appel à la manif nationale du 24 mars contre l’aéroport de Notre Dame Des Landes

L’affiche d’appel à la manifestation du 24 : http://wp.me/p1hwU8-uY

Vu sur Indymedia Nantes, publié par le collectif stop aéroport :

UN NOUVEL AÉROPORT? NI ICI, NI AILLEURS !

Des générations entières ont été déracinées au prétexte de projets « d’aménagements »
Ca suffit, nous ne les laisserons pas faire !

Le 24 mars à Nantes, affirmons ensemble notre détermination à stopper l’un d’entre eux : la projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Des mouvements de résistance existent partout contre : l’extraction des gaz de schiste, la construction d’une centrale à gaz à Brest, d’une ligne THT dans le Cotentin, d’une ligne TGV en Val de Suze (Italie), d’une autoroute en forêt de Khimki (Russie), l’installation d’une mine d’or à Rosa Montana (Roumanie)…
La convergence des luttes s’organise.

Ces projets servent à en premier lieu les intérêts de banques, d’actionnaires de multinationales et de politiciens. Ils s’imposent par la force quand les simulacres de concertation (débats, enquêtes …) n’ont pas suffit à faire taire les oppositions.

Concernant l’aéroport, une lubie de Jean-Marc Ayrault, l’État en a confié la réalisation ainsi que la gestion pour 55 ans à la multinationale Vinci. Alors que des plans de rigueur sont à l’œuvre, les décideurs sont capables d’assumer un discours sur l’austérité tout en conduisant ce projet au coût délirant.

Depuis plus de 40 ans, une épée de Damoclès.

Dès la première heure, la mobilisation paysanne.
En 2000, le PS ressort le projet des cartons. Associations, mouvements politiques et divers collectifs se sont organisés pour s’y opposer.
Information, rassemblements, perturbation des études préliminaires, recours juridiques, études indépendantes, occupation de maisons et de terres sur la zone menacées, pression sur les décideurs et les entreprises impliquées, la lutte déterminée des opposant-e-s revêt des pratiques différentes unies dans un SEUL BUT : L’ARRÊT DU PROJET.

La construction n’a pas commencé et ne commencera pas !

Vinci planifie, l’État exécute mais devra vider la zone (expulsions, expropriations) avant le début des travaux. La répression est forte. Elle vise à intimider les habitant-e-s et diviser les opposant-e-s. Le mouvement collectif de révolte s’intensifie face à l’aveuglement et à la surdité des porteurs du projet.
Nous vous invitons à vous y engager.

SOYONS NOMBREUX-SES SUR LE TERRAIN
Pour empêcher la destruction des lieux de vie, des terres agricoles, des espaces sauvages

LE 24 MARS A NANTES
MANIFESTONS NOTRE OPPOSITION À CE PROJET
ET EXIGEONS SON ARRÊT IMMÉDIAT

Semaine d’échanges de savoirs du 9 au 15 avril 2012 – Une semaine d’autonomie et de partage sur la ZAD organisée par les occupant-e-s de la ZAD

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD :

Téléscopage imaginaire du 1er au 8 avril – une semaine artistique sur la ZAD organisée par les occupant-e-s de la ZAD

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD :

Semaine d’Artoutzazimut !