Archives de Tag: occupation des terres

[Stop THT Cotentin-Maine] A Chefresne, c’est maintenant qu’il faut y aller !

Reçu par mailing, le 04/04/12 :

N.B : pour plus d’infos sur la résistance à la construction de la Ligne à Très haute Tension Cotentin-Maine (liée à la construction de l’EPR de Flamanville) vous pouvez aller ici :

http://stop-tht.org/

et ici :

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

Bonjour à tou-te-s,

Cela fait maintenant une semaine que le camp est officiellement établi au
bois de la Bévinière sur la commune du Chefresne.

Cette résistance qui faut suite à la délivrance de l’arrêté permettant la
mise en route de travaux y compris chez celles et ceux refusant le
chantier de la THT, a vu sa première mise à l’épreuve jeudi 29 mars 2012.

Le déploiement important des forces de l’ordre venu accompagner les
élagueurs qui devait disposer du petit bois a du se contenter de permettre
à des géomètres de faire des relevés… sur les emplacements

Depuis, malgré des intimidations régulières des forces à leurs ordres, le
camp se renforce mais il a toujours besoin de sang frais.

Soyons prêt-e-s et continuons autant que nous le pouvons à préparer les
actions et réactions qui empêcherons RTE et consorts de pénétrer la
commune.

Continuons donc à renforcer tous nos points forts : château d’eau, petit
bois, blocage des accès et autres nuisances tout au long de la ligne.

Sur le camp, il est important de pouvoir compter sur des personnes qui
puissent passer une nuit (ou plusieurs) sur le camp ou à proximité afin de
faire tourner. Merci de vous faire connaître en indiquant la/les nuit(s)
de présence possible.

Il y a aussi toujours besoin d’un peu de matériel :

* Outillage and co :

– Lampes torches de forte puissance
-Perçeuse à percussion mandrin auto serrant
-Visseuse électro portative + batteries + chargeur
-Meuleuse d’angle diam 125 mm + disques matériaux
-scie circulaire
-Scie sauteuse
-forêt métal titane (diam 3 à 12mm)
-tournevis cruciforme toute taille
-disque diamètre 125 multi matériaux pour petite meuleuse
-seaux (5 à 20l) et/ou bac de rangement
-rappe à bois
-un merlin pour fendre le bois
-lames de scie sabre pour le bois
-panneaux solaires
-batteries pour stocker l’énergie
-Des rallonges électriques, type enrouleurs 40m)

* matériaux
– de l’isolant mince, type multicouche en paguaille !
– de l’isolant liège en panneaux
– De la gaine de drainage(petit diamètre)
– des boulons de toutes longueurs et diamètres
– Des verrous
– charnières solides
– du ciment
– du sable
– du gravier
– De la peinture pour mur extérieur de couleurs pour repeindre le chateau
d’eau
– des pigments
– De la moquette en quantité
– Des tapis
– des filets

* aménagements et vie sur place :
– des matelas/tapis de sol/mousse
– des couvertures / sacs de couchage
– des draps
– des oreillers
– des grosses gamelles (poeles, cocottes…)
– une théieire
– deux grandes passoirs pour égoutter le riz, patte…
– Une chaine hifi (ou même lofi)
– De la lecture pour la bibliothèque
– une table pour le chateau d’eau
– porte manteau
– Des ampoules basses conso, led

* matosse d’escalade
– poulies,
– sangles,
– cordelettes,
– cordes statiques,
– maillons rapides,
– baudriers…

* Les indispensables
– Des bottes
– Des cirets
– Des gilets jaunes

Mais surtout : venez ! AGISSEZ !

THT NO PASARA !!

No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril ! (Val di susa)

Vu sur un blog intéressant, relatant la lutte du Val de suse et contre le monde de la grande vitesse :

http://notavfrance.noblogs.org/post/2012/04/01/no-tav-appel-a-la-resistance/

11 avril : Appel du mouvement No Tav

Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.

On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. A cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes , le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.

Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.

Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.

Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav

traduit de l’italien : Anarres-info

 

Occupation de terres à Somonte (Andalousie). Réappropriation collective des terres agricoles !

Vu sur le jura libertaire, le 28/03/12 :

Tierra y libertad en Andalousie aujourd’hui

« Notre philosophie peut se résumer de la façon suivante : la terre, comme l’air et l’eau, est un don de la nature que personne ne peut s’approprier pour son profit individuel ou pour son enrichissement privé. La terre est un bien public, propriété du peuple, qui doit être à l’usage et à la jouissance de ceux qui y vivent et qui la travaillent. Si alors la terre n’est à personne, la propriété de la terre est un vol. C’est pour cela que nous demandons l’expropriation sans indemnisation… » [Extrait du programme pour la réforme agraire voté lors du 3e congrès du SOC à Marinaleda en octobre 1983]

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Trente ans après la grande époque de ses occupations massives de terres, le Syndicat andalou d’ouvriers agricoles (Sindicato de Obreros del Campo, SOC), vient de renouer avec cette tradition. À 11 heures du matin, le 4 mars, cinq cents journaliers agricoles et membres du syndicat ont envahi la finca Somonte dans les riches terres de la plaine du Guadalquivir près de Palma del Rio dans la province de Cordoba. Ce domaine de 400 hectares, dont 40 à l’arrosage, fait partie d’environ 20’000 hectares que la Junta, le gouvernement andalou socialiste, avait décidé de vendre aux enchères. La vente, ou privatisation, du domaine de Somonte était justement prévue pour le 5 mars.

Qui, dans l’Espagne d’aujourd’hui, frappée par une crise économique sans précédent et par un chômage touchant environ 25 % de la population et 50 % des jeunes [Les chiffres pour l’Andalousie sont encore plus dramatiques, dépassant les 30 %], pourrait en avoir les moyens nécessaires ? Une famille richissime, une banque, une institution financière… ? En tout cas pas les habitants de Palma del Rio, village qui compte 1700 chômeurs…

L’occupation dure déjà depuis une semaine. Trente personnes des villages des alentours se sont installées sur le lieu et ont commencé à travailler la terre, à semer salades, tomates, pommes de terre, oignons et autres légumes, d’abord pour l’autoconsommation. Elles sont aidées tous les jours par des dizaines d’autres venus de toute l’Andalousie pour appuyer l’occupation. Dont deux hommes âgés qui connaissent fort bien cette ferme, y ayant travaillé de nombreuses années. Ils ont apporté leur savoir-faire en précisant que ces terres sont très riches, mais que jusqu’à présent personne ne les a jamais vraiment mises en valeur. Un autre voisin de quatre-vingt-trois ans a apporté des outils manuels qui ne sont plus utilisés dans l’agriculture intensive d’aujourd’hui. D’autres ont amené des semences, des plants, des poules…

Parallèlement il a fallu aménager les habitations afin de pouvoir loger tous les occupants. Un électricien de Fuente Carreteros et un plombier de Palma del Rio se sont proposés comme volontaires. Toutes les décisions sont prises dans des assemblées générales quotidiennes et des commissions ont été établies pour s’occuper de la logistique, des relations avec les médias, du nettoyage, des repas, du travail horticole…

https://i0.wp.com/pix.toile-libre.org/upload/original/1332698539.jpg

Cette ferme se trouve à 50 kilomètres de Marinaleda, grand bastion du SOC, où la municipalité a créé des conserveries et des ateliers qui pourraient transformer les produits de Somonte. Selon le SOC, la partie irrigable pourrait, dans une première étape, fournir du travail à au moins 50 personnes. La ferme pourrait à terme faire vivre beaucoup plus de gens, grâce à la « culture sociale » de tout le domaine. Les occupants disent qu’ils ne veulent pas créer une coopérative de salariés, mais une « coopérative de résistance » assurant la survie et un lieu de vie pour de nombreuses personnes frappées par la crise.

Au niveau régional et national, le soutien dépasse les milieux syndicaux, venant également de mouvements écologiques, d’associations soutenant l’agriculture biologique, de groupes urbains…

Le jeudi 8 mars une délégation s’est rendue au Département de l’agriculture à Séville, afin de demander que la vente du domaine soit annulée et qu’elle soit mise à la disposition d’une coopérative de travailleurs. Dehors, une manifestation de plus de mille membres du SOC les appuyait. Une nouvelle réunion a été fixée pour mardi le 13 mars.

C’est en 1978 que le SOC, deux ans après sa légalisation suite à la mort de Franco, a lancé les premières occupations de terres depuis la guerre civile. Elles ont surtout visé des latifundia appartenant à des familles aristocratiques, comme les 17’000 hectares du duc del Infantado occupés par les journaliers de Marinaleda en 1985. Le SOC est sans doute le seul syndicat européen à avoir officiellement réclamé la réforme agraire. En partie, il a eu gain de cause et a pu créer des coopératives sur des terres occupées. À l’époque la répression était très forte et des centaines de journaliers se sont trouvés inculpés aux tribunaux. Nous [C’est le Comité européen de défense des réfugiés et immigrés (CEDRI), précurseur du Forum civique européen, créé surtout par Longo maï, qui a mené cette campagne. En 1985, il a publié la brochure Terre et liberté. La lutte des ouvriers agricoles en Andalousie.] avions lancé une campagne de solidarité internationale, en organisant des tournées d’information dans toute l’Europe et en envoyant des délégations d’observateurs aux procès.

Cette fois-ci, même si la Guardia Civil suit de près l’occupation de la finca Somonte, les autorités n’ont pas encore agi contre le SOC. C’est vrai que des élections régionales cruciales auront lieu le 25 mars où le Parti socialiste pourrait bien perdre le pouvoir en Andalousie pour la première fois depuis la fin de la dictature. Il est donc peu probable que la Junta lance les gardes civils avant cette date… d’autant plus que, face à la crise, ce genre d’action est très populaire et que la colère de la population contre les gouvernants est grande. Mais après le 25 mars… ?

Le SOC a, en tout cas, lancé un appel à la solidarité locale, nationale et internationale. À nous de nous tenir prêts ! Une présence européenne sur place serait une grande aide et rendrait moins probable une intervention policière pour évacuer la ferme. Un compte bancaire sera bientôt ouvert pour une caisse de solidarité financière. Dans l’immédiat, il serait très utile d’envoyer des lettres de soutien à l’adresse électronique indiquée ci-dessous.

« Cette action devrait être le début de la révolution agraire qui, en cette période de chômage, de pénurie et d’escroquerie néolibérale, nous manque tant. Aujourd’hui toute alternative pour survivre avec dignité doit passer par la lutte pour la terre, l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire… » [Conclusion du premier communiqué des occupants de Somonte, 4 mars 2012]

Même si le gouvernement a déjà pu vendre plus de la moitié des 20’000 hectares dont il était le propriétaire, il reste encore environ 8000 hectares à occuper…

Nicholas Bell
Forum civique européen

La Voie du Jaguar, 17 mars 2012.

Lettres de soutien depuis atenco, mexique (zone en lutte contre un projet d’aéroport et son monde)

Reçu par mailing, et ces lettres font chaud au cœur :

Quelques infos sur la lutte menée à Atenco : http://wp.me/P1hwU8-ih

San Salvador Atenco , Etat de Mexico, 20 mars 2012

Amis de Notre- Dame- Des- Landes :

Recevez une salutation fraternelle du Front en défense de la terre FPDT
Nous avons reçu des nouvelles de vous à propos de la lutte et de la
résistance que vous maintenez pour la défense de la terre et contre
l’imposition par les pouvoirs factices d’un projet  d’aéroport à des fins
commerciales et uniquement pour les bénéfices des transnationales.
Nous savons qu’il y a de grandes différences entre vous et nous, comme la
situation géographique, la langue, la couleur de la peau, la culture, le
contexte historique, etc .etc.

Cependant ce qui nous unit est plus fort : la conscience que nous avons
que c’est aujourd’hui qu’il faut agir, avec responsabilité et courage face
à l’abus de pouvoir de ceux qui accumulent toutes  les richesses, celles
qui appartiennent aux peuples, car ils veulent tout transformer en
marchandise et les vendre au plus offrant.

Ici et là-bas c’est le même néo-libéralisme, qui à travers
l’expropriation, le mensonge et la violence prétend soumettre les peuples
dans n’importe quel partie du monde.

Aujourd’hui la dignité et la rébellion nous unit, la lutte ne fait qu’une.
Aujourd’hui nous sommes unis plus que jamais, dans la même espérance, pour
que notre voix soit entendue et nos actions efficaces, dirigés vers des
objectifs communs, car l’ennemi est le même ici ou là-bas .

Continuez a lutter depuis votre tranchée et nous continuerons ici à lutter
ferme sans baisser la tête . Nous continuons unis dans cette lutte
pacifique et énergique.Tous les peuples unis dans un même idéal de terre,
liberté et justice.

Durant l’année 2010 j’ai eu l’opportunité de venir vous voir et connaitre
ces terres que vous défendez et je me suis rendu compte de l’organisation
et de la force que vous avez. J’ai pu me promener librement  sur la douce
terre et sentir sur mon visage la pluie froide et belle, le vent fort mais
en même temps subtil. Amie, Ami , je t’ai vu, je t’ai regardé droit dans
les yeux et j’ai pu ressentir  ton assurance  et ta conviction.
Nous vous envoyons à votre lutte toute notre solidarité et admiration.
Nous désirons sincèrement que vous ne vous laissiez pas vaincre par le
désespoir. Ici à Atenco nous avons appris que quand tout paraît difficile
c’est que la victoire est encore plus probable.

Nous vous réaffirmons notre engagement à continuer la lutte et à ne pas
nous rendre , pas tant qu’existeront le droit et la raison.
Zapata est vivant ! La lutte continue !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

La terre ne se vend pas …   elle s’aime et se défend !  Martha Perez
Pineda FPDT

——

LETTRES DEPUIS SAN SALVADOR ATENCO, MEXIQUE
ADRESSEES A LA LUTTE DE NOTRE-DAME DES LANDES

Le dimanche 18 mars 2012, au cours d’une discussion collective où étaient
présents des compagnons d’Atenco venus apporter la nouvelle d’une récente
libération de prisonniers politiques chiapanèques, fut évoquée la lutte de
Notre-Dame des Landes. Voici la traduction de quelques lettres qui furent
écrites alors, en clin d’œil à la manifestation du 24 mars :

San Salvador Atenco, Etat de Mexico, 18 mars 2012.

Aux compagnons de Notre-Dame-des-Landes
Aux gens de France
A tous les villages et les peuples en résistance

Lors d’une réunion à Atenco de compagnons de différentes résistances du
Mexique, nous avons écouté une discussion sur votre lutte contre notre
ennemi commun, le capitalisme, qui cherche à implanter un aéroport
inutile,têtu et hostile, qui ne signifie rien d’autre que la déprédation
et la marginalisation… un langage que nous connaissons à Atenco, vu qu’ils
prétendent aussi nous imposer un projet dont nous n’avons nul besoin et
qui obéit à d’autres intérêts.

Les personnes mentionnées plus bas vous envoyons un salut cordial et
combatif, avec l’espoir de pouvoir entremêler nos luttes et nous épauler,
coude à coude, au-delà des distances et des langages, parce que votre
lutte et la nôtre sont les mêmes, parce qu’à Atenco ils cherchent à nous
imposer tout comme à vous leur projet d’aéroport.

Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
La terre ne se vend pas, elle s’aime et se défend !

Compagnons de Notre-Dame des Landes. La terre appartient aux gens, aux
citoyens, pas au gouvernement, mais il faut s’unir pour pouvoir obliger le
gouvernement à respecter les décisions du peuple et pas ceux des intérêts
capitalistes ou des transnationales, pour cela que nous vous conseillons
de vous unir pour lutter contre le gouvernement.

Depuis Atenco nous vous envoyons une embrassade fraternelle.
Zapata est encore en vie, la lutte continue !

Gonzalo Colorado D., du Front des villages en défense de la terre.

Au village de Notre-Dame des Landes :

Bonne après-midi compagnons nous vous envoyons un remerciement et une
embrassade sincère, car vous vous êtes une expression de plus de la lutte,
la résistance et l’organisation, parce que le peuple uni ne sera jamais
vaincu.

Une fois de plus le gouvernement a démontré que seul l’argent l’intéresse,
car sinon il n’y aura pas toutes ces sortes de projets ( dans ce cas-là
l’aéroport), et c’est avec une profonde tristesse que j’ai vu cela au fil
des ans ; mais je suis fière et contente de savoir qu’il n’y a pas qu’à
Atenco et au Mexique que nous sommes disposés à la lutte… j’espère que
votre lutte puisse remporter la victoire ; et que vous sachiez que nous
serons là pour vous soutenir en ce que vous nous proposerez, parce que
comme le gouvernement peu importe où que vous soyez, la lutte est la lutte
et les différences sociales seront toujours présentes ; et nous seront
toujours avec vous.

Merci de votre résistance.

Lizeth, depuis San Salvador Atenco, Mexique, 18 mars 2012


Aux valeureux compagnons et compagnes de Notre-Dame : Recevez de fortes et
fraternelles salutations depuis les dignes terres de San Salvador Atenco,
Etat du Mexique, Mexique.

Tout comme vous, les villages d’Atenco se sont vus obligés à défendre avec
courage et valeur leurs jolies terres héritées de leurs ancêtres, face aux
tentatives de spoliation qu’un groupe de puissants voulait tenter, pour
pouvoir construire un aéroport.

La ferme rébellion d’une multitude d’hommes et de femmes, de vieux et
d’enfants de différents villages fut capable de mettre en échec les
intérêts économiques et politiques cachés derrière ce projet d’aéroport.
Pour cela nous vous disons que nous sommes avec votre lutte, que nous vous
respectons et que nous vous soutenons, et que nous acclamons votre
conviction décidée à défendre votre terre.

Ici les gens disent que la terre n’est pas à vendre, elle est à aimer et à
défendre, et pour cela nous disons que votre lutte est une lutte digne.
Sergio Orales Ventin

San Salvador Atenco, Etat de Mexico, 18 mars 2012

(depuis) San Salvador Atenco et Texcoco,

Recevez une salutation cordiale du front des villages en défense de la
terre ( les peuples et villages unis ne seront jamais vaincus). Luttez
pour vos villages parce que les gouvernements sont corrompus et ils ne
réalisent jamais ce qu’ils promettent, et les pauvres c’est ceux qui se
font le plus avoir. Les citoyens de tous les villages et les peuples nous
sommes en lutte depuis 11 ans, ont a été emprisonnés mais la lutte reste
debout.
Jusqu’à la victoire compagnons

Hilario Yescas

San Salvador Atenco, Mexico (20 mars 2012)

Peu importe la distance et la langue, l’important est que nous soyons
unis dans cette lutte contre les projets qui détruisent la nature et
empoisonnent tout ce qu’ils touchent, mais tant que nous sommes unis et
réellement convaincus de défendre la terre et l’écologie en général si, il
y a toujours la possibilité qu’on gagne et que nous puissions vaincre le
monstre de la mondialisation qui tente de nous détruire. Restons unis, le
Front en Défense de la Terre s’unit à la lutte contre la construction d’un
aéroport sur les terres de Notre-Dame des-Landes.

« En avant, en avant, car la lutte est de tous les instants »
Avec notre affection :
Saul Rios R. , membre du FPDT
« Zapata est encore vivant, la lutte continue ! »
(cipsaro00_yahoo.com)

San Salvador Atenco, « Terre et liberté »

18 mars 2012

Nos saluts combatifs aux compagnons qui luttent contre l’aéroport de
Notre-Dame des Landes

C’est pour nous important de connaître votre lutte combative et
exemplaire, connue de tous, les déplacés, les réprimés, les incarcérés,
etc.. Dignité et justice sont les uniques moyens qu’il nous reste pour
conserver les héritages de vie dont nous avons hérité. Pour nous « le
futur », le véritable, celui que sans aucun doute il nous incombe de
défendre des groupes économiques prédateurs qui accordent un prix à ce que
la vie nous donne.

Il ne suffit pas de rêver d’un monde meilleur ou de lutter ; il nous faut
construire, et semer, tous ici et partout parce que nous sommes tous
emprisonnées et parce qu’il dépend de tous d’atteindre et de partager la
justice, la liberté, la dignité de notre lutte et notre résistance lève la
voix, exigeant que soient respectés notre terre, l’air, l’eau, la flore et
la faune. Mais l’écho s’étend à la face de la terre entière, pour elle,
pour nous, pour vous, et pour tous ceux qui viennent ensuite.

Les frontières nous séparent mais la soif de justice nous unit. Les
distances nous séparent mais ce qui nous unit c’est un objectif. En avant
compagnons, pas un pas en arrière, avec détermination nous disons : «
Atenco est en vie, la lutte continue ! », aujourd’hui pour nous,
aujourd’hui pour vous. Non à l’exploitation de l’homme et de la terre.
Avec attention, Liz , FPDT Atenco.

« La racine de la lutte est en nous tous, la paix en est le fruit»


18 mars 2012, San Salvador Atenco, Etat de Mexico

A l’attention de la France et de « NotriDami ». Mes ancêtres mexicas dignes
des présages, le 6e sol arrive le 21 décembre de l’année qui vient, et
arrive le changement mondial, car va s’écrouler le gouvernement, celui qui
a manipulé le monde, et dire gouvernement c’est (dire) manipulation
Avec créativité, dédication et j’espère que nous changerons le monde, avec
tendresse (vers) la préservation humaine.

Votre ami, Juan Valarza Dias, paysan.

Dimanche 18 mars 2012

San Salvador Atenco et Texcoco, aux compagnons de France, on vous envoie
une salutation fraternelle, nous sommes avec votre lutte non à l’invasion
des aéroports, ils fonctionnent seulement pour (servir) les trafics des
gouvernements. Ensemble ne laissons pas (passer) la guerre du système de
quelques uns. Nous d’Atenco et de Texcoco nous sommes avec vous.

Aniceto Rodriguez

A la France, Notre-Dame

Recevez un salut chaleureux et combatif depuis ces terres mexicaines de
San Salvador Atenco.

Ne vous rendez pas, et nous lutterons toujours unis jusqu’à la victoire.
Le peuple uni ne sera jamais vaincu. Nous nous luttons et il y a eu des
morts, des prisonniers et des personnes pourchassées mais nous ne nous
rendons pas, et nous continuons à lutter jusqu’à aujourd’hui. En lutte
contre le gouvernement capitaliste, il y eu beaucoup d’opression, mais
toujours en avant compagnons, ne vous rendez pas. Il y aura des obstacles
de tous genres, il y aura des moments où vous vous sentirez abattus et
désanimés, mais en avant ! et au final le peuple uni sortira vainqueur.
Bien du courage compagnons, ne vous rendez pas.

Nous nous quittons en frères
Front des villages en Défense de la Terre, ATENCO

Le peuple uni ne sera jamais vaincu
Liberté pour les prisonniers politiques

Abel Aguilar Lopez, « el cocos ».

Notre-Dame est là

Au peuple frère de France

Nos saluts combatifs de la part du Front des villages en défense de la terre
Compagnons engagés à lutter tous unis et partout dans le monde contre les
projets ambitieux et néo-libéraux, qui ne bénéficient qu’aux puissants et
qui mettent le peuple en esclavage, l’appauvrissant et le marginalisant.
Compagnons votre lutte est notre lutte, on cherchera ensemble les formes
les plus adéquates et engagées de tous les secteurs. Pas un pas en
arrière!

La terre s’aime et se défend
Pedro Cervantes Montoya.

Nous, membres de la « coordination nationale Plan d’Ayala  Mouvement
national (CNPA-MN), nous saluons la lutte tenace des compagnons de la
région de Notre-Dame-des-Landes afin de préserver leur culture et leur
territoire des intérêts politiques et économiques, des transnationales qui
tentent de vous dépouiller de votre territoire pour le convertir en un
aéroport. Nous espérons que l’unité de cette lutte donne ses fruits, pour
votre bénéfice et celui de vos familles.

Le peuple uni jamais ne sera vaincu !
Unis et organisés, nous vaincrons !

CNPA-MN

Recevez un salut fraternel nous embrassons votre lutte, car votre lutte
est aussi la nôtre. Parce que la fraternité n’a pas de limites ni de
frontières, en espérant que votre résistance est chaque fois plus de
force, d’enthousiasme et de persévérance.

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, nous continuerons la lutte, quel qu’en
soit le prix !

MOCRI-CNPA-MN-Chiapas.

Dimanche 18 mars 2012

Depuis San Salvador Atenco, nous vous envoyons une salutation fraternelle
et combative. « atrade » Notre- Dame- Des- Landes et tous les peuples qui
luttent pour leurs droits les plus élémentaires ,  parce que en tant
qu’être humain nous méritons le respect et une vie digne parce que nous
sommes les racines qui maintiennent l’identité de notre « race » et que tous
unis nous ne serons jamais vaincus, parce que les peuples silencieux ne
serons jamais entendus, et n’oubliez pas que la résistance est la meilleur
arme pour vaincre les mauvais gouvernements.  Unis, nous vaincrons
toujours

Pas un pas en arrière  jusqu’à la victoire, toujours.

Bonifacio Ruiz Ayala

Aux compagons de la ville  région de Notre- Dame- Des- Landes

Depuis ces lieux, nous vous envoyons une salutation combative et
solidaire, pour votre résistance en lutte.  Nous avons appris ce qui ce
passe chez vous et votre rébellion nous inspire et nous encourage à ne pas
nous rendre ; cela nous remplit de joie de savoir que l’amour de la terre
nous unit comme l’amour du vent et de sa lumière, l’amour de vos racines,
l’amour de votre « patrie », l’amour de vos frères et sœurs. A l’union de
votre identité qui est celle de tous et de cette patrie qui est la nôtre.
Quand on nous a raconté toutes vos activités nous nous somme senti fiers
de savoir que la rébellion n’a pas de frontière et qu’au final elle vient
comme une renaissance lumineuse pleine d’espoir et de joie.

La terre ne se vend pas elle s’aime et se défend ! Pas  un pas en arrière
! Zapata est vivant ! La lutte continue !
Nacho, Front des Peuples en défense de la Terre
Vive la lutte de Notre- Dame- Des- Landes !

18/03/2012

Dimanche 18 mars 2012
San Salvador Atenco Mex.

Compagnons de Notre- Dame- Des- Landes recevez une salutation cordiale et
un remerciement pour votre lutte exemplaire de résistance a ce que vous
impose le gouvernement capitaliste  en voulant mettre un aéroport  et dont
les  bénéfices et opportunités irons uniquement à  la bourgeoisie,
laissant sur son passage marginalisation et extrême pauvreté.

Cela nous fait plaisir que sur d’autres continents et d’autre pays, loin
du nôtre, on trouve une lutte identique a celle que nous avons vécu à
Atenco, où de la même façon le gouvernement a voulu nous imposer un
aéroport . Grâce à l’opposition du peuple, son organisation et sa force il
a été possible de mettre à terre le décret d’expropriation. C’est grâce
aussi à ce que nous crions fièrement et avec dignité : Le peuple uni ne
sera jamais vaincu !

La patrie ne se vend pas, elle s’aime et se défend !
Front des peuples en défense de la terre !
San salvador atenco ! pas un pas en arrière !

Marcelo Salazar

Coordinateur National Plan Ayala  Mouvement National
Cnpa-mn

Compagnons de Notre- Dame- Des- Landes

Recevez une salutation combative de la part de notre organisation. Depuis
le Mexique, nous souhaitons que votre lutte contre l’aéroport et aussi
contre la perte de vos terre, de votre culture, de vos traditions et de
votre unité,  soit couronné par la victoire. Nous espérons que l’unité de
tous soit la base de votre triomphe .

Nous espérons que vous continuerez à informer autant que possible tous les
mouvement du monde et que la dénonciation soit un outil pour défendre
votre problématique.
Nous espérons venir vous voir bientôt et nous soutiendrons  votre lutte.
Sincérement

Wilfrido Hernandez Jarquin
CNPA-MN

24 mars 2012 : Notre-Dame-Des-Landes s’invite à Nantes

Un texte à lire, écrit par des opposant-e-s à l’aéroport de NDDL paru sur Indymedia Nantes, le 20/03/12 :

Le 24 mars 2012, trois cortèges s’élanceront de la périphérie nantaise pour se rejoindre dans le centre. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, accompagnés de tracteurs et de vélos marcheront par le nord, l’est et le sud de la ville avant de se retrouver en son cœur, dans son avenue la plus imposante, pour y déployer une occupation jusqu’à la nuit tombée. Le 24 mars, c’est le champ de tensions qui se déplace, c’est Notre-Dame-des-Landes qui s’invite à Nantes.
Depuis quelques temps, la situation sur la ZAD (Zone d’Aménagement Différé, rebatisée pour l’heure Zone A Défendre) n’a plus rien de calme. Vinci a obtenu la concession, les financements sont attribués, les juges d’expropriation s’activent. Reste que les maisons occupées et les propriétés agricoles font encore barrage à l’avancée du projet, elles sont même le dernier maillon qui empêche le début des travaux. Et ce n’est pas par un heureux hasard si la ZAD n’a jamais été aussi peuplée que cette dernière année : la perspective de devoir résister aux premières tentatives d’expulsion et expropriation, dans les mois qui viennent, pousse à gagner en détermination.
La journée du 24 mars est une étape qui réunit une double exigence. Celle de porter massivement le conflit hors de la ZAD, de le rendre criant et incontournable, et celle de se préparer ensemble aux mois de résistance qui se profilent devant nous. D’un coté, il faut reconnaître qu’il n’y a plus de médiation politique possible : ce n’est pas par la seule force du nombre et de l’opinion publique que nous gagnerons. De l’autre, il faut comprendre tactiquement ce qui fait tenir le projet pour ajuster efficacement nos coups.
Le 24 mars, nous bloquerons, pour un temps, le centre-ville de Nantes. L’idée est simple : conquérir un boulevard pour y partager à des milliers une des principales pratiques des opposants au projet, l’occupation. Et que chacun, à sa manière, puisse se ressaisir de la lutte contre l’aéroport, en acte.
Pour que cette journée soit un pas en avant, il faudra faire en sorte qu’elle aille au-delà de la seule dimension symbolique des traditionnelles grandes mobilisations. Il faudra le faire avec à chaque fois une attention particulière à ce que les gestes portés résonnent collectivement. Pour la lutte contre l’aéroport, cette journée prépare à l’arrivée des bulldozers. Elle doit nous permette de gagner en confiance, d’envisager sereinement le durcissement de la bataille.

Nous luttons ici contre un aéroport, alors que d’autres luttent contre les lignes de trains à grande vitesse au Val Susa et au pays Basque, contre une centrale à gaz dans le Finistère, contre un barrage au Portugal, contre le nucléaire ou les lignes THT dans le Cotentin, etc. A chaque fois, c’est un même front qui prend corps localement. En Bretagne, le ravalement de tous les centres des grandes villes (de Nantes à Brest et de St Nazaire à Rennes), la future ligne de TGV Rennes-Nantes, la future centrale à gaz de Landivisieau ou encore l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes font partie d’une même dynamique qui n’a qu’un but : accélérer sans cesse la circulation des flux. Elle porte le nom de Métropole. Et il suffirait de retirer la loupe pour comprendre que cette affaire est mondiale. Ce n’est pas par ironie que le maire de Nantes lui-même affirme que l’aéroport se pense déjà, au travers de ses futures dessertes, dans un réseau de flux européens reliant l’ouest de la France à l’Italie et au Portugal.
Le plus troublant, sans doute, est que les anciennes figures du pouvoir ne nous font plus face. Le pouvoir s’est diffusé au-delà de la scène de la politique classique. Celle où il assure sa fonction depuis sa forme représentative, théatralisée. En Italie, si Mario Monti n’a pas eu besoin d’élections pour remplacer Berlusconi, c’est parce qu’aux yeux de tous, il n’est pas un politicien mais un technicien qui doit réparer les problèmes économiques du pays. Seul un technicien peut, par-delà les divergences politiques, être protégé des secousses de l’opinion publique pour mener à bien les réformes. « Il potere è logistico » est un tag apparu ces derniers mois sur les murs du Val Susa. « Le pouvoir est logistique » voilà la forme qu’il prend quand il n’y a plus ni centre à conquérir, ni tête à décapiter.
Et quand des franges entières de la population se montrent rétives à son avancée, c’est toute sa brutalité qui est mise à nu. Au Val Susa comme à la ZAD, la zone est militarisée. Le 29 février dernier un des NoTAV a frôlé la mort. Lors de l’expulsion de la Baïta – chalet occupé par le mouvement – Lucca monte à un poteau électrique pour ralentir l’opération. Poursuivi jusqu’en haut par la police, il est touché par un arc électrique et tombe. Il faudra plusieurs heures pour que les forces de l’ordre autorisent les ambulances à l’emmener. S’organiser contre les infrastructures et lutter contre les dispositifs de gestion des populations s’inscrivent dans un même mouvement. L’un marche avec l’autre parce que pour le pouvoir il est inadmissible que d’autres réalités s’inventent. Notre affaire consiste à attaquer ce qui nous empêche physiquement de vivre autrement, de vivre pleinement.

« Non à l’aéroport », « No TAV », « Stop THT » : ce qui s’exprime ici c’est la puissance du refus. Le Non veut nier le pouvoir et non plus le prendre. Le Non présage d’un au-delà au nihilisme, d’une invention pratique d’autres voies. A commencer par les liens. Ils ne sont plus qu’une somme de rapports désaffectés. L’étrangeté entre soi et les autres, la séparation entre soi et l’environnement conquièrent les existences jusqu’à leurs derniers recoins. A l’inverse, quand une lutte se déploie, elle promet toujours de mettre à mal cette cynique économie des liens. Comme lors d’une grève, le conflit même oblige à prendre parti. Une géographie et un commun inédits se dessinent. Dans le Val Susa, il est possible d’esquisser une carte de la vallée entre les maisons, les garages, les bars ou les coiffeurs qui se rangent du côté des SiTAV ou des NoTAV. Dans le Cotentin, lors des réunions ou des actions qui ont suivies le camp antinucléaire de Valognes1, les sensibilités opposées au projet de ligne THT ont pu se trouver. Un château d’eau désaffecté a même été offert comme base pour le mouvement. A Notre-Dame-des-Landes, ce sont, notamment, quelques dizaines de maisons occupées et de cabanes dans les bois, des jardins collectifs et des chemins de traverse qui redéfinissent les lieux.
A chaque fois qu’un presidio2, une maison ou un terrain est expulsé, ce qui est mis à mal c’est le peuplement de ces lieux où des mondes particuliers se déploient. Pour laisser place à des espaces indifférenciés, interchangeables, vides de toutes nouvelles possibilités. De là, nous voulons que la journée du 24 mars, soit l’exact mouvement inverse : que nous percions, dans le quadrillage métropolitain, un lieu nôtre à tenir ensemble, à notre manière, le temps que nous décidons.

Désormais, agir au seul niveau symbolique n’est plus opérant. Les actions qui s’évertuent à montrer la désolation que ces infrastructures produisent sont inefficaces puisqu’elle s’étale là, sous nos yeux. Fukushima a parlé pour le nucléaire. Pour l’aéroport, la destruction de 2000 hectares de bocage laisse peu d’ambiguïté sur la sensibilité des aménageurs. La difficulté n’est plus tant de convaincre que de trouver comment les combattre.
Jusque-là, les opposants à l’aéroport se battent contre un projet qui est encore peu concret. Pourtant, nous avons gagné du terrain à chaque fois que nous avons empêché pratiquement l’avancée des travaux, que nous avons renvoyé les juges d’expropriation ou les machines venues faire les carottages de terre. Et si le chantier s’installe, face à sa matérialité cendreuse, c’est cette même intuition qu’il nous faudra déployer : bloquer l’arrivée des machines, les voies d’accès que la police emprunte, etc.
Une autre donnée est la circulation. Depuis le camp climat de 2009, la lutte à Notre-Dame-des-Landes est forte d’un passage permanent. Les occasions ne manquent pas : les visites au hasard d’un voyage, les différents camps ou les appels à occuper, comme la manifestation du 7 mai dernier qui a permis d’investir un terrain pour y construire un jardin collectif et y habiter. Cette lutte est l’affaire de tous. En plus d’accueillir des opposants qui viennent de toutes parts, elle doit maintenant sortir du simple espace de la ZAD.
La journée du 24 mars est un appel à ce que tous les opposants au projet, quelque soit l’endroit d’où ils viennent, se retrouvent, éprouvent un élan commun. C’est un pas en avant pour que le conflit contamine Nantes. Un pas qui en invite un autre : que la lutte se propage partout où la colonisation de l’espace est à l’œuvre. Pour qu’ensuite, il soit possible qu’aux premières tentatives d’expulsions, des gestes de lutte contre le projet se fassent écho dans tous les coins du pays.

Pour que l’aéroport ne se fasse pas, il nous faut gagner du terrain : multiplier les occupations à Notre-Dame-des-Landes3, empêcher les expulsions, bloquer les voies d’accès des machines, de la police, répandre la lutte contre l’aéroport partout où il est possible de s’en ressaisir pratiquement. Mais pour commencer, il nous faut nous retrouver samedi 24 mars, à Nantes, pour éprouver, comme à Valognes, comme au Val Susa, notre puissance d’agir collective et nous promettre que la suite ne sera désormais plus en-deçà. A Samedi !

Des opposants à l’aéroport !

Le 24 mars: occupons les supermarchés (soutien à la manif/occupation à nantes)

Vu sur Indymedia Nantes, le 17/03/12 :

À Nantes, ce jour (24 mars), est prévu une grande manifestation de soutien à la Zone d’Autonomie Définitive de Notre Dame Des Landes contre le projet de l’Ayrault-Port. À l’appel de la Marche Baiona et en soutien au grand rassemblement déjà prévu, nous occuperons les supermarchés !

L’artificialisation des terres, que ce soit pour des projets pharaoniques d’aéroport ou pour l’extension sans fin de zones commerciales et des villes, sera LE fléau d’une société où le prix du pétrole dépassera rapidement nos imaginations actuelles. Notre mal-bouffe sortie tout droit des hyper-marchés, c’est autant de paysans en moins dans nos campagnes, et autant d’affamés au Sud.

Lorsque l’on décide de supprimer 2000 Ha pour construire un aéroport inutile, on supprime ici 40 Ha pour une grande-surface, ici 250 pour une bretelle d’autoroute, et là 200 pour un nouvel « éco-quartier » en grande périphérie urbain et qui n’a d' »éco » que ses retours économiques sur investissement…

C’est à Nantes samedi matin, en solidarité contre l’aéroport de NDDL, que les bretons et autres ligériens se donnent rendez-vous pour occuper les supermarchés le 24 mars… parce que ce monde est le nôtre, mais encore plus celui de nos enfants. Et nous ne voulons pas que, demain, ils nous accusent.

supermarches.jpg
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La Marche Baiona lance cet appel à tous les citoyens et assemblées à soutenir et relayer cette initiative dans la non-violence et la désobéissance civile pour :

Imposer des Marges Maximale à la Grande Distribution
Imposer une juste rétribution des producteurs
Interdire les produits toxiques dans l’alimentation
De nombreux type d’actions sont envisageables :

Blocage des caisses, information des clients
Etiquetages des produits néfastes pour la santé et ou l’environnement
Distribution de tracts et information des clients
Marchés sauvages de producteurs locaux
Incitation au Boycott
A tous les Citoyens et à tous les Agriculteurs, En ce mois de Mars, nous nous sommes mis en Marche depuis différents points de France (Bayonne, Marseille, Toulouse, etc…) pour rejoindre Paris le 21 Avril 2012 et remettre la voix du Peuple au cœur du débat politique. Nous ne pouvions rester inactif devant la pathétique mascarade électorale que nous vendent les médias de masse. Nos responsables politiques, noyés dans leurs privilèges et prisonniers de la corruption ont abandonné leur responsabilités et il est temps que le Peuple s’unisse et redonne un sens au mot Démocratie.

NOTRE CONSTAT La situation actuelle du monde agricole est alarmante. Elle est pire qu’en 1789 ! Chaque jour durant cette traversée de la France, nous redécouvrons la beauté de nos campagnes. Chaque jour sur la route, nous rencontrons des Agriculteurs qui nous accueillent chaleureusement, nous nourrissent parfois et la plupart du temps nous décrivent une même et triste réalité.

Nos paysans sont en souffrance. Ils sont les premières victimes des dérives d’un capitalisme outrancier où le profit annihile tout respect du vivant, des hommes et de l’environnement confondus. Ils travaillent comme des forcenés sans compter leurs heures et croulent sous les dettes. Leur quotidien c’est l’isolement, le divorce, la peur de l’avenir et la non-reconnaissance de leur travail. Cela engendre de terribles conséquences : C’est la profession la plus touchée par la dépression et ses dérives médicamenteuses (le suicide touche 2 agriculteurs par jour dans notre pays, soit 8x plus que les cadres).

Enfin, les Agriculteurs et leur familles sont les premières victimes innocentes des pesticides et autres dérivés chimiques toxiques qui provoquent leucémie, cancer et autres morts lentes.

LES RESPONSABLES
La Crise financière et la crise alimentaire ont la même origine, les mêmes exploiteurs, les mêmes exploités ! Les premiers responsables de cette situation sont les pouvoirs politiques qui refusent de prendre leur responsabilités. Ils jouent le jeu des lobbies de l’industrie agro-alimentaire à travers des politiques agricoles inhumaines. Ils rendent les producteurs dépendant des aides européennes, privatisent les semences, forcent l’usage de produits toxiques pour la santé et l’environnement et refusent d’interdire les OGM. La grande distribution impose ses prix aux producteurs en faisant jouer la concurrence, et les banques finissent le travail en réduisant nos paysans à l’esclavage par peur de se voir exproprier. Pourtant ils savent qu’interdire ou taxer les semences de ferme, c’est taxer le blé, la farine et notre pain! Et Il savent aussi que le futur de notre alimentation ne pourra être assuré que par des paysans libres et indépendants et que les décisions d’aujourd’hui préparent la crise de demain :

Il est temps de Réagir !

LES SOLUTIONS EXISTENT
Nous croyons en une agriculture moderne, qui puisse nourrir tous les hommes avec des produits de qualité, tout en préservant notre santé et l’environnement mais aussi en assurant une vie digne et l’épanouissement légitime de nos paysans. Nous savons qu’un agriculteur qui part à la retraite sans pouvoir transmettre son savoir est une perte irréversible pour la France. Plus qu’une simple remise en cause de notre modèle de production agricole, c’est une remise en question des modèles de vie et de société que nous souhaitons. Nous pensons que cela passe par des processus de réflexion et de discussion dans lesquels toutes les alternatives trouvent une place et où chacun peut porter son analyse et des solutions concrètes en place publique.

Nous ne pouvons plus supporter que nos paysans se pendent dans la solitude au fond de leur grange après le départ de leur dernière vache.

Comme Coluche disait : « Si l’on est pas content il suffit de ne pas acheter. » et nous sommes conscients qu’une partie du changement est de notre responsabilité à tous, et que nous pouvons peser dans la balance en étant plus attentif sur nos modes de consommation et en privilégiant les circuits de distribution court et locaux.

Nous croyons à un réveil du Peuple Francais et au pouvoir d’un soulèvement populaire de masse.

L’appel à la manif nationale du 24 mars contre l’aéroport de Notre Dame Des Landes

L’affiche d’appel à la manifestation du 24 : http://wp.me/p1hwU8-uY

Vu sur Indymedia Nantes, publié par le collectif stop aéroport :

UN NOUVEL AÉROPORT? NI ICI, NI AILLEURS !

Des générations entières ont été déracinées au prétexte de projets « d’aménagements »
Ca suffit, nous ne les laisserons pas faire !

Le 24 mars à Nantes, affirmons ensemble notre détermination à stopper l’un d’entre eux : la projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Des mouvements de résistance existent partout contre : l’extraction des gaz de schiste, la construction d’une centrale à gaz à Brest, d’une ligne THT dans le Cotentin, d’une ligne TGV en Val de Suze (Italie), d’une autoroute en forêt de Khimki (Russie), l’installation d’une mine d’or à Rosa Montana (Roumanie)…
La convergence des luttes s’organise.

Ces projets servent à en premier lieu les intérêts de banques, d’actionnaires de multinationales et de politiciens. Ils s’imposent par la force quand les simulacres de concertation (débats, enquêtes …) n’ont pas suffit à faire taire les oppositions.

Concernant l’aéroport, une lubie de Jean-Marc Ayrault, l’État en a confié la réalisation ainsi que la gestion pour 55 ans à la multinationale Vinci. Alors que des plans de rigueur sont à l’œuvre, les décideurs sont capables d’assumer un discours sur l’austérité tout en conduisant ce projet au coût délirant.

Depuis plus de 40 ans, une épée de Damoclès.

Dès la première heure, la mobilisation paysanne.
En 2000, le PS ressort le projet des cartons. Associations, mouvements politiques et divers collectifs se sont organisés pour s’y opposer.
Information, rassemblements, perturbation des études préliminaires, recours juridiques, études indépendantes, occupation de maisons et de terres sur la zone menacées, pression sur les décideurs et les entreprises impliquées, la lutte déterminée des opposant-e-s revêt des pratiques différentes unies dans un SEUL BUT : L’ARRÊT DU PROJET.

La construction n’a pas commencé et ne commencera pas !

Vinci planifie, l’État exécute mais devra vider la zone (expulsions, expropriations) avant le début des travaux. La répression est forte. Elle vise à intimider les habitant-e-s et diviser les opposant-e-s. Le mouvement collectif de révolte s’intensifie face à l’aveuglement et à la surdité des porteurs du projet.
Nous vous invitons à vous y engager.

SOYONS NOMBREUX-SES SUR LE TERRAIN
Pour empêcher la destruction des lieux de vie, des terres agricoles, des espaces sauvages

LE 24 MARS A NANTES
MANIFESTONS NOTRE OPPOSITION À CE PROJET
ET EXIGEONS SON ARRÊT IMMÉDIAT

L’occupation policière de la ZAD doit cesser ! Bref retour sur la bataille des Ardillières

Quelques nouvelles rapides de la ZAD :

il y a actuellement besoin de soutien sur la ZAD pour tenir une maison investie par des copain-ne-s de la ZAD et des camarades de l’extérieur :
http://nantes.indymedia.org/article/25243
http://nantes.indymedia.org/article/25244

Les flics sont venus à deux fois pour expulser les camarades, mais à chaque fois nous avons montré notre détermination à ne pas les laisser faire, et sommes revenu-e-s sur les lieux.
Nous étions à chaque fois entre 100 et 200 personnes à venir en soutien aux camarades et a nous opposer à la répression autoritaire des forces armées)
Des barricades, du harcèlement « gentillet » ou non… :), ainsi que notre présence active sur les lieux leur a montrés concrètement que la ZAD ne leur appartient pas; autant qu’elle n’appartient pas à Vinci, au conseil général, aux autorités…mais bien à ceux/celles qui y vivent, la cultivent, la rendent vivante et qui souhaitent la préserver du bétonnage à grande échelle qui menace tous nos territoires !
Nous continuerons le combat quoi qu’ils fassent pour nous intimider : 14 camions de gendarmes mobiles mobilisés, de multiples charges, utilisation de gaz lacrymogène, 7 gardes à vue et plusieurs blessé-e-s…

Leur occupation policière doit cesser !

Réapproprions-nous collectivement la ZAD !

Venez nombreux/ses soutenir les occupant-e-s de la ZAD et les camarades d’ici et d’ailleurs qui participent à cette occupation !
Et pourquoi pas venir vous installer à votre tour, ne serait-ce que pour quelque temps !

Des membres du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

N.B : la maison occupée appartient au conseil général (PS), et non à Vinci, puisqu’elle se trouve à quelques centaines de mètres de la ZAD et qu’elle serait concernée par les nuisances du projet d’aéroport.

Le conseil général souhaite d’ailleurs porter plainte pour « les violences » (sic). Nous savons surtout que le conseil général défend les intérêts de la multinationale Vinci pour qu’elle puisse tranquillement réaliser son projet et amasser du profit !

Mais nous ne les laisserons pas faire !

Des photos de la maison occupée (prises le mardi 6/03 en début d’après-midi) :

Une photo d’une action de réappropriation collective de terres (abandonnées par un paysan à Vinci) par des occupant-e-s de la ZAD. Action effectuée le matin du mardi 06/03 (vous serez tenu-e-s plus précisément au courant de cette action par les occupant-e-s de la ZAD d’ici peu de temps) :

La bataille des Ardillières sur la zone du projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes

Vu sur Indymedia Nantes :

La bataille des Ardillières

Ils ferment, on ouvre !

Venez nous soutenir ! Collectivisons les terres, ouvrons et occupons les maisons.

Sur la ZAD hier ( lundi 5 Mars ), les flics ont tenté de condamner une maison libérée par ses habitants depuis le matin ( pose de grilles anti-effraction ). Nous ne les avons pas laisser faire : virer les flics de la maison, barricades, personnes sur le toit, harcèlement jusqu’à leur départ, pour enfin barricader à nouveau. Les flics sont partis, on occupe la maison !
Depuis le début cette semaine de rencontre ( 5 au 11 Mars ), nous occupons une nouvelle maison, de nouvelles terres, pour demain nous approprier la zône toute entière. Venez soutenir ces ouvertures fragilisées par le flagrant délit qui laisse aux flics une marge de huit jours pour intervenir.

Commentaires (2 of 2)

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URGENT, ce mardi à 16h30

author par anonymepublication date mardi 06 mars 2012 – 18:39Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-s16h30 ce mardi – URGENT. Les keufs sont à nouveau là et 8 camarades sont sur le toit.
Besoin de renfort au lieu dit les ardillières à Notre-Dame-des-Landes.

Les forces répressives sont partis

author par anonymepublication date mardi 06 mars 2012 – 20:01Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-sA 18h30, les flics sont partis n’ayant pu expulser les camarades sur le toit.
5 arrestations, les personnes seraient au commissariat de Blain.

Ceux embarqués hier sont tous ressorti.

 

Arrêt immédiat du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

Vu sur Indymedia Nantes :

Le printemps arrive et la lutte contre le projet d’aéroport en profite pour s’intensifier.


Le 24 mars à Nantes, on inverse les rôles avec une grande manif ! La métropole nantaise veut annexer Notre-Dame-des-Landes ? Eh bien ce sont toutes les oppositions à ce projet, et à tous les projets inutiles, qui vont venir dire à la métropole qu’elles ne veulent pas de son développement !

3 cortèges de vélos et de tracteurs prendront le ville en tenaille, pour finalement se rejoindre et occuper une place dans l’hyper-centre. Cette occupation, écho aux mouvements espagnols, grecs, américains, mais aussi tunisiens ou égyptiens, se veut une matérialisation de la détermination des opposant-e-s à ne pas laisser tranquille les décideurs tant que le projet n’est pas retiré, et un carrefour des luttes européennes.

Parce que les luttes ne sont pas des luttes strictement locales, des départs collectifs comme à Dijon s’organisent un peu partout. Parce qu’il est possible de gagner, qu’une victoire à Notre-Dame-des-Landes est la condition d’autres ailleurs.

{{{Tous et toutes à Nantes le 24 mars !}}}

Sur le terrain, même si la menace d’expulsionest présente, la vie suit son cours avec un programme diversifié, de quoi venir s’informer, aider, lutter :

  • une semaine de rencontres/discussions/ateliers du 5 au 11 mars autour de thèmes comme l’urbanisation, les luttes rurales, la répression, …
  • un week end d’échanges entre différentes luttes locales (LGV, autoroutes, lignes THT, …) du 9 au 11 mars
  • une semaine artistique (concerts, ateliers, peintures, poésies, marionnettes, …) du 1er au 9 avril
  • une semaine d’échanges de savoirs du 9 au 15 avril avec par exemple la construction de cabane, de la grimpe dans les arbres, la reconnaissance et cueillette de plantes, …

En ce qui concerne l’appel à réoccupation en cas d’expulsion, la manifestation est toujours d’actualité, le 4eme samedi après la 1ère expulsion.

Un peu partout des stands, réunions d’informations continuent. Le 7 mars à Rennes, une discussion/débat sur le thème « Aéroport / Ligne grande vitesse : la même lutte ».

A Notre-Dame-des-Landes, l’occupation est aussi policière/militaire mais les nombreuses intimidations ne font que renforcer la détermination.
Si les nombreuses condamnations sont pour la plupart des amendes (payées collectivement), le 21 février dernier à St Nazaire, un camarade a été condamné à 14 mois de sursis (dont 2 mois pour refus de don d’ADN), 1000 € d’amende avec sursis pour une autre et 600 € de dommage et intérêts à payer solidairement au flic pour le préjudice morale alors qu’ils n’ont fait qu’escorté, avec d’autres opposant-e-s, un membre des renseignements généraux hors du cortège.
3 jours après, seulement 6 à 24 mois de sursis pour les 3 flics impliqués dans le décès d’Hakim Ajimi.
Le procès pour les camarades inculpé-e-s du 1er décembre est reporté au mercredi 16 mai.

Un Comité de Soutien aux Inculpé-e-s Anti-aéroport a vu le jour pour mieux se coordonner et organiser le soutien aux inculpé-e-s. Il se réunit tous les mardis à 20h30 à B17 à Nantes : https://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

Niveau travaux, le sale boulot continue. Le 24 janvier, le juge des expropriations est venu sur la ZAD pour rencontrer les propriétaires ayant refusé de vendre leurs terrains à l’amiable. S’en suit bousculades, lacrymos, … une belle énergie mais pas suffisante pour empêcher la ballade du juge. Après les visites sur le terrain, c’est au tribunal que se décide les expropriations et le rachat des terres par AGO-Vinci. La 1ère d’une longue série a eu lieu le 14 février et est mise en délibéré le 30 mai prochain.

Et parce que sur Indymedia, on aime bien les médias libres, vous pouvez écoutez la voix de l’occupation de la ZAD avec des émissions radio ou lire le 4e numéro de Lèse Béton : le journal d’occupant-e-s installé-e-s sur la ZAD.

Pour un soutien financier et aider aux actions, la répression, impression de tracts, …

La lutte contre le désordre capitaliste et pour un autre monde continue !!!