Archives de Tag: occupation des terres

[Réappropriation de la ZAD et autonomie alimentaire] La ferme du Sabot et la Chèvrerie du Petit Bois vous invitent à fêter leur 1er anniversaire le 12 et 13 mai

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD, le 22/04/12 :

Il y a un an nous occupions ensemble des terres situées sur la zone du projet d’aéroport pour y installer une ferme maraichère (et plus discrètement une chèvrerie). Aujourd’hui la lutte continue, nos activités aussi.
Nous vous invitons à repasser un week-end ensemble dans la bonne humeur.

Samedi 12 mai:

15h: AG pour préparer en cas d’expulsion la Manif de réoccupation (à la vache rit)
19h : Retrouvailles, Apéro, Discussion, Bouffe, Musique…

Dimanche 13 mai:

10h : Visites et Travaux des champs
13h : Repas champêtre
à partir de 14h30 : Visites et Travaux des champs
Discussion sur la mise en place d’une cantine populaire et autres réflexions…
Jeux, peinture sur route, bourse de graines, sieste…
Soirée : Projection, Bouffe

Possibilité de camper sur place. Des petits outils peuvent être utiles.
Itinéraire : à la Paquelais prendre la D281 dir Fay de Bretagne puis 1km plus loin chemin fléché sur la droite.

[Vinci dégage !] Quand Vinci se fait « mécène » et propose des terres de la ZAD à des agriculteurs/trices en voie d’expropriation

Voici une lettre d’AGO et de la Chambre d’agriculture 44 qu’ont reçus l’ensemble des agriculteurs/trices de la ZAD en mars 2011 :

La lettre en PDF : lettre AGO-Vinci

Un article donnant plus d’explications sur cette lettre, le contexte qui l’entoure et les questions qu’elle soulève est en préparation.

En attendant, voici une petite ébauche de l’article, nécessaire pour mise en contexte de la lettre. Nous publions maintenant cette ébauche car les terres seront très bientôt cultivées par les agriculteurs/trices de la ZAD (nombreux/ses) qui ont accepté l’offre, entrainant un risque d’expulsion de certain-e-s occupant-e-s de la ZAD :

AGO et la CA44 proposent aux agriculteurs/trices de prendre 95 ha de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet). Terres « libérees » par des agriculteurs/trices à Vinci lors des procédures d’expropriation à l’amiable.

De nombreux agriculteurs/trices de la ZAD ont accepté l’offre pour des raisons diverses. Mais qu’elles soient sincères ou non, cela justifie-t-il le fait d’accepter une offre de la multinationale qui va bientôt bétonner ces mêmes terres ?

Ce « geste » de Vinci et de la CA étant un simple prêt qui n’empêche pas du jour au lendemain que l’agriculteur/trice se retrouve privé de la terre qu’on a bien voulu « généreusement » lui accorder.

On sent bien derrière ce geste de « bonne volonté », une volonté plus conséquente de se mettre quelques agriculteurs/trices dans la poche, de créer des dissensions entre les habitant-e-s mais aussi de chasser les occupant-e-s de la ZAD via certain-ne-s agriculteurs/trices de la ZAD.

Une clause, dans le « bail plus que précaire » de Vinci, stipule expressément que la terre reprise devra être cultivée et ne comporter aucune forme d’habitation…ou comment faire des agriculteurs/trices de la ZAD les bras-droit de Vinci pour les expulsions, consciemment ou non.

Certains terrains qui seraient « re-cultivées » sont ainsi devenues, pour quelques-un-e-s des occupant-e-s de la ZAD venues prêter main forte à la résistance contre le projet, des lieux de résistance, d’habitation et d’autonomie alimentaire (culture et élevage d’animaux).

Quand on sait que des terres qui étaient en prairie depuis de nombreuses années deviendront des champs de mais arrosées de pesticides…on peut de plus se demander quel est l’intérêt pour la biodiversité de la ZAD et pour la santé de tous/toutes d’accepter l’offre de Vinci…

Un geste fort de la part des agriculteurs/trice-s de la ZAD aurait pu être d’annoncer la réappropriation collective de la ZAD, de mettre en commun les terres avec les occupant-e-s de la ZAD et de réfléchir collectivement à son utilisation !

Le « Vinci dégage! », que l’on entonne avec joie et rage, dans la lutte aurait alors pris son véritable sens !

Un texte avec plus d’infos, de compléments et surtout d’interrogations sera bientôt publié. En attendant, une question se pose déjà : que fait le bureau de la confédération paysanne 44 qui n’a pas émis un seul mot sur cette offre cynique de Vinci, et sur la probable expulsion, par ce biais, d’occupant-e-s et résistant-e-s de la ZAD ?

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL.

[Stop Vinci !] Réunion publique pour s’organiser contre Vinci et sa clique, à Rennes le 9 mai

Vu sur Indymedia Nantes, le 02/05/12 :

Organisons-nous contre Vinci et l’Ayraultport

Présentation de la lutte sur le terrain et discussion
Pour s’organiser ici contre les betonneurs
Mercredi 9 Mai 18h30 Amphi B6 Fac Rennes 2

A Nantes, le 24 mars dernier, 10 000 personnes se sont rassemblées pour protester contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes.
Face au mépris et à la passivité du député maire Jean-Marc Ayraut, il nous semble indispensable d’étendre la lutte au delà des frontière de la ZAD -Zone à Défendre-.
Parce que les bulletins de vote seuls ne permettront pas de faire abandonner le projet, nous appelons à lutter localement contre les activités de Vinci, multinationale chargée du chantier et futur concessionnaire du site.
C’est aussi l’occasion de s’opposer à un acteur important de l’urbanisme imposé à Rennes, en le reliant au projet d’aéroport du grand ouest.
En effet, avec la collaboration des responsables politiques (notamment du parti socialiste), le groupe Vinci s’accapare l’espace public pour toujours plus de profits  : parkings, routes, centrales nucléaires, hôpitaux, écoles, prisons…

Le tract en PDF : affiche_vinci

[Stop THT Cotentin-Maine] Agenda anti-THT après l’assemblée du Chefresne du 15 avril et autres RDV

Les deux sites internet pour avoir des infos sur cette lutte :

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

http://www.stop-tht.org/

Reçu par mailing :

Suite à l’assemblée du Chefresne qui s’est déroulée le 15 avril 2012,
différents rendez-vous ont été pris pour perturber l’avancée des travaux
sur la ligne THT et renforcer la résistance à cette ligne.

* Tous les dimanches à 12h, ancien château d’eau du Chefresne :
Pique-nique puis après-midis de travaux, de préparation, de discussions,
etc, en fonction des besoins.

* Le WE des 21 et 22 avril à 14h, bois de la Bévinière, le Chefresne (50) :
Initiation à la grimpe afin de mulitplier les possibilités de défendre les
arbres en hauteur.

* Mercredi 25 avril à 7h, parking de l’HyperCasino à Villedieu (50) :
* Mercredi 9 mai à 7h, parking du CentreLeclerc à coutances (50)
RDV pour aller perturber les chantiers en cours.

* Samedi 28 avril à 14h, devant la mairie du Pertre (35) :
RDV pour une randonnée sous les pylônes avec clés à molette ou à cliquet.

* Dimanche 13 mai à 10 h, au Chefresne :
Prochaine assemblée du Chefresne

* Du vendredi 22 juin au dimanche 24 juin, le Chefresne (50) :
WE de résistance à la ligne THT
Ce WE est en préparation, toutes les soutiens et les bonnes volontés sont
les bienvenus. Contacter pylones at riseup point net à ce sujet.

Autres RDV :
A Avranches (50), le samedi 21 avril 2012 à 20h30 – salle Ernest Lenoél
(près du marché) : Projection débat sur la thématique des déchets
nucléaires à l’initiative de Changeons d’ère.

A Diélette/Flamanville (50), le jeudi 26 avril 2012 à 18h – stèle des
irradiés inconnus : Rassemblement à l’appel du CRILAN avec le soutien de
la coordination antinucléaire régionale pour rappeler notre solidarité aux
victimes du nucléaire, d’ailleurs et d’ici d’une part et de manifester la
solidarité aux militants et riverains qui s’oppose à la ligne
Cotentin-Maine en réaffirmant qu’elle est directement liée à la
construction de l’EPR, d’autre part.

A Coutances (50), le vendredi 27 avril 2012 à 20h – FJT, 162 rue Régis
Messac : Présentation du livre « Oublier Fukushima » en présence des
auteur-e-s. Point sur la politique de l’oubli des accidents nucléaires et
sur les luttes antinucléaires locales, en particulier la résistance à la
ligne THT Cotentin-Maine.

A Montreuil (93), le 29 avril 2012 à 17h – à la Parole Errante, 9 rue
François Debergue (M° Croix de Chavaux) : Organisée  par l’assemblée
francilienne contre le nucléaire, une discussion publique au cours de
Atome, quanta et résistance en présence de Yuri, auteure et traductrice
sur la situation au Japon ; Christian, cheminot sur les transports de
matières radioactives dans l’industrie nucléaire ; Max, de la Maison de
Bure sur l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure ; Quelqu’un-e de et
sur la lutte contre  la ligne THT Cotentin-Maine.

A Rouen (76), les 19 mai et 9 juin 2012 à 18h – à la Conjuration des
Fourneaux, 149 rue St-Hilaire : Réunions publiques de mobilisation pour le
WE de résistance à la ligne THT.

A toute de suite sur le tracé.

[Automedia] Détournement de l’émission de france culture par des occupant-e-s de la ZAD

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 19/04/12 :

En Novembre, un journaliste de France Culture est venu sur la ZAD avec ses micros, ses questions et ses motivations. Des quatre de rushes enregistrées le comité central de la propagande de la radio publique en a fait une émission de 45minutes (http://www.franceculture.fr/emissio… ). Celle-ci s’est focalisée sur le mode de vie des occupant-e-s, sur l’alternative, sur les trajectoires de vie, etc.. Plus rien sur Vinci, plus rien sur notre rejet des médias…

Ces rushes on les a récupérés, et avec la même matière nous avons monté un nouveau monstre, un nouveau savoir sur la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, sur le mouvement d’occupation de la ZAD, sur notre opposition à l’aéroport et son monde.

Il faut écouter ce son en considérant qu’il a été sciemment monté dans l’intention de nuire à la société spectaculaire.

Bonne écoute !

1ère partie : Notre rejet des médias mainstream, notre intérêt pour l’automedia :

zad automedia : 1ère partie

2e partie : De l’autonomie, ce n’est pas seulement manger les poubelles du Super U :

zad automedia : 2ème partie

3e partie : Une Zone en lutte contre un projet d’aéroport :

zad automedia : 3ème partie

[Vinci dégage !] Quand les paysans de la ZAD sont prêts à collaborer avec la multinationale qui va bétonner leurs terres !

Voici une lettre d’AGO (filiale aéroportuaire de Vinci en charge du projet d’aéroport de NDDL) et de la chambre d’agriculture 44 qui propose, aux agriculteurs/trices qui ne sont pas encore parti de la ZAD, une offre alléchante. Enfin, pour qui est prêt à collaborer avec Vinci…ou pour qui cette offre représente une opportunité si le projet ne se fait pas, car ce seront toujours des terres en plus…

Où est passé l’esprit de résistance ?!

En effet, AGO et la CA44 proposent aux agriculteurs/trices de prendre 95 ha de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet). Terres « libérees » par des agriculteurs/trices à Vinci lors des procédures d’expropriation à l’amiable.

De nombreux agriculteurs/trices de la ZAD ont accepté l’offre pour des raisons diverses. Mais qu’elles soient sincères ou non, cela justifie-t-il le fait d’accepter une offre de la multinationale qui va bientôt bétonner ces mêmes terres ! Il manque dans nos chants de lutte, cette phrase des paysans d’Atenco et du Chiapas : la terre ne se vend pas ! Elle s’aime et elle se défend !

Ce « geste » de Vinci et de la CA étant un simple prêt qui n’empêche pas du jour au lendemain que l’agriculteur/trice se retrouve privé de la terre qu’on a bien voulu « généreusement » lui accorder. Ce qui sera surement le cas puisque le prêt n’est prévu que pour l’année 2012 (le début des travaux pour la contournant routière de l’aéroport commençant début 2013, les expulsions le précédant) … Vinci est si bon…

On sent bien derrière ce geste de « bonne volonté », une volonté plus conséquente de se mettre quelques agriculteurs/trices dans la poche, de créer des dissensions entre les habitant-e-s mais aussi de chasser les occupant-e-s de la ZAD via certain-ne-s agriculteurs/trices de la ZAD.

Une clause, dans le « bail plus que précaire » de Vinci, stipule expressément que la terre reprise devra être cultivée et ne comporter aucune forme d’habitation…ou comment faire des agriculteurs/trices de la ZAD les bras-droit de Vinci pour les expulsions, consciemment ou non.

Certains terrains qui seraient « re-cultivées » sont ainsi devenues, pour quelques-un-e-s des occupant-e-s de la ZAD venues prêter main forte à la résistance contre le projet, des lieux de résistance, d’habitation et d’autonomie alimentaire (culture et élevage d’animaux).

Quand on sait que des terres qui étaient en prairie depuis de nombreuses années deviendront des champs de mais arrosées de pesticides…on peut de plus se demander quel est l’intérêt pour la biodiversité de la ZAD et pour la santé de tous/toutes d’accepter l’offre de Vinci…

Un geste fort de la part des agriculteurs/trice-s de la ZAD aurait été d’annoncer la réappropriation collective de la ZAD, de mettre en commun les terres avec les occupant-e-s de la ZAD et de réfléchir collectivement à son utilisation !

Le « Vinci dégage! » tant entonné dans la lutte aurait alors pris son véritable sens !

Ne laissons pas Vinci faire ses petites magouilles en silence !

Démontrons-leur que la ZAD appartient à ceux/celles qui l’habitent, la cultivent et y vivent tout simplement !

Un texte avec plus d’infos, de compléments et surtout d’interrogations sera bientôt publié. En attendant, une question se pose déjà : que fait le bureau de la confédération paysanne 44 qui n’a pas émis un seul mot sur cette offre cynique de Vinci, et sur la probable expulsion, par ce biais, d’occupant-e-s et résistant-e-s de la ZAD ?

Des membres du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL.

Vinci et ses bénévoles élagueurs-Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-e-s de ses habitant-e-s

Pour voir l’article en bonne qualité et en bonne mise en page (mais fichier lourd à télécharger), vous pouvez le trouver en PDF :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

ou sinon le PDF de moins bonne qualité mais qui se charge plusvite:

Vinci et ses bénévoles élagueursbassequalite

L’article complet (avec sources) en format page web : 

http://wp.me/P1hwU8-Cr

Une partie de l’article (le début) :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-ne-s de ses habitant-e-s

Depuis quelques semaines des équipes de propriétaires, paysans et opportunistes à « la solde de » Vinci, coupent les arbres centenaires des haies bocagères de la ZAD, ainsi que tout arbre monnayable.

Avant de décrire la destruction du bocage de la ZAD par quelques un-e-s de ses habitant-e-s, nous aimerions d’abord présenter succinctement la ZAD, l’importance du bocage et les politiques d’aménagement qui mènent à sa destruction. Voici donc des questions que l’on se pose sur ce sujet :

Qu’est-ce que la ZAD ? Des terres bocagères, qu’est-ce que c’est/comment se présente le bocage sur la ZAD ? En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40 ans au niveau des politiques d’urbanisation et d’aménagement du territoire ?

Présentation de la ZAD

La ZAD c’est 2000ha de terres bocagères impactées par un projet d’aéroport international situé sur les communes de Notre-Dame des Landes, Vigneux de Bretagne, La Paquelais, Grandchamp des Fontaines. Depuis plus de 40 ans ces terres n’ont subi aucune politique d’aménagement du territoire, car le conseil général avait créé, avec l’aide de l’État, une Zone d’Aménagement Différé. Celle-ci bloque tout remembrement/urbanisation en vu d’un projet : ici le projet d’aéroport.

Ainsi la dynamique d’agrandissement des exploitations agricoles, qui se déroulait en France sur la même période, a été très limitée sur la ZAD et il en est de même pour la politique d’urbanisation. Le bocage de la ZAD équivaut à 100 km linéairei (distance Nantes-Rennes ou St Nazaire-Ancenis) composé aussi de quelques bois d’une centaine d’hectares environ, ont donc été préservés de tout aménagement !

Nous ressentons peu de résistance active de la part des habitant-e-s qui vivent sur la ZAD et nous avons l’impression qu’ils/elles se sentent démuni-e-s face à la détermination des autorités et de leurs chiens de garde. Cependant, depuis le camp climat de 2009, des camarades viennent de plus en plus nombreux/ses s’installer sur la ZAD afin de soutenir et de participer à la lutte contre cet aéroport et ce monde capitaliste qu’il représente.

L’importance du bocage

Image 1 Un chemin du bocage de la ZAD

Le bocage, terrain de jeu préféré des enfants, est un paysage et un écosystème qui incite au rêve, à la réflexion et au plaisir des sens.

Nombre de paysan-ne-s et autres habitant-e-s s’y promènent encore pour y trouver baies, champignons, petit bois pour le feu, herbes médicinales…

Se révélant souvent être des alliés précieux des paysan-ne-s, les haies maintiennent un écosystème essentiel à notre environnement.

Le bocage, avec un fort maillage de haies, permet de maintenir les sols. Rappelons qu’en France 17% des terres agricoles sont impactés par une érosion forte contre 8% en 1950. Il faut 100 à 400 ans pour qu’un centimètre de terre arable soit régénéréii.

Les haies apportent aussi régulièrement de la matière organique aux champs (MO essentielle pour les cultures, pour la structure stable du sol et pour la vie du sol), filtrent l’eau, limitent l’impact du vent sur les cultures et sur toute structure bâties, drainent les terrains humides, abritent des animaux/insectes, protège les troupeaux du chaud ou du froid, sont essentielles pour la pollinisationiii

Sans une agriculture aux pratiques biologiques, le bocage perd une grande partie de ses propriétés. En effet, comment les haies peuvent-elles abriter faune et flore, limiter l’érosion des sols…si de l’autre côté l’agriculture chimique et productiviste élimine cette biodiversité, entrainant le lessivage des sols ?

La préservation d’un bocage naturel sans pratiques agricoles naturelles n’a pas de sens, et nous devons aussi lutter pour que ces pratiques évoluent radicalement.

Le bocage de la ZAD

Image 2 Triton marbré

Image 3 Buse variable

Concrètement sur la ZAD nous pouvons observer une faune et une flore riches en diversité, ce qui n’est pas le cas dans le reste de la Loire Atlantique si l’on met de côté les espaces naturels. Par exemple, Des tritons marbrés et des buses variables peuvent être observées et la présence d’espèces de plantes protégées est à noter dont la renoncule Grand Douve, la Rossolis à feuilles rondes, la Sibthorpie et la Calamagrostis des maraisiv.

Image 4 Rossolis à feuilles rondes

La haute qualité environnementale de la ZAD est d’ailleurs mise en avant dans les documents d’urbanisme régissant cette zone (les ZNIEFF)v

En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40ans ?

Pendant plus de 40 ans, le paysage agricole en France a connu de profonds changements. Les exploitations agricoles ont eu tendance à augmenter leurs surfaces de cultures et d’élevages. En 1979 il y avait 5500 exploitations de 200ha ou plus qui utilisaient 1,598 millions ha de terres agricoles, tandis qu’en 2010, 20600 exploitations de 200ha ou plus utilisaient 5,735 millions ha. Sur la même période les exploitations de 20 à 50ha ont sensiblement diminuées, passant de 347300 à 137800. Ces dernières occupaient ainsi 5,455 millions ha de terres agricoles en 1979 et 1,237 millions ha en 2010 !vi

L’agrandissement des surfaces agricoles utilisées par les exploitations agricoles ne s’est pas faite sans impact sur l’environnement.

En effet un plus petit nombre d’exploitations s’est attribué de plus grandes surfaces agricoles. Ces concentrations de terres et la disparition de petites exploitations ont été poussées par les politiques européennes productivistes (la PACvii) et se sont concrétisées sur le terrain par de nombreux remembrements.

Les remembrementsviii ont pour but officiel de rapprocher les terres utilisées par les agriculteur-trices de leur exploitation et d’avoir des unités foncières concentrées. Le bocage a payé le prix fort de cet arasement du paysage. Il en a résulté, un arrachage massif des haies, des suppressions de chemins et un comblement de nombreuses mares et étangs.

Le linéaire de haies en France est passé de 1 244 110 km à 707 605 km entre les deux premiers cycles de l’inventaire IFN séparés de 12 ans, soit une perte annuelle d’environ 45 000 km de haie entre 1975 et 1987.

Si la suppression à grande échelle des haies et arbres épars des années 1960 à 1980 est aujourd’hui révolue, près de 70 % des 2 millions de kilomètres de haies présents en France à l’apogée du bocage (1850-1930) ont été détruits, soit 1,4 million de kmix.

En Bretagne, ce sont plus de 150000km de haies qui ont disparu en 25 ans (chiffres de 2005)x

L’urbanisation du territoire a aussi une part importante de responsabilité dans la disparition du bocage, par la construction de routes, l’extension des bourgs, et le mitage important dans la campagne entre 1980 et 2000.En France les sols sont artificialisés en France au rythme de 200 hectares par jour, soit l’équivalent d’un département tous les cinq ansxi

À cet égard le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes contribuerait indiscutablement à aggraver le taux de surface (terres) artificialisée en Loire-Atlantique qui est de 14% (taux le plus élevé de la région Pays de la Loire qui est de 11,3%)xii. Le rythme actuel d’artificialisation des terres du département est de 2400ha par an, soit l’équivalent du projet d’aéroportxiii ou d’une commune comme Orvault.

Au total ce serait plus de 20000ha de terres agricoles qui disparaitraient sous le béton en dix ans.

Nous pouvons donc nous inquiéter de l’impact supplémentaire des aménagements urbanistiques qui accompagneraient le projet d’aéroport: routes, ponts sur la Loire, zones artisanales et résidentielles…

La série de photographies aériennesxiv présentée ci-dessous, permet de voir concrètement les modifications du paysage dû aux pressions agricoles et urbanistiques. Toutes ces photos sont à la même échelle 1/250000ème.

[…]

Pour voir la suite de l’article, c’est ici : http://wp.me/P1hwU8-Cr

Collectif de Lutte Contre l’Aéroport de NDDL

contactclcanddl@riseup.net

https://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

Quelques photos de la destruction du bocage de la ZAD (très bientôt un diaporama) :

Appel au soutien financier du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL ne fonctionnait jusqu’ici qu’avec peu de moyens, chaque membre donnant ce qu’il pouvait/voulait quand on avait besoin de dépenser de l’argent pour des actions.

Mais parce qu’au bout d’un moment, on a pas non plus des poches extensibles et que la lutte est loin d’être finie, on a décidé d’ouvrir un compte bancaire pour que vous puissiez nous soutenir financièrement (si vous pouvez) pour nos actions.

Nous avons décidé collectivement d’utiliser ce compte bancaire afin de :

pouvoir imprimer des tracts/textes/affiches sur la lutte contre l’aéroport de NDDL, contre l’urbanisation et pour la réappropriation collective des terres. Renforcer en général la communication, hors média de masse, autour de la lutte contre l’aéroport et ses enjeux globaux.

soutenir/participer à l’organisation d’actions de réappropriation collective de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet d’aéroport ou Zone d’Autonomie Définitive), voire ailleurs dans le 44.

permettre le remboursement intégral de la dette du village autogéré* de convergence des luttes anti-capitalistes qui s’est tenu en juillet 2011 sur la ZAD. Dette contractée auprès de paysan-ne-s bio du 44.

soutenir les nombreux/nombreuses camarades inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport et son monde (voir aussi ici : https://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/)

soutenir/participer à des actions ayant comme enjeux : l’accès à la terre, l’autonomie paysanne/artisanale, la protection des milieux bocagers/naturels…

Vous pouvez envoyer un chèque de soutien au CLCA par voie postale à l’ordre de :

CLCA Notre Dame des landes

et à l’adresse postale: Le Pin 44320 Chauvé

Ou par RIB :

l’IBAN : FR76 1027 8361 5500 0105 2910 138

le code BIC : CMCIFR2A

Pour soutenir le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL, vous pouvez aussi nous écrire, cela fait toujours plaisir.A cette adresse : contactclcanddl@riseup.net

*Le village autogéré a permis d’accentuer l’occupation de la ZAD par la venue d’une vingtaine de nouveaux/lles occupant-e-s et la création d’un projet d’installation paysanne; mais a aussi renforcé nos réseaux et nos luttes contre le monde capitaliste et productiviste qui entoure le projet d’aéroport de NDDL. Plus d’infos ici : http://wp.me/p1hwU8-jY

N.B : notre compte est ouvert en indivision, c’est à dire qu’il est « possédé » par trois personnes, ce qui est nécessaire pour une association de fait (association sans bureau, ni statuts). Ce genre d’association est bien pratique pour tout collectif autogéré, et assure un peu plus de transparence car trois personnes de différents lieux peuvent consulter le compte. Comme décidé collectivement, un retour sur l’état du compte du CLCA sera fait à chaque réunion de notre collectif. Les décisions seront aussi prises collectivement quand à l’utilisation de l’argent du compte.


[Journée mondiale des luttes paysannes] A Nantes, le 17 Avril : Mobilisons-nous ! Guérillas Potagères et rencontres

Vu sur Indymedia Nantes, le 09/04/12 :

 

Enterrons le système agro-industriel !
Défendons la terre des projets inutiles et dévastateurs !

Le 17 avril commémore l’assassinat en 1996 au Brésil, de 19 paysans innocents qui luttaient pour la terre, la défense des petits paysans et reprendre le contrôle de leur propre production alimentaire.
Via Campesina, appelle tout-e-s les paysan-ne-s, citoyen-ne-s, élu-e-s, toutes et tous à se mobiliser partout dans le monde le 17 Avril 2012 pour lutter contre l’artificialisation et l’accaparement des terres.

guerilla_potagere_nantes.jpg

Deux « Guérillas Potagères » s’organisent à Nantes et Questembert.
Venez nombreux avec brouettes, terreau, semences, plants, instruments, déguisements, banderoles, de la patate et plein d’autres idées pour faire de la ville un jardin sauvage et des citadins des jardiniers révoltés …. Ensuite un tour à Teillé pour une rencontre entre paysan-ne-s, citoyen-ne-s et elu-e-s.

Le programme :

Questembert (56) :
Rendez-vous à 16h30 sur le rond point du Petit-Molac (http://maps.google.com/maps?q=petit+molac&hl=fr&ll=47.6…&z=18) armé de vos outils de jardinages, des recharges de graine, d’instruments sonores … etc !!!

Nantes (44) :
Départ à 16h00 du Square Mercoeur (http://maps.google.com/maps?q=petit+molac&hl=fr&ll=47.2…&z=18) pour une déambulation potagère !!
Même chose : tout ce qu’il faut pour transformer la ville en joyeux jardins sauvages !!!

Teillé (44) :
Réunion en solidarité de la journée internationale des luttes paysannes à l’initiative du Wagon, de Loco-motive, Agile, et la Confédération paysanne Plusieurs partis politiques sont invités à s’exprimer sur divers sujets. Seront abordés les problèmes que posent les achats de terres, par des firmes imposant des systèmes monoculturaux tels que la palme Africaine. Salle polyvalente de Teillé – 20h30

L’appel à la guérilla potagère du 17 avril à Nantes en tract (PDF) :

Gu–rilla Potag–re A6

L’appel de la confédération paysanne à se mobiliser en France pour la journée mondiale des luttes paysannes :

appel17avril

[Résistance au bétonnage] Appel au montage d’un camp permanent à partir du 10 avril 2012 contre un projet de stade de foot à Décines (Lyon)

Reçu par mailing, le 05/04/12 :

Appel au montage d’un camp le 10 avril 2012 à Décines, au 1 rue Michel
Servet.

Nous appelons à une mobilisation importante pour une vie en vert, et contre la construction du stade de foot des Lumières de Jean Michel Aulas, Gérard Collomb et Vinci :

Salut à tous et à toutes, ami-e-s, militant-e-s de la première
ou de la dernière heure.
L’étau se resserre jours après jours ; aseptisés sont nos vies, nos
villes et nos quartiers.
Les zones de libertés diminuent à mesure que disparaissent les espaces
naturels.
La politique mondiale s’allie au béton et à l’acier, aux pelleteuses
et aux foreuses pour permettre le maintien de l’ordre, pour asseoir
l’empire de glace sur nos vies et celle de la Nature.

Depuis longtemps nous comprenons que nous devons protéger la nature:
car militer pour la protection d’un arbre, c’est déjà, sauver les
valeurs humaines.

Ils bétonnent! Ils expulsent! Nous, nous occupons:

A Notre-Dame-des-Landes, la Z.A.D (Zone à Défendre), s’attache depuis
des années à occuper les terres destinées à la construction d’un
aéroport, sur plus de 2000 hectares qui, espérons le, ne verra jamais
le jour.a

A Turin, et dans les vallées alentour, nombreux et nombreuses sont
celles et ceux qui militent contre le projet du TGV (TAV) censé
rejoindre Lyon, par un tunnel de 53 km sous les Alpes.

Partout émergent des problématiques liées à la spoliation des terres,
de l’expropriation des paysans, à la destruction des milieux naturels.
Partout, on déloge, on déplace, on parque ailleurs ce que l’on devrait
protéger ici.

Ces projets destructeurs sont décidés au plus haut niveau:

– Etatique
– Juridique
– Financier

Par la complicité de lois liberticides. (LSQ, LOPPSI 2, HADOPI, ACTA…)

Dans la plupart des cas, des multinationales du bâtiment sont impliquées:
Vinci en particulier, qui se cache derrière tout un tas d’autres
entreprises qui sous-traitent  pour ce leader du réseau routier et BTP
mondial.
D’une manière ou d’une autre, la résistance face au capitalisme,
à l’impérialisme et au libéralisme du corps et de l’esprit doit être aboli.
La conscience adulte environnementale passe par le refus:
des projets immobiliers, des projets d’infrastructure et des projets
de colonisation, que ces bourreaux ignorants mettent en place.

La volonté de création d’un grand stade par messieurs Jean-Michel
Aulas (PDG de l’OL) et Gérard Collomb (Président du Grand Lyon, des
Hospices de Lyon, sénateur et maire d’une « gauche ratée, d’une droite
dans ta gueule » de Lyon), nous montre aujourd’hui, leur intention
nuisible de conquérir l’est lyonnais pourtant proclamé: « Poumon Vert »
de l’agglomération.

Le projet OL Land de Jean-Michel Aulas est d’implanter un immense
complexe sportif sur plus de 50 hectares de réserve foncière sur la
commune de Décines à 15 km de Lyon, dans l’est lyonnais.(OL= Olympique
Lyonnais)
OL Land comprendrait: le nouveau stade de 60 000 places, le centre
d’entraînement de l’équipe professionnelle, les bureaux du siège d’OL
Groupe, une boutique OL Stade,         7000 places de stationnement,
plusieurs équipements de loisirs et de divertissements dont cent
cinquante chambres d’hôtel*** et 8 000 mètres carrés d’immeubles de
bureaux, autour, des routes et encore des routes qui recouvriront
soigneusement tous les déchets qu’ils ne peuvent enfouir ailleurs.

Finalement, bien plus qu’un simple stade de football destiné aux
footballeurs professionnels, il s’agit d’une mégapole d’affaires
construites à des fins privées, pour le profit de « Big Brother ». Le
stade n’occuperait que 5 hectares.

L’égo de ces brigands ne brillera pas longtemps, tant que nous
occuperons les terres et maintiendrons une résistance face au fléau
qui se répand.
Nous sommes libres et indépendant-e-s, nomades du monde inter-galactique.
Le monde est à celles et à ceux qui le respectent.
Soutenons la famille Morel: maraîchers pour une AMAP, et Philippe
Layat: éleveur de brebis; sur les communes de Décines et de Chassieu.
Mobilisons-nous, avec l’association « Carton Rouge » qui depuis
plusieurs années militent aux côtés de ces êtres « encore » humains,
pour rendre la terre à qui de droit.
Non au stade de Décines! Non à l’aéroport de Notre-dame-des-landes!
Non au TAV Lyon-Turin!

Mardi 10 avril 2012, nous monterons un camp, sur les terres du futur projet.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui désirent renverser le
régime inquisiteur du roi Aulas et de son bouffon d’Collomb, à venir
prendre place dans la mobilisation contre cette démagogie capitaliste.
Voici venue la fin de l’hégémonie colonialiste de l’empire.

Bienvenue au plus grand nombre, aux bras et à l’énergie de celles et
ceux qui désirent s’investir dans le projet.
Au programme et sur le long terme : potager, éco-construction,
ateliers, débats, théatre, cirque, musique, actions militantes…

A partir du 11 avril, nous commencerons le début du jardin. Nous
appelons les volontaires à amener leurs pieds (jambes et pieds de
tomates, de biches ou autres) ainsi que les outils nécessaires s’ils
en disposent.

PS: Le délai est court : nous avons quatre ans pour empêcher le projet
d’arriver à son terme. (Stade prévu pour l’Euro 2016)

La lutte continue…

…NOUS…

Liste des besoins au montage du camp :
-matériel de camping ( tentes, marabouts, tipis, yourtes, poeles à bois…).
-matériel de jardinage (outils, bidons, graines, semences, tonne à eau…).
-matériaux de construction (planches, poutres, enduits, paille…).
-moyens de transports (voitures, vélos, mobylettes, fourgons…).

Ainsi que tout ce que vous jetez ou n’utilisez plus : moquette,
vêtements, costumes, tissus, fenêtres…

A très vite  !!!!!