Archives de Tag: nucléaire

Ligne THT Cotentin-Maine : Alerte au Chefresne! Stoppons le nucléaire et son oeuvre mortifère !

Vu sur le site du collectif « valognes stop castor« , le 31/03/12 :

Nuit du 30 au 31 mars 2012 : nouvelle alerte au Chefresne.

Posted: mars 30th, 2012 | Author: | Filed under: Anti-THT, Textes en français | No Comments »Un risque très sérieux d’une intervention gendarmesque sur le petit bois et ses grimpeurs cette nuit, du vendredi 30 mars au samedi 31 mars, est à craindre.

Samedi matin :

Une nuit de stress supplémentaire sans assault au Chefresne. En attente de voir si les travaux (élagage, montage pylônes) vont tenter de se poursuivre aujourd’hui (31 mars) dans le coin.

Celles et ceux qui peuvent passer sont plus que bienvenu-e-s. Un peu de soutien peu effacer beaucoup de fatigue.

Après une journée au cours de laquelle l’élagage fut une nouvelle fois interrompu, interruption suivie d’un déboulonnage de pylône à Montabot, la nécessité de se débarrasser de ses empêcheurs de pylôner et tronçonner en rond semble se préciser chez les forces de l’Ordre.

Demain, samedi 31 mars, est la dernière journée qui peut être légalement consacrée à l’élagage. La légalité n’a jamais étranglé RTE & consorts que ce soit pour débuter les travaux, pour respecter les monuments historiques et les espèces protégées, pour pomper l’eau des cours d’eau.

La seule légalité habituellement considérée par RTE est celle qui lui permet d’écraser les personnes de son rouleau compresseur. Pourtant, il semblerait que le maximum soit fait actuellement pour que les élagueurs puissent accomplir leurs basses oeuvres dès demain dans le respect de la loi quitte à utiliser les forces à son ordre pour cela.

Nous vous attendons à la Bévinière, le Chefresne, dès maintenant et à n’importe quelle heure. Faites tourner.

Carte 1/25000 du Chefresne à imprimer ici

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213 !

THT NO PASARA

L’appel à venir les soutenir qui avait été lancé sur les réseaux le vendredi 30/03 :


Ligne THT Cotentin-Maine : Alerte sur la commune du Chefresne, dans la Manche

Posted: mars 29th, 2012 | Author: | Filed under: Anti-THT, Textes en français | No Comments »

Du soutien est souhaité dès 7h30 ce vendredi matin 30 mars afin d’être en place avant l’arrivée des hommes en bleu. Du ravitaillement serait le bienvenu, pour ceux qui le peuvent !

Pour qui arriverait plus tard, il est possible que l’accès au Chefresne soit particulièrement difficile pour les véhicules de par l’activité de blocage des forces de l’ordre. Dans ce cas, ne pas hésiter à prendre les autres voies : tous les chemins mènent au petit bois de la Bévinière.

Carte IGN 1/25000 n°1313O (Coutances)

Jeudi 29 mars 2012, Réseau de Transport d’Energie (RTE, filiale d’EDF), assisté par les forces de l’ordre, vient dans l’intention de raser le bois du maire du Chefresne (dans le département de la Manche, en Basse-Normandie), placé sur le fuseau de la future (ou pas…) ligne THT Cotentin-Maine. Cette commune et son maire sont bien connus pour leur résistance depuis des années à ce projet de ligne THT, et sont devenus un lieu de résistance pour de nombreuses personnes et collectifs en lutte contre le Nucléaire, la THT et leur monde.

Cette lutte s’est intensifiée depuis quelques mois, à l’approche imminente des travaux de forage et d’abbattage. C’est pourquoi les opposants à la ligne ont préparé la défense de ce bois devant être rasé pour le passage de la ligne. Nous avons donc entamé les travaux de « fortification » du bois en disposant un grillage autour du périmètre, en mettant les arbres en tension, en construisant des plateformes habitables dans les peupliers… Transformant ainsi ce bois en symbole de résistance contre le rouleau compresseur de l’Etat Nucléaire.

Ce matin, jeudi 29 mars, alors que des habitants du Chefresne et d’autres opposants à la ligne s’organisent pour défendre le bois, en s’installant sur les plateformes et en préparant une résistance au sol, de nombreuses forces de l’ordre, encadrant des élagueurs et des géomètres venus remplir leur oeuvre de destruction, se sont approchés du bois en complète combinaison anti-émeutes. Cinq cars de la Gendarmerie Mobile, une quinzaine de voitures de gendarmerie et deux camions militaires étaient présents (en tout donc 80 agents répressifs) ce qui laisse supposer que l’Etat est prêt à mobiliser l’armée pour faire passer sa ligne THT.

Vers 14h, il semble que tout ce dispositif reparte, sans incidents notables, tout en laissant derrière lui deux géomètres dans le champ d’à côté, accompagnés par leurs « gardes du corps » de la Gendarmerie Mobile, boucliers, gazeuses et matraques à la main, qui les suivent peu après.

Il est pourtant très (très) fortement probable que l’assault des forces de l’ordre pour nous déloger du bois soit donné demain ou dans les prochains jours. Il faudra du monde pour tenir ce bois et se préparer à le tenir sur le long terme.

Venez donc nombreux pour soutenir la lutte contre la construction de cette ligne THT. Rendez-vous au Chefresne, dès que cela sera possible pour vous, à la Bévinière.

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213 !

THT NO PASARA !

24 mars 2012 : Notre-Dame-Des-Landes s’invite à Nantes

Un texte à lire, écrit par des opposant-e-s à l’aéroport de NDDL paru sur Indymedia Nantes, le 20/03/12 :

Le 24 mars 2012, trois cortèges s’élanceront de la périphérie nantaise pour se rejoindre dans le centre. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, accompagnés de tracteurs et de vélos marcheront par le nord, l’est et le sud de la ville avant de se retrouver en son cœur, dans son avenue la plus imposante, pour y déployer une occupation jusqu’à la nuit tombée. Le 24 mars, c’est le champ de tensions qui se déplace, c’est Notre-Dame-des-Landes qui s’invite à Nantes.
Depuis quelques temps, la situation sur la ZAD (Zone d’Aménagement Différé, rebatisée pour l’heure Zone A Défendre) n’a plus rien de calme. Vinci a obtenu la concession, les financements sont attribués, les juges d’expropriation s’activent. Reste que les maisons occupées et les propriétés agricoles font encore barrage à l’avancée du projet, elles sont même le dernier maillon qui empêche le début des travaux. Et ce n’est pas par un heureux hasard si la ZAD n’a jamais été aussi peuplée que cette dernière année : la perspective de devoir résister aux premières tentatives d’expulsion et expropriation, dans les mois qui viennent, pousse à gagner en détermination.
La journée du 24 mars est une étape qui réunit une double exigence. Celle de porter massivement le conflit hors de la ZAD, de le rendre criant et incontournable, et celle de se préparer ensemble aux mois de résistance qui se profilent devant nous. D’un coté, il faut reconnaître qu’il n’y a plus de médiation politique possible : ce n’est pas par la seule force du nombre et de l’opinion publique que nous gagnerons. De l’autre, il faut comprendre tactiquement ce qui fait tenir le projet pour ajuster efficacement nos coups.
Le 24 mars, nous bloquerons, pour un temps, le centre-ville de Nantes. L’idée est simple : conquérir un boulevard pour y partager à des milliers une des principales pratiques des opposants au projet, l’occupation. Et que chacun, à sa manière, puisse se ressaisir de la lutte contre l’aéroport, en acte.
Pour que cette journée soit un pas en avant, il faudra faire en sorte qu’elle aille au-delà de la seule dimension symbolique des traditionnelles grandes mobilisations. Il faudra le faire avec à chaque fois une attention particulière à ce que les gestes portés résonnent collectivement. Pour la lutte contre l’aéroport, cette journée prépare à l’arrivée des bulldozers. Elle doit nous permette de gagner en confiance, d’envisager sereinement le durcissement de la bataille.

Nous luttons ici contre un aéroport, alors que d’autres luttent contre les lignes de trains à grande vitesse au Val Susa et au pays Basque, contre une centrale à gaz dans le Finistère, contre un barrage au Portugal, contre le nucléaire ou les lignes THT dans le Cotentin, etc. A chaque fois, c’est un même front qui prend corps localement. En Bretagne, le ravalement de tous les centres des grandes villes (de Nantes à Brest et de St Nazaire à Rennes), la future ligne de TGV Rennes-Nantes, la future centrale à gaz de Landivisieau ou encore l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes font partie d’une même dynamique qui n’a qu’un but : accélérer sans cesse la circulation des flux. Elle porte le nom de Métropole. Et il suffirait de retirer la loupe pour comprendre que cette affaire est mondiale. Ce n’est pas par ironie que le maire de Nantes lui-même affirme que l’aéroport se pense déjà, au travers de ses futures dessertes, dans un réseau de flux européens reliant l’ouest de la France à l’Italie et au Portugal.
Le plus troublant, sans doute, est que les anciennes figures du pouvoir ne nous font plus face. Le pouvoir s’est diffusé au-delà de la scène de la politique classique. Celle où il assure sa fonction depuis sa forme représentative, théatralisée. En Italie, si Mario Monti n’a pas eu besoin d’élections pour remplacer Berlusconi, c’est parce qu’aux yeux de tous, il n’est pas un politicien mais un technicien qui doit réparer les problèmes économiques du pays. Seul un technicien peut, par-delà les divergences politiques, être protégé des secousses de l’opinion publique pour mener à bien les réformes. « Il potere è logistico » est un tag apparu ces derniers mois sur les murs du Val Susa. « Le pouvoir est logistique » voilà la forme qu’il prend quand il n’y a plus ni centre à conquérir, ni tête à décapiter.
Et quand des franges entières de la population se montrent rétives à son avancée, c’est toute sa brutalité qui est mise à nu. Au Val Susa comme à la ZAD, la zone est militarisée. Le 29 février dernier un des NoTAV a frôlé la mort. Lors de l’expulsion de la Baïta – chalet occupé par le mouvement – Lucca monte à un poteau électrique pour ralentir l’opération. Poursuivi jusqu’en haut par la police, il est touché par un arc électrique et tombe. Il faudra plusieurs heures pour que les forces de l’ordre autorisent les ambulances à l’emmener. S’organiser contre les infrastructures et lutter contre les dispositifs de gestion des populations s’inscrivent dans un même mouvement. L’un marche avec l’autre parce que pour le pouvoir il est inadmissible que d’autres réalités s’inventent. Notre affaire consiste à attaquer ce qui nous empêche physiquement de vivre autrement, de vivre pleinement.

« Non à l’aéroport », « No TAV », « Stop THT » : ce qui s’exprime ici c’est la puissance du refus. Le Non veut nier le pouvoir et non plus le prendre. Le Non présage d’un au-delà au nihilisme, d’une invention pratique d’autres voies. A commencer par les liens. Ils ne sont plus qu’une somme de rapports désaffectés. L’étrangeté entre soi et les autres, la séparation entre soi et l’environnement conquièrent les existences jusqu’à leurs derniers recoins. A l’inverse, quand une lutte se déploie, elle promet toujours de mettre à mal cette cynique économie des liens. Comme lors d’une grève, le conflit même oblige à prendre parti. Une géographie et un commun inédits se dessinent. Dans le Val Susa, il est possible d’esquisser une carte de la vallée entre les maisons, les garages, les bars ou les coiffeurs qui se rangent du côté des SiTAV ou des NoTAV. Dans le Cotentin, lors des réunions ou des actions qui ont suivies le camp antinucléaire de Valognes1, les sensibilités opposées au projet de ligne THT ont pu se trouver. Un château d’eau désaffecté a même été offert comme base pour le mouvement. A Notre-Dame-des-Landes, ce sont, notamment, quelques dizaines de maisons occupées et de cabanes dans les bois, des jardins collectifs et des chemins de traverse qui redéfinissent les lieux.
A chaque fois qu’un presidio2, une maison ou un terrain est expulsé, ce qui est mis à mal c’est le peuplement de ces lieux où des mondes particuliers se déploient. Pour laisser place à des espaces indifférenciés, interchangeables, vides de toutes nouvelles possibilités. De là, nous voulons que la journée du 24 mars, soit l’exact mouvement inverse : que nous percions, dans le quadrillage métropolitain, un lieu nôtre à tenir ensemble, à notre manière, le temps que nous décidons.

Désormais, agir au seul niveau symbolique n’est plus opérant. Les actions qui s’évertuent à montrer la désolation que ces infrastructures produisent sont inefficaces puisqu’elle s’étale là, sous nos yeux. Fukushima a parlé pour le nucléaire. Pour l’aéroport, la destruction de 2000 hectares de bocage laisse peu d’ambiguïté sur la sensibilité des aménageurs. La difficulté n’est plus tant de convaincre que de trouver comment les combattre.
Jusque-là, les opposants à l’aéroport se battent contre un projet qui est encore peu concret. Pourtant, nous avons gagné du terrain à chaque fois que nous avons empêché pratiquement l’avancée des travaux, que nous avons renvoyé les juges d’expropriation ou les machines venues faire les carottages de terre. Et si le chantier s’installe, face à sa matérialité cendreuse, c’est cette même intuition qu’il nous faudra déployer : bloquer l’arrivée des machines, les voies d’accès que la police emprunte, etc.
Une autre donnée est la circulation. Depuis le camp climat de 2009, la lutte à Notre-Dame-des-Landes est forte d’un passage permanent. Les occasions ne manquent pas : les visites au hasard d’un voyage, les différents camps ou les appels à occuper, comme la manifestation du 7 mai dernier qui a permis d’investir un terrain pour y construire un jardin collectif et y habiter. Cette lutte est l’affaire de tous. En plus d’accueillir des opposants qui viennent de toutes parts, elle doit maintenant sortir du simple espace de la ZAD.
La journée du 24 mars est un appel à ce que tous les opposants au projet, quelque soit l’endroit d’où ils viennent, se retrouvent, éprouvent un élan commun. C’est un pas en avant pour que le conflit contamine Nantes. Un pas qui en invite un autre : que la lutte se propage partout où la colonisation de l’espace est à l’œuvre. Pour qu’ensuite, il soit possible qu’aux premières tentatives d’expulsions, des gestes de lutte contre le projet se fassent écho dans tous les coins du pays.

Pour que l’aéroport ne se fasse pas, il nous faut gagner du terrain : multiplier les occupations à Notre-Dame-des-Landes3, empêcher les expulsions, bloquer les voies d’accès des machines, de la police, répandre la lutte contre l’aéroport partout où il est possible de s’en ressaisir pratiquement. Mais pour commencer, il nous faut nous retrouver samedi 24 mars, à Nantes, pour éprouver, comme à Valognes, comme au Val Susa, notre puissance d’agir collective et nous promettre que la suite ne sera désormais plus en-deçà. A Samedi !

Des opposants à l’aéroport !

VINCI partenaire de la Solidaire du Chocolat. La ou Vinci passe, la vie trépasse!

VINCI partenaire de la Solidaire du Chocolat

La ou Vinci passe, la vie trépasse!

Le groupe Vinci, “premier groupe mondial de construction-concession” est l’un des principaux partenaires de la Solidaire du Chocolat.

En 2009 cette multinationale participe à 240 000 chantiers dans plus d’une centaine de pays. Son chiffre d’affaire dépasse 33,4 milliards d’euros.

Vinci vante ainsi sa participation sur le site internet de la solidaire du chocolat :

« La confiance, le respect, la solidarité, l’engagement sont des valeurs ancrées dans notre histoire et dans notre culture de bâtisseurs ». “VINCI CONSTRUTION France est un partenaire durable de la vie de la cité mettant ses compétences à son service”. La Solidaire du chocolat est un véritable trait d’union entre tous ces acteurs de la métropole Nantes – Saint Nazaire. »

Le contraste avec la réalité est saisissant. Quelques projets en cours :

  • Une autoroute Moscou – St Pétersbourg (Khimki, Russie) dévastant une des dernières forêts millénaires du continent.

  • Une Ligne Grande Vitesse Tours – Bordeaux

  • Un Projet ITER, une expérimentation de fusion nucléaire (Cadarache)

  • Des mines d’uranium au Gabon et au Niger

Le groupe Vinci vous rackette aussi via ses autoroutes (Cofiroute, ASF, Escota), ses parkings (Vinci park), ses terminaux pétroliers, ses stades de foot, ses aéroports (Vinci Airport), ses projets immobiliers (Vinci immobilier), ses centrales nucléaires (Vinci Energies et Vinci Construction) et de nombreux autres aménagements urbains (Eurovia, GTM…)

Tandis que Vinci participe à un évènement “solidaire” de la petite paysannerie mexicaine, il ne se gêne pas pour éliminer des milliers de paysans dans le monde par son bétonnage du territoire.

Ainsi à Notre Dame des Landes, ce sont 48 exploitations agricoles et 2000 hectares qui disparaitraient sous leur projet absurde et pharaonique d’aéroport du “Grand Ouest” !

Cette hypocrisie ne doit plus durer! D’un coté Vinci joue à l’humanitaire, de l’autre, ses filiales mutilent, spéculent, expulsent des quartiers et des campagnes, bétonnent et aseptisent nos espaces et nos vies.

Montrons à Vinci et ses consoeurs que nous n’acceptons pas leur cynisme ! Et aux organisateurs de la Solidaire du Chocolat que la charité-business ne remplacera pas une véritable solidarité internationale et locale !

Du 1er au 11 mars, vous pouvez effectuer des actions afin d’interpeller les partenaires de cette mascarade (appels téléphoniques, lettres, toute initiative, …)

Enfin, laissons aux bétonneurs du Vivant le mot de la fin :

« Valeurs humanistes, connexion d’énergies, idées neuves »

Collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

contactclcanddl@riseup.net

Pour vous informer de la résistance à ces projets :

le site Stop Vinci : http://stopvinci.noblogs.org/

le site des occupant-e-s de la ZAD : http://zad.nadir.org/

le blog du CLCA : https://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

Le tract en PDF : Vinci partenaire de la solidaire du chocolat ! Là où la Vinci passe, la vie trépasse !

Non à la centrale à Gaz à Landivisiau (Finistère) ! Des nouvelles de la lutte qui s’y mène

Le site internet du collectif GASPARE dont font partie plusieurs associations qui s’opposent à la centrale :

http://www.nonalacentrale.fr/

Un article de Bellacio sur la mobilisation contre la centrale à gaz à Lundivisiau (dont vidéos) :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article125927

un article de Ouest torche sur le choix de l’implantation de la centrale à Lundivisiau :

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-La-centrale-a-gaz-sera-implantee-a-Landivisiau_8619-2049945_actu.Htm

Un article de France 3 sur une manifestation d’opposition à cette centrale à gaz, réunissant mille personnes à Lundivisiau :

http://bretagne.france3.fr/info/landivisiau–opposition-a-la-centrale-au-gaz-72767300.html

Le reportage de France 3 :

Pour finir l’agenda des mobilisations à venir contre ce projet de centrale à gaz :

Samedi 10 mars, 20h00 : Fest-Noz contre la centrale à gaz en Finistère, salle municipale de Brennilis.

Dimanche 11 mars à partir de 11h00 : GASPARE appelle au rassemblement Nukleel Er Maez – Nucléaire dehors – au Faou:

http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=14503&Itemid=1

Samedi 24 mars à partir de 12h00 : GASPARE appelle à la manifestation à Nantes concernant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. GASPARE aura la possibilité d’une prise de parole et une table de presse. http://24marsnantes.noblogs.org/

Dimanche 25 mars : Fest-deiz contre la centrale à gaz en Finistère, à Edern.

Assemblée du Chefresne : nouvel agenda et appel ! (des nouvelles de la lutte contre la THT Cotentin-Maine)

Vu sur le site internet du collectif valognes stop castor :

LES PROCHAINS RDV SUR LE TRACE DE LA THT COTENTIN-MAINE

Jeudi 8 mars 2012 – Percy (50), place du Marché à 17h.

A l’appel de l’association Percy sous tension, rassemblement en soutien à une famille d’anglais sur le tracé, alors même que la commissaire enquêtrice pour les servitudes tentera de tenir son stand de propagande au Chefresne.

 

Samedi 10 mars 2012 – Lapenty (50), place de la Mairie à 8h30

Rassemblement et perturbation de la venue de la commissaire enquêtrice en soutien aux riverains refusant de signer les conventions de servitude nécessaire à RTE pour son chantier acheté.

Samedi 10 mars 2012 – Erbrée (35), devant la Mairie à 8h30

Rassemblement en soutien aux riverains refusant de signer les conventions de servitude nécessaire à RTE pour le chantier acheté.

Dimanche 11 mars 2012 – Villedieu (50), Ernée (53) et partout en France.

Déchainons-nous contre la ligne THT Cotentin-Maine : Journée d’action contre les lignes THT et RTE. Deux points de RDV publics sont organisés pour celles et ceux qui souhaitent se retrouver pour agir ensemble, l’un en Mayenne sur la place de l’hôtel de Ville de Erné et l’autre dans la Manche sur le parking de l’HyperCasino (sortie 38 de l’A84) à Villedieu.

 

 

 

Après le 11 mars :

Et dès le lendemain, une semaine de chantier sur le Chefresne du 12 au 17 mars 2012 avec pour objectif la protection d’un petit bois, la sécurisation des accès et la suite des travaux sur le château d’eau. RDV tous les midis à l’ancien château d’eau du Chefresne.

 

Jeudi 22 mars 2012 – Le Lorey (50), place de la Mairie à 9h.

Après Hauteville la Guichard le 26 janvier, Bréal sous Vitré le 23 février, Cerisy la salle le 29 février, un nouveau RDV est pris pour perturber un ou plusieurs chantiers au Lorey (à proximité de l’axe Coutances – St Lô)

Prochaine assemblée du Chefresne :
Dimanche 18 mars à 12 h
Les enjeux sont importants, soyons nombreux !

——————–

RESISTONS A LA LIGNE THT Cotentin-Maine

Depuis sept ans, des dizaines de milliers de personnes (de la Manche, de la Mayenne, de l’Ille et Vilaine et du Calvados) vivent avec l’épée de Damoclès d’une ligne Très Haute Tension programmée pour être installée de Raids (50) à Beaulieu (53).

Depuis décembre 2011, les chantiers de pylônes ont démarré et avec eux la violence d’état et de RTE (signatures forcées, travaux de destruction engagés légalement ou pas, etc…). Face à cette situation, nombre d’individus ont décidé que l’heure était à l’action directe pour tenter d’enrayer ce « rouleau compresseur » et appellent chacun à y participer avec les moyens qu’il jugera bon pour nuire matériellement à l’avancée du chantier. Si nous sommes contraints à ces pratiques c’est que l’opposition populaire à ce projet n’a, depuis que le projet est connu, rencontré uniquement que mépris et arrogance de la part de l’état et de RTE. Chacun aura compris qu’il n’y avait rien à attendre de ces institutions. C’est seulement en s’organisant par nous-mêmes avec nos moyens que nous pourrons freiner la toute puissance de l’état. Les habitants du Val Susa en Italie, qui luttent contre la construction de la ligne TGV Lyon-Turin, l’ont compris depuis longtemps. Ils arrivent pour l’heure à freiner sérieusement la destruction de leur vallée.

Depuis le 14 janvier 2012 et la réunion publique de Coutances, qui faisait suite à l’action de perturbation du convoi de déchets radioactifs de Valognes, une assemblée s’est constituée autour du village du Chefresne (50), terre de résistance depuis des années à ce projet de ligne THT. Cette assemblée, composée autant d’habitants proches du projet que d’individus en lutte contre toutes les politiques de gestion de nos vies par l’aménagement des territoires, assume entièrement l’héritage de l’action de Valognes, autant sur les pratiques de luttes, les formes d’organisation que sur le sens politique de ces luttes.

L’actualité nous montre avec bonheur que personne n’a attendu la constitution de cette assemblée pour agir sur le terrain. Déjà quelques pylônes déboulonnés, des engins en panne, des piquets de signalisation des chantiers systématiquement enlevés… Si les chantiers avancent bien trop rapidement, chacun peut constater que la panoplie des actions de nuisances reste ouverte et que les effets ne sont pas négligeables. L’état et RTE savent désormais que leur arrogance n’a d’égal que notre détermination.

Si l’assemblée du Chefresne entre aujourd’hui en résistance ce n’est pas seulement contre les dégâts sur la santé que RTE reconnaît implicitement en rachetant les maisons à moins de 100 m de son réseau THT. Ce réseau THT est intimement lié à la production nucléaire et assumé comme telle par EDF justifiant cette ligne THT par l’EPR en construction. C’est donc également une résistance à l’industrie nucléaire que nous poursuivons aujourd’hui. Mais ces lignes THT et la centralisation de la production électrique dont elles sont la résultante ont également une autre signification. Avec la multiplication de ces projets en France et en Europe, nous savons aujourd’hui que l’état et l’industrie ont décidé de faire de l’électricité un marché spéculatif international se donnant les moyens d’un réseau international de distribution pour vendre l’électricité de l’EPR au Maroc, en Angleterre ou ailleurs. On est bien loin du souci affiché par EDF de sécuriser la distribution en France et notamment dans l’Ouest. C’est donc aussi contre la démence productiviste et le règne de l’économie que nous rentrons en résistance.

Si ce qui se vit aujourd’hui du côté de la Manche et de la Mayenne trouve écho chez les opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes, à la centrale à gaz du Finistère, à la ligne TGV Paris-Cherbourg, c’est que nous partageons le sentiment d’une même dépossession face à la gestion de masse dont participent ces projets d’aménagement des territoires.

Ce que nous a appris l’action de Valognes de fin novembre c’est que lorsque de la détermination se double d’une organisation collective horizontale (autrefois nommée démocratie directe), ce que nous récoltons n’est pas seulement de la confiance et de la force, c’est aussi le sentiment profond de reprendre nos affaires en main. Quelle meilleure réponse aux expropriateurs de nos vies et aux aménageurs de notre survie ?

La présente assemblée se veut être un soutien (plus que nécessaire) pour les habitants et habitantes qui se trouveraient démunies face au travail de destruction qu’effectue RTE contre ce qui a été, pour elles et eux, des lieux dans lesquels il et elles ont toujours vécu et/ou travaillé. L’assemblée souhaite accompagner leur colère et les prémunir de tout acte de désespoir qui pourrait s’ajouter à leur sentiment d’impuissance, et souhaite également effectuer un travail d’information de la population contre la propagande produite par RTE quant à l’avancée, soi-disant sans « incidents », des travaux. L’assemblée souhaite la réappropriation de cette lutte par la population afin qu’elle y participe activement, et souhaite travailler contre toutes les formes de résignation.

Afin que les habitants et habitantes ne se sentent pas dépossédé-e-s de la lutte, ils et elles seront informé-e-s, par le biais des affichages, des prochaines dates auxquelles se réunira l’assemblée. Le collectif se veut ouvert à toutes les initiatives et à toutes les personnes souhaitant s’informer ou participer à cette lutte.

L‘assemblée refuse toutes formes de récupération politique. Toutes les initiatives ne devront, en conséquence, afficher aucune appartenance politique ou syndicale.

L’assemblée assumera toutes les formes d’actions, sans distinction de leur « violence », tant qu’elles n’atteignent pas l’intégrité physique des personnes travaillant à la construction ou à la protection des lignes. Qu’elles soient produites par les habitants de la région ou les personnes venant de l’extérieur, les actions seront assumées également. Le Collectif veut éviter les rivalités, peu constructives, entre des locaux et des non locaux.

NI RESIGNATION, NI COMPROMIS, SABOTONS LE CHANTIER DE LA THT

 

L’assemblée du Chefresne, le 4 mars 2012

Contacts : pylones arobase riseup point net

Infos : valognesstopcastor.noblogs.org et stoptht.org

_______________________________________________________________________________________

Outre les futures assemblées et actions à venir dont les dates seront communiquées sur les blog et site ci-dessus, vous pouvez nous rejoindre tous les dimanches à partir de midi au château d’eau du Chefresne.

[Stop THT] Trois chantiers perturbés lors de la randonnée au départ de Cerisy

Une douzaine de personnes se sont retrouvées ce 29 février à Cerisy, dans la Manche, pour une « randonnée sous les pylônes ».

Celle-ci s’est déroulée sur la commune voisine de Cametours où les randonneurs et randonneuses ont tout d’abord visité un dépôt où est entreposé du matériel destiné à la construction de la ligne et plus particulièrement des pylônes.

Le petit groupe accompagné d’une vingtaine de gendarmes (dont un véhicule tout terrain) a ensuite rejoint les chantiers des pylônes 136, 137 et 138. La surprise étant de voir, à leur arrivée, les ouvriers décamper dans la précipitation avec armes et bagages, en l’occurence des rouleaux de géotextile utilisé pour la mise en place des accès au chantier. Bref, des chantiers qui ont été arrêtés sans même avoir besoin de les bloquer.

Tout cela sous l’œil amusé de quelques journalistes auxquels fut distribué le texte suivant :

« Ici git un chantier illégal où les pylônes sont montés à vitesse forcée alors que l’EPR de Flamanville n’est pas opérant et ne le sera pas avant des années. Des vigiles sur les lieux, des rondes de gendarmerie pour protéger des intérêts privés : un bel exemple des politiques énergétiques actuelles.

Nous nous élevons contre ce projet car il est néfaste pour la santé des habitants : c’est indéniable ! Mais, surtout, nous nous insurgeons contre ce chantier qui est le symbole de l’incurie de l’État dans la gestion de la production énergétique du pays. Nos dirigeants entendent mieux la voix de certains intérêts privés que celle du peuple.

Nous clamons notre droit à être acteurs de nos vies, de nos projets de société et de la gestion de la production énergétique. Nous luttons localement contre un problème global.

Nous ne voulons pas de cette ligne, notre contestation ne pourra être étouffée. Nous crions juste de plus en plus fort, de plus en plus nombreux, jusqu’à être repris au sérieux. »

Prochains RDV sur le terrain le dimanche 11 mars 2012 :

https://i1.wp.com/pix.toile-libre.org/upload/original/1330595112.jpg

Mais aussi du 5 au 13 mars lors des enquêtes publiques destinées à octroyer à RTE l’autorisation de contourner le refus des riverains de signer les conventions de passage et de servitudes

Aussi, le 3 mars 2012, une projection suivie d’un repas à prix libre et d’un débat aura lieu au FJT de Coutances. Il s’agit du documentaire sur l’occupation de la forêt à l’emplacement d’un pylône lors d’une lutte similaire en Catalogne :

https://i2.wp.com/pix.toile-libre.org/upload/original/1330594932.jpg

Des randonneurs et randonneuses.

Suite des rendez-vous antinucléaires après l’assemblée au Chefresne le 12 février 2012.

vu sur le site du collectif stop castor (Valognes) :

les dimanches du chefresne et autres moments forts

Suite des rendez-vous antinucléaires après l’assemblée au Chefresne le 12 février 2012.

A l’assemblée du 12 février 2012 à Coutances, nous avons pris RDV pour accentuer les dimanches du Chefresne sur la défense du petit bois et préparer la résistance localement, et ce dès ce dimanche 19 février mais aussi les jours suivants avec possibilité de couchage, etc.

Sont aussi prévues une visite de chantier le 23 février 2012 sur la partie sud du tracé de la ligne et une promenade du même style plus au nord le 29 février 2012
Nous proposons pour le 11 mars 2012 une journée d’action décentralisée sur les lignes THT, en construction comme existantes avec deux points de RDV pour celles et ceux en recherche de points d’action ou d’accompagnement pour agir.

Nous rappelons aussi qu’est prévu un transport de déchets radioactifs (du combustible irradié) en provenance des Pays-Bas pour la Hague la semaine du 5 au 9 mars, probablement entre le 6 et le 8 mars 2012.

Nous envisageons un camp anti-THT pour le dernier WE de mai, du samedi 26 au lundi 28 mai 2012.

La prochaine assemblée aura lieu le 4 mars 2012 au Chefresne.

La maison de Bure en quête de résident-e-s. Bure en résistance contre un centre d’enfouissement de déchets nucléaires

La future poubelle nucléaire de Bure ? C’est 100 kilomètres de galeries souterraines destinées à recevoir les déchets les plus radioactifs de l’industrie nucléaire…  Pour renforcer la lutte contre ce projet une maison en ruine a été achetée en 2005 au cœur du village de Bure. Rénovée et habitée depuis contre vents et marées la Maison de Bure restera debout tant qu’il le faudra pour témoigner d’une opposition farouche au nucléaire et y proposer des alternatives.  Depuis sa création la Maison est occupée et animée par des personnes de tous horizons qui se relaient sur des périodes de quelques mois.                                                                                                                                       Dès ce printemps et jusqu’à la fin de l’automne, le collectif Bure Zone Libre, qui anime le lieu, recherche de nouveaux et nouvelles résident/es.

La Maison de Bure :

En 2004, des antinucléaires de France et d’Allemagne créent le collectif « Bure Zone Libre » et achètent l’année suivante un vieux corps de ferme lorrain à rénover, au cœur du village de Bure. Cette ferme en ruine deviendra la « Maison de résistance à la poubelle nucléaire ». Ouverte à toutes et tous, formidable espace de rencontres, d’échanges et de propositions d’alternatives au nucléaire et à son monde, cette Maison a pour ambition de devenir l’épine dans le pied des nucléocrates.

Une salle d’accueil du public, aux normes ERP, est en construction. Elle permettra d’accueillir réunions, expos, concerts, etc…

La Maison a aussi vocation à mettre en œuvre concrètement les alternatives au nucléaire (éolien, solaire, bois, etc.)

Aussi le collectif organise des chantiers bénévoles pour la construction de cette salle et la rénovation de la Maison, mais aussi des stages sur les énergies renouvelables (méthanisation, éolien…) ou de « formation à l’action » (grimpe, clown activiste…), des projections-débats, conférences, etc. Elle participe aussi activement à la dynamique de lutte avec les autres collectifs locaux (organisation d’actions, tenue de stands d’infos, participation au festival de Bure, etc…).

Bure :

Village perdu au fin-fond de la Meuse, aux confins de la Haute-Marne et des Vosges, où l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) construit son « laboratoire de recherche souterrain» depuis 2000. Une densité de 6hab/km² et les dizaines de millions d’euros distribués aux collectivités, particuliers, entreprises et associations locales ont contribué à laisser s’implanter le « Labo », tandis que dans les nombreux autres villages pressentis les populations se sont fermement opposées et ont réussi à empêcher l’installation de tels laboratoires.

Aujourd’hui Bure mais aussi ses voisins, Bonnet, Mandres et Ribeaucourt, sont condamnés à voir se construire sur leur territoire une poubelle nucléaire pour déchets Haute et Moyenne Activité à Vie Longue (HA & MA-VL) : des déchets hautement radioactifs pour des centaines de milliers d’années ! Ce projet, CIGÉO de son petit nom, développé par l’ANDRA et les producteurs de déchets (EdF, Areva, CEA), verra ses travaux démarrer en 2017 pour une mise en service en 2025. Rien n’est donc encore fait !

S’installer à la Maison :

Décider de venir vivre à la Maison est un acte fort qui demande pas mal d’investissement : accueil, secrétariat, communication, co-gestion de chantiers, interventions, orga d’événements militants, projets multi-collectifs et bien d’autres choses encore… Bref, un programme qui nécessite une présence sur une longue période, de plusieurs mois minimum.

Évidemment tout cela se fait en équipe avec d’autres membres du collectif et les opposants actifs du coin, mais aussi en fonction des envies et des talents particuliers des résidents !

En résumé ? Une aventure unique et l’occasion de mordre dans le talon d’Achille du nucléaire : la gestion des déchets.


bandeauTravauxHoriz.jpg

Pour en savoir plus sur le collectif Bure Zone Libre et discuter avec Marie, qui fera partie de l’équipe des résidents dès le printemps :   03 29 45 41 77

Pour plus de détails sur la vie à la Maison en tant que résident :  http://burezoneblog.over-blog.com

     bandeaiActionsHoriz.jpg

Discussion sur les luttes locales à Rennes le 6 janvier 2012 à 20h30

Vu sur Indymedia Nantes :

20h30 : Discussion autour de luttes locales, en vue d’une manifestation d’ampleur à Nantes.
Dans les locaux du 37 rue Legraverend (Métro Anatole France) où la maison de la grève est hébergée.

3 Juillet 2011, Chiomonte, Italie, 50000 manifestants encerclent le chantier du projet de ligne LGV reliant la ville de Lyon à celle de Turin. Les autorités italiennes sont contraintes de militariser la vallée pour espérer mener à bien les travaux.

23 novembre 2011, Valognes, Cotentin, 600 personnes investissent les rails pour bloquer le convoi de déchets nucléaires CASTOR. Sa route s’achève en Allemagne, à Gorleben, dans la région du Wentland, avec plus de deux jours de retard. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, paysans, et habitants de la région se rassemblent pour empêcher physiquement le train d’arriver à destination.

24 mars 2012, Nantes, Loire-Atlantique, une manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, se donne pour objectif de réunir plusieurs milliers de personnes de toute la France dans les rues de la ville et aux abords de la mairie pour montrer en acte leur détermination, et bloquer le centre de Nantes.

Dans le même temps, en mai et novembre 2011, en France, les contre-sommets du G8 et G20 sont de moins en moins fréquentés. Si l’attention se tourne vers les luttes dites territoriales, c’est peut-être parce qu’elles deviennent le lieu privilégié du conflit, le lieu de résistance aux formes contemporaines du pouvoir, là où il se matérialise plus qu’il se donne en spectacle.

Comment ces luttes deviennent celles de tous ? Quelles perspectives pour la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?

Nous proposons une discussion croisée entre trois exemples, celui de l’Italie, de l’Allemagne et celui plus proche de Notre-Dame-des-Landes, dans la perspective d’aller ensemble à la manifestation et à l’action d’ampleur qui se tiendra le samedi 24 Mars à Nantes.

– 7h00 – 10h00 : petits déjeuners
– 12h00 : cantine
– 14h00 : confection d’AFFICHES
Venez avec les idées, textes et dessins que vous voulez voir affichés sur les murs de la ville.
– 19h00 : cantine

————————————-
PRÉSENTATION
Lors du dernier mouvement contre la réforme des retraites, à l’automne 2010, nous avons réquisitionné les anciens locaux de la CFDT pour y installer la Maison de la Grève. Ça allait de soi : se doter d’un lieu pour s’organiser de manière déterminée par-delà les corporatismes et identités sociales (étudiants, travailleurs, chômeurs, travaillant dans le public ou le privé…). Un lieu pour partager nos analyses de la situation et coordonner nos actions, faire une caisse de grève pour s’entraider financièrement, organiser des cantines de grévistes alimentées en partie par des paysans nous soutenant, se retrouver dans des fêtes. Et imaginer comment faire durer la grève.

Au bout d’un mois et demi, la mairie de Rennes nous a expulsés, comme d’autres socialistes et toutes sortes de dirigeants organisent l’austérité ailleurs en Europe, et répriment ceux qui ne veulent pas plier. Après cette expérience, retrouver un lieu, cette fois pérenne, était une évidence. Pour construire, au fil des temps, une force locale déterminée à vivre autre chose que le capitalisme. Nous avons fini par nous installer dans les locaux d’une association au 37 rue Legraverend.

La Maison de la Grève est un lieu politique mais pas celui de professionnels de la politique. Ici, vous ne trouverez pas la clef pour sortir de l’impasse. La Maison de la Grève n’est qu’une ébauche, un commencement ici et maintenant d’autres possibilités. Avec son lot de difficultés et de joies.

Il est impossible de dire ce que la Maison de la Grève recouvre exactement et ceci pour une bonne raison : elle est plus que la somme des activités qui s’y passent, des événements qu’elle provoque ou auxquels elle prend part. Elle a la prétention de réussir à être en même temps plusieurs réalités, positions politiques, initiatives parfois même contradictoires sans se perdre dans l’éparpillement des luttes et le cloisonnement dans les manières de s’organiser.

Nous ne voulons plus laisser notre quotidien au hasard de ce monde. Nous voulons nous en ressaisir collectivement, partager et étendre des pratiques offensives. S’organiser contre le réaménagement de nos espaces, soutenir les grèves, imaginer des actions en dehors des mouvements sociaux, tout en se liant avec des initiatives d’ailleurs. Être un lieu d’où partir et où revenir, un lieu pour se projeter collectivement. Un lieu pour une mise en échec pratique et politique du pouvoir.

A la Maison de la Grève, vous trouverez une cantine, une université populaire, un atelier informatique, un magasin gratuit, une imprimerie (photocopieurs, sérigraphie), pour apprendre, manger, échanger, avancer. Vous pourrez aussi vous y rendre sans raison, pour prendre un café, trainer avec un ami, trouver un livre. Parce que la constitution d’une force tient autant dans sa capacité matérielle, à ses savoirs-faires, qu’à sa façon d’être et de marcher ensemble.

Ces dix jours ne sont qu’un debut ! Vous êtes les bienvenus !

https://maisondelagreve.boum.org/

Solidarité avec les inculpé-e-s de Valognes !

Valognes – Cherbourg : Départ immédiat!

Nous nous sommes croisés du coté de Valognes, par un matin brumeux de novembre. Retrouvons-nous le mardi 31 janvier 2012 à 8h30 à Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.

Le 23 novembre dernier, une action massive contre le train de déchets nucléaires “CASTOR” a permis d’imposer ce qu’on peut appeler pudiquement des “interférences” dans les plans bien huilés d’Areva, et la communication lénifiante de l’Etat. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu des centaines de personnes s’attaquer directement à l’un des maillons de l’industrie nucléaire, usant pour cela de tous les moyens nécessaires. Comme cet affront ne pouvait rester impuni et que les flics furent bien trop débordés, ce jour-là, pour pouvoir identifier l’auteur de quoi que ce soit, le parquet de Cherbourg se donne le ridicule de poursuivre les quelques camarades qu’il avait réussi à se mettre sous la dent alors, sous des prétextes futiles. Et puisque l’on n’a au fond rien à leur reprocher, on leur invente des délits fumeux. A l’un, on tente justement de coller la détention d’un fumigène qu’il n’a jamais brandi, mais que les gendarmes ont, eux, bel et bien ramassé dans un taillis. L’autre, que l’on n’a pas pu raisonnablement accuser d’avoir incendié un camion logistique des CRS, se voit au moins reprocher d’avoir ramassé une cannette à proximité. Une vague intrusion sur les voies, qui ne serait jamais advenue si les gendarmes mobiles n’y avaient pas détenu la camarade pendant des heures, des détentions d’armes de 6ème catégorie (un opinel tout de même!) dans des voitures de gens qui n’étaient même pas encore arrivés au rassemblement… Tout cela ne devrait donner lieu qu’à un grand éclat de rire, mais le parquet de Cherbourg en a décidé autrement : il y aura donc deux jours de procès, les 31 janvier et 7 février.

Nous qui étions à Valognes le 23 novembre savons bien que ce que nous avons fait ce jour-là est en fait le minimum de ce que nous devons à Areva et aux nucléocrates, et que ce n’est que le début du règlement des comptes. Il importe au plus haut point, dans le souci des développements futurs, de ne laisser personne sur le bord du chemin. Il est crucial de soutenir les 6 personnes inculpées.

Venez donc prendre le petit-dej’ ensemble le mardi matin 31 janvier dès 8h30 devant le tribunal de grande instance de Cherbourg (15, rue des Tribunaux) et participer à notre grand jeu-concours de découpe de rail à la scie à métaux. Le ou la plus rapide gagnera un vin chaud!

Si vous ne pouvez pas venir ce jour-là, placez des banderoles sur les gares, devant les tribunaux ou chez les nucléaristes de chez vous, faites des inscriptions, marquez votre solidarité.

N’hésitez surtout pas à faire savoir autour de vous que, nos caisses étant vides, tout l’argent nécessaire à couvrir les suites judiciaires de Valognes reste encore à trouver, ou contribuez directement par chèque à l’ordre de :

APSAJ-Valognes
Association Pour la Solidarité et l’Aide Juridique
6 cours des Alliés
35000 Rennes
IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207
CODE BIC : CCOPFRPPXXX

A tout de suite, donc,

Le collectif Valognes Stop Castor

http://valognesstopcastor.noblogs.org/