Archives de Tag: conseil général 44

Ils ferment, nous ouvrons ! (récit des 24h de la bataille des Ardillères, écrit par les occupant-e-s de la ZAD)

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD :

https://zad.nadir.org/

Pour la 2 eme fois en deux jours, une maison aux Ardillières est réouverte.

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IlS FERMENT, NOUS OUVRONS!

Lundi 5 mars à 14 h, au carrefour des Ardillères (en bordure de la ZAD), à peine les locataires d’une des maisons partis, une entreprise en condamne les ouvertures. Cette maison appartient au conseil général, dans le cadre du projet d’aéroport. AvertiEs, nous les empêchons de placer leurs plaques de métal en entrant dans la maison. La gendarmerie intervient et nous évacue violemment : 3 personnes arrêtées dont 2 placées en garde à vue et quelques blesséEs, mais un groupe de 7 personnes reste hors d’atteinte sur le toit. On se retrouve une centaine à la nuit tombée face à une multitude de flics et à leur « périmètre de sécurité ». Des feux s’allument, de la musique et une cantine s’improvisent, on s’installe pour plusieurs heures. Vers 11 h, la flicaille plie bagage, armes, gyrophares et caméras, sans avoir réussi à déloger les personnes sur le toit, et non sans prendre quelques cailloux… On reprend la maison. L’activité continue sur le carrefour : discussions, installation de la maison pour y dormir et la défendre contre une deuxième tentative d’expulsion.

Le lendemain, mardi, une bouffe réunit vers midi plusieurs dizaines de personnes. Dans l’après-midi, c’est 14 bus de gardes mobiles qui déboulent, et rebelotte ! 6 personnes sur le toit, rassemblement, le carrefour est bloqué par les flics, quelques barricades s’improvisent sur les routes pour gêner leurs mouvements, courses poursuites dans les champs, quelques arrestations. Pendant tout ce temps, les flics protègent des salariés du conseil général qui ferment tant bien que mal les ouvertures avec des plaques de bois. Quand c’est fini, ils s’en vont, toujours accompagnés par quelques pierres. En quelques minutes, leur blindage est joyeusement démonté et la porte ouverte : à l’intérieur, matelas et affaires abîmées, gaz lacrymo dans toutes les pièces.

Bon bah v’la quoi, c’est pour ça que c’est un peu le bordel sur le carrefour ces derniers jours.

Pour notre part, il est insupportable que des maisons soient murées, qu’on expulse et déplace des gens comme on le ferait avec des meubles, pour un aéroport ou n’importe lequel de leurs projets de riches. On ne se laisse pas faire et c’est pour ça que ça pourrait bien être encore le bordel dans cette zone dans les temps à venir. Dans cette lutte, y a aussi d’autres moments, des concerts, manifs, ballades, bonnes bouffes, discussions.

N’hésite pas à te tenir informée, à venir nous rejoindre…

La bataille des Ardillières sur la zone du projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes

Vu sur Indymedia Nantes :

La bataille des Ardillières

Ils ferment, on ouvre !

Venez nous soutenir ! Collectivisons les terres, ouvrons et occupons les maisons.

Sur la ZAD hier ( lundi 5 Mars ), les flics ont tenté de condamner une maison libérée par ses habitants depuis le matin ( pose de grilles anti-effraction ). Nous ne les avons pas laisser faire : virer les flics de la maison, barricades, personnes sur le toit, harcèlement jusqu’à leur départ, pour enfin barricader à nouveau. Les flics sont partis, on occupe la maison !
Depuis le début cette semaine de rencontre ( 5 au 11 Mars ), nous occupons une nouvelle maison, de nouvelles terres, pour demain nous approprier la zône toute entière. Venez soutenir ces ouvertures fragilisées par le flagrant délit qui laisse aux flics une marge de huit jours pour intervenir.

Commentaires (2 of 2)

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URGENT, ce mardi à 16h30

author par anonymepublication date mardi 06 mars 2012 – 18:39Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-s16h30 ce mardi – URGENT. Les keufs sont à nouveau là et 8 camarades sont sur le toit.
Besoin de renfort au lieu dit les ardillières à Notre-Dame-des-Landes.

Les forces répressives sont partis

author par anonymepublication date mardi 06 mars 2012 – 20:01Notifier cet article/commentaire aux moderateur-ice-sA 18h30, les flics sont partis n’ayant pu expulser les camarades sur le toit.
5 arrestations, les personnes seraient au commissariat de Blain.

Ceux embarqués hier sont tous ressorti.

 

Une affiche de soutien aux inculpé-e-s à coller près de chez vous.

En format PDF pour impression et diffusion :

affiche soutien inculpé-e-s

Le blog du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport :

http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

contact : csia@riseup.net

Le Sacre Russe : détournement d’un poster des folles journées de Nantes

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD :

Détournement d’un poster de « la Folle Journée » de Nantes en flyer contre VINCI…

Dans le bocage, la rage s’en vient… Récit subjectif de la journée de résistance du 24/01/2012 sur la ZAD

Dans le bocage, la rage s’en vient…

Récit subjectif du rassemblement de soutien aux propriétaires visé-e-s par des mesures d’expropriations, le mardi 24/01/12

Le gaz lacrymo est projeté sur nos visages; les gendarmes profitent de nos nausées naissantes pour nous séparer les uns après les autres. Peine perdue, notre envie de résistance sera plus forte que leur démonstration de force viriliste appuyée par leurs instruments de violence légitimé !
En s’accrochant aux camarades qui se font trainer sur le bitume, en louvoyant entre les gendarmes pour mieux revenir nous asseoir sur la route, nous donnons surement l’impression d’être une masse informe sans cesse en mouvement.

Mais vu de l’intérieur, nous sommes une force collective qui montre sa solidarité et sa rage face à un conglomérat public/privé qui nie notre droit à l’auto-détermination ! Et nous réussirons à donner pas mal de fil à retordre aux gendarmes,et à perturber quelque peu la petite promenade matinale du juge des expropriations (sous bonne escorte toutefois, la peur changeant parfois de camp !)

Tout au long de la matinée, à un peu plus d’une cinquantaine, sur les centaine-e-s d’opposant-e-s à l’aéroport présent-e-s, nous érigeons barricades improvisé-e-s, courrons autour du convoi pour mieux les harceler, nous couchant sur la route ou avançant en piétinant pour mieux les freiner.
En restant uni-e-s, nous obligerons le convoi à reculer/faire demi-tour par de nombreuses fois.

Les gendarmes,  par leurs coups de genoux en traitre et par leurs charges pour nous jeter dans le fossé, n’auront pas atteint le but de nous fatiguer. Nous ressentirons essentiellement leur fatigue et leur haine accumulée par la violence progressive de leurs interventions.

La réjouissance sera cependant mitigée pour pas mal d’entre nous.

Oui, nous avons réussi à retarder la visite du juge des expropriations aux propriétaires et à leurs terrains. Mais nous n’avons cependant pas pu empêcher ce magistrat d’exercer sa procédure mortifère, malgré notre spontanéité et notre mobilité tout au long de la journée.

Et si nous pouvons être un peu fière-e d’avoir, à un petit nombre, montré notre force collective et notre détermination (ce qui ne s’était guère reproduit depuis la journée du 5 juin contre des forages sur la ZAD), nous n’étions sans doute pas assez organisés et nombreux pour faire abandonner au juge et son escorte (dont jeeps militaires) leur promenade illégitime.

Ces limites sont pour la plupart indépendants de notre fait.

Ainsi, la plupart des propriétaires ou membres d’orgas/partis présentes ne se sont jamais couchés en face des véhicules.  De même aucune et moindre tentative de freiner la marche de l’escorte du juge n’a été effectuée (des propriétaires ont de plus exprimé leur mécontentement par la suite, face à notre volonté d’empêcher le juge d’effectuer sa ronde policé ! Vive l’esprit de résistance…).
Certain-e-s habitant-e-s du coin et des environs viendront cependant nous soutenir en nous rejoignant, ce qui nous apportera pas mal de sourires et de joie.

Concernant l’appel au rassemblement de soutien aux propriétaires, certains faits posent aussi à interrogation.

L’appel, qui est l’origine de l’ACIPA, n’a été inscrit que le dimanche sur l’agenda de la principale association de lutte contre l’aéroport. Le même jour un petit article de ouest torche mentionnait le rassemblement du mardi.
Nous sommes habitués à la mauvaise communication de l’ACIPA pour des actions ponctuelles ou de dernière minute, mais la manière dont elle a communiqué sur ce rassemblement n’a pas du tout permis de réunir toutes les énergies militantes et de se préparer au mieux.
D’ailleurs, si un membre du CLCA n’avait vu pas l’info sur l’ agenda de l’ACIPA, aucun appel n’aurait circulé sur les listes mails ou sur le net (appel qui a circulé à partir du dimanche). L’ACIPA n’ayant publié par la suite qu’un tiède appel sur l’agenda d’indymedia nantes.

La plupart des occupant-e-s de la ZAD, pourtant en lien avec l’ACIPA, ne seront prévenus que la veille du rassemblement par l’association (lors d’un débat sur la lutte au Larzac; d’autres militant-e-s l’apprenant aussi par ce moyen).

Nous espérons que l’ACIPA saura par la suite diffuser clairement et sans rétention des infos qui concernent toutes/tous celles/ceux qui se sentent concerné-e-s par la lutte, et particulièrement sur des événements qui permettraient de stopper le processus du projet (les recours juridiques que déposent régulièrement la coordination des opposant-e-s et l’ACIPA, depuis 10 ans, n’ayant à ce jour débouché sur aucune petite victoire).

La victoire sur ce projet, mais aussi contre le bétonnage des terres et le diktat sur nos choix de vie collectifs, ne se fera qu’avec une véritable solidarité !

Le juge des expropriations, ou fossoyeur de vies rurales, croit nous impressionner avec ses chiens de garde. Il n’a fait que renforcer notre rage contre l’occupation militaire de la ZAD, et contre le processus d’expulsion de toute vie de la zone du projet d’aéroport !

Le projet d’aéroport ne passera pas ! Nous sommes déterminé-e-s à ne pas les laisser décider de nos vies !

Rejoignez-nous sur le terrain de la lutte !

Un membre du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

Petit point de situation à propos des expropriations et du projet :

Sur la Zone du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, plus d’une cinquantaine de propriétaires fonciers auraient résisté au procédures d’acquisition à l’amiable, procédures initiés-e-s ces derniers mois par la multinationale Vinci. Sur les 1600 hectares concerné-e-s par ces procédures (sans compter les terrains qui seraient bétonnés autour du projet si il se réalisait), il manquerait 350 hectares au groupe Vinci pour lancer les travaux.

Le juge des expropriations, chargé des mesures d’expulsions, devra se rendre à plusieurs reprises sur la ZAD au cours du mois de février pour rencontrer les propriétaires récalcitrant-e-s, et évaluer le prix des terrains qu’elles/ils possèdent.

Les autorités publiques n’ont pour habitude de décevoir leurs amis du privé, comme le montrent la politique des PPP en matière de projets urbanistiques (le projet d’aéroport de NDDL figurant dans le lot). De plus, les procédures d’expulsions seront opérés et devront être assumés par la force publique, et ce à la demande de Vinci. Mais c’est sans compter sur notre résistance qui les en empêchera !

Les expulsions sur la zone du projet d’aéroport de NDDL se rapprochent ! Préparons-nous pour une résistance active et déterminée !

Un article de ouest torche paru aujourd’hui (le 22/01) mentionne le fait que le juge des expropriations va passer sur la ZAD ce mardi 24/01 pour signifier aux propriétaires, qui ont résisté aux négociations à l’amiable, leur prochaine expulsion.

Un rassemblement de soutien est prévu à cette occasion à partir de 9h30 à Notre Dame des Landes le 24/01 (voir en bas de l’article). Nous rejoignons cet appel, avec la conviction forte que, par notre nombre et notre rage, nous pourrons stopper ces procédures et le projet d’aéroport de NDDL !

Nous ne pouvons que nous battre avec détermination contre ces prochaines expropriations, qui visent à vider une zone de 2000 hectares de toute sa vie paysanne et rurale et à saper toute la résistance qui pourrait s’y mener et qui s’y mène !

Le bétonnage de ces terres agricoles ne se fera pas si nous savons résister à cette première vague d’expulsions, et signifions aux autorités que leur aménagement du territoire est contraire à notre droit à l’auto-détermination de vivre sur un territoire comme nous l’entendons !

N’oublions pas que l’aéroport de NDDL ne bétonnera pas seulement 2000 hectares, mais qu’il augmentera l’urbanisation du 44 et de tout le grand ouest de la France.

A l’heure où l’équivalent d’un département français disparait sous le béton tous les cinq ans, soit l’équivalent de la Bretagne en 20 ans, et que notre autonomie alimentaire est de plus en plus menacé, cela ne peut que nous renforcer à résister vivement contre le projet d’aéroport de NDDL !

Toute une biodiversité et un bocage unique en France disparaitrait par ce projet ! L’hypocrisie du développement durable qui permet de détruire de nombreux écosystèmes en le cautionnant par des mesurettes grotesques de greenwashing doit cesser !

Préparons-nous à la résistance contre ces expulsions imminentes ! Contre ce projet inutile et dangereux, nous lutterons avec joie et rage !

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

N.B: les propriétaires ne sont pas les seul-e-s à être concerné-e-s. Ainsi les occupant-e-s de la ZAD, venu-e-s s’installer sur la ZAD pour soutenir la résistance, seront pour la plupart concerné-e-s plus rapidement par les expulsions. Nous ne pouvons que les soutenir et appeler à défendre les lieux qu’ils occupent ! Voir leur appel ici :

http://zad.nadir.org/spip.php?article166

L’appel au rassemblement de soutien aux propriétaires expulsables, vu sur l’agenda de l’ACIPA :

Mardi, 24 janvier à partir de 09:30
 Solidarité avec les propriétaires qui refusent de vendre à Vinci
Lieu : Notre-Dame-des-Landes – L’Epine (plan)
Description :
L’ACIPA appelle à une présence de solidarité avec les propriétaires qui ont refusé la vente à l’amiable de leurs terrains, à l’occasion du déplacement sur place du juge aux expropriations, le mardi 24 janvier.
Rendez-vous à 9h30 à la sortie du village de l’Epine, route de la Paquelais (D42) en venant de Notre-Dame-des-Landes, à côté des containers de tri sélectif, à gauche de la route.
Le lien vers l’article de ouest torche :

La confédération paysanne 44 et l’ADECA complices de la vente de la ZAD à Vinci ?

Un article de ouest torche du samedi 10/12 porte à pas mal d’interrogations. Vous pouvez le trouver en bas du texte.

Dans cet article on apprend qu’une manif de la confédération paysanne 44 était prévu pour le mardi 13/12, afin de dénoncer la vente de terrains situés autour de la ZAD à Vinci (128ha).
Première question : qui était au courant de cette manif ?

On apprend aussi que ce mardi se déroule la vente des terrains du conseil général à Vinci ! Qui était au courant, à part apparemment la conf et l’ADECA* (et surement l’ACIPA)?. C’est quand même un fait énorme qui aurait du être divulgué depuis longtemps. La concession de la ZAD à Vinci n’aurait donc été que théorique jusqu’à ce mardi 12 !* Le conseil général a su se faire oublier, et les organisations au courant n’ont rien fait pour le divulguer ! Que cherchaient-elles à cacher ?… Des actions auraient pu s’organiser pour ce mardi si les autres militant-e-s opposant-e-s à l’aéroport avaient été mis au courant !

De plus, on apprend que cette manif n’était destiné que pour dénoncer la vente des 128 hectares en dehors de la ZAD ! Cherchez l’erreur… La conf et l’ADECA ont ainsi décidé d’annuler la manif suite, non pas à l’annulation de cette vente de 128 ha, mais à son simple report ! La vente des terrains de la ZAD à Vinci, toujours intégré dans la vente de Mardi, n’est donc pas assez inadmissible pour que la conf et l’ADECA souhaitent daigner manifester leur mécontentement ! On hésite entre incrédulité complète et sentiment de trahison (bien que le sentiment de trahison domine !)

L’ADECA et la conf 44 auraient-ils abandonné la lutte en acceptant le transfert des 928 hectares détenus par le conseil général* à Vinci, tout en gardant une opposition de façade comme l’effectue Europe écologie ?

A la lecture de cet article de ouest torche, on ne peut que se poser sérieusement la question…

On ne s’étonne cependant pas trop de cette attitude quand on sait que Bernard Deniaud, ex-paysan membre de la conf 44, est aujourd’hui vice-président du conseil général, chargé des routes et de l’urbanisme !

Et que Sylvain Fresneau, président de l’ADECA, a déjà montré sa résignation au béton, comme le démontre cet article :

http://nantes.indymedia.org/article/21677

En attendant des réponses, à ces questions plus qu’urgentes, de la part des orgas concernés, on ne peut que dire : affaire à suivre…

De notre côté, cela nous renforce dans l’optique de renforcer la lutte par le soutien à l’installation de nouveaux/lles paysannes sur la ZAD, et par des temps forts de rassemblement et de partage.

La lutte continue, tout en espérant qu’elle soit moins obscure par la suite…

Des membres du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

*ADECA : Association de Défense des Exploitants Concernés par l’Aéroport

*La concession de la ZAD du conseil général à Vinci était affichée comme étant délivrée depuis le 1er janvier 2011. N’était-elle donc que purement théorique ?

*Il manque encore des centaines d’hectares à Vinci, car plusieurs propriétaires refusent encore de vendre…et on les encourage à continuer et résister !

L’article de ouest torche ci-dessous :