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Appel au soutien financier du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL ne fonctionnait jusqu’ici qu’avec peu de moyens, chaque membre donnant ce qu’il pouvait/voulait quand on avait besoin de dépenser de l’argent pour des actions.

Mais parce qu’au bout d’un moment, on a pas non plus des poches extensibles et que la lutte est loin d’être finie, on a décidé d’ouvrir un compte bancaire pour que vous puissiez nous soutenir financièrement (si vous pouvez) pour nos actions.

Nous avons décidé collectivement d’utiliser ce compte bancaire afin de :

pouvoir imprimer des tracts/textes/affiches sur la lutte contre l’aéroport de NDDL, contre l’urbanisation et pour la réappropriation collective des terres. Renforcer en général la communication, hors média de masse, autour de la lutte contre l’aéroport et ses enjeux globaux.

soutenir/participer à l’organisation d’actions de réappropriation collective de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet d’aéroport ou Zone d’Autonomie Définitive), voire ailleurs dans le 44.

permettre le remboursement intégral de la dette du village autogéré* de convergence des luttes anti-capitalistes qui s’est tenu en juillet 2011 sur la ZAD. Dette contractée auprès de paysan-ne-s bio du 44.

soutenir les nombreux/nombreuses camarades inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport et son monde (voir aussi ici : https://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/)

soutenir/participer à des actions ayant comme enjeux : l’accès à la terre, l’autonomie paysanne/artisanale, la protection des milieux bocagers/naturels…

Vous pouvez envoyer un chèque de soutien au CLCA par voie postale à l’ordre de :

CLCA Notre Dame des landes

et à l’adresse postale: Le Pin 44320 Chauvé

Ou par RIB :

l’IBAN : FR76 1027 8361 5500 0105 2910 138

le code BIC : CMCIFR2A

Pour soutenir le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL, vous pouvez aussi nous écrire, cela fait toujours plaisir.A cette adresse : contactclcanddl@riseup.net

*Le village autogéré a permis d’accentuer l’occupation de la ZAD par la venue d’une vingtaine de nouveaux/lles occupant-e-s et la création d’un projet d’installation paysanne; mais a aussi renforcé nos réseaux et nos luttes contre le monde capitaliste et productiviste qui entoure le projet d’aéroport de NDDL. Plus d’infos ici : http://wp.me/p1hwU8-jY

N.B : notre compte est ouvert en indivision, c’est à dire qu’il est « possédé » par trois personnes, ce qui est nécessaire pour une association de fait (association sans bureau, ni statuts). Ce genre d’association est bien pratique pour tout collectif autogéré, et assure un peu plus de transparence car trois personnes de différents lieux peuvent consulter le compte. Comme décidé collectivement, un retour sur l’état du compte du CLCA sera fait à chaque réunion de notre collectif. Les décisions seront aussi prises collectivement quand à l’utilisation de l’argent du compte.


[Journée mondiale des luttes paysannes] A Nantes, le 17 Avril : Mobilisons-nous ! Guérillas Potagères et rencontres

Vu sur Indymedia Nantes, le 09/04/12 :

 

Enterrons le système agro-industriel !
Défendons la terre des projets inutiles et dévastateurs !

Le 17 avril commémore l’assassinat en 1996 au Brésil, de 19 paysans innocents qui luttaient pour la terre, la défense des petits paysans et reprendre le contrôle de leur propre production alimentaire.
Via Campesina, appelle tout-e-s les paysan-ne-s, citoyen-ne-s, élu-e-s, toutes et tous à se mobiliser partout dans le monde le 17 Avril 2012 pour lutter contre l’artificialisation et l’accaparement des terres.

guerilla_potagere_nantes.jpg

Deux « Guérillas Potagères » s’organisent à Nantes et Questembert.
Venez nombreux avec brouettes, terreau, semences, plants, instruments, déguisements, banderoles, de la patate et plein d’autres idées pour faire de la ville un jardin sauvage et des citadins des jardiniers révoltés …. Ensuite un tour à Teillé pour une rencontre entre paysan-ne-s, citoyen-ne-s et elu-e-s.

Le programme :

Questembert (56) :
Rendez-vous à 16h30 sur le rond point du Petit-Molac (http://maps.google.com/maps?q=petit+molac&hl=fr&ll=47.6…&z=18) armé de vos outils de jardinages, des recharges de graine, d’instruments sonores … etc !!!

Nantes (44) :
Départ à 16h00 du Square Mercoeur (http://maps.google.com/maps?q=petit+molac&hl=fr&ll=47.2…&z=18) pour une déambulation potagère !!
Même chose : tout ce qu’il faut pour transformer la ville en joyeux jardins sauvages !!!

Teillé (44) :
Réunion en solidarité de la journée internationale des luttes paysannes à l’initiative du Wagon, de Loco-motive, Agile, et la Confédération paysanne Plusieurs partis politiques sont invités à s’exprimer sur divers sujets. Seront abordés les problèmes que posent les achats de terres, par des firmes imposant des systèmes monoculturaux tels que la palme Africaine. Salle polyvalente de Teillé – 20h30

L’appel à la guérilla potagère du 17 avril à Nantes en tract (PDF) :

Gu–rilla Potag–re A6

L’appel de la confédération paysanne à se mobiliser en France pour la journée mondiale des luttes paysannes :

appel17avril

[Résistance au bétonnage] Appel au montage d’un camp permanent à partir du 10 avril 2012 contre un projet de stade de foot à Décines (Lyon)

Reçu par mailing, le 05/04/12 :

Appel au montage d’un camp le 10 avril 2012 à Décines, au 1 rue Michel
Servet.

Nous appelons à une mobilisation importante pour une vie en vert, et contre la construction du stade de foot des Lumières de Jean Michel Aulas, Gérard Collomb et Vinci :

Salut à tous et à toutes, ami-e-s, militant-e-s de la première
ou de la dernière heure.
L’étau se resserre jours après jours ; aseptisés sont nos vies, nos
villes et nos quartiers.
Les zones de libertés diminuent à mesure que disparaissent les espaces
naturels.
La politique mondiale s’allie au béton et à l’acier, aux pelleteuses
et aux foreuses pour permettre le maintien de l’ordre, pour asseoir
l’empire de glace sur nos vies et celle de la Nature.

Depuis longtemps nous comprenons que nous devons protéger la nature:
car militer pour la protection d’un arbre, c’est déjà, sauver les
valeurs humaines.

Ils bétonnent! Ils expulsent! Nous, nous occupons:

A Notre-Dame-des-Landes, la Z.A.D (Zone à Défendre), s’attache depuis
des années à occuper les terres destinées à la construction d’un
aéroport, sur plus de 2000 hectares qui, espérons le, ne verra jamais
le jour.a

A Turin, et dans les vallées alentour, nombreux et nombreuses sont
celles et ceux qui militent contre le projet du TGV (TAV) censé
rejoindre Lyon, par un tunnel de 53 km sous les Alpes.

Partout émergent des problématiques liées à la spoliation des terres,
de l’expropriation des paysans, à la destruction des milieux naturels.
Partout, on déloge, on déplace, on parque ailleurs ce que l’on devrait
protéger ici.

Ces projets destructeurs sont décidés au plus haut niveau:

– Etatique
– Juridique
– Financier

Par la complicité de lois liberticides. (LSQ, LOPPSI 2, HADOPI, ACTA…)

Dans la plupart des cas, des multinationales du bâtiment sont impliquées:
Vinci en particulier, qui se cache derrière tout un tas d’autres
entreprises qui sous-traitent  pour ce leader du réseau routier et BTP
mondial.
D’une manière ou d’une autre, la résistance face au capitalisme,
à l’impérialisme et au libéralisme du corps et de l’esprit doit être aboli.
La conscience adulte environnementale passe par le refus:
des projets immobiliers, des projets d’infrastructure et des projets
de colonisation, que ces bourreaux ignorants mettent en place.

La volonté de création d’un grand stade par messieurs Jean-Michel
Aulas (PDG de l’OL) et Gérard Collomb (Président du Grand Lyon, des
Hospices de Lyon, sénateur et maire d’une « gauche ratée, d’une droite
dans ta gueule » de Lyon), nous montre aujourd’hui, leur intention
nuisible de conquérir l’est lyonnais pourtant proclamé: « Poumon Vert »
de l’agglomération.

Le projet OL Land de Jean-Michel Aulas est d’implanter un immense
complexe sportif sur plus de 50 hectares de réserve foncière sur la
commune de Décines à 15 km de Lyon, dans l’est lyonnais.(OL= Olympique
Lyonnais)
OL Land comprendrait: le nouveau stade de 60 000 places, le centre
d’entraînement de l’équipe professionnelle, les bureaux du siège d’OL
Groupe, une boutique OL Stade,         7000 places de stationnement,
plusieurs équipements de loisirs et de divertissements dont cent
cinquante chambres d’hôtel*** et 8 000 mètres carrés d’immeubles de
bureaux, autour, des routes et encore des routes qui recouvriront
soigneusement tous les déchets qu’ils ne peuvent enfouir ailleurs.

Finalement, bien plus qu’un simple stade de football destiné aux
footballeurs professionnels, il s’agit d’une mégapole d’affaires
construites à des fins privées, pour le profit de « Big Brother ». Le
stade n’occuperait que 5 hectares.

L’égo de ces brigands ne brillera pas longtemps, tant que nous
occuperons les terres et maintiendrons une résistance face au fléau
qui se répand.
Nous sommes libres et indépendant-e-s, nomades du monde inter-galactique.
Le monde est à celles et à ceux qui le respectent.
Soutenons la famille Morel: maraîchers pour une AMAP, et Philippe
Layat: éleveur de brebis; sur les communes de Décines et de Chassieu.
Mobilisons-nous, avec l’association « Carton Rouge » qui depuis
plusieurs années militent aux côtés de ces êtres « encore » humains,
pour rendre la terre à qui de droit.
Non au stade de Décines! Non à l’aéroport de Notre-dame-des-landes!
Non au TAV Lyon-Turin!

Mardi 10 avril 2012, nous monterons un camp, sur les terres du futur projet.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui désirent renverser le
régime inquisiteur du roi Aulas et de son bouffon d’Collomb, à venir
prendre place dans la mobilisation contre cette démagogie capitaliste.
Voici venue la fin de l’hégémonie colonialiste de l’empire.

Bienvenue au plus grand nombre, aux bras et à l’énergie de celles et
ceux qui désirent s’investir dans le projet.
Au programme et sur le long terme : potager, éco-construction,
ateliers, débats, théatre, cirque, musique, actions militantes…

A partir du 11 avril, nous commencerons le début du jardin. Nous
appelons les volontaires à amener leurs pieds (jambes et pieds de
tomates, de biches ou autres) ainsi que les outils nécessaires s’ils
en disposent.

PS: Le délai est court : nous avons quatre ans pour empêcher le projet
d’arriver à son terme. (Stade prévu pour l’Euro 2016)

La lutte continue…

…NOUS…

Liste des besoins au montage du camp :
-matériel de camping ( tentes, marabouts, tipis, yourtes, poeles à bois…).
-matériel de jardinage (outils, bidons, graines, semences, tonne à eau…).
-matériaux de construction (planches, poutres, enduits, paille…).
-moyens de transports (voitures, vélos, mobylettes, fourgons…).

Ainsi que tout ce que vous jetez ou n’utilisez plus : moquette,
vêtements, costumes, tissus, fenêtres…

A très vite  !!!!!

Un appel à la résistance, par des habitant-e-s de la ZAD en colère, lu durant la manif du 24 mars

Reçu par mailing, le 25/03/12 :

Amis d’ici, amis d’ailleurs

ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes n’est pas une simple affaire politique. Elle est humaine, elle parle de notre avenir commun sur cette terre, elle est le choix entre une vie digne d’être vécue, et la mort. On peut très facilement être mort, et se lever pourtant le matin pour aller au travail. Des millions de gens malheureux en font l’expérience…

La destruction ici projetée vise un petit morceau de la France, planté à un jet de pierre de Nantes, fief d’un grand féodal socialiste, Jean-Marc Ayrault. Comment est-il possible d’être si lâche ? Comment peut-on s’asseoir sur tant de proclamations ? Sur tant de phrases creuses prononcées depuis vingt ans par cette gauche bien élevée, au nom du soi-disant « développement durable » ?

Jean marc Ayrault ne pense pas, il règne.Incurable défenseur des intérêts industriels, comme son maître-candidat,Francois Hollande. Et ce grand seigneur d’opérette sait reconnaître la puissance quand il la croise. Certes, c’est l’État qui a donné le chantier de Notre-Dame-des-Landes à l’entreprise Vinci, mais il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre le maire de Nantes et celui qui au nom de tous pousse à la construction, c’est-à-dire François Fillon, Premier ministre en titre.

Les socialistes ne sont pas seuls en cause, et nous n’oublierons pas de sitôt leurs complices. Nous voulons parler de ces écologistes de salon, toujours prêts à vendre leur pauvre âme tremblotante en échange de quelques places. Comment osent-ils, les Duflot, Magnen,De Rugis , qui sont pourtant venus chez nous clamer leur opposition au nouvel aéroport ? Comment osent-ils – après nous avoir tant promis -, capituler en rase campagne autour d’une table de Monopoly ? Imaginez comment une telle trahison aurait été accueillie à l’époque du Larzac, en 1972, voici quarante ans. Imaginez comment auraient été reçus des écologistes d’alors, pactisant avec l’armée dans le dos des paysans En réalité

Ces gens de droite et de gauche ne connaissent que la puissance, et la puissance de l argent. Pour l’eau, voyez Veolia ou Suez. Pour l’énergie, EDF ou Aréva. Et pour le BTP, Bouygues, Eiffage, Vinci. Ces trois derniers connaissent toutes les chansons du répertoire. Tout le monde ici, , comprend ce que cela veut dire…,

Parlons de Vinci qui a vertueusement triomphé dans l’appel d’offre pour Notre-Dame-des-Landes,.: Vinci est concessionnaire du projet d’autoroute Moscou Saint-Petersbourg, qui menace la forêt moscovite de Khimki. Savez-vous que l’opposant au projet Mikhaïl Beketov a été si gravement tabassé qu’il demeure, quatre ans après les faits, lourdement handicapé ? Que Konstantin Fetissov, un autre militant, a été attaqué à coups de batte de base-ball ? Que tant d’autres sont menacés chaque jour ? Ô bien entendu, les beaux messieurs de Vinci ne sont pour rien dans de telles horreurs. Pensez donc. Mais il est bon de garder certains faits dans un coin de la tête.

Comme l’exemple du désastre général des aéroports de province espagnols. Une nouvelle fois, qui veut savoir, sait. Il existe là-bas, en partie grâce aux amis locaux d’Ayrault, socialistes comme lui, une cinquantaine d’aéroports, le plus souvent gérés par des structures publiques. Le bilan en est infernal.. Huesca, dans les Pyrénées ? Vide. Lérida, Cordoue ? Vides. Ciudad Real, qui devait concurrencer Madrid-Barajas ? Un désert qui aura coûté pour commencer 500 millions d’euros.. Castellon, à 50 kilomètres de Valence ? Pas un chat, mais un coût de 150 millions d’euroS.Voilà ce qui se prépare à Notre-Dame-des-Landes.

Un politicien du passé, Ayrault, , veut nous lancer dans une aventure stupide, morbide. Pour faire décoller des avions qui ne décolleront pas, il entend faire disparaître 2 000 hectares d’une terre miraculeusement préservée, où les animaux et les hommes qui la peuplent ne demandent rien à personne. En défendant un mode de vie criminel, qui permet à une infime minorité d’utiliser un engin destructeur du climat. Nous ne pouvons lui pardonner.

Nous ne pardonnerons pas, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais à tous ceux qui osent soutenir, de près ou de loin, cette terrible agression contre la beauté de la vie. En attendant la victoire, que nous espèrons de toutes nos forces, nous pleurons un endroit qui pourrait disparaître. Si les machines finissent par gagner la partie, les larmes de crocodile couleront à flots. Il est si bon de pleurer sur le sort des Indiens de l’Amazonie ou des Bushmen du Kalahari. Les bonnes consciences n’hésitent jamais à donner de la voix pour faire croire qu’elles pensent aux autres. Mais nous, nous refusons leur sainte pitié.

Nous réclamons la solidarité. Nous appelons au combat. Nous voulons vivre ici.

Le soutien de nos compagnons de lutte venus de tout horizon nous donne la force de nous battre.Qu’ ils en soit ici remercié.. La bataille continue, et nous nous ne pouvons pas la perdre.

Seulement, il faut se lever. Et pas à moitié.

Il faut s’unir, et sortir nos étendards . Il faut empêcher la construction de cet aéroport de la mort.

[Stop THT Cotentin-Maine] A Chefresne, c’est maintenant qu’il faut y aller !

Reçu par mailing, le 04/04/12 :

N.B : pour plus d’infos sur la résistance à la construction de la Ligne à Très haute Tension Cotentin-Maine (liée à la construction de l’EPR de Flamanville) vous pouvez aller ici :

http://stop-tht.org/

et ici :

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

Bonjour à tou-te-s,

Cela fait maintenant une semaine que le camp est officiellement établi au
bois de la Bévinière sur la commune du Chefresne.

Cette résistance qui faut suite à la délivrance de l’arrêté permettant la
mise en route de travaux y compris chez celles et ceux refusant le
chantier de la THT, a vu sa première mise à l’épreuve jeudi 29 mars 2012.

Le déploiement important des forces de l’ordre venu accompagner les
élagueurs qui devait disposer du petit bois a du se contenter de permettre
à des géomètres de faire des relevés… sur les emplacements

Depuis, malgré des intimidations régulières des forces à leurs ordres, le
camp se renforce mais il a toujours besoin de sang frais.

Soyons prêt-e-s et continuons autant que nous le pouvons à préparer les
actions et réactions qui empêcherons RTE et consorts de pénétrer la
commune.

Continuons donc à renforcer tous nos points forts : château d’eau, petit
bois, blocage des accès et autres nuisances tout au long de la ligne.

Sur le camp, il est important de pouvoir compter sur des personnes qui
puissent passer une nuit (ou plusieurs) sur le camp ou à proximité afin de
faire tourner. Merci de vous faire connaître en indiquant la/les nuit(s)
de présence possible.

Il y a aussi toujours besoin d’un peu de matériel :

* Outillage and co :

– Lampes torches de forte puissance
-Perçeuse à percussion mandrin auto serrant
-Visseuse électro portative + batteries + chargeur
-Meuleuse d’angle diam 125 mm + disques matériaux
-scie circulaire
-Scie sauteuse
-forêt métal titane (diam 3 à 12mm)
-tournevis cruciforme toute taille
-disque diamètre 125 multi matériaux pour petite meuleuse
-seaux (5 à 20l) et/ou bac de rangement
-rappe à bois
-un merlin pour fendre le bois
-lames de scie sabre pour le bois
-panneaux solaires
-batteries pour stocker l’énergie
-Des rallonges électriques, type enrouleurs 40m)

* matériaux
– de l’isolant mince, type multicouche en paguaille !
– de l’isolant liège en panneaux
– De la gaine de drainage(petit diamètre)
– des boulons de toutes longueurs et diamètres
– Des verrous
– charnières solides
– du ciment
– du sable
– du gravier
– De la peinture pour mur extérieur de couleurs pour repeindre le chateau
d’eau
– des pigments
– De la moquette en quantité
– Des tapis
– des filets

* aménagements et vie sur place :
– des matelas/tapis de sol/mousse
– des couvertures / sacs de couchage
– des draps
– des oreillers
– des grosses gamelles (poeles, cocottes…)
– une théieire
– deux grandes passoirs pour égoutter le riz, patte…
– Une chaine hifi (ou même lofi)
– De la lecture pour la bibliothèque
– une table pour le chateau d’eau
– porte manteau
– Des ampoules basses conso, led

* matosse d’escalade
– poulies,
– sangles,
– cordelettes,
– cordes statiques,
– maillons rapides,
– baudriers…

* Les indispensables
– Des bottes
– Des cirets
– Des gilets jaunes

Mais surtout : venez ! AGISSEZ !

THT NO PASARA !!

Des nouvelles de Khimki (forêt menacée par un projet d’autoroute mené par Vinci près de Moscou)

Article vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 03/04/12 :

Les activistes et journalistes russes ont survécu aux coups, intimidations et arrestations durant la campagne pour sauver l’une des dernieres forêts millénaires moscovites de la destruction.

Notre mouvement pour modifier le trajet de l’autoroute qui doit couper à travers la forêt de Khimki est devenu l’un des mouvement activistes les plus inspirés et le plus large depuis longtemps. Il s’agit de plus qu’une forêt. Nous combattons le règne de la corruption et du pot de vin dans le gouvernement, la loi et l’industrie, qui a permis à ce projet d’avancer.

L’année dernière, après la manif de milliers de citoyens dans le centre de Moscou, nous avons gagné une énorme victoire quand le président Dimitri Medvedev a arrêté momentanément la construction. Une de nos principales organisatrices, Yevgenia Chirikova, est mère de 2 enfants et a courageusement propagé la campagne depuis 2007 au risque de mettre sa famille en danger. Maintenant la construction doit reprendre.

Depuis ce mois ci la multinationale française Vinci est autorisée à entamer la première étape de l’autoroute. C’est la meilleure chance pour nous d’arrêter le projet avant que l’équipe de construction n’arrive.

Nous nous tournons vers vous afin d’augmenter le soutien international. Comme le gouvernement russe nous a laché, nous ciblons Vinci, qui compte faire des profits énormes avec ce projet. C’est la seule compagnie occidentale investie dans la construction.

nous vous demandons de diffuser l’appel pour la Pussy riot les 15 et21 avril prochain !

As promised, I send you the links with more information on the topics.

http://khimkiforest.org/ English Française Deutsch Español Русский

Brief description of the problem http://khimkiforest.org/about

Videos from the forest : http://khimkiforest.org/video

Direct Action. Stopping machines in the Khimki forest. http://www.youtube.com/watch?v=uv64…

’The Symbolic Road’ http://www.youtube.com/watch?v=TF-w…

The Battle against the Road http://www.youtube.com/watch?v=9bVk…

Khimki forest, 2010, nazi coming http://wisegizmo.livejournal.com/35… One of the girls, standing with hands wide against the clearing, is Nadejda Tolokonnikova, or Tolokno, who is now arrested for taking part in the action of Pussy Riot.

Pussy Riot http://freepussyriot.org/

The incredible story in English Française Deutsch Español Русский

Pussy Riot on the Red Square https://www.youtube.com/watch?v=yqc…

Pussy Riot on the roof https://www.youtube.com/watch?v=CZU…

Pussy Riot in the Cathedral, St Virgin deliver us from Putin https://www.youtube.com/watch?v=5bP…

The other questions in contemporary Russia mentioned during the discussion.

Nizhny Novgorod anti-fascists need your solidarity and support ! http://avtonom.org/node/17032

5 years in prison for cutting a piece of fence of an illegal residence of Krasnodar region governor http://khimkiforest.org/news/action…

No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril ! (Val di susa)

Vu sur un blog intéressant, relatant la lutte du Val de suse et contre le monde de la grande vitesse :

http://notavfrance.noblogs.org/post/2012/04/01/no-tav-appel-a-la-resistance/

11 avril : Appel du mouvement No Tav

Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.

On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. A cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes , le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.

Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.

Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.

Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav

traduit de l’italien : Anarres-info

 

Prenons le maquis ! Manifeste des maquisard-e-s !

Reçu par mailing :

Salut à tous.tes,

Eparpillé.e.s deci-delà suite à nos pérégrinations estivales, nous nous
sommes tous retrouvés bien au chaud cet hiver tout en continuant nos
multiples activités, d’autres aventures et mobilisations en tout genre.

« Les Rencontres du Maquis » ont été des ces instants qui ont fait qu’au fin
fond du bocage de Notre-Dame des Landes, sur le Plateau de Millevaches,
dans un squat parisien ou dans une ferme ardéchoise, on puisse se
retrouver et se dire « ben alors qu’est-ce que ça devient? ».

Ci-joint, un manifeste, une première contribution qui, comme on le
mentionne, ne demande qu’à être approprié, retouché, rayé, distribué.
On va commencer à le diffuser un peu partout, hésitez pas donc à
l’imprimer, balancer sur les listes, poster sur les indymedias et autres!

Quant au petit groupe qui a organisé les premières rencontres, il est
aujourd’hui trop éparpillé pour remonter un instant collectif comme celui
de l’été dernier. Mais c’est à un autre groupe donc de se constituer pour
créer d’autres Rencontres du maquis. Les outils, matos, lieux existent, ne
manque plus qu’un petit groupe se constitue !

Des maquisard.e.s

——

MANIFESTE DES MAQUISARD-E-S
pour une convergence des luttes

Première contribution

Nous croyons que c’est aujourd’hui plus que jamais que nous devons
décloisonner les anciennes lignes de rupture (citoyen-ne-s/syndicats,
libertaires/militant-e-s d’organisations politiques etc.) pour rendre
tangible de nouveaux imaginaires subversifs et être collectivement
offensifs face à ce monde qui s’effondre.

Nous, ce sont les grévistes indéboulonnables, les squatteur-se-s de tout
poils, les hacker-euse-s anonymes, les occupant-e-s de places publiques,
les syndicalistes désillusionné-e-s, les paysan-ne-s en devenir, les
activistes nomades,  les yourteux-se-s, les bricoleur-se-s de bouts
d’autonomie, les gratteur-se-s de papier, les féministes enragées, les
théatreux-ses aux gorges déployées, les associatif-ve-s de terrain et tout
autre empêcheur-se-s de tourner en rond.
_
Si un premier temps d’échange et de rencontres s’est déroulé au Maquis, à
la ferme autogérée de Cravirola, nous nous revendiquons maquisard-e-s car
nous voulons prendre le maquis, autant pour nous soustraire à la
marchandisation généralisée que pour la combattre.

Nous ne voulons pas attendre la prochaine mobilisation, courir derrière le
prochain mouvement, être débordé par nos contestations. Nous voulons être
le mouvement, les faire déborder par nos offensives plurielles, les faire
se démobiliser pour mieux nous retrouver.

Nous voulons nous revoir au fur et à mesure des espaces qui, tout en
s’inscrivant dans une perspective de convergence des luttes, associent vie
politique et vie collective, comme nous l’avons fait par la suite sur la
ZAD à Notre-Dame-des-Landes, autour d’une base commune qui ne demande qu’à
s’étoffer au gré des réflexions collectives.

_
Au delà des affinités politiques et humaines,  nous voulons avant tout
dessiner les premiers champs politiques qui nous réunissent, nous portent
et autour desquels nos luttes convergent. Nous mettons également en oeuvre
un corpus de pratiques lors de nos différentes rencontres, pratiques qui
prennent part entière dans nos tentatives d’esquisser un imaginaire
politique commun.

L’ÉMANCIPATION
Si en tant qu’individu à part entière chacun-e cherche à s’émanciper
(aussi bien dans nos réflexions politiques que dans nos vies
quotidiennes), cette émancipation individuelle ne sera entière que si il
existe les conditions d’une vraie émancipation collective.

La RÉAPPROPRIATION
de nos vies et de tout espace (public, géographique, médiatique,
sémantique, etc.) de plus en plus confisqués par toute volonté d’étendre
toujours plus les territoires alloués au capital.

L’AUTONOMISATION
En tant que processus, elle nous permet l’autonomie de réflexion en dehors
de tout dogmatisme et de tout parti. Quant à l’autonomie matérielle, elle
a pour objectif de briser les rapports marchands, de se rapproprier
pleinement la question de la production sans être une fin en soi.

Le RESEAU. Notre rapport de force s’exprime à travers les contours
indéfinissables et sans cesse mouvants d’une nébuleuse constituée
d’individus, de collectifs et toute autre organisation formelle ou
informelle. C’est au sein de cette mise en réseau que dialoguent et
s’échangent sans cesse réflexions, savoirs théoriques et savoir-faire. La
construction d’un rapport de force effectif passe alors par la mise en
place de solidarités inter-luttes au sein même de notre réseau :
mutualisation de caisses de grèves, caisses anti-répression, aide
juridique, cantines sauvages, prêt de matériel sont autant d’initiatives
qui permettent de dépasser l’impasse perpétuellement renouvelée de la
contestation.

Les PRATIQUES AUTOGESTIONNAIRES. Assemblées générales, horizontalité des
prises de décisions, intelligence collective, démocratie directe…les
pratiques d’organisation et de discussion plurielles sont pour nous les
outils de base pour contrer l’illusion représentative et déconstruire tout
rapport de domination lors de nos instants collectifs.

_

Cette première contribution est réappropriable par tous-tes. Elle n’est
qu’une tentative de mettre en forme les réflexions issues des Rencontres
du Maquis de l’été 2011 et ne demande qu’à être étoffée, rayée, supprimée,
contestée.
_
une adresse mail
collectifconvergence(at)riseup.net

une  liste  de  discussion
prenonslemaquis(at)lists.riseup.net

un site
http://collectifconvergence.blogspot.com
(bientôt: http://www.collectifconvergence.org)

_

Des gens se sont motivé-e-s pour organiser des rencontres en 2011.

Des listes de matos, des lieux,  des contacts sont dispos pour réorganiser
des rencontres  pour toutes personnes motivées à recréer ces instants
collectifs en 2012.

A vous de jouer!

Ligne THT Cotentin-Maine : Alerte au Chefresne! Stoppons le nucléaire et son oeuvre mortifère !

Vu sur le site du collectif « valognes stop castor« , le 31/03/12 :

Nuit du 30 au 31 mars 2012 : nouvelle alerte au Chefresne.

Posted: mars 30th, 2012 | Author: | Filed under: Anti-THT, Textes en français | No Comments »Un risque très sérieux d’une intervention gendarmesque sur le petit bois et ses grimpeurs cette nuit, du vendredi 30 mars au samedi 31 mars, est à craindre.

Samedi matin :

Une nuit de stress supplémentaire sans assault au Chefresne. En attente de voir si les travaux (élagage, montage pylônes) vont tenter de se poursuivre aujourd’hui (31 mars) dans le coin.

Celles et ceux qui peuvent passer sont plus que bienvenu-e-s. Un peu de soutien peu effacer beaucoup de fatigue.

Après une journée au cours de laquelle l’élagage fut une nouvelle fois interrompu, interruption suivie d’un déboulonnage de pylône à Montabot, la nécessité de se débarrasser de ses empêcheurs de pylôner et tronçonner en rond semble se préciser chez les forces de l’Ordre.

Demain, samedi 31 mars, est la dernière journée qui peut être légalement consacrée à l’élagage. La légalité n’a jamais étranglé RTE & consorts que ce soit pour débuter les travaux, pour respecter les monuments historiques et les espèces protégées, pour pomper l’eau des cours d’eau.

La seule légalité habituellement considérée par RTE est celle qui lui permet d’écraser les personnes de son rouleau compresseur. Pourtant, il semblerait que le maximum soit fait actuellement pour que les élagueurs puissent accomplir leurs basses oeuvres dès demain dans le respect de la loi quitte à utiliser les forces à son ordre pour cela.

Nous vous attendons à la Bévinière, le Chefresne, dès maintenant et à n’importe quelle heure. Faites tourner.

Carte 1/25000 du Chefresne à imprimer ici

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213 !

THT NO PASARA

L’appel à venir les soutenir qui avait été lancé sur les réseaux le vendredi 30/03 :


Ligne THT Cotentin-Maine : Alerte sur la commune du Chefresne, dans la Manche

Posted: mars 29th, 2012 | Author: | Filed under: Anti-THT, Textes en français | No Comments »

Du soutien est souhaité dès 7h30 ce vendredi matin 30 mars afin d’être en place avant l’arrivée des hommes en bleu. Du ravitaillement serait le bienvenu, pour ceux qui le peuvent !

Pour qui arriverait plus tard, il est possible que l’accès au Chefresne soit particulièrement difficile pour les véhicules de par l’activité de blocage des forces de l’ordre. Dans ce cas, ne pas hésiter à prendre les autres voies : tous les chemins mènent au petit bois de la Bévinière.

Carte IGN 1/25000 n°1313O (Coutances)

Jeudi 29 mars 2012, Réseau de Transport d’Energie (RTE, filiale d’EDF), assisté par les forces de l’ordre, vient dans l’intention de raser le bois du maire du Chefresne (dans le département de la Manche, en Basse-Normandie), placé sur le fuseau de la future (ou pas…) ligne THT Cotentin-Maine. Cette commune et son maire sont bien connus pour leur résistance depuis des années à ce projet de ligne THT, et sont devenus un lieu de résistance pour de nombreuses personnes et collectifs en lutte contre le Nucléaire, la THT et leur monde.

Cette lutte s’est intensifiée depuis quelques mois, à l’approche imminente des travaux de forage et d’abbattage. C’est pourquoi les opposants à la ligne ont préparé la défense de ce bois devant être rasé pour le passage de la ligne. Nous avons donc entamé les travaux de « fortification » du bois en disposant un grillage autour du périmètre, en mettant les arbres en tension, en construisant des plateformes habitables dans les peupliers… Transformant ainsi ce bois en symbole de résistance contre le rouleau compresseur de l’Etat Nucléaire.

Ce matin, jeudi 29 mars, alors que des habitants du Chefresne et d’autres opposants à la ligne s’organisent pour défendre le bois, en s’installant sur les plateformes et en préparant une résistance au sol, de nombreuses forces de l’ordre, encadrant des élagueurs et des géomètres venus remplir leur oeuvre de destruction, se sont approchés du bois en complète combinaison anti-émeutes. Cinq cars de la Gendarmerie Mobile, une quinzaine de voitures de gendarmerie et deux camions militaires étaient présents (en tout donc 80 agents répressifs) ce qui laisse supposer que l’Etat est prêt à mobiliser l’armée pour faire passer sa ligne THT.

Vers 14h, il semble que tout ce dispositif reparte, sans incidents notables, tout en laissant derrière lui deux géomètres dans le champ d’à côté, accompagnés par leurs « gardes du corps » de la Gendarmerie Mobile, boucliers, gazeuses et matraques à la main, qui les suivent peu après.

Il est pourtant très (très) fortement probable que l’assault des forces de l’ordre pour nous déloger du bois soit donné demain ou dans les prochains jours. Il faudra du monde pour tenir ce bois et se préparer à le tenir sur le long terme.

Venez donc nombreux pour soutenir la lutte contre la construction de cette ligne THT. Rendez-vous au Chefresne, dès que cela sera possible pour vous, à la Bévinière.

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213 !

THT NO PASARA !

24 mars – Nantes – Quand le bocage arrive en ville… (un récit de camarades sur la manif du 24)

Vu sur Indymedia Nantes, le 28/03/12 :

Retour sur la manif du 24 mars par des ami.e.s d’ailleurs

« Quand on est prêt à faire 1000 kilomètres pour une manifestation, c’est pour qu’il se passe quelque chose » Une source policière citée dans Ouest France le 23/03/12.

La préfecture a annoncé l’arrivée d’éléments « extérieurs », forcément émeutiers aguerris, et une « source policière » admet que les seules manifestations autorisées sont celles où rien ne se passe. On verra bien ! Nous sommes effectivement venu.e.s de loin pour soutenir la lutte contre l’aéroport de Notre dame des Landes, par amitiés, camaraderies, parce qu’on est déjà passé vivre un temps ici, aider à l’installation d’une ferme occupée, où courir dans les champs pour empêcher des forages. Nous sommes venus surtout parce ce que ce qui se décide dans ce coin de bocage nous cause de cette logique de fric, de vitesse et de destruction des territoires qui touche aussi nos quartiers, nos jardins et nos champs . Nous savons qu’il est parfois nécessaire de concentrer nos énergies, « parce qu’une victoire là-bas est la condition de victoire ailleurs »…

Nantes – 24 mars à 12h, 3 cortèges se rassemblent aux carrefours sud, est et nord de la ville. Partout des files de tracteurs. Quelques centaines de motards, interdits de manifestation par la Préf’ qui ne veux pas embrouiller encore plus la situation, ont annoncé qu’ils tenteraient quand même d’arriver en ville, par l’ouest.

Dans les semaines précédentes, des détournements colorés d’invitations officielles à des animations culturelles ont été distribués à quelques milliers d’exemplaires en ville, mettant en scène la mafia pro-aéroport, Vinci et consorts, et invitant à la manif. Les manchettes des journaux ont été remplacées devant les bureaux de tabac et annoncent « Aéroport, Ayrault seul contre tous ». Des affichettes pour la manif ont été glissées partout par dessus les pubs du tram et sur les plans aux arrêts, des slogans peints sur les routes et les ponts de la rocade.

Cela fait plusieurs jours que les élus, le maire, la presse annoncent la présence d' »ultras », la « radicalisation d’une minorité », des risques de « dégradations aggravées » et de « violence incontrôlées ». La préfecture, dans une lettre ouverte a menacé les associations organisatrices d’être tenues pour responsables « en cas de débordements, quels qu’en soient les auteurs » et les a poussé à déplacer le lieu de rassemblement vers un espace qui puisse être « plus facilement dégagé » et « mieux canalisé ». Sans succès. Pendant les deux journées qui précèdent, des cars de gardes-mobiles à chaque carrefour et en embuscade contrôlent tout ce qui passe sur la ZAD (« Zone d’Aménagement Différé » vs « Zone A Défendre »). Cela n’empêche pas que beaucoup se retrouvent et s’organisent autour de la trentaine de sites occupés et habités ou des fermes qui résistent, quitte à passer à travers champs. La veille, la presse relaie avec enthousiasme une histoire fantasmée « d’agriculteur agressé par un squatteur ». On sent qu’il faut à tout prix casser le front commun qui se constitue pas à pas, souvent en tension malgré tout, entre paysan.e.s, squatter.e.s, habitant.e.s, militant.e.s, associations – contre l’aéroport et pour beaucoup aussi contre le monde qu’il porte.

Une mobilisation policière inédite dans l’histoire nantaise est annoncée, 1500 hommes, des patrouilles et civils partout dans la ville dès la veille, la zone de la mairie et de la préfecture « sanctuarisée », des caméras mobiles, des barrières, des canons à eau et un helico… Le grand déballage des grands jours. Du point de vue de la pression sur le Maire en pleine période électorale le pari est déjà gagné. Celui-ci a même dû repousser d’une journée l’inauguration prévue de longue date de son grand « mémorial de l’abolition de l’esclavage », une construction Vinci, pour laquelle des chefs d’Etat sont attendus. La ville devra forcément apparaître comme lisse et maîtrisée, nettoyée au plus vite.. *

Tout le monde s’attend sur le pont Morand, face à la Préfecture. Chaque arrivée motorisée d’un village alentour est saluée et applaudie. Pendant ce temps, un petit groupe d’agents masqués en gilets jaunes grimpent sur les poteaux indicateurs de directions et les recouvrent d’autocollants ad hoc et rigoureusement identiques : »métropole ». L’un d’eux commente au mégaphone : « la métropole est cette manière d’uniformiser le monde et de le bétonner pour la bonne circulation des marchandises. L’aéroport est un des biais par lesquels la métropole cherche à recouvrir nos vies »…

Au point de jonction la presse parlera de 7000 personnes réunies et les organisateurs de 240 tracteurs. Dans le chaos coloré de l’après-midi, entre les chars, les badauds et les moteurs, nous donnions plutôt l’impression d’être indénombrables. Quoi qu’il en soit, nous avons tenu la rue, comme en convient presque piteusement Ouest France deux jours après, reconnaissant à demi-mots qu’ils avaient pourtant fait leur possible pour freiner la participation « familiale » à grands coups d’annonce menaçante. On est là en masse et on passe…

Au cours du cortège ceux qui luttent en Bretagne contre la ligne THT repeignent des bureaux d’EDF, d’autres la mairie, des clowns vont se frotter aux pandores qui gardent la préfecture, des flics en civils se font expulser… Arrivée place du cirque, épicentre nantais, des bennes déversent de la terre, du fumier d’un coté et de l’autre pour marquer l’espace occupé sur 200 mètres et y planter des arbres. On amène le bocage dans Nantes avant que les seigneurs nantais ne tente de l’engloutir. Des cuisines collectives s’installent. Un vache et quelques chevaux se baladent. Deux dragons chinois d’une dizaine de mètres se dandinent, avancent par circonvolutions et s’arrêtent face à des banques et autres enseignes ciblées. La fumée grise qu’ils crachaient jusqu’alors se métamorphose en jet de peinture vive et arrose copieusement les façades. D’autres sont recouvertes de boue ou simplement taguées. Un isoloir/défouloir invite les badauds à s’introduire en son sein pour venir s’exprimer par des pochoirs au sol et laisse sur son passage de grand lettrages blancs : « vinci dégage ! », « la résignation est leur business ». Sous un petit train formé de tentes igloos, un fer à cheval, des pots de fleurs se retrouvent ancrés dans un sol transpercé. Des chaussures enlacées sont lancées sur les câbles du tram pour le bloquer. Des groupes d’italiens « No Tav » font la jonction en chanson avec la résistance montagnarde acharnée à la Ligne à Grande Vitesse dans le Val de Suse. Des centaines de poteaux de géomètres dépiquetés sur les futurs zones de chantiers sont déversés au sol et retournés à l’envoyeur. La redécoration tout azimut des symboles du fric et des complices de l’aéroport, des pubs, poteaux, panneaux ou du siège du PS se déroule sans encombre jusqu’à ce que des flics de la bac tentent une approche en nombre pour alpaguer un peintre. Une banderole vient s’interposer, ça se regroupe, des drapeaux accrochés à des tiges en bambou s’élèvent. Le commando repart vite fait, bredouille. Ils se contentent de guetter en retrait pour le reste de l’après-midi.

Plus loin sur le podium s’enchaînent quelques prises de paroles tempétueuses. Au micro, les « habitants qui résistent » ** affirment qu’ils ne partiront pas et ne se laisseront pas acheter : « Amis d’ici, amis d’ailleurs, ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes n’est pas une simple affaire politique. Elle est humaine, elle parle de notre avenir commun sur cette terre, elle est le choix entre une vie digne d’être vécue, et la mort. On peut très facilement être mort, et se lever pourtant le matin pour aller au travail. Des millions de gens malheureux en font l’expérience… ». Ils attaquent la démission des verts sur ce dossier, dont la docilité a été récemment négociée avec le PS « autour d’une table de monopoly » en échange de quelques postes. Cela n’empêche pas ces derniers d’être présents à la manif drapeaux en main et de se faire embrouiller. D’autant que prévenants ils ont déclaré deux jours avant dans la presse « condamner toute les dégradations et violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant et après la manifestation ». Pas de fumée sans feu, au cours du cortège leur permanence a été repeinte. Une élue locale s’exprime quant à elle de manière plutôt déterminée et le collectif du 24 mars rappelle qu’il faudra résister aux expulsions et qu’une grande manifestation de réoccupation est d’ores et déjà annoncée si nécessaire.

Une première caméra est aveuglée tandis qu’on y pend une effigie du maire de la ville. Une autre a été installée spécialement pour la manifestation en haut d’un toit qui semble hors d’atteinte. Soudain, des cris et des applaudissements, une personne sort d’un vélux sur un toit mitoyen en pente à une vingtaine de mètres du sol et s’avancent jusqu’à la caméra pour en couper le câble. Le troisième oeil, hélico qui stationne en permanence au-dessus de la manif, sera quant à lui visé par deux fois par des feux d’artifice et aveuglé par des miroirs sans que cela suffise à le repousser durablement. Son ronronnement lancinant se mêle au son du char disco glamour, des slogans, des pétards, de l’orchestre, des discours officiels et des discussions dans tous les coins.

Alors que l’après-midi s’écoule, en rythme avec la batucada, des bruits de marteau et de burin se font maintenant entendre sous les dragons. Des ouvriers invisibles se relaient pour creuser le bitume. Lorsque les dragons replient leur ailes, ils laissent apparaître de grosses pavasses soigneusement empilées et des trouées dans lesquelles des arbustes sont rapidement transplantées. Les dragons s’enflamment et donnent naissance à grand feu de joie pétaradant. Les tracteurs sont déjà repartis en cortège. L’étau policier se resserre, boucle petit à petit les rues alentours et lance des sommations insistantes pour une dispersion imminente. Sans effet. Il faut dire que l’hypothèse de l’assaut policier est malaisée face à cette foule entremêlée et dispersée où l’on serait bien en mal d’isoler un groupe de « perturbateurs ». Alors qu’une bonne partie des manifestants s’en va petit à petit, des skaters font des sauts au dessus du feu, des promeneurs se prennent en photos dans les chars laissés en plan, d’autres restent danser, discuter, défier la police et ont l’air apprécier le « zadland » un peu foutraque et le coin de bocage qui est venu s’intercaler sur les trottoirs lisses de la métropole. Le cour des 50 otages a de la gueule et le terrain de jeu qui s’est construit en quelques heures est adopté par les passants. Vers 19h, les flics finissent par charger, se prennent quelques canettes, courent après ceux qui leur tombent sous la main sur les boulevards et finissent malheureusement par en choper quelques uns.

Pour l’heure et malgré les menaces d’expulsion qui se rapprochent et les grands chantiers qui couvent, la rage s’est cristallisée dans une foire subversive et colorée. Ce samedi, la ville s’est surtout métamorphosée, dans une démonstration de force retenue, manière d’avertir aussi que cela n’en restera pas là si les bulldozers pointent le bout de leur nez. Aujourd’hui les forces contre l’aéroport ont composé ensemble avec une multiplicité de présence et de méthodes. Des personnes de partout se sont engrainées dans l’histoire, beaucoup des patelins alentour ou de Nantes, certaines venues de loin comme nous et prêtes à refaire 1000 kilomètres au besoin. Nous ne les laisserons pas passer !

* Le soir même, le ravalement de façade sera acharné. Mais le lendemain les policiers sont toujours en ville en masse autour des inaugurations officielles et des élus nantais tendus. …

** dans son intégralité, l’excellent discours collectif des « habitants qui résistent », lu au podium :