Archives de Catégorie: répression

[Solidarité face à la répression] Manif contre toutes les répressions le 5 mai à Nantes

Vu sur le jura libertaire, le 19/04/12 :

L’appel en PDF : tract_5_mai.pdf_v2

[Notre Dame des Landes en résistance] Un village français sous l’occupation policière en 2012…

Vu sur le blog paroles de campagnes, le 14/04/12 :

Notre Dame des Landes, un village parmi tant d’autres dans cette Bretagne profonde. Mais voilà, les puissances de l’argent et leurs valets sont arrivés. Ils veulent construire un aéroport. La paix, la tranquillité, c’est fini.
Des vieux  nous disent « c’est comme pendant la guerre avec les boches, les gendarmes, la milice aux ordres de Pétain. On nous contrôle, on nous épie; quelques fois ça tourne mal : ils attaquent à la lacrymo et ils chargent comme des brutes quand ils n’arrêtent pas certains. » Un autre, un peu plus jeune, opine de la tête « et dire qu’on faisait ça aux arabes pendant la guerre d’Algérie ».
Oui, ils ont bonne mine nos élus favorables à l’aéroport avec leurs costumes chics, chemises blanches et cravates quand ils affirment « il se fera. ». Et comment ils vont le faire ????
En développant la répression par la présence policière ? En accentuant les contrôles ? En augmentant la présence militaire par des véhicules de plus en plus nombreux, surtout en rase campagne, pour contrôler et ficher plus ?
Ils vont amplifier l’arrogance policière en uniforme et en civil pour faire toujours plus peur, pour augmenter le climat d’insécurité. Oui, pourquoi tout cela ? Qu’est ce que vous espérez, messieurs les élus ? Que la population capitule, que les paysans s’exilent ?
Vous n’avez donc pas compris qu’ils ne partagent pas les mêmes valeurs que vous ? Leur vie, leur joie, se trouvent dans la campagne de Notre Dame des Landes…
Messieurs, vous êtes une gauche dure. Votre orgueil, votre amour de l’argent, du pouvoir, font que vous n’aimez pas les gens. Ce sont même vos ennemis et vous ne désirez rien de plus que les humilier.
Cette situation se doit d’être dénoncée au niveau national par les organisations humanitaires et il faut que s’organise la solidarité avec la population de Notre Dame des Landes car à travers leur combat, c’est aussi notre liberté qu’on défend dans chaque village de France…
                               De Jo, retraité paysan aux yeux azur.

[A bas l’Ayrault’port] Perturbation d’un meeting PS à bressuire (79) par des opposant-e-s à l’aéroport de NDDL

Vu sur Indymedia Nantes, le 13/04/12 :

il en fallait de peu (en nombre) pour que çà pète.

A l’appel de la confédération paysanne, le jeudi 12 avril, une manifestation était organisée devant le bocapole, lieu du meeting de soutien à F.Hollande.
Objectif de la confédération, interpeller les militants PS et montrer à Ayrault (vedette du meeting) que les opposants aux projets destructeurs de terres agricoles ne sont pas qu’autour de NDDL.
Une trentaine de tracteurs ont investis Bressuire par différents rond point et ont convergé vers le bocapole où une centaine de personnes était rassemblées.
Prises de parole de la confédération paysanne, de l’Acipa et d’élus…………

De la terre, des plantations et quelques brebis….. Un mini bocage devant ce gros bâtiment hideux.

Quelques uns d’entre nous, ayant envie d’aller un peu plus loin que d’interpeler les militants PS, avons commencer à faire vraiment du bruit…. Bidon, coups en rythme sur les vitres, fumigènes……..

Du coup, çà a dû vraiment les déranger car en peu de temps, 6/7 gorilles de la sécurité ont commencé à vraiment s’énerver…….. Mais ils ont été contraint de se replier devant les huées et l’avancée des manifestants.

A une vingtaine face à la sécu et avec les bleues derrière nous, nous avons préférer en rester là…….
Mais il s’en fallait de peu (en nombre) pour qu’on aille plus loin.

Mais gare à toi Ayrault, partout où tu iras, on y sera…..
La prochaine, c’est à La roche sur yon (85), vendredi 20, au meeting de soutien pour Hollande.

Ni avion, ni expulsion,
La terre appartient à ceux qui la travaille.

Appel au soutien financier du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL ne fonctionnait jusqu’ici qu’avec peu de moyens, chaque membre donnant ce qu’il pouvait/voulait quand on avait besoin de dépenser de l’argent pour des actions.

Mais parce qu’au bout d’un moment, on a pas non plus des poches extensibles et que la lutte est loin d’être finie, on a décidé d’ouvrir un compte bancaire pour que vous puissiez nous soutenir financièrement (si vous pouvez) pour nos actions.

Nous avons décidé collectivement d’utiliser ce compte bancaire afin de :

pouvoir imprimer des tracts/textes/affiches sur la lutte contre l’aéroport de NDDL, contre l’urbanisation et pour la réappropriation collective des terres. Renforcer en général la communication, hors média de masse, autour de la lutte contre l’aéroport et ses enjeux globaux.

soutenir/participer à l’organisation d’actions de réappropriation collective de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet d’aéroport ou Zone d’Autonomie Définitive), voire ailleurs dans le 44.

permettre le remboursement intégral de la dette du village autogéré* de convergence des luttes anti-capitalistes qui s’est tenu en juillet 2011 sur la ZAD. Dette contractée auprès de paysan-ne-s bio du 44.

soutenir les nombreux/nombreuses camarades inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport et son monde (voir aussi ici : https://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/)

soutenir/participer à des actions ayant comme enjeux : l’accès à la terre, l’autonomie paysanne/artisanale, la protection des milieux bocagers/naturels…

Vous pouvez envoyer un chèque de soutien au CLCA par voie postale à l’ordre de :

CLCA Notre Dame des landes

et à l’adresse postale: Le Pin 44320 Chauvé

Ou par RIB :

l’IBAN : FR76 1027 8361 5500 0105 2910 138

le code BIC : CMCIFR2A

Pour soutenir le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL, vous pouvez aussi nous écrire, cela fait toujours plaisir.A cette adresse : contactclcanddl@riseup.net

*Le village autogéré a permis d’accentuer l’occupation de la ZAD par la venue d’une vingtaine de nouveaux/lles occupant-e-s et la création d’un projet d’installation paysanne; mais a aussi renforcé nos réseaux et nos luttes contre le monde capitaliste et productiviste qui entoure le projet d’aéroport de NDDL. Plus d’infos ici : http://wp.me/p1hwU8-jY

N.B : notre compte est ouvert en indivision, c’est à dire qu’il est « possédé » par trois personnes, ce qui est nécessaire pour une association de fait (association sans bureau, ni statuts). Ce genre d’association est bien pratique pour tout collectif autogéré, et assure un peu plus de transparence car trois personnes de différents lieux peuvent consulter le compte. Comme décidé collectivement, un retour sur l’état du compte du CLCA sera fait à chaque réunion de notre collectif. Les décisions seront aussi prises collectivement quand à l’utilisation de l’argent du compte.


[Stop THT Cotentin-Maine] A Chefresne, c’est maintenant qu’il faut y aller !

Reçu par mailing, le 04/04/12 :

N.B : pour plus d’infos sur la résistance à la construction de la Ligne à Très haute Tension Cotentin-Maine (liée à la construction de l’EPR de Flamanville) vous pouvez aller ici :

http://stop-tht.org/

et ici :

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

Bonjour à tou-te-s,

Cela fait maintenant une semaine que le camp est officiellement établi au
bois de la Bévinière sur la commune du Chefresne.

Cette résistance qui faut suite à la délivrance de l’arrêté permettant la
mise en route de travaux y compris chez celles et ceux refusant le
chantier de la THT, a vu sa première mise à l’épreuve jeudi 29 mars 2012.

Le déploiement important des forces de l’ordre venu accompagner les
élagueurs qui devait disposer du petit bois a du se contenter de permettre
à des géomètres de faire des relevés… sur les emplacements

Depuis, malgré des intimidations régulières des forces à leurs ordres, le
camp se renforce mais il a toujours besoin de sang frais.

Soyons prêt-e-s et continuons autant que nous le pouvons à préparer les
actions et réactions qui empêcherons RTE et consorts de pénétrer la
commune.

Continuons donc à renforcer tous nos points forts : château d’eau, petit
bois, blocage des accès et autres nuisances tout au long de la ligne.

Sur le camp, il est important de pouvoir compter sur des personnes qui
puissent passer une nuit (ou plusieurs) sur le camp ou à proximité afin de
faire tourner. Merci de vous faire connaître en indiquant la/les nuit(s)
de présence possible.

Il y a aussi toujours besoin d’un peu de matériel :

* Outillage and co :

– Lampes torches de forte puissance
-Perçeuse à percussion mandrin auto serrant
-Visseuse électro portative + batteries + chargeur
-Meuleuse d’angle diam 125 mm + disques matériaux
-scie circulaire
-Scie sauteuse
-forêt métal titane (diam 3 à 12mm)
-tournevis cruciforme toute taille
-disque diamètre 125 multi matériaux pour petite meuleuse
-seaux (5 à 20l) et/ou bac de rangement
-rappe à bois
-un merlin pour fendre le bois
-lames de scie sabre pour le bois
-panneaux solaires
-batteries pour stocker l’énergie
-Des rallonges électriques, type enrouleurs 40m)

* matériaux
– de l’isolant mince, type multicouche en paguaille !
– de l’isolant liège en panneaux
– De la gaine de drainage(petit diamètre)
– des boulons de toutes longueurs et diamètres
– Des verrous
– charnières solides
– du ciment
– du sable
– du gravier
– De la peinture pour mur extérieur de couleurs pour repeindre le chateau
d’eau
– des pigments
– De la moquette en quantité
– Des tapis
– des filets

* aménagements et vie sur place :
– des matelas/tapis de sol/mousse
– des couvertures / sacs de couchage
– des draps
– des oreillers
– des grosses gamelles (poeles, cocottes…)
– une théieire
– deux grandes passoirs pour égoutter le riz, patte…
– Une chaine hifi (ou même lofi)
– De la lecture pour la bibliothèque
– une table pour le chateau d’eau
– porte manteau
– Des ampoules basses conso, led

* matosse d’escalade
– poulies,
– sangles,
– cordelettes,
– cordes statiques,
– maillons rapides,
– baudriers…

* Les indispensables
– Des bottes
– Des cirets
– Des gilets jaunes

Mais surtout : venez ! AGISSEZ !

THT NO PASARA !!

Des nouvelles de Khimki (forêt menacée par un projet d’autoroute mené par Vinci près de Moscou)

Article vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 03/04/12 :

Les activistes et journalistes russes ont survécu aux coups, intimidations et arrestations durant la campagne pour sauver l’une des dernieres forêts millénaires moscovites de la destruction.

Notre mouvement pour modifier le trajet de l’autoroute qui doit couper à travers la forêt de Khimki est devenu l’un des mouvement activistes les plus inspirés et le plus large depuis longtemps. Il s’agit de plus qu’une forêt. Nous combattons le règne de la corruption et du pot de vin dans le gouvernement, la loi et l’industrie, qui a permis à ce projet d’avancer.

L’année dernière, après la manif de milliers de citoyens dans le centre de Moscou, nous avons gagné une énorme victoire quand le président Dimitri Medvedev a arrêté momentanément la construction. Une de nos principales organisatrices, Yevgenia Chirikova, est mère de 2 enfants et a courageusement propagé la campagne depuis 2007 au risque de mettre sa famille en danger. Maintenant la construction doit reprendre.

Depuis ce mois ci la multinationale française Vinci est autorisée à entamer la première étape de l’autoroute. C’est la meilleure chance pour nous d’arrêter le projet avant que l’équipe de construction n’arrive.

Nous nous tournons vers vous afin d’augmenter le soutien international. Comme le gouvernement russe nous a laché, nous ciblons Vinci, qui compte faire des profits énormes avec ce projet. C’est la seule compagnie occidentale investie dans la construction.

nous vous demandons de diffuser l’appel pour la Pussy riot les 15 et21 avril prochain !

As promised, I send you the links with more information on the topics.

http://khimkiforest.org/ English Française Deutsch Español Русский

Brief description of the problem http://khimkiforest.org/about

Videos from the forest : http://khimkiforest.org/video

Direct Action. Stopping machines in the Khimki forest. http://www.youtube.com/watch?v=uv64…

’The Symbolic Road’ http://www.youtube.com/watch?v=TF-w…

The Battle against the Road http://www.youtube.com/watch?v=9bVk…

Khimki forest, 2010, nazi coming http://wisegizmo.livejournal.com/35… One of the girls, standing with hands wide against the clearing, is Nadejda Tolokonnikova, or Tolokno, who is now arrested for taking part in the action of Pussy Riot.

Pussy Riot http://freepussyriot.org/

The incredible story in English Française Deutsch Español Русский

Pussy Riot on the Red Square https://www.youtube.com/watch?v=yqc…

Pussy Riot on the roof https://www.youtube.com/watch?v=CZU…

Pussy Riot in the Cathedral, St Virgin deliver us from Putin https://www.youtube.com/watch?v=5bP…

The other questions in contemporary Russia mentioned during the discussion.

Nizhny Novgorod anti-fascists need your solidarity and support ! http://avtonom.org/node/17032

5 years in prison for cutting a piece of fence of an illegal residence of Krasnodar region governor http://khimkiforest.org/news/action…

No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril ! (Val di susa)

Vu sur un blog intéressant, relatant la lutte du Val de suse et contre le monde de la grande vitesse :

http://notavfrance.noblogs.org/post/2012/04/01/no-tav-appel-a-la-resistance/

11 avril : Appel du mouvement No Tav

Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.

On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. A cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes , le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.

Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.

Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.

Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav

traduit de l’italien : Anarres-info

 

24 mars – Nantes – Quand le bocage arrive en ville… (un récit de camarades sur la manif du 24)

Vu sur Indymedia Nantes, le 28/03/12 :

Retour sur la manif du 24 mars par des ami.e.s d’ailleurs

« Quand on est prêt à faire 1000 kilomètres pour une manifestation, c’est pour qu’il se passe quelque chose » Une source policière citée dans Ouest France le 23/03/12.

La préfecture a annoncé l’arrivée d’éléments « extérieurs », forcément émeutiers aguerris, et une « source policière » admet que les seules manifestations autorisées sont celles où rien ne se passe. On verra bien ! Nous sommes effectivement venu.e.s de loin pour soutenir la lutte contre l’aéroport de Notre dame des Landes, par amitiés, camaraderies, parce qu’on est déjà passé vivre un temps ici, aider à l’installation d’une ferme occupée, où courir dans les champs pour empêcher des forages. Nous sommes venus surtout parce ce que ce qui se décide dans ce coin de bocage nous cause de cette logique de fric, de vitesse et de destruction des territoires qui touche aussi nos quartiers, nos jardins et nos champs . Nous savons qu’il est parfois nécessaire de concentrer nos énergies, « parce qu’une victoire là-bas est la condition de victoire ailleurs »…

Nantes – 24 mars à 12h, 3 cortèges se rassemblent aux carrefours sud, est et nord de la ville. Partout des files de tracteurs. Quelques centaines de motards, interdits de manifestation par la Préf’ qui ne veux pas embrouiller encore plus la situation, ont annoncé qu’ils tenteraient quand même d’arriver en ville, par l’ouest.

Dans les semaines précédentes, des détournements colorés d’invitations officielles à des animations culturelles ont été distribués à quelques milliers d’exemplaires en ville, mettant en scène la mafia pro-aéroport, Vinci et consorts, et invitant à la manif. Les manchettes des journaux ont été remplacées devant les bureaux de tabac et annoncent « Aéroport, Ayrault seul contre tous ». Des affichettes pour la manif ont été glissées partout par dessus les pubs du tram et sur les plans aux arrêts, des slogans peints sur les routes et les ponts de la rocade.

Cela fait plusieurs jours que les élus, le maire, la presse annoncent la présence d' »ultras », la « radicalisation d’une minorité », des risques de « dégradations aggravées » et de « violence incontrôlées ». La préfecture, dans une lettre ouverte a menacé les associations organisatrices d’être tenues pour responsables « en cas de débordements, quels qu’en soient les auteurs » et les a poussé à déplacer le lieu de rassemblement vers un espace qui puisse être « plus facilement dégagé » et « mieux canalisé ». Sans succès. Pendant les deux journées qui précèdent, des cars de gardes-mobiles à chaque carrefour et en embuscade contrôlent tout ce qui passe sur la ZAD (« Zone d’Aménagement Différé » vs « Zone A Défendre »). Cela n’empêche pas que beaucoup se retrouvent et s’organisent autour de la trentaine de sites occupés et habités ou des fermes qui résistent, quitte à passer à travers champs. La veille, la presse relaie avec enthousiasme une histoire fantasmée « d’agriculteur agressé par un squatteur ». On sent qu’il faut à tout prix casser le front commun qui se constitue pas à pas, souvent en tension malgré tout, entre paysan.e.s, squatter.e.s, habitant.e.s, militant.e.s, associations – contre l’aéroport et pour beaucoup aussi contre le monde qu’il porte.

Une mobilisation policière inédite dans l’histoire nantaise est annoncée, 1500 hommes, des patrouilles et civils partout dans la ville dès la veille, la zone de la mairie et de la préfecture « sanctuarisée », des caméras mobiles, des barrières, des canons à eau et un helico… Le grand déballage des grands jours. Du point de vue de la pression sur le Maire en pleine période électorale le pari est déjà gagné. Celui-ci a même dû repousser d’une journée l’inauguration prévue de longue date de son grand « mémorial de l’abolition de l’esclavage », une construction Vinci, pour laquelle des chefs d’Etat sont attendus. La ville devra forcément apparaître comme lisse et maîtrisée, nettoyée au plus vite.. *

Tout le monde s’attend sur le pont Morand, face à la Préfecture. Chaque arrivée motorisée d’un village alentour est saluée et applaudie. Pendant ce temps, un petit groupe d’agents masqués en gilets jaunes grimpent sur les poteaux indicateurs de directions et les recouvrent d’autocollants ad hoc et rigoureusement identiques : »métropole ». L’un d’eux commente au mégaphone : « la métropole est cette manière d’uniformiser le monde et de le bétonner pour la bonne circulation des marchandises. L’aéroport est un des biais par lesquels la métropole cherche à recouvrir nos vies »…

Au point de jonction la presse parlera de 7000 personnes réunies et les organisateurs de 240 tracteurs. Dans le chaos coloré de l’après-midi, entre les chars, les badauds et les moteurs, nous donnions plutôt l’impression d’être indénombrables. Quoi qu’il en soit, nous avons tenu la rue, comme en convient presque piteusement Ouest France deux jours après, reconnaissant à demi-mots qu’ils avaient pourtant fait leur possible pour freiner la participation « familiale » à grands coups d’annonce menaçante. On est là en masse et on passe…

Au cours du cortège ceux qui luttent en Bretagne contre la ligne THT repeignent des bureaux d’EDF, d’autres la mairie, des clowns vont se frotter aux pandores qui gardent la préfecture, des flics en civils se font expulser… Arrivée place du cirque, épicentre nantais, des bennes déversent de la terre, du fumier d’un coté et de l’autre pour marquer l’espace occupé sur 200 mètres et y planter des arbres. On amène le bocage dans Nantes avant que les seigneurs nantais ne tente de l’engloutir. Des cuisines collectives s’installent. Un vache et quelques chevaux se baladent. Deux dragons chinois d’une dizaine de mètres se dandinent, avancent par circonvolutions et s’arrêtent face à des banques et autres enseignes ciblées. La fumée grise qu’ils crachaient jusqu’alors se métamorphose en jet de peinture vive et arrose copieusement les façades. D’autres sont recouvertes de boue ou simplement taguées. Un isoloir/défouloir invite les badauds à s’introduire en son sein pour venir s’exprimer par des pochoirs au sol et laisse sur son passage de grand lettrages blancs : « vinci dégage ! », « la résignation est leur business ». Sous un petit train formé de tentes igloos, un fer à cheval, des pots de fleurs se retrouvent ancrés dans un sol transpercé. Des chaussures enlacées sont lancées sur les câbles du tram pour le bloquer. Des groupes d’italiens « No Tav » font la jonction en chanson avec la résistance montagnarde acharnée à la Ligne à Grande Vitesse dans le Val de Suse. Des centaines de poteaux de géomètres dépiquetés sur les futurs zones de chantiers sont déversés au sol et retournés à l’envoyeur. La redécoration tout azimut des symboles du fric et des complices de l’aéroport, des pubs, poteaux, panneaux ou du siège du PS se déroule sans encombre jusqu’à ce que des flics de la bac tentent une approche en nombre pour alpaguer un peintre. Une banderole vient s’interposer, ça se regroupe, des drapeaux accrochés à des tiges en bambou s’élèvent. Le commando repart vite fait, bredouille. Ils se contentent de guetter en retrait pour le reste de l’après-midi.

Plus loin sur le podium s’enchaînent quelques prises de paroles tempétueuses. Au micro, les « habitants qui résistent » ** affirment qu’ils ne partiront pas et ne se laisseront pas acheter : « Amis d’ici, amis d’ailleurs, ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes n’est pas une simple affaire politique. Elle est humaine, elle parle de notre avenir commun sur cette terre, elle est le choix entre une vie digne d’être vécue, et la mort. On peut très facilement être mort, et se lever pourtant le matin pour aller au travail. Des millions de gens malheureux en font l’expérience… ». Ils attaquent la démission des verts sur ce dossier, dont la docilité a été récemment négociée avec le PS « autour d’une table de monopoly » en échange de quelques postes. Cela n’empêche pas ces derniers d’être présents à la manif drapeaux en main et de se faire embrouiller. D’autant que prévenants ils ont déclaré deux jours avant dans la presse « condamner toute les dégradations et violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant et après la manifestation ». Pas de fumée sans feu, au cours du cortège leur permanence a été repeinte. Une élue locale s’exprime quant à elle de manière plutôt déterminée et le collectif du 24 mars rappelle qu’il faudra résister aux expulsions et qu’une grande manifestation de réoccupation est d’ores et déjà annoncée si nécessaire.

Une première caméra est aveuglée tandis qu’on y pend une effigie du maire de la ville. Une autre a été installée spécialement pour la manifestation en haut d’un toit qui semble hors d’atteinte. Soudain, des cris et des applaudissements, une personne sort d’un vélux sur un toit mitoyen en pente à une vingtaine de mètres du sol et s’avancent jusqu’à la caméra pour en couper le câble. Le troisième oeil, hélico qui stationne en permanence au-dessus de la manif, sera quant à lui visé par deux fois par des feux d’artifice et aveuglé par des miroirs sans que cela suffise à le repousser durablement. Son ronronnement lancinant se mêle au son du char disco glamour, des slogans, des pétards, de l’orchestre, des discours officiels et des discussions dans tous les coins.

Alors que l’après-midi s’écoule, en rythme avec la batucada, des bruits de marteau et de burin se font maintenant entendre sous les dragons. Des ouvriers invisibles se relaient pour creuser le bitume. Lorsque les dragons replient leur ailes, ils laissent apparaître de grosses pavasses soigneusement empilées et des trouées dans lesquelles des arbustes sont rapidement transplantées. Les dragons s’enflamment et donnent naissance à grand feu de joie pétaradant. Les tracteurs sont déjà repartis en cortège. L’étau policier se resserre, boucle petit à petit les rues alentours et lance des sommations insistantes pour une dispersion imminente. Sans effet. Il faut dire que l’hypothèse de l’assaut policier est malaisée face à cette foule entremêlée et dispersée où l’on serait bien en mal d’isoler un groupe de « perturbateurs ». Alors qu’une bonne partie des manifestants s’en va petit à petit, des skaters font des sauts au dessus du feu, des promeneurs se prennent en photos dans les chars laissés en plan, d’autres restent danser, discuter, défier la police et ont l’air apprécier le « zadland » un peu foutraque et le coin de bocage qui est venu s’intercaler sur les trottoirs lisses de la métropole. Le cour des 50 otages a de la gueule et le terrain de jeu qui s’est construit en quelques heures est adopté par les passants. Vers 19h, les flics finissent par charger, se prennent quelques canettes, courent après ceux qui leur tombent sous la main sur les boulevards et finissent malheureusement par en choper quelques uns.

Pour l’heure et malgré les menaces d’expulsion qui se rapprochent et les grands chantiers qui couvent, la rage s’est cristallisée dans une foire subversive et colorée. Ce samedi, la ville s’est surtout métamorphosée, dans une démonstration de force retenue, manière d’avertir aussi que cela n’en restera pas là si les bulldozers pointent le bout de leur nez. Aujourd’hui les forces contre l’aéroport ont composé ensemble avec une multiplicité de présence et de méthodes. Des personnes de partout se sont engrainées dans l’histoire, beaucoup des patelins alentour ou de Nantes, certaines venues de loin comme nous et prêtes à refaire 1000 kilomètres au besoin. Nous ne les laisserons pas passer !

* Le soir même, le ravalement de façade sera acharné. Mais le lendemain les policiers sont toujours en ville en masse autour des inaugurations officielles et des élus nantais tendus. …

** dans son intégralité, l’excellent discours collectif des « habitants qui résistent », lu au podium :

Rififi à Vigneux (dans la zone du projet d’aéroport): Embrouilles de voisinage et arrestation d’un camarade…

Vu sur Indymedia Nantes, le 28/03/12 :

(« si tu veux la paix prépares la guerre »)

Depuis 2007, la maison des rosiers (Vigneux) est occupée par des individus en lutte contre le projet d’aéroport. Le voisin, Serge Durand, est un des alliés historique des keufs sur la ZAD (leur fait la bise comme le 20 mars, ouvre son champ pour les forages….) et participe activement à l’avancée du projet en abattant arbres et haies. Le Serge, obligé de passer deux fois par jour aux rosiers, n’a jamais supporté la présence de squatteurs. Durant toutes ces années les occupantes ont essuyé coups de pression et pétages de plomb successifs (harcèlement de copines, électrocution avec la clôture, menaces de « sortir son fusil »…)

Hier 21 mars, c’est en fonçant sur un pote avec son tracteur qu’il a franchi une nouvelle limite. S’en est suivi une discussion animée au cours de laquelle il aurait pris un coup, de source policière. Si c’était le cas nous ne pleurerions pas sur son sort. L’histoire pourrait s’arrêter là. Le fait est que le Serge qui a le dépôt de plainte facile a fait une fois de plus appel aux condés. Trop contents de mettre leurs sales pattes partout, juste avant la manif’ de samedi, sont arrivés en masse le 22 (et avec une masse) arrêter un camarade inculpé depuis pour « violence avec usage ou menace d’une arme (Interruption temporaire de travail de 6 jours), en espèce un « jet de porte de clapier » (???), refus de, signalétique et prélèvement adn. Il est convoqué au TGI de Nantes le 21 juin 2012.

Nous ne demandons pas plus de justice, ou une justice plus juste. Même si le seul rôle de la justice et des keufs était de nous protéger, et non le maintien de ce système dégueulasse , nous ne porterions pas plainte. Nous refusons de confier à qui que ce soit la gestion de nos conflits, et de recourir à la justice qui nous dépossède des multiples moyens de les résoudre. Selon notre éthique, et les spécificités de chaque situation, et non en fonction de critères extérieurs (la légalité, la violence ou une quelconque morale)… Il paraît que ça fait de nous des extrémistes violents, mais ce sont toujours les mêmes qui définissent ce qui est violent et qui exercent la seule violence légitime, la « non-violence » démocratique pour maintenir sous pression permanente la partie insatisfaite de la population. En contrôlant pour des papiers, en expulsant pour des thunes, en mutilant pour le plaisir, en tuant de temps en temps.

Cette violence-là, celle de trois compagnies de keufs venues enlever un camarade en défonçant la porte et braquant leurs flingues sur tout ce qui bouge, le petit Serge en profite. Quoi de plus pratique que cette menace répressive et l’alliance avec les médias crapuleux pour se poser en victime tout en faisant monter la pression, et continuer à pourrir les rapports contraints de voisinage, harceler les meufs, dealer avec VINCI , nous mettre en danger physique ? Le fait est que nous n’accepterons pas ces violences-là, celle de l’état et de ses alliés volontaires, pour nous mêmes ou nos proches. Nous n ‘accepterons pas le fait d’être humiliées , harcelées, menacés, attaqués, sans broncher. Ce conflit n’appartient plus aux seuls individus concernés, tant il oppose des visions du monde.

Ni cohabitation infernale ni expulsions,
Face à tous les Serge Durand de ce monde,
La solidarité est une arme

Répression suite à la manif contre le projet d’aéroport de NDDL

Précision : Plus d’infos sur la manifestation et sur les personnes interpellé-e-s dans les jours qui viennent.

Pour soutenir les inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport de NDDL, vous pouvez aller ici : https://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

Comme à Ploggoff, au Carnet et au Larzac, et plus loin d’ici, à Atenco, nous reprendrons notre droit à l’auto-détermination !

Vinci dégage, la terre on se la partage !

Vu sur le jura libertaire le 24/03/12 :

D’après la presse policière, les flics auraient interpellé 6 ou 7 personnes, 3 à 5 se trouveraient actuellement en garde à vue…


Nantes : des incidents en marge de la manifestation contre le futur aéroport

Au terme d’un rassemblement important et bon enfant contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, quelques centaines de jeunes ont fait du grabuge.

En termes d’affluence, avec de 3.000 participants selon la préfecture à 10.000 selon les organisateurs, la manifestation du samedi 24 mars, à Nantes, contre le futur aéroport a été un succès, mais comme redouté, elle a quelque peu été entachée par les débordements d’une poignée d’anarchistes français et européens.

Des « anti-capitalistes » s’invitent à la « fête »…

À l’appel à manifester des associations hostiles au chantier, ainsi que de formations politiques et de syndicats, d’Europe Écologie au Parti de gauche, et d’Attac à la Confédération paysanne, est venu se greffer celui, largement relayé sur Internet, à former un « cortège anti-capitaliste » à cette occasion.

Vu la présence de plusieurs centaines de ces militants, pas vraiment désirée par les organisateurs, anticipant des débordements, la préfecture avait prévu un important dispositif policier, avec un quadrillage du parcours par un millier d’hommes, un hélicoptère et des canons à eaux prêts à intervenir. Rien n’y a fait.

Déjà dans le cortège, un agent en civil avait été pris à partie par des jeunes encagoulés, et l’on a pu assister à des jets de peinture et au badigeonnage en règle de commerces du centre-ville. Comme souvent, c’est surtout au point d’arrivée de la manifestation, après la dispersion du gros du cortège, qu’ont eu lieu des échauffourées, des centaines de jeunes mettant le feu à des palettes avec quantité de pétards et jetant des projectiles en direction des forces de l’ordre.

Bilan des incidents : des dégradations, deux blessés légers et sept interpellations

Vers 19h, une bonne heure après les premiers heurts, des dizaines de véhicules arrivés en renfort, les forces de l’ordre ont répliqué par des gaz lacrymogènes et ont finalement donné la charge, procédant à sept interpellations, a indiqué la préfecture, dont cinq ont débouché sur des gardes à vue.

https://i2.wp.com/pix.toile-libre.org/upload/original/1332631137.jpgAu commissariat central, le directeur de la sécurité publique Philippe Cussac (à gauche) et le directeur de cabinet du préfet Patrick Lapouze (à droite) sont restés sur le pont tout au long de la journée.

En soi, le bilan n’est pas gravissime, si ce n’est deux blessés légers et beaucoup de mobilier urbain dégradé, sans parler des vitrines souillées, mais ces faits ont été détestables pour les organisateurs, d’autant que la préfecture avait menacé de les tenir pour responsables en cas de débordements.

« C’est des cons, c’est nul, des gens de l’extérieur », a ainsi déploré un membre de l’Acipa, la principale association qui lutte contre la création d’un second aéroport dans l’agglomération, à trente kilomètres au nord de Nantes, entre autres sur la commune de Notre-Dame-des-Landes.

La manifestation n’en a pas moins été un succès…

Les uns s’opposent à cet aéroport, voulu par le maire PS de Nantes, Jean-Marc Ayrault, et par l’UMP, parce qu’ils le trouvent nul et non avenu, les autres parce qu’ils jugent l’addition trop salée, beaucoup y sont hostiles pour des raisons environnementales, et enfin, premiers concernés, des agriculteurs y sont farouchement opposés et pointent d’inévitables expropriations et destructions d’emplois.

Sur le fond, malgré les incidents, leur message est bien passé, dans une ambiance plutôt bon enfant. Entre 13 et 16 heures, plus de 250 tracteurs arborant des pancartes « Non à l’aéroport », des manifestants à vélo, entre autres animaux des vaches, et bien sûr des milliers de personnes à pied, ont afflué suivant trois grands axes vers la préfecture, d’où est parti le cortège en direction du Cours des 50 otages, l’une des grandes artères de Nantes. C’est là que s’est tenu un meeting, qui devait être suivis de multiples animations et concerts jusqu’à 22h.

Devant la reconstitution d’un « coin de bocage », avec sa terre, ses arbres et ses végétaux, se sont succédé à la même tribune, agriculteurs, écologistes, et anti-aéroport de toute obédience, qui d’une même voix ou presque ont appelé à l’abandon de ce grand projet « inutile, coûteux et destructeur », comme de tous ceux du même acabit.

Dans cinq ans, l’A380 se posera malgré tout au milieu des champs ?

En attendant, sauf revirement des décideurs, et il en faudra sans doute plus que la manifestation du jour pour les y amener, le très contesté « aéroport interrégional du Grand Ouest », dont l’idée remonte à près d’un demi-siècle, doit bel et bien voir le jour d’ici 2017.

Sa construction et son exploitation ont été confiées au groupe Vinci, qui prévoit un coût de 560 millions d’euros, dont l’entreprise assumera un peu plus de la moitié, le reste étant à la charge de l’État et des collectivités. Si cela peut consoler ses opposants, mais on en doute, précisons que le futur aéroport vise « l’excellence environnementale ». On en reparlera…

Leur presse (Metro, 24 mars 2012)