Archives de Catégorie: rassemblement

Des nouvelles de la grève de la faim à Nantes de deux agriculteurs de Notre Dame des Landes

Reçu par mailing le 13/04/12 :

Mail des citoyen-ne-s vigilant-e-s opposé-e-s au projet d’aéroport de NDDL :

Action grève de la faim

I – Suite de la grève de la faim : changement du lieu de résistance

Comité d’organisation de la grève de la faim des deux paysans contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Communiqué de presse du 12 avril 2012

Pour permettre à la population nantaise de commémorer la mémoire des résistants et en particulier de Raymond Aubrac, le comité d’organisation de la grève de la faim des deux paysans a décidé de déplacer le lieu de résistance au projet d’aéroport. 
A partir de vendredi 13 avril fin de matinée, la grève de la faim se déroulera, toujours à Nantes, square Daviais, entre la place de la Petite Hollande et la place du Commerce, au bas de la rue Jean-Jacques Rousseau.
Cette décision a été prise en coordination avec l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre.
Le comité d’organisation de la grève de la faim appelle la population à venir soutenir par sa présence les paysans qui résistent à ce projet destructeur et inutile, pour conserver leur outil de travail et leur lieu de vie.

Pour plus d’infos : acipa.info@free.fr

Des photos seront mises en ligne au fur et à mesure sur notre album

Un premier reportage vidéo est en ligne ici : http://lagoradebretagne.over-blog.com/article-en-greve-de-la-faim-contre-le-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-landes-103256979.html

un autre est là : http://vimeo.com/40169359

« Résister se conjugue au présent » Lucie Aubrac

II – Appel à venir soutenir les grévistes, jour et nuit

Venez soutenir les grévistes pour quelques heures, une journée complète ou la nuit.

(Pour la nuit, s’inscrire auprès de Cyril Bouligand 06 21 04 76 84)

III – Comment suivre cette action

Un serveur vocal est à votre disposition au 06 64 62 69 25. Vous y trouverez quotidiennement des nouvelles de nos grévistes.

Vous pouvez aussi suivre le carnet de bord de cette action sur le blog Paroles de Campagne 

IV – Apéro-concert samedi 14

Le weekend sera propice à une action de plus grand envergure autour des grévistes de la faim.

Un apéro-concert est organisé de 18 à 20h samedi après-midi square Daviais.

 

Le communiqué qui annonçait le début de la grève de la faim :

NOTRE DAME DES LANDES : GRÈVE DE LA FAIM DE 2 PAYSANS

APPEL A MOBILISATION :

Après la très forte mobilisation du 24 mars dernier à Nantes, nous retournons dans cette ville avec le même objectif de maintenir la pression sur nos  politiques. Nous y sommes arrivés ce mercredi au petit matin avec moutons et tracteurs et nous allons y rester un bon moment ! A grande bêtise politique, action forte : 2 paysans s’engagent dans une grève de la faim. Avec leur comité de soutien, ils sont installés devant le Monument de la Résistance, au Pont Morand à Nantes.

Leur acte de résistance et de solidarité est aussi un cri de colère envers l’obstination du monde politique à vouloir détruire et bétonner. Il a pour objectif d’obtenir, de la part de tou-te-s les candidat-e-s à l’élection présidentielle, un engagement pour l’abrogation de la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport.

Cette action sera dure et longue : la mobilisation devra être forte !

Lors de la manifestation du 24 mars, nous avons appelé à résister ; c’est le moment de vous engager personnellement.

Venez passer une demi-journée, une journée, une nuit ou plus dès que possible devant la préfecture de Nantes pour que ce mouvement ait une résonance nationale.

Les échéances électorales arrivent et les ordonnances d’expropriation  sont déjà dans les boîtes à lettres ! C’est maintenant qu’il faut agir !

Pour plus d’infos : acipa.info@free.fr

Communiqué de presse des opposant-e-s au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes :

Précision du CLCA : il s’agit d’un communiqué de la coordination des opposant-e-s à l’aéroport de NDDL qui regroupe des partis et associations opposées au projet.

Le Collectif de Lutte Contre l’Aéroport de NDDL, ainsi que d’autres collectifs et de nombreux individu-e-s opposé-e-s au projet n’en font pas partie.

 

Ce matin, mercredi 11 avril 2012, deux paysans ayant reçu l’ordonnance d’expropriation concernant le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes(44), commencent une grève de la faim.

Avec leur comité de soutien, ils sont installés devant le Monument de la Résistance, au Pont Morand à Nantes.

Leur acte de résistance et de solidarité est aussi un cri de colère envers l’obstination du monde politique à vouloir détruire et bétonner. Il a pour objectif d’obtenir, de la part de tou-te-s les candidat-e-s à l’élection présidentielle, un engagement pour l’abrogation de la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport.

De plus en plus de citoyen-ne-s dénoncent le gaspillage de terres agricoles pour des projets inutiles (l’aéroport de Notre Dame des Landes en est un !) et l’utilisation de fonds publics à des fins privées.

Le comité de soutien aux grévistes appelle la population à venir les soutenir par leur présence.

Contact comité de soutien :

Cyril Bouligand : 06 21 04 76 84 

Philippe Champigny : 06 78 73 68 65 

Julien Durand : 06 33 51 01 25

 

[A bas l’Ayrault’port] Perturbation d’un meeting PS à bressuire (79) par des opposant-e-s à l’aéroport de NDDL

Vu sur Indymedia Nantes, le 13/04/12 :

il en fallait de peu (en nombre) pour que çà pète.

A l’appel de la confédération paysanne, le jeudi 12 avril, une manifestation était organisée devant le bocapole, lieu du meeting de soutien à F.Hollande.
Objectif de la confédération, interpeller les militants PS et montrer à Ayrault (vedette du meeting) que les opposants aux projets destructeurs de terres agricoles ne sont pas qu’autour de NDDL.
Une trentaine de tracteurs ont investis Bressuire par différents rond point et ont convergé vers le bocapole où une centaine de personnes était rassemblées.
Prises de parole de la confédération paysanne, de l’Acipa et d’élus…………

De la terre, des plantations et quelques brebis….. Un mini bocage devant ce gros bâtiment hideux.

Quelques uns d’entre nous, ayant envie d’aller un peu plus loin que d’interpeler les militants PS, avons commencer à faire vraiment du bruit…. Bidon, coups en rythme sur les vitres, fumigènes……..

Du coup, çà a dû vraiment les déranger car en peu de temps, 6/7 gorilles de la sécurité ont commencé à vraiment s’énerver…….. Mais ils ont été contraint de se replier devant les huées et l’avancée des manifestants.

A une vingtaine face à la sécu et avec les bleues derrière nous, nous avons préférer en rester là…….
Mais il s’en fallait de peu (en nombre) pour qu’on aille plus loin.

Mais gare à toi Ayrault, partout où tu iras, on y sera…..
La prochaine, c’est à La roche sur yon (85), vendredi 20, au meeting de soutien pour Hollande.

Ni avion, ni expulsion,
La terre appartient à ceux qui la travaille.

[Résistance au bétonnage] Appel au montage d’un camp permanent à partir du 10 avril 2012 contre un projet de stade de foot à Décines (Lyon)

Reçu par mailing, le 05/04/12 :

Appel au montage d’un camp le 10 avril 2012 à Décines, au 1 rue Michel
Servet.

Nous appelons à une mobilisation importante pour une vie en vert, et contre la construction du stade de foot des Lumières de Jean Michel Aulas, Gérard Collomb et Vinci :

Salut à tous et à toutes, ami-e-s, militant-e-s de la première
ou de la dernière heure.
L’étau se resserre jours après jours ; aseptisés sont nos vies, nos
villes et nos quartiers.
Les zones de libertés diminuent à mesure que disparaissent les espaces
naturels.
La politique mondiale s’allie au béton et à l’acier, aux pelleteuses
et aux foreuses pour permettre le maintien de l’ordre, pour asseoir
l’empire de glace sur nos vies et celle de la Nature.

Depuis longtemps nous comprenons que nous devons protéger la nature:
car militer pour la protection d’un arbre, c’est déjà, sauver les
valeurs humaines.

Ils bétonnent! Ils expulsent! Nous, nous occupons:

A Notre-Dame-des-Landes, la Z.A.D (Zone à Défendre), s’attache depuis
des années à occuper les terres destinées à la construction d’un
aéroport, sur plus de 2000 hectares qui, espérons le, ne verra jamais
le jour.a

A Turin, et dans les vallées alentour, nombreux et nombreuses sont
celles et ceux qui militent contre le projet du TGV (TAV) censé
rejoindre Lyon, par un tunnel de 53 km sous les Alpes.

Partout émergent des problématiques liées à la spoliation des terres,
de l’expropriation des paysans, à la destruction des milieux naturels.
Partout, on déloge, on déplace, on parque ailleurs ce que l’on devrait
protéger ici.

Ces projets destructeurs sont décidés au plus haut niveau:

– Etatique
– Juridique
– Financier

Par la complicité de lois liberticides. (LSQ, LOPPSI 2, HADOPI, ACTA…)

Dans la plupart des cas, des multinationales du bâtiment sont impliquées:
Vinci en particulier, qui se cache derrière tout un tas d’autres
entreprises qui sous-traitent  pour ce leader du réseau routier et BTP
mondial.
D’une manière ou d’une autre, la résistance face au capitalisme,
à l’impérialisme et au libéralisme du corps et de l’esprit doit être aboli.
La conscience adulte environnementale passe par le refus:
des projets immobiliers, des projets d’infrastructure et des projets
de colonisation, que ces bourreaux ignorants mettent en place.

La volonté de création d’un grand stade par messieurs Jean-Michel
Aulas (PDG de l’OL) et Gérard Collomb (Président du Grand Lyon, des
Hospices de Lyon, sénateur et maire d’une « gauche ratée, d’une droite
dans ta gueule » de Lyon), nous montre aujourd’hui, leur intention
nuisible de conquérir l’est lyonnais pourtant proclamé: « Poumon Vert »
de l’agglomération.

Le projet OL Land de Jean-Michel Aulas est d’implanter un immense
complexe sportif sur plus de 50 hectares de réserve foncière sur la
commune de Décines à 15 km de Lyon, dans l’est lyonnais.(OL= Olympique
Lyonnais)
OL Land comprendrait: le nouveau stade de 60 000 places, le centre
d’entraînement de l’équipe professionnelle, les bureaux du siège d’OL
Groupe, une boutique OL Stade,         7000 places de stationnement,
plusieurs équipements de loisirs et de divertissements dont cent
cinquante chambres d’hôtel*** et 8 000 mètres carrés d’immeubles de
bureaux, autour, des routes et encore des routes qui recouvriront
soigneusement tous les déchets qu’ils ne peuvent enfouir ailleurs.

Finalement, bien plus qu’un simple stade de football destiné aux
footballeurs professionnels, il s’agit d’une mégapole d’affaires
construites à des fins privées, pour le profit de « Big Brother ». Le
stade n’occuperait que 5 hectares.

L’égo de ces brigands ne brillera pas longtemps, tant que nous
occuperons les terres et maintiendrons une résistance face au fléau
qui se répand.
Nous sommes libres et indépendant-e-s, nomades du monde inter-galactique.
Le monde est à celles et à ceux qui le respectent.
Soutenons la famille Morel: maraîchers pour une AMAP, et Philippe
Layat: éleveur de brebis; sur les communes de Décines et de Chassieu.
Mobilisons-nous, avec l’association « Carton Rouge » qui depuis
plusieurs années militent aux côtés de ces êtres « encore » humains,
pour rendre la terre à qui de droit.
Non au stade de Décines! Non à l’aéroport de Notre-dame-des-landes!
Non au TAV Lyon-Turin!

Mardi 10 avril 2012, nous monterons un camp, sur les terres du futur projet.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui désirent renverser le
régime inquisiteur du roi Aulas et de son bouffon d’Collomb, à venir
prendre place dans la mobilisation contre cette démagogie capitaliste.
Voici venue la fin de l’hégémonie colonialiste de l’empire.

Bienvenue au plus grand nombre, aux bras et à l’énergie de celles et
ceux qui désirent s’investir dans le projet.
Au programme et sur le long terme : potager, éco-construction,
ateliers, débats, théatre, cirque, musique, actions militantes…

A partir du 11 avril, nous commencerons le début du jardin. Nous
appelons les volontaires à amener leurs pieds (jambes et pieds de
tomates, de biches ou autres) ainsi que les outils nécessaires s’ils
en disposent.

PS: Le délai est court : nous avons quatre ans pour empêcher le projet
d’arriver à son terme. (Stade prévu pour l’Euro 2016)

La lutte continue…

…NOUS…

Liste des besoins au montage du camp :
-matériel de camping ( tentes, marabouts, tipis, yourtes, poeles à bois…).
-matériel de jardinage (outils, bidons, graines, semences, tonne à eau…).
-matériaux de construction (planches, poutres, enduits, paille…).
-moyens de transports (voitures, vélos, mobylettes, fourgons…).

Ainsi que tout ce que vous jetez ou n’utilisez plus : moquette,
vêtements, costumes, tissus, fenêtres…

A très vite  !!!!!

[Stop THT Cotentin-Maine] A Chefresne, c’est maintenant qu’il faut y aller !

Reçu par mailing, le 04/04/12 :

N.B : pour plus d’infos sur la résistance à la construction de la Ligne à Très haute Tension Cotentin-Maine (liée à la construction de l’EPR de Flamanville) vous pouvez aller ici :

http://stop-tht.org/

et ici :

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

Bonjour à tou-te-s,

Cela fait maintenant une semaine que le camp est officiellement établi au
bois de la Bévinière sur la commune du Chefresne.

Cette résistance qui faut suite à la délivrance de l’arrêté permettant la
mise en route de travaux y compris chez celles et ceux refusant le
chantier de la THT, a vu sa première mise à l’épreuve jeudi 29 mars 2012.

Le déploiement important des forces de l’ordre venu accompagner les
élagueurs qui devait disposer du petit bois a du se contenter de permettre
à des géomètres de faire des relevés… sur les emplacements

Depuis, malgré des intimidations régulières des forces à leurs ordres, le
camp se renforce mais il a toujours besoin de sang frais.

Soyons prêt-e-s et continuons autant que nous le pouvons à préparer les
actions et réactions qui empêcherons RTE et consorts de pénétrer la
commune.

Continuons donc à renforcer tous nos points forts : château d’eau, petit
bois, blocage des accès et autres nuisances tout au long de la ligne.

Sur le camp, il est important de pouvoir compter sur des personnes qui
puissent passer une nuit (ou plusieurs) sur le camp ou à proximité afin de
faire tourner. Merci de vous faire connaître en indiquant la/les nuit(s)
de présence possible.

Il y a aussi toujours besoin d’un peu de matériel :

* Outillage and co :

– Lampes torches de forte puissance
-Perçeuse à percussion mandrin auto serrant
-Visseuse électro portative + batteries + chargeur
-Meuleuse d’angle diam 125 mm + disques matériaux
-scie circulaire
-Scie sauteuse
-forêt métal titane (diam 3 à 12mm)
-tournevis cruciforme toute taille
-disque diamètre 125 multi matériaux pour petite meuleuse
-seaux (5 à 20l) et/ou bac de rangement
-rappe à bois
-un merlin pour fendre le bois
-lames de scie sabre pour le bois
-panneaux solaires
-batteries pour stocker l’énergie
-Des rallonges électriques, type enrouleurs 40m)

* matériaux
– de l’isolant mince, type multicouche en paguaille !
– de l’isolant liège en panneaux
– De la gaine de drainage(petit diamètre)
– des boulons de toutes longueurs et diamètres
– Des verrous
– charnières solides
– du ciment
– du sable
– du gravier
– De la peinture pour mur extérieur de couleurs pour repeindre le chateau
d’eau
– des pigments
– De la moquette en quantité
– Des tapis
– des filets

* aménagements et vie sur place :
– des matelas/tapis de sol/mousse
– des couvertures / sacs de couchage
– des draps
– des oreillers
– des grosses gamelles (poeles, cocottes…)
– une théieire
– deux grandes passoirs pour égoutter le riz, patte…
– Une chaine hifi (ou même lofi)
– De la lecture pour la bibliothèque
– une table pour le chateau d’eau
– porte manteau
– Des ampoules basses conso, led

* matosse d’escalade
– poulies,
– sangles,
– cordelettes,
– cordes statiques,
– maillons rapides,
– baudriers…

* Les indispensables
– Des bottes
– Des cirets
– Des gilets jaunes

Mais surtout : venez ! AGISSEZ !

THT NO PASARA !!

No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril ! (Val di susa)

Vu sur un blog intéressant, relatant la lutte du Val de suse et contre le monde de la grande vitesse :

http://notavfrance.noblogs.org/post/2012/04/01/no-tav-appel-a-la-resistance/

11 avril : Appel du mouvement No Tav

Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.

On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. A cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes , le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.

Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.

Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.

Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav

traduit de l’italien : Anarres-info

 

Nouvelle visite du juge des expropriations sur la ZAD, résistons à la venue du valet de Vinci !

Info reçu par mailing, et qui provient à l’origine de l’ACIPA :

Le mardi  3 avril (2012), le juge d’expropriation sera de nouveau sur le terrain ; rendez-vous à 9H30 à La Vache Rit pour organiser la présence de soutien en lien avec les propriétaires concernés. Le mercredi 4 avril, une audience aura lieu au Tribunal de Grande Instance de Nantes ; Rendez-vous à 9H30 pour une présence de soutien identique.

N.B d’un membre du CLCA: espérons que cette fois une résistance déterminée au juge ne sera pas décriée, et que l’action de résistance ne sera pas purement symbolique comme aime à le faire l’ACIPA…

Prenons le maquis ! Manifeste des maquisard-e-s !

Reçu par mailing :

Salut à tous.tes,

Eparpillé.e.s deci-delà suite à nos pérégrinations estivales, nous nous
sommes tous retrouvés bien au chaud cet hiver tout en continuant nos
multiples activités, d’autres aventures et mobilisations en tout genre.

« Les Rencontres du Maquis » ont été des ces instants qui ont fait qu’au fin
fond du bocage de Notre-Dame des Landes, sur le Plateau de Millevaches,
dans un squat parisien ou dans une ferme ardéchoise, on puisse se
retrouver et se dire « ben alors qu’est-ce que ça devient? ».

Ci-joint, un manifeste, une première contribution qui, comme on le
mentionne, ne demande qu’à être approprié, retouché, rayé, distribué.
On va commencer à le diffuser un peu partout, hésitez pas donc à
l’imprimer, balancer sur les listes, poster sur les indymedias et autres!

Quant au petit groupe qui a organisé les premières rencontres, il est
aujourd’hui trop éparpillé pour remonter un instant collectif comme celui
de l’été dernier. Mais c’est à un autre groupe donc de se constituer pour
créer d’autres Rencontres du maquis. Les outils, matos, lieux existent, ne
manque plus qu’un petit groupe se constitue !

Des maquisard.e.s

——

MANIFESTE DES MAQUISARD-E-S
pour une convergence des luttes

Première contribution

Nous croyons que c’est aujourd’hui plus que jamais que nous devons
décloisonner les anciennes lignes de rupture (citoyen-ne-s/syndicats,
libertaires/militant-e-s d’organisations politiques etc.) pour rendre
tangible de nouveaux imaginaires subversifs et être collectivement
offensifs face à ce monde qui s’effondre.

Nous, ce sont les grévistes indéboulonnables, les squatteur-se-s de tout
poils, les hacker-euse-s anonymes, les occupant-e-s de places publiques,
les syndicalistes désillusionné-e-s, les paysan-ne-s en devenir, les
activistes nomades,  les yourteux-se-s, les bricoleur-se-s de bouts
d’autonomie, les gratteur-se-s de papier, les féministes enragées, les
théatreux-ses aux gorges déployées, les associatif-ve-s de terrain et tout
autre empêcheur-se-s de tourner en rond.
_
Si un premier temps d’échange et de rencontres s’est déroulé au Maquis, à
la ferme autogérée de Cravirola, nous nous revendiquons maquisard-e-s car
nous voulons prendre le maquis, autant pour nous soustraire à la
marchandisation généralisée que pour la combattre.

Nous ne voulons pas attendre la prochaine mobilisation, courir derrière le
prochain mouvement, être débordé par nos contestations. Nous voulons être
le mouvement, les faire déborder par nos offensives plurielles, les faire
se démobiliser pour mieux nous retrouver.

Nous voulons nous revoir au fur et à mesure des espaces qui, tout en
s’inscrivant dans une perspective de convergence des luttes, associent vie
politique et vie collective, comme nous l’avons fait par la suite sur la
ZAD à Notre-Dame-des-Landes, autour d’une base commune qui ne demande qu’à
s’étoffer au gré des réflexions collectives.

_
Au delà des affinités politiques et humaines,  nous voulons avant tout
dessiner les premiers champs politiques qui nous réunissent, nous portent
et autour desquels nos luttes convergent. Nous mettons également en oeuvre
un corpus de pratiques lors de nos différentes rencontres, pratiques qui
prennent part entière dans nos tentatives d’esquisser un imaginaire
politique commun.

L’ÉMANCIPATION
Si en tant qu’individu à part entière chacun-e cherche à s’émanciper
(aussi bien dans nos réflexions politiques que dans nos vies
quotidiennes), cette émancipation individuelle ne sera entière que si il
existe les conditions d’une vraie émancipation collective.

La RÉAPPROPRIATION
de nos vies et de tout espace (public, géographique, médiatique,
sémantique, etc.) de plus en plus confisqués par toute volonté d’étendre
toujours plus les territoires alloués au capital.

L’AUTONOMISATION
En tant que processus, elle nous permet l’autonomie de réflexion en dehors
de tout dogmatisme et de tout parti. Quant à l’autonomie matérielle, elle
a pour objectif de briser les rapports marchands, de se rapproprier
pleinement la question de la production sans être une fin en soi.

Le RESEAU. Notre rapport de force s’exprime à travers les contours
indéfinissables et sans cesse mouvants d’une nébuleuse constituée
d’individus, de collectifs et toute autre organisation formelle ou
informelle. C’est au sein de cette mise en réseau que dialoguent et
s’échangent sans cesse réflexions, savoirs théoriques et savoir-faire. La
construction d’un rapport de force effectif passe alors par la mise en
place de solidarités inter-luttes au sein même de notre réseau :
mutualisation de caisses de grèves, caisses anti-répression, aide
juridique, cantines sauvages, prêt de matériel sont autant d’initiatives
qui permettent de dépasser l’impasse perpétuellement renouvelée de la
contestation.

Les PRATIQUES AUTOGESTIONNAIRES. Assemblées générales, horizontalité des
prises de décisions, intelligence collective, démocratie directe…les
pratiques d’organisation et de discussion plurielles sont pour nous les
outils de base pour contrer l’illusion représentative et déconstruire tout
rapport de domination lors de nos instants collectifs.

_

Cette première contribution est réappropriable par tous-tes. Elle n’est
qu’une tentative de mettre en forme les réflexions issues des Rencontres
du Maquis de l’été 2011 et ne demande qu’à être étoffée, rayée, supprimée,
contestée.
_
une adresse mail
collectifconvergence(at)riseup.net

une  liste  de  discussion
prenonslemaquis(at)lists.riseup.net

un site
http://collectifconvergence.blogspot.com
(bientôt: http://www.collectifconvergence.org)

_

Des gens se sont motivé-e-s pour organiser des rencontres en 2011.

Des listes de matos, des lieux,  des contacts sont dispos pour réorganiser
des rencontres  pour toutes personnes motivées à recréer ces instants
collectifs en 2012.

A vous de jouer!

Ligne THT Cotentin-Maine : Alerte au Chefresne! Stoppons le nucléaire et son oeuvre mortifère !

Vu sur le site du collectif « valognes stop castor« , le 31/03/12 :

Nuit du 30 au 31 mars 2012 : nouvelle alerte au Chefresne.

Posted: mars 30th, 2012 | Author: | Filed under: Anti-THT, Textes en français | No Comments »Un risque très sérieux d’une intervention gendarmesque sur le petit bois et ses grimpeurs cette nuit, du vendredi 30 mars au samedi 31 mars, est à craindre.

Samedi matin :

Une nuit de stress supplémentaire sans assault au Chefresne. En attente de voir si les travaux (élagage, montage pylônes) vont tenter de se poursuivre aujourd’hui (31 mars) dans le coin.

Celles et ceux qui peuvent passer sont plus que bienvenu-e-s. Un peu de soutien peu effacer beaucoup de fatigue.

Après une journée au cours de laquelle l’élagage fut une nouvelle fois interrompu, interruption suivie d’un déboulonnage de pylône à Montabot, la nécessité de se débarrasser de ses empêcheurs de pylôner et tronçonner en rond semble se préciser chez les forces de l’Ordre.

Demain, samedi 31 mars, est la dernière journée qui peut être légalement consacrée à l’élagage. La légalité n’a jamais étranglé RTE & consorts que ce soit pour débuter les travaux, pour respecter les monuments historiques et les espèces protégées, pour pomper l’eau des cours d’eau.

La seule légalité habituellement considérée par RTE est celle qui lui permet d’écraser les personnes de son rouleau compresseur. Pourtant, il semblerait que le maximum soit fait actuellement pour que les élagueurs puissent accomplir leurs basses oeuvres dès demain dans le respect de la loi quitte à utiliser les forces à son ordre pour cela.

Nous vous attendons à la Bévinière, le Chefresne, dès maintenant et à n’importe quelle heure. Faites tourner.

Carte 1/25000 du Chefresne à imprimer ici

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213 !

THT NO PASARA

L’appel à venir les soutenir qui avait été lancé sur les réseaux le vendredi 30/03 :


Ligne THT Cotentin-Maine : Alerte sur la commune du Chefresne, dans la Manche

Posted: mars 29th, 2012 | Author: | Filed under: Anti-THT, Textes en français | No Comments »

Du soutien est souhaité dès 7h30 ce vendredi matin 30 mars afin d’être en place avant l’arrivée des hommes en bleu. Du ravitaillement serait le bienvenu, pour ceux qui le peuvent !

Pour qui arriverait plus tard, il est possible que l’accès au Chefresne soit particulièrement difficile pour les véhicules de par l’activité de blocage des forces de l’ordre. Dans ce cas, ne pas hésiter à prendre les autres voies : tous les chemins mènent au petit bois de la Bévinière.

Carte IGN 1/25000 n°1313O (Coutances)

Jeudi 29 mars 2012, Réseau de Transport d’Energie (RTE, filiale d’EDF), assisté par les forces de l’ordre, vient dans l’intention de raser le bois du maire du Chefresne (dans le département de la Manche, en Basse-Normandie), placé sur le fuseau de la future (ou pas…) ligne THT Cotentin-Maine. Cette commune et son maire sont bien connus pour leur résistance depuis des années à ce projet de ligne THT, et sont devenus un lieu de résistance pour de nombreuses personnes et collectifs en lutte contre le Nucléaire, la THT et leur monde.

Cette lutte s’est intensifiée depuis quelques mois, à l’approche imminente des travaux de forage et d’abbattage. C’est pourquoi les opposants à la ligne ont préparé la défense de ce bois devant être rasé pour le passage de la ligne. Nous avons donc entamé les travaux de « fortification » du bois en disposant un grillage autour du périmètre, en mettant les arbres en tension, en construisant des plateformes habitables dans les peupliers… Transformant ainsi ce bois en symbole de résistance contre le rouleau compresseur de l’Etat Nucléaire.

Ce matin, jeudi 29 mars, alors que des habitants du Chefresne et d’autres opposants à la ligne s’organisent pour défendre le bois, en s’installant sur les plateformes et en préparant une résistance au sol, de nombreuses forces de l’ordre, encadrant des élagueurs et des géomètres venus remplir leur oeuvre de destruction, se sont approchés du bois en complète combinaison anti-émeutes. Cinq cars de la Gendarmerie Mobile, une quinzaine de voitures de gendarmerie et deux camions militaires étaient présents (en tout donc 80 agents répressifs) ce qui laisse supposer que l’Etat est prêt à mobiliser l’armée pour faire passer sa ligne THT.

Vers 14h, il semble que tout ce dispositif reparte, sans incidents notables, tout en laissant derrière lui deux géomètres dans le champ d’à côté, accompagnés par leurs « gardes du corps » de la Gendarmerie Mobile, boucliers, gazeuses et matraques à la main, qui les suivent peu après.

Il est pourtant très (très) fortement probable que l’assault des forces de l’ordre pour nous déloger du bois soit donné demain ou dans les prochains jours. Il faudra du monde pour tenir ce bois et se préparer à le tenir sur le long terme.

Venez donc nombreux pour soutenir la lutte contre la construction de cette ligne THT. Rendez-vous au Chefresne, dès que cela sera possible pour vous, à la Bévinière.

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213 !

THT NO PASARA !

Contre le projet d’aéroport, contre Vinci: action de péage gratuit le 17/03 à Brillane-Oraison (04)

Vu sur Indymedia Nantes, le 21/03/2011 :

Communiqué d’une action de péage gratuit à la Brillane, dans les Alpes de Haute Provence, contre la multinationale de Vinci et le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes.

Ce samedi 17 mars autour de 14h15, une quinzaine de personnes se sont rassemblées aux 4 stations de péage de la ville de la Brillane (04) afin d’effectuer une action de « péages gratuits » pour soutenir et se solidariser avec les personnes luttant, à la ZAD (Zone A Défendre) et ailleurs, contre le projet de construction de l’aéroport international de Notre-Dame des Landes, proche de Nantes.

Après que les caméras de vidéo-surveillance ainsi que les barrières de péages aient été momentanément mises en veille, il a été permis durant 1h, par libre choix, aux automobilistes de s’affranchir – ou pas – d’enrichir Vinci ; et de s’informer, par la voie oral, des tracts et banderoles, sur le projet d’aéroport. Ce fut aussi l’occasion de dénoncer les différents projets et agissements de la multinationale Vinci (premier groupe mondial de construction-concession) spéculateur, entre autre, sur une grande partie du réseau autoroutier français et investisseur dans la fusion nucléaire d’ITER.

Les automobilistes, pro ou anti-projet, étaient pour une bonne partie réceptifs à l’action et l’information. Des réactions très diverses… Certains se targuant d’un « C’est pour quand le prochain passage gratuit ? »,« On vous soutient, on est avec vous. » ; et d’autre d’un « Ca serait pratique un aéroport près d’ici, c’est rapide et efficace en Corse… profiter du paysage c’est bon pour ceux qui ne travaillent pas ou ceux qui touchent le RSA ! ».

Pendant ce temps d’action, nous avons été informé que Vinci venait de licencier 800 employés par une trop « habituelle » restructuration économique. Les quelques euros, net d’impôt, glanés par les caisses de solidarité aux péages, ne recréeront pas d’emplois mais serviront néanmoins aux occupants la ZAD et aux opposantes à la construction de l’aéroport à Notre-Dame des Landes.

La première patrouille de gendarmerie n’aura mis seulement que quelques minutes à intervenir sur les lieux à une vitesse de décollage aérien, frôlant certainement les 120 km. Les gendarmes sortirent main à l’arme, prêt à dégainer au besoin, croyant intervenir sur une action de braquage des caissettes automatiques de l’autoroute. Une seconde patrouille, ainsi que deux véhicules de l’aménagement autoroutier de Vinci arriveront par la suite, ce qui ne nous empêchera aucunement de mener, sous la forme et le temps voulu, l’action à son terme.

Ainsi, aucune arrestation ni violence n’a eu lieu, fait assez rare dans ces durs temps de répression hexagonale. Ceci peut-être dû, selon les dires d’un gendarme, à une impossibilité de ne pouvoir joindre des policiers plus haut-placés pour prendre une potentielle décision d’intervention… dur dur les forces publiques en plein weekend !

Nous tenons à réaffirmer notre solidarité aux personnes luttant contre la construction de cet aéroport et que nous continuerons à lutter contre Vinci et ses projets à visées d’économie mortifère, à Nantes, comme ailleurs.

Nous appelons enfin aux personnes le désirant et le pouvant de se rendre à la manifestation en faveur de l’arrêt du projet d’aéroport le samedi 24 mars à Nantes (cf. http://24marsnantes.noblogs.org ) ainsi que de continuer des actions décentralisées.

Des Vinciophobes de la Brillane

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Texte-non original- du flyer distribué lors de l’action :

L’autoroute que vous venez d’emprunter est gérée par le groupe VINCI, un des leaders mondiaux des travaux publics et de l’aménagement de l’espace.

Parmi toutes les nuisances occasionnées par ce groupe, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au Nord-Ouest de Nantes, est fortement contesté, depuis longtemps, par une partie des habitants de cette région de bocages (2000 hectares de terres agricoles), ainsi que par diverses associations écologistes, partis politiques ou syndicats. Ce projet de destruction d’un site naturel exceptionnel financé par les ressources publiques est cependant soutenu entre autres par J.M. Ayrault, maire de Nantes, membre du P.S. Une des raisons évoquées pour mener à bien cette ultime bétonnage de la nature est le soit-disant nécessaire « désengorgement » d’un premier aéroport, situé au sud de Nantes, ce qui est mensonger car cet aéroport est en partie sous-exploité. La spécialité de Vinci est de spéculer sur nos déplacements sur le territoire. Leurs méthodes : expulser les gens des quartiers et des campagnes afin de bétonner et aseptiser nos espaces et nos vies, ainsi ils nous vendent le mythe du progrès.

Vinci voit ce type de projet comme une vitrine pour son image de marque, ses actionnaires et ses profits boursiers. Mais leur but propre est de concrétiser les projets de l’Etat de quadrillage et de contrôle de la société via la maitrise de l’espace, de nos espaces.

L’action qui est menée aujourd’hui rejoint de nombreuses autres actions menées durant ce week-end pour signifier aux groupes capitalistes, et aux politiciens qui les soutiennent, qu’il n’est pas question de les laisser prospérer davantage, mais plutôt de les mettre hors d’état de nuire.

3 jours chargés sur la ZAD – compte rendu de la bataille des ardillières, écrit par les occupant-e-s de la ZAD

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD :

(N.B :un petit référencement de ce qui a été écrit sur ces 24h de luttes : http://wp.me/P1hwU8-yM, et n’hésitez pas à aller faire un tour sur le blog du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport)

Dans l’après midi du lundi 5 mars les locataires d’une maison aux Ardillières déménagent et font l’état des lieux avec le propriétaire, le Conseil Général (CG). Deux heures plus tard le CG fait calfeutrer la maison par une entreprise.. Quelques squatteur-euse-s passent et décident de discuter avec les ouvriers. 3 keufs arrivent, les squatteur-euse-s préviennent des potes. Une vingtaine de minutes plus tard plusieurs dizaines de squatteur-euse-s débarquent et investissent la maison, les ouvriers et les flics abandonnent la baraque et s’éloignent, appellant des renforts.

A 19h cinq sections de gardes mobiles ont débarqués (venant de direction la Paquelais). Ils ont escorté les gendarmes locaux qui ont d’abord bien tapé dans le tas pour sortir tous le monde du jardin avant d’expulser violemment la maison. Plusieurs personnes ont été blessées. Une physionomiste était présente et appelait plusieurs personnes par leurs soit disant noms.

Dehors environ 80 personnes se sont trouvés en face des lignes de keufs pour soutenir les six personnes restées sur le toit et que la police n’a pas pu évacuer par manque de matériel pour monter sur le toit. Parmi les personnes dans le jardin et dans la maison, 4 ont été placé-e-s en garde à vue. Tous ont été relâchés le lendemain. Une personne a une “composition pénale” pour “occupation en réunion”, deux autres n’ont pas eu de suite. L’autre ? A la Paquelais, Vigneux et potentiellement a Fay la police déviait la circulation.

Des feux ont été allumés devant les lignes de police et après 20 minutes les pompiers sont arrivés pour les éteindre sous les cris des manifestants : “collaborateurs !” A peine avoir éteint un feu ils se sont retirés. A 23h la police s’est repliée. Avant de quitter la baraque ils ont coupés tous les câbles électriques des radiateurs, coupés les tuyaux de douche et cassé les évacuations sous les lavabos dans la salle de bains. Ils se sont fait caillasser un peu pendant leur retraite et ont fait une dernière charge principalement avec du gaz au poivre.

Le lendemain Presse Océan a reporté qu’a 22h30 la police a expulsé la maison. A 15h le mardi environ le même dispositif policier complété avec une brigade cynophile et la DCRI (Olivier Robin) est descendu. Ils ont essayé de prendre la maison de manière rapide avant que les squatteurs puissent rejoindre le toit. Le passage à l’étage était barricadé avec une planche renforcée avec des grosses pierres dessus. En arrivant les keufs ont gazé par un petit trou dans la planche et après ils ont accroché un treuil pour arracher la barricade en faisant des sérieux dégâts à l’escalier. Tous les squatteurs présent sont montés sur le toit et personne n’a été interpellé dans la maison.

Des barricades ont été construites sur 3 des 5 routes menant aux Ardillières. La police a envoyé des dispositifs sur les barricades et a interpellées les premières personnes qu’elle a pu prendre, ce qui a plutôt fait reculer les autres.

Avant de quitter la baraque la police a gazée les pièces au gaz a poivre. Pendant toute l’opération, également à l’extérieur de la maison, ils ont filmé. On ne sait pas pourquoi ils sont venus sans matériel pour vraiment expulser. Potentiellement par motif d’exercice ou de fichage. Pendant les jours passés on a aussi pu observer régulièrement une voiture bleue foncée banalisée avec 2 keufs en uniforme qui prenaient des photos un peu partout.

Une personne interpellée proche d’une barricade a eu ses empreintes digitales prises de force. Cette personne a été questionnée d’une manière typique : “Faites vous parti du mouvement ?” ; etc. En plus des questions sur les faits.

Une liste de six photos portrettes lui a été montrée. Une parmi les six etait la personne détenue. Le keuf lui demandait si elle avait quelque chose a remarquer. La personne a dit que les six se ressemblaient fortement. Le keuf était heureux de noter la remarque. Les photos constituaient un panel de personnes ayant été présentées aux flics présents durant les arrestations. Ils ont reconnus la personne arrêtée parmi les six qui leur ont été présentés et le fait que les personnes sur les photos se ressemblaient implique qu’ils on bien fait leur boulot. En sortant de la cellule les keufs lui ont pris sa fourchette pour la joindre au dossier pour un prélèvement d’ADN, spécifiant que le procureur a fait cette requête. En sortant de GAV, ils lui disent que la fourchette ne sera finalement pas analysée parce qu’il n’y aura pas de suite. Dans un autre commissariat, les gendarmes se retrouvèrent confrontés a un refus de fichage et appelèrent le procureur pour avoir des instructions.

Dans le dossier il était écrit que cette personne était à NDDL depuis 7 mois, qu’elle avait pris part à la plupart des actions et qu’elle était non violente… Mercredi les gardes mobiles retournèrent le matin à la maison et la trouvèrent vide.

Ils étaient accompagnés d’une personne du conseil général et des agents d’ERDF afin de couper l’électricité de la maison. Le CG demanda aux agents d’ERDF de couper l’électricité d’un squat voisin ouvert un an plus tôt. Les squateur-euse-s si opposèrent directement et suite a l’arrivée de journalistes , le CG annula l’opération. Au même moment a un autre endroit de la ZAD deux autres maisons occupées furent perquisitionnées afin de trouver une personne recherchée vraisemblablement par rapport aux deux jours précédents . Ils cassèrent une fenêtre pour rentrer et contrôlèrent les personnes présentes. Un van garé a l’entrée fut forcé et les gendarmes pissèrent sur le lit et volèrent des instruments de musique et ils crevèrent 3 pneus…

Durant toute la journée un hélicoptère survola la ZAD. Dans l’après-midi une fois que la maison fut fermée par les ouvriers deux vigiles d’une compagnie privée furent postés devant la maison avec un contrat jusqu’à la fin du week-end .

La nuit, se sentant menacés, les vigiles ont appelés les flics qui ont mis quatre minutes pour arriver. L’hélicoptère a aussi aperçu des piles de pneus et divers matériels pouvant servir a barricader des routes et les gendarmes les ont enlevés dans l’après midi avec l’aide d’une dépanneuse. Une vingtaine de personnes sont allés à la gendarmerie de Blain pour demander des informations sur les compagnons arrêtés et exiger leur libération. Une personne détenue pouvait entendre les flics en panique courir partout disant que 50 anarchistes étaient en train d’assaillir la gendarmerie et que leur gazeuses étaient dans les voitures ! Les gendarmes gazèrent tout le monde y compris eux mêmes et la secrétaire enceinte à l’intérieur pour faire sortir les personnes de la salle d’accueil. Se sentant menacés ils appelèrent du renforts et 7 camions de gendarmes mobiles sont venus de Nantes. A leur arrivée la plupart des personnes étaient en train de partir, une des voitures ne démarrant pas les gendarmes purent arrêter 2 personnes et les placèrent en GAV à Chateaubriant (chefs d’inculpation : Constitue une rébellion le fait d’opposer une résistance violente à une personne dépositaire de l’autorité publique en réunion). Ils sont convoqués le 15 juin 2012 au tribunal de Saint-Nazaire. Après ça ils fermèrent le portail du parking avec des chaînes et formèrent un cordon de gardes mobiles à l’intérieur de l’enceinte.

Grâce à un regard curieux, nous savons qu’à la gendarmerie de Blain il font un briefing le premier du mois avant 10h. Ils ont 3 tableaux : violence scolaires, deux roues et NDDL. Sur un tableau velleda il y avait marqué les courses à faire comme les deux nouveaux thermos pour les longes journées à NDDL et aussi une réunion : “3 mars : réu publique de 14h30 a 16h30 à la Vache Rit”. (réunion des citoyens vigilants qui font des piquets hebdomadaire à Nantes devant les institutions réalisatrices du projet d’aéroport ). Ils avaient aussi marqué des rondes de biotope.

En total il y eu neuf GAV. Certaines personnes ont été conduites jusqu’ à St-Nicolas de Redon, Chateaubriant et d’autres à Blain et Guémené-Penfao.

Liens:: http://zad.nadir.org/spip.php?article209

Une affiche à diffuser autour de vous :

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