Archives de Catégorie: l’occupation de la ZAD

[Vinci dégage !] Quand Vinci se fait « mécène » et propose des terres de la ZAD à des agriculteurs/trices en voie d’expropriation

Voici une lettre d’AGO et de la Chambre d’agriculture 44 qu’ont reçus l’ensemble des agriculteurs/trices de la ZAD en mars 2011 :

La lettre en PDF : lettre AGO-Vinci

Un article donnant plus d’explications sur cette lettre, le contexte qui l’entoure et les questions qu’elle soulève est en préparation.

En attendant, voici une petite ébauche de l’article, nécessaire pour mise en contexte de la lettre. Nous publions maintenant cette ébauche car les terres seront très bientôt cultivées par les agriculteurs/trices de la ZAD (nombreux/ses) qui ont accepté l’offre, entrainant un risque d’expulsion de certain-e-s occupant-e-s de la ZAD :

AGO et la CA44 proposent aux agriculteurs/trices de prendre 95 ha de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet). Terres « libérees » par des agriculteurs/trices à Vinci lors des procédures d’expropriation à l’amiable.

De nombreux agriculteurs/trices de la ZAD ont accepté l’offre pour des raisons diverses. Mais qu’elles soient sincères ou non, cela justifie-t-il le fait d’accepter une offre de la multinationale qui va bientôt bétonner ces mêmes terres ?

Ce « geste » de Vinci et de la CA étant un simple prêt qui n’empêche pas du jour au lendemain que l’agriculteur/trice se retrouve privé de la terre qu’on a bien voulu « généreusement » lui accorder.

On sent bien derrière ce geste de « bonne volonté », une volonté plus conséquente de se mettre quelques agriculteurs/trices dans la poche, de créer des dissensions entre les habitant-e-s mais aussi de chasser les occupant-e-s de la ZAD via certain-ne-s agriculteurs/trices de la ZAD.

Une clause, dans le « bail plus que précaire » de Vinci, stipule expressément que la terre reprise devra être cultivée et ne comporter aucune forme d’habitation…ou comment faire des agriculteurs/trices de la ZAD les bras-droit de Vinci pour les expulsions, consciemment ou non.

Certains terrains qui seraient « re-cultivées » sont ainsi devenues, pour quelques-un-e-s des occupant-e-s de la ZAD venues prêter main forte à la résistance contre le projet, des lieux de résistance, d’habitation et d’autonomie alimentaire (culture et élevage d’animaux).

Quand on sait que des terres qui étaient en prairie depuis de nombreuses années deviendront des champs de mais arrosées de pesticides…on peut de plus se demander quel est l’intérêt pour la biodiversité de la ZAD et pour la santé de tous/toutes d’accepter l’offre de Vinci…

Un geste fort de la part des agriculteurs/trice-s de la ZAD aurait pu être d’annoncer la réappropriation collective de la ZAD, de mettre en commun les terres avec les occupant-e-s de la ZAD et de réfléchir collectivement à son utilisation !

Le « Vinci dégage! », que l’on entonne avec joie et rage, dans la lutte aurait alors pris son véritable sens !

Un texte avec plus d’infos, de compléments et surtout d’interrogations sera bientôt publié. En attendant, une question se pose déjà : que fait le bureau de la confédération paysanne 44 qui n’a pas émis un seul mot sur cette offre cynique de Vinci, et sur la probable expulsion, par ce biais, d’occupant-e-s et résistant-e-s de la ZAD ?

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL.

[28 avril 2012 – Action anti-THT] Un pylône déboulonné

Les deux sites internet pour avoir des infos sur cette lutte :

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

http://www.stop-tht.org/

Vu sur le jura libertaire, le 01/05/12 :

Samedi 28 avril, nous étions une soixantaine d’opposants à la ligne THT Cotentin-Maine réunis dans la campagne de Saint-Cyr-le-Gravelais (53) autour du pylône n° 561 -stop-

Dans une ambiance bon-enfant, sous une symphonie mêlant roulements de tambours improvisés et cris du pylône martelé par des pierres, des actions de déboulonnages et de sciages ont pu être entreprises -stop-

 

https://i1.wp.com/pix.toile-libre.org/upload/original/1335737514.jpg

Alors que certains pylônes sont déjà sur pieds en Mayenne, ces actions  nous paraissent nécessaires pour enrayer l’avancée des chantiers par RTE -stop-

Si nous continuons ici cette résistance ce n’est pas seulement pour lutter contre les dégâts sur la santé, c’est aussi contre le rouleau-compresseur qu’est le complexe nucléaire auquel la construction de cette ligne THT est intimement liée -stop-

Toutefois une soixantaine de gendarmes (dont une bonne partie en  tenue anti-insurrectionnelle) nous ont délogés et ont donc mis un terme à nos actions, avant de nous escorter de très près jusqu’à nos véhicules -stop-

Grâce à la non-coopération des manifestants et à une bonne cohésion de groupe, aucun contrôle d’identité n’a pu être effectué et aucune arrestation n’est à déplorer -STOP THT-

Ce n’est que le début la ligne THT ne passera pas ! Ni en Mayenne ! Ni ailleurs !

Pour de plus amples informations

29 avril 2012

[Solidarité inter-luttes] Boum de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-dame-des-Landes le 25 avril à Rennes

Vu sur le site internet de la maison de la grève à Rennes, le 22/04/12 :

C’est mercredi 25 à partir de 20h00 Venez nombreux !

[Automedia] Détournement de l’émission de france culture par des occupant-e-s de la ZAD

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 19/04/12 :

En Novembre, un journaliste de France Culture est venu sur la ZAD avec ses micros, ses questions et ses motivations. Des quatre de rushes enregistrées le comité central de la propagande de la radio publique en a fait une émission de 45minutes (http://www.franceculture.fr/emissio… ). Celle-ci s’est focalisée sur le mode de vie des occupant-e-s, sur l’alternative, sur les trajectoires de vie, etc.. Plus rien sur Vinci, plus rien sur notre rejet des médias…

Ces rushes on les a récupérés, et avec la même matière nous avons monté un nouveau monstre, un nouveau savoir sur la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, sur le mouvement d’occupation de la ZAD, sur notre opposition à l’aéroport et son monde.

Il faut écouter ce son en considérant qu’il a été sciemment monté dans l’intention de nuire à la société spectaculaire.

Bonne écoute !

1ère partie : Notre rejet des médias mainstream, notre intérêt pour l’automedia :

zad automedia : 1ère partie

2e partie : De l’autonomie, ce n’est pas seulement manger les poubelles du Super U :

zad automedia : 2ème partie

3e partie : Une Zone en lutte contre un projet d’aéroport :

zad automedia : 3ème partie

Des photos du sacage du bocage de la ZAD

Voir l’article sur la destruction actuelle du bocage par certain-ne-s habitant-e-s de la ZAD :

http://wp.me/P1hwU8-Cr

Le diaporama est composé de photos prises sur la ZAD par des membres du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL et des camarades occupant-e-s de la ZAD.

Les photos ont été prises au départ afin d’illustrer l’article cité plus haut.

On y trouve pas mal de photos du saccage du bocage, mais aussi quelques photos du bocage (encore) préservé et unique de la ZAD :

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[Vinci dégage !] Quand les paysans de la ZAD sont prêts à collaborer avec la multinationale qui va bétonner leurs terres !

Voici une lettre d’AGO (filiale aéroportuaire de Vinci en charge du projet d’aéroport de NDDL) et de la chambre d’agriculture 44 qui propose, aux agriculteurs/trices qui ne sont pas encore parti de la ZAD, une offre alléchante. Enfin, pour qui est prêt à collaborer avec Vinci…ou pour qui cette offre représente une opportunité si le projet ne se fait pas, car ce seront toujours des terres en plus…

Où est passé l’esprit de résistance ?!

En effet, AGO et la CA44 proposent aux agriculteurs/trices de prendre 95 ha de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet). Terres « libérees » par des agriculteurs/trices à Vinci lors des procédures d’expropriation à l’amiable.

De nombreux agriculteurs/trices de la ZAD ont accepté l’offre pour des raisons diverses. Mais qu’elles soient sincères ou non, cela justifie-t-il le fait d’accepter une offre de la multinationale qui va bientôt bétonner ces mêmes terres ! Il manque dans nos chants de lutte, cette phrase des paysans d’Atenco et du Chiapas : la terre ne se vend pas ! Elle s’aime et elle se défend !

Ce « geste » de Vinci et de la CA étant un simple prêt qui n’empêche pas du jour au lendemain que l’agriculteur/trice se retrouve privé de la terre qu’on a bien voulu « généreusement » lui accorder. Ce qui sera surement le cas puisque le prêt n’est prévu que pour l’année 2012 (le début des travaux pour la contournant routière de l’aéroport commençant début 2013, les expulsions le précédant) … Vinci est si bon…

On sent bien derrière ce geste de « bonne volonté », une volonté plus conséquente de se mettre quelques agriculteurs/trices dans la poche, de créer des dissensions entre les habitant-e-s mais aussi de chasser les occupant-e-s de la ZAD via certain-ne-s agriculteurs/trices de la ZAD.

Une clause, dans le « bail plus que précaire » de Vinci, stipule expressément que la terre reprise devra être cultivée et ne comporter aucune forme d’habitation…ou comment faire des agriculteurs/trices de la ZAD les bras-droit de Vinci pour les expulsions, consciemment ou non.

Certains terrains qui seraient « re-cultivées » sont ainsi devenues, pour quelques-un-e-s des occupant-e-s de la ZAD venues prêter main forte à la résistance contre le projet, des lieux de résistance, d’habitation et d’autonomie alimentaire (culture et élevage d’animaux).

Quand on sait que des terres qui étaient en prairie depuis de nombreuses années deviendront des champs de mais arrosées de pesticides…on peut de plus se demander quel est l’intérêt pour la biodiversité de la ZAD et pour la santé de tous/toutes d’accepter l’offre de Vinci…

Un geste fort de la part des agriculteurs/trice-s de la ZAD aurait été d’annoncer la réappropriation collective de la ZAD, de mettre en commun les terres avec les occupant-e-s de la ZAD et de réfléchir collectivement à son utilisation !

Le « Vinci dégage! » tant entonné dans la lutte aurait alors pris son véritable sens !

Ne laissons pas Vinci faire ses petites magouilles en silence !

Démontrons-leur que la ZAD appartient à ceux/celles qui l’habitent, la cultivent et y vivent tout simplement !

Un texte avec plus d’infos, de compléments et surtout d’interrogations sera bientôt publié. En attendant, une question se pose déjà : que fait le bureau de la confédération paysanne 44 qui n’a pas émis un seul mot sur cette offre cynique de Vinci, et sur la probable expulsion, par ce biais, d’occupant-e-s et résistant-e-s de la ZAD ?

Des membres du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL.

Vinci et ses bénévoles élagueurs-Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-e-s de ses habitant-e-s

Pour voir l’article en bonne qualité et en bonne mise en page (mais fichier lourd à télécharger), vous pouvez le trouver en PDF :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

ou sinon le PDF de moins bonne qualité mais qui se charge plusvite:

Vinci et ses bénévoles élagueursbassequalite

L’article complet (avec sources) en format page web : 

http://wp.me/P1hwU8-Cr

Une partie de l’article (le début) :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-ne-s de ses habitant-e-s

Depuis quelques semaines des équipes de propriétaires, paysans et opportunistes à « la solde de » Vinci, coupent les arbres centenaires des haies bocagères de la ZAD, ainsi que tout arbre monnayable.

Avant de décrire la destruction du bocage de la ZAD par quelques un-e-s de ses habitant-e-s, nous aimerions d’abord présenter succinctement la ZAD, l’importance du bocage et les politiques d’aménagement qui mènent à sa destruction. Voici donc des questions que l’on se pose sur ce sujet :

Qu’est-ce que la ZAD ? Des terres bocagères, qu’est-ce que c’est/comment se présente le bocage sur la ZAD ? En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40 ans au niveau des politiques d’urbanisation et d’aménagement du territoire ?

Présentation de la ZAD

La ZAD c’est 2000ha de terres bocagères impactées par un projet d’aéroport international situé sur les communes de Notre-Dame des Landes, Vigneux de Bretagne, La Paquelais, Grandchamp des Fontaines. Depuis plus de 40 ans ces terres n’ont subi aucune politique d’aménagement du territoire, car le conseil général avait créé, avec l’aide de l’État, une Zone d’Aménagement Différé. Celle-ci bloque tout remembrement/urbanisation en vu d’un projet : ici le projet d’aéroport.

Ainsi la dynamique d’agrandissement des exploitations agricoles, qui se déroulait en France sur la même période, a été très limitée sur la ZAD et il en est de même pour la politique d’urbanisation. Le bocage de la ZAD équivaut à 100 km linéairei (distance Nantes-Rennes ou St Nazaire-Ancenis) composé aussi de quelques bois d’une centaine d’hectares environ, ont donc été préservés de tout aménagement !

Nous ressentons peu de résistance active de la part des habitant-e-s qui vivent sur la ZAD et nous avons l’impression qu’ils/elles se sentent démuni-e-s face à la détermination des autorités et de leurs chiens de garde. Cependant, depuis le camp climat de 2009, des camarades viennent de plus en plus nombreux/ses s’installer sur la ZAD afin de soutenir et de participer à la lutte contre cet aéroport et ce monde capitaliste qu’il représente.

L’importance du bocage

Image 1 Un chemin du bocage de la ZAD

Le bocage, terrain de jeu préféré des enfants, est un paysage et un écosystème qui incite au rêve, à la réflexion et au plaisir des sens.

Nombre de paysan-ne-s et autres habitant-e-s s’y promènent encore pour y trouver baies, champignons, petit bois pour le feu, herbes médicinales…

Se révélant souvent être des alliés précieux des paysan-ne-s, les haies maintiennent un écosystème essentiel à notre environnement.

Le bocage, avec un fort maillage de haies, permet de maintenir les sols. Rappelons qu’en France 17% des terres agricoles sont impactés par une érosion forte contre 8% en 1950. Il faut 100 à 400 ans pour qu’un centimètre de terre arable soit régénéréii.

Les haies apportent aussi régulièrement de la matière organique aux champs (MO essentielle pour les cultures, pour la structure stable du sol et pour la vie du sol), filtrent l’eau, limitent l’impact du vent sur les cultures et sur toute structure bâties, drainent les terrains humides, abritent des animaux/insectes, protège les troupeaux du chaud ou du froid, sont essentielles pour la pollinisationiii

Sans une agriculture aux pratiques biologiques, le bocage perd une grande partie de ses propriétés. En effet, comment les haies peuvent-elles abriter faune et flore, limiter l’érosion des sols…si de l’autre côté l’agriculture chimique et productiviste élimine cette biodiversité, entrainant le lessivage des sols ?

La préservation d’un bocage naturel sans pratiques agricoles naturelles n’a pas de sens, et nous devons aussi lutter pour que ces pratiques évoluent radicalement.

Le bocage de la ZAD

Image 2 Triton marbré

Image 3 Buse variable

Concrètement sur la ZAD nous pouvons observer une faune et une flore riches en diversité, ce qui n’est pas le cas dans le reste de la Loire Atlantique si l’on met de côté les espaces naturels. Par exemple, Des tritons marbrés et des buses variables peuvent être observées et la présence d’espèces de plantes protégées est à noter dont la renoncule Grand Douve, la Rossolis à feuilles rondes, la Sibthorpie et la Calamagrostis des maraisiv.

Image 4 Rossolis à feuilles rondes

La haute qualité environnementale de la ZAD est d’ailleurs mise en avant dans les documents d’urbanisme régissant cette zone (les ZNIEFF)v

En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40ans ?

Pendant plus de 40 ans, le paysage agricole en France a connu de profonds changements. Les exploitations agricoles ont eu tendance à augmenter leurs surfaces de cultures et d’élevages. En 1979 il y avait 5500 exploitations de 200ha ou plus qui utilisaient 1,598 millions ha de terres agricoles, tandis qu’en 2010, 20600 exploitations de 200ha ou plus utilisaient 5,735 millions ha. Sur la même période les exploitations de 20 à 50ha ont sensiblement diminuées, passant de 347300 à 137800. Ces dernières occupaient ainsi 5,455 millions ha de terres agricoles en 1979 et 1,237 millions ha en 2010 !vi

L’agrandissement des surfaces agricoles utilisées par les exploitations agricoles ne s’est pas faite sans impact sur l’environnement.

En effet un plus petit nombre d’exploitations s’est attribué de plus grandes surfaces agricoles. Ces concentrations de terres et la disparition de petites exploitations ont été poussées par les politiques européennes productivistes (la PACvii) et se sont concrétisées sur le terrain par de nombreux remembrements.

Les remembrementsviii ont pour but officiel de rapprocher les terres utilisées par les agriculteur-trices de leur exploitation et d’avoir des unités foncières concentrées. Le bocage a payé le prix fort de cet arasement du paysage. Il en a résulté, un arrachage massif des haies, des suppressions de chemins et un comblement de nombreuses mares et étangs.

Le linéaire de haies en France est passé de 1 244 110 km à 707 605 km entre les deux premiers cycles de l’inventaire IFN séparés de 12 ans, soit une perte annuelle d’environ 45 000 km de haie entre 1975 et 1987.

Si la suppression à grande échelle des haies et arbres épars des années 1960 à 1980 est aujourd’hui révolue, près de 70 % des 2 millions de kilomètres de haies présents en France à l’apogée du bocage (1850-1930) ont été détruits, soit 1,4 million de kmix.

En Bretagne, ce sont plus de 150000km de haies qui ont disparu en 25 ans (chiffres de 2005)x

L’urbanisation du territoire a aussi une part importante de responsabilité dans la disparition du bocage, par la construction de routes, l’extension des bourgs, et le mitage important dans la campagne entre 1980 et 2000.En France les sols sont artificialisés en France au rythme de 200 hectares par jour, soit l’équivalent d’un département tous les cinq ansxi

À cet égard le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes contribuerait indiscutablement à aggraver le taux de surface (terres) artificialisée en Loire-Atlantique qui est de 14% (taux le plus élevé de la région Pays de la Loire qui est de 11,3%)xii. Le rythme actuel d’artificialisation des terres du département est de 2400ha par an, soit l’équivalent du projet d’aéroportxiii ou d’une commune comme Orvault.

Au total ce serait plus de 20000ha de terres agricoles qui disparaitraient sous le béton en dix ans.

Nous pouvons donc nous inquiéter de l’impact supplémentaire des aménagements urbanistiques qui accompagneraient le projet d’aéroport: routes, ponts sur la Loire, zones artisanales et résidentielles…

La série de photographies aériennesxiv présentée ci-dessous, permet de voir concrètement les modifications du paysage dû aux pressions agricoles et urbanistiques. Toutes ces photos sont à la même échelle 1/250000ème.

[…]

Pour voir la suite de l’article, c’est ici : http://wp.me/P1hwU8-Cr

Collectif de Lutte Contre l’Aéroport de NDDL

contactclcanddl@riseup.net

https://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

Quelques photos de la destruction du bocage de la ZAD (très bientôt un diaporama) :

Appel au soutien financier du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL ne fonctionnait jusqu’ici qu’avec peu de moyens, chaque membre donnant ce qu’il pouvait/voulait quand on avait besoin de dépenser de l’argent pour des actions.

Mais parce qu’au bout d’un moment, on a pas non plus des poches extensibles et que la lutte est loin d’être finie, on a décidé d’ouvrir un compte bancaire pour que vous puissiez nous soutenir financièrement (si vous pouvez) pour nos actions.

Nous avons décidé collectivement d’utiliser ce compte bancaire afin de :

pouvoir imprimer des tracts/textes/affiches sur la lutte contre l’aéroport de NDDL, contre l’urbanisation et pour la réappropriation collective des terres. Renforcer en général la communication, hors média de masse, autour de la lutte contre l’aéroport et ses enjeux globaux.

soutenir/participer à l’organisation d’actions de réappropriation collective de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet d’aéroport ou Zone d’Autonomie Définitive), voire ailleurs dans le 44.

permettre le remboursement intégral de la dette du village autogéré* de convergence des luttes anti-capitalistes qui s’est tenu en juillet 2011 sur la ZAD. Dette contractée auprès de paysan-ne-s bio du 44.

soutenir les nombreux/nombreuses camarades inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport et son monde (voir aussi ici : https://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/)

soutenir/participer à des actions ayant comme enjeux : l’accès à la terre, l’autonomie paysanne/artisanale, la protection des milieux bocagers/naturels…

Vous pouvez envoyer un chèque de soutien au CLCA par voie postale à l’ordre de :

CLCA Notre Dame des landes

et à l’adresse postale: Le Pin 44320 Chauvé

Ou par RIB :

l’IBAN : FR76 1027 8361 5500 0105 2910 138

le code BIC : CMCIFR2A

Pour soutenir le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL, vous pouvez aussi nous écrire, cela fait toujours plaisir.A cette adresse : contactclcanddl@riseup.net

*Le village autogéré a permis d’accentuer l’occupation de la ZAD par la venue d’une vingtaine de nouveaux/lles occupant-e-s et la création d’un projet d’installation paysanne; mais a aussi renforcé nos réseaux et nos luttes contre le monde capitaliste et productiviste qui entoure le projet d’aéroport de NDDL. Plus d’infos ici : http://wp.me/p1hwU8-jY

N.B : notre compte est ouvert en indivision, c’est à dire qu’il est « possédé » par trois personnes, ce qui est nécessaire pour une association de fait (association sans bureau, ni statuts). Ce genre d’association est bien pratique pour tout collectif autogéré, et assure un peu plus de transparence car trois personnes de différents lieux peuvent consulter le compte. Comme décidé collectivement, un retour sur l’état du compte du CLCA sera fait à chaque réunion de notre collectif. Les décisions seront aussi prises collectivement quand à l’utilisation de l’argent du compte.


[Zad] Retours d’infotours

Vu sur Indymedia Nantes, le 08/04/12 :

En janvier et février dernier, deux groupes d’habitant-e-s de la ZAD ont silloné les routes d’Espagne et d’Italie avec l’idée de croiser la lutte contre l’aéroport de NDDL et d’autres luttes.

retoursinfotours.jpg

Ces groupes vous invitent à venir partager les réflexions qui ont émergé de ces rencontres et discussions,

Vendredi 13 avril à 19h à la Pointe
( sur la route de Fay de Bretagne en venant du Temple, après le circuit de F1)

L’affiche en PDF :

retoursinfotours

Un appel à la résistance, par des habitant-e-s de la ZAD en colère, lu durant la manif du 24 mars

Reçu par mailing, le 25/03/12 :

Amis d’ici, amis d’ailleurs

ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes n’est pas une simple affaire politique. Elle est humaine, elle parle de notre avenir commun sur cette terre, elle est le choix entre une vie digne d’être vécue, et la mort. On peut très facilement être mort, et se lever pourtant le matin pour aller au travail. Des millions de gens malheureux en font l’expérience…

La destruction ici projetée vise un petit morceau de la France, planté à un jet de pierre de Nantes, fief d’un grand féodal socialiste, Jean-Marc Ayrault. Comment est-il possible d’être si lâche ? Comment peut-on s’asseoir sur tant de proclamations ? Sur tant de phrases creuses prononcées depuis vingt ans par cette gauche bien élevée, au nom du soi-disant « développement durable » ?

Jean marc Ayrault ne pense pas, il règne.Incurable défenseur des intérêts industriels, comme son maître-candidat,Francois Hollande. Et ce grand seigneur d’opérette sait reconnaître la puissance quand il la croise. Certes, c’est l’État qui a donné le chantier de Notre-Dame-des-Landes à l’entreprise Vinci, mais il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre le maire de Nantes et celui qui au nom de tous pousse à la construction, c’est-à-dire François Fillon, Premier ministre en titre.

Les socialistes ne sont pas seuls en cause, et nous n’oublierons pas de sitôt leurs complices. Nous voulons parler de ces écologistes de salon, toujours prêts à vendre leur pauvre âme tremblotante en échange de quelques places. Comment osent-ils, les Duflot, Magnen,De Rugis , qui sont pourtant venus chez nous clamer leur opposition au nouvel aéroport ? Comment osent-ils – après nous avoir tant promis -, capituler en rase campagne autour d’une table de Monopoly ? Imaginez comment une telle trahison aurait été accueillie à l’époque du Larzac, en 1972, voici quarante ans. Imaginez comment auraient été reçus des écologistes d’alors, pactisant avec l’armée dans le dos des paysans En réalité

Ces gens de droite et de gauche ne connaissent que la puissance, et la puissance de l argent. Pour l’eau, voyez Veolia ou Suez. Pour l’énergie, EDF ou Aréva. Et pour le BTP, Bouygues, Eiffage, Vinci. Ces trois derniers connaissent toutes les chansons du répertoire. Tout le monde ici, , comprend ce que cela veut dire…,

Parlons de Vinci qui a vertueusement triomphé dans l’appel d’offre pour Notre-Dame-des-Landes,.: Vinci est concessionnaire du projet d’autoroute Moscou Saint-Petersbourg, qui menace la forêt moscovite de Khimki. Savez-vous que l’opposant au projet Mikhaïl Beketov a été si gravement tabassé qu’il demeure, quatre ans après les faits, lourdement handicapé ? Que Konstantin Fetissov, un autre militant, a été attaqué à coups de batte de base-ball ? Que tant d’autres sont menacés chaque jour ? Ô bien entendu, les beaux messieurs de Vinci ne sont pour rien dans de telles horreurs. Pensez donc. Mais il est bon de garder certains faits dans un coin de la tête.

Comme l’exemple du désastre général des aéroports de province espagnols. Une nouvelle fois, qui veut savoir, sait. Il existe là-bas, en partie grâce aux amis locaux d’Ayrault, socialistes comme lui, une cinquantaine d’aéroports, le plus souvent gérés par des structures publiques. Le bilan en est infernal.. Huesca, dans les Pyrénées ? Vide. Lérida, Cordoue ? Vides. Ciudad Real, qui devait concurrencer Madrid-Barajas ? Un désert qui aura coûté pour commencer 500 millions d’euros.. Castellon, à 50 kilomètres de Valence ? Pas un chat, mais un coût de 150 millions d’euroS.Voilà ce qui se prépare à Notre-Dame-des-Landes.

Un politicien du passé, Ayrault, , veut nous lancer dans une aventure stupide, morbide. Pour faire décoller des avions qui ne décolleront pas, il entend faire disparaître 2 000 hectares d’une terre miraculeusement préservée, où les animaux et les hommes qui la peuplent ne demandent rien à personne. En défendant un mode de vie criminel, qui permet à une infime minorité d’utiliser un engin destructeur du climat. Nous ne pouvons lui pardonner.

Nous ne pardonnerons pas, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais à tous ceux qui osent soutenir, de près ou de loin, cette terrible agression contre la beauté de la vie. En attendant la victoire, que nous espèrons de toutes nos forces, nous pleurons un endroit qui pourrait disparaître. Si les machines finissent par gagner la partie, les larmes de crocodile couleront à flots. Il est si bon de pleurer sur le sort des Indiens de l’Amazonie ou des Bushmen du Kalahari. Les bonnes consciences n’hésitent jamais à donner de la voix pour faire croire qu’elles pensent aux autres. Mais nous, nous refusons leur sainte pitié.

Nous réclamons la solidarité. Nous appelons au combat. Nous voulons vivre ici.

Le soutien de nos compagnons de lutte venus de tout horizon nous donne la force de nous battre.Qu’ ils en soit ici remercié.. La bataille continue, et nous nous ne pouvons pas la perdre.

Seulement, il faut se lever. Et pas à moitié.

Il faut s’unir, et sortir nos étendards . Il faut empêcher la construction de cet aéroport de la mort.