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Ce matin blitz policier à Clarea (Val de Suse), un activiste grièvement blessé. Résistance ! No TAV toujours et partout !

Vu sur le jura libertaire :

(des nouvelles de la manif du 25 février plus-bas)

Ce matin le blitz pour agrandir le (non)chantier à la Clarea Susa Vallée, un nombre impressionnant de police et militaire, la volonté de frapper fort le mouvement notav, de faire mal et la conviction  de continuer le monstrueuse projet du tav sont les faits que ont donnée réalité à les paroles de Manganelli, chef de la police italienne, qui a invoqué plusieurs fois le mort  à la cote de la criminalisation du mouvement notav.

De ce matin avec le blitz militaire fait in Clarea Susa Vallée nous avons un exemple évident de comment la démocratie est  interprété en Italie, ou sans aucun couverture  juridique (hors de la loi), le chantier est en cours de élargissement.

Même après la chute de Luca et son graves conditions de santé il a été un stop fermeture par la police et du travailler du chantier. Luca est tombé après avoir escaladé un pylône électrique pour résister à l’expulsion des activistes de les terres et leur occupation militaire, il est tombé a cause de la police qui l’a chassé sur le pylône l’obligeant à monter plus haut.

Luca est en danger de la vie et la responsabilité de son santé est exclusivement de ceux qui ont ordonné et exécuté le blitz, le Gouvernement, Manganelli chef de la police et tous les policiers et militaires qui ont agi contre les gens et les activistes de la Susa vallée  fin à les mettre en danger de la vie.

Après l’énorme manif du 25 fevrier, 70’000 personnes, cette est la réponse du groupe d’affaires de la tav : aveugles, sourds et destructeurs leur vrai visage.

Les rendez-vous sont généralise partout dans l’Italie
Nous opposons tous ensemble la tav
Forza Luca tout le mouvement est avec toi
Resistance ! No tav toujours et partout !

Mailing – 27 février 2012.


No Tav : Expulsion de la Clarea, un camarade gravement blessé

L’expulsion et la destruction de la Clarea (le camp de résistance au chantier) ont commencé ce matin. Luca Abbà, résistant No-Tav, est monté sur un pylône électrique pour essayer de ralentir l’opération industrialo-militaire. Un flic a tenté de le faire descendre, manœuvre totalement assassine, sans filet ni outil de protection. Luca, après avoir annoncé qu’il ne se rendrait pas, aurait grimpé un peu plus haut et a pris une forte décharge électrique, faisant une chute de plusieurs mètres. La responsabilité des forces de l’ordre est irréfutable. Flics assassins.

La vallée est bloquée, des syndicats de base ont appelé à une grève générale de 24h, un appel à bloquer tous les TGV et des rassemblements dans plus de 40 villes italiennes sont prévus aujourd’hui.

Indymedia Paris, 27 février 2012.


NO TAV : monstre manif’ au Val de Suze

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Les estimations du nombre de participants sont hasardeuses (75’000 selon les organisateurs, 15’000 selon la police…), toujours est-il que c’est en masse que se sont déplacés les opposants au train à grande vitesse (TAV) censé traverser le Val de Suze pour relier l’Italie à la France, en ce samedi 25 février. Chars, banderoles, fanfares et sound systems ont égayé le cortège sur les 8 kilomètres que durait cette marche contestataire, entre les villages de Bussoleno et Susa. Un soleil de plomb et une chaleur estivale ont contribué à réchauffer les cœurs et à motiver les troupes. Les slogans et banderoles appelaient également à la libération des activistes emprisonnés. Le cortège s’est terminé à Susa où des discours ont été prononcés, et où le drapeau italien de la place de la gare a été symboliquement remplacé par un drapeau NO TAV sous les applaudissements.

Aucun flic n’a daigné montré le bout de son nez, ce n’est qu’au retour que les choses se sont corsées : un groupe d’environ 300 personnes (selon la presse bourgeoise) revenant de la manifestation s’est mis à chanter des slogans dans la gare de Turin, en allant prendre le train pour Milan. Les flics, pour des raisons obscures (les manifestants étaient même en possession de billets de train valables), ont décidé de les empêcher de prendre leur train et les ont bloqués à l’entrée du quai. Ils ont chargé et balancé des lacrymos, malgré la présence d’enfants dans la foule, ce à quoi les manifestants ont répondu par des jets de pierre. Un flic a été blessé à l’œil.

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La lutte NO TAV risque de voir son degré de tension augmenter d’un cran ces prochains mois, car les expropriations vont débuter dans de nouvelles zones de la vallée. À suivre.

Le Réveil, 27 février 2012.

 

 

Avis de tempête sur la ZAD ? Un point de situation sur les expulsions par des occupant-e-s de la ZAD

Le site des occupant-e-s de la ZAD : http://zad.nadir.org/

situation sur la ZAD, risques d’expulsions rapides?

Depuis les rendus des procès en septembre et octobre, la situation semblait claire :

les maisons dépendant de la juridiction de Nantes ayant présenté une défense (Rosier, Sècherie, La Saulce) bénéficient d’un délai jusqu’à novembre, celles ne s’étant pas défendu (Saint-Jean du Tertre, Le Pré Failli, La Préfaillite) sont expulsables depuis le 9 janvier
les maisons dépendant de la juridiction de Saint-Nazaire (les Planchettes, Bel Air, la Gaité, le Tertre) bénéficient en revanche, de la trêve hivernale (jusqu’au 15 mars). Le juge a reconnu l’absence de voie de fait et constaté que « [les immeubles] et ses occupants ne sont pas en péril et [que les biens] ne sont pas destinés à un usage immédiat ».
Quant aux terrains occupés sans maisons cadastrées, aucune procédure n’est en cours, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas menacés d’expulsion !

Cependant, depuis début janvier 2012, la pression monte : passage d’hélicoptères, rotations incessantes de patrouilles policières et même une brigade de « gestion de situation de crise »!!!
Pire, les huissiers sont passés aux Planchettes, à Bel Air, à la Gaité et au Tertre pour signifier le commandement de quitter les lieux, « si nécessaire avec l’assistance de la Force Publique, d’un serrurier et d’un déménageur »
De ce fait notre petite victoire juridique (il est très rare qu’un juge accorde la trêve d’hiver à des squatteurs) semble être remise en question. Ce passage d’huissiers ne tient absolument pas compte de la trêve accordée. Il est à craindre que la Préfecture, sans doute sous la pression d’AGO, bafoue également le rendu du juge en participant aux expulsions avant mars, ce qui serait de fait illégal.

Nous vous invitons à contacter la Préfecture pour les rappeler à l’ordre (ah! ah!) au 02 40 21 20 40.

En l’absence de certitudes sur la date des expulsions nous nous tenons prêt-es à tout et vous invitons à faire de même. Nous lancerons un appel à soutien le moment venu et votre aide, sur la ZAD ou ailleurs, sera bienvenue et précieuse!
Et puis pendant ce temps, la vie continue sur la ZAD, n’hésitez pas à passer nous voir, pour nous rencontrer et mieux connaître le terrain.

Contre l’aéroport et son monde : solidarité active !!!

Communiqué du comité de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre lu devant le siège de Vinci à Couëron, le 15/12/11…

…lors d’un rassemblement de soutien aux inculpé-e-s.

Face à la métropolisation du territoire entre Nantes et Saint-Nazaire, et alors que le schéma de cohérence territoriale prévoit l’urbanisation de tous les alentours des bourgs en transformant des terres agricoles en terrain constructible, nous tenons à affirmer notre désaccord avec cette politique.

Ainsi, selon l’INSEE, le bétonnage actuel du territoire a déjà engendré la perte de plus 15000 ha de terres entre l’année 1995 et 2003, dont plus de la moitié de terres agricoles.

Tandis qu’un projet d’aménagement du teritoire au simple niveau de la communauté de communes d’erdres et gesvres (territoire où s’implanterait l’aéroport de NDDL) prévoit l’artificialisation de plus de 15000 ha de terres agricoles en 50 ans. Et ce sur les 35 000 ha de terres agricoles que comptent actuellement la CCEG !*

Nous vous laissons effectuer la recherche du nombre de terres agricoles qui disparaitront sur tout le 44 d’ici 50 ans, grâce à leur projets mégalos de dévellopement économique.

Les enquêtes publiques et autre forme de démocratie participative nous apparaissent comme étant une véritable hypocrisie. Sous prétexte de consultation de la population, les autorités tentent de nous faire avaler des décisions d’aménagement du territoire déjà arrêtés, et qui ne sont ensuite modifiés que pour mieux les esthétiser.

C’est, entre autre, pour ces raisons que nous avons décidé de nous rendre au siège de Vinci le 20 octobre en manifestation. Du fumier et des oeufs de peinture ont alors été lancés sur la facade de Vinci, afin de dénoncer ce cynisme de la consultation citoyenne qui cache une véritable recherche de prestige et de profit . Une occupation militante du siège de cette multinationale a aussi été effectué pour distribuer des tracts aux employé-e-s de cette dernière, et discuter avec les employé-e-s de leur participation directe/indirecte à ces projets destructeurs.

Suite à une plainte de Vinci concernant cette manifestation, 6 opposants-es ont été raflés et placés en garde à vue le Jeudi 1er Décembre à partir de 6h du matin. La plainte concerne la dégradation extérieure du local devant lequel nous nous trouvons. Le simple jet d’œufs de peinture et de fumier sur les vitres aurait ainsi irrité cette multinationale aux mains sales (pléonasme?).

Rappelons tout de même, que Vinci, qui se place en victime, est leader mondial de la construction, et que leur chiffre d’affaires s’élève à 34,8 milliards d’euros en 2010.

De plus, Vinci occasionne des dégâts considérablessur l’environnement, sur la santé de ses ouvrier-ères, sur la vie de nos campagnes par le bétonnage à grande échelle… et cela ne devrait pas nous irriter ?

Combien coûte la misère qui en découle ? A combien chiffrent-ils les vies sacrifiées d’opposants-es à leurs projets mégalos que ce soit en Russie contre le projet d’autoroute à Khimki ou encore au Niger contre les mines d’uranium.

Les autorités publiques ont choisi de défendre les intérêts de Vinci en déployant des moyens qui s’apparentent à un véritable terrorisme d’état; comme le prouve l’ampleur de cette opération de répression, ainsi que les multiples arrestations en série qui se déroulent dans le 44 depuis quelques mois.

Alors qu’une simple convocation suffisait pour interroger les personnes arrêtées, ce ne sont pas moins que 43 véhicules de police et de gendarmerie qui ont été mobilisé (2 cars, des fourgons, des voitures de la BAC et un hélicoptère). La brigade d’intervention de Nantes était prête à défoncer au bélier la porte d’une famille pour arrêter le fils de 22 ans, ou casser un carreau pour entrer en force chez des militants ayant une implication politique publique de longue date.

Au cours des interrogatoires deux jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d’identification de tatouages (!), et certaines personnes arrêtés ont été poursuivi pour refus de prélèvement d’ADN. Prélèvement qui sert avant tout à ficher toute personne contestant la politique des autorités.

Pour une simple action de barbouillage de fenêtres, les inculpé-es ont reçu la menace d’effectuer de la détention préventive jusqu’à la date du procès, le 13 Février 2012, s’ils ne reconnaissaient pas les faits. Cette méthode d’intimidation et d’extorsion d’aveux n’a rien à envier aux régimes autoritaires.

Enfin, pourquoi n’avoir arrêté que des paysan-ne-s, alors que les participant-e-s venaient de toute l’agglomération nantaise et de ses environs. Les autorités chercheraient-elles à saper le possible appui logistique, politique et humain des paysan-ne-s à cette lutte ?

Nous, militant-e-s du comité de soutien aux personnes inculpé-e-s, avons donc décidé de dénoncer publiquement cette arrestation et la gravité des accusations, en retournant sur ces lieux et en vous y invitant.

Par ce rassemblement, nous souhaitons aussi montrer à Vinci et aux autorités locales que nous n’acceptons pas leur tactique d’intimidation !

De plus, nous, comité de soutien aux personnes arrêtées le 1er décembre, sommes conscients que cette rafle, ainsi que les prochains procès visant d’autres opposants et opposantes à l’aéroport, ne font qu’illustrer localement une politique répressive hexagonale:

procès à Paris début janvier de six personnes solidaires des sans-papier

arrestation le 15 nov. et détention préventive de 4 Toulousains soupçonnés de dégradations au siège de la PJJ contre l’enfermement des mineurs.

procès de six antinucléaires à Cherbourg pour la tentative d’arrêt du train Castor le 23 nov.

violences policières à Nantes contre l’ouverture d’une Maison des Chômeurs le 19 nov.

garde à vue de 47 personnes et inculpation de X personnes à Poitiers le 23 nov.

Alors que les mesures d’austérité annoncées ces dernières semaines promettent une vie de plus en plus dure aux pauvres, la police et la justice servent à intimider et casser toute tentative collective de protestation, de refus et de résistance. Cette police et cette justice de classe imposent la tolérance zéro aux réfractaires, alors que les riches et les puissants mènent la société à l’impasse.

Nous ne cesserons de dénoncer la collusion entre les intérêts privés et politiciens, et ce au détriment de l’intérêt collectif ! Nous continuerons à lutter contre le bétonnage des terres agricoles, la destruction de nos espaces de vies, l’urbanisation à outrance et contre le projet d’aéroport de NDDL.

Ne les laissons plus décider de nos vies! Vinci, autres multinationales et les décideurs mégalos doivent sans cesse entendre parler de nous ! Il n’est jamais trop tard pour entrer en résistance !

Le comité de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre, ce 15/12/2011.

* Cf la propagande du conseil général 44 sur ce projet d’aménagement de la CCEG. Sous prétexte de préservation de terres agricoles sur 50 ans (19000ha), l’on s’autorise à en bétonner environ 15000ha, mais cela le conseil général ne va pas le signifier quand même…

Des photos du rassemblement où était présent une cinquantaine de militant-e-s, bien surveillé par la flicaille et les Rgs (de plus, 3 cars de gendarmes mobiles étaient présents, et des contrôles d’identité avec menaces ont été effectués sur quasiment toutes les personnes qui se rendaient sur le lieu) :

Une vidéo de la lecture du communiqué :

http://bambuser.com/channel/nantes/broadcast/2214211

Court article sur le rassemblement par presse torche :

Une action de soutien aux inculpé-e-s du 1er décembre effectuée à Guingamp la veille du rassemblement :

C’est par un communiqué que des opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes ont annoncé l’action qu’ils auraient entreprise la nuit dernière. « La nuit dernière, des filiales du groupe Vinci de Guingamp, Morlaix et Ploufragan ont été cadenassées symboliquement et du fumier y a été déposé en soutien aux inculpés de Notre-Dame-des-Landes. Il est impossible de ne pas réagir suite à la « rafle » de six opposants (es) à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 1er décembre. »

Source : Ouest France – 15/12/11