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[Convergeons nos luttes !] De la ZAD de NDDL: message de solidarité envoyé aux communautés en lutte du Chiapas

Vu sur Indymedia Nantes, le 10/08/12 :

Dans quelques jours va se tenir une rencontre au Mexique autour des grands projets inutiles organisés localement. C’est l’occasion pour nous d’envoyer un message de soutien et de répondre ainsi aux différents groupes qui nous ont écrit et envoyé des messages vidéo pour nous assurer de leur solidarité dans notre lutte contre le projet d’aéroport. La lutte est partout, fédérons nos résistances !!!

Message d’ occupant.e.s des terres menacées par le projet d’aéroport international à Notre Dame des Landes, France, aux compagnon.e.s en lutte au Mexique :

Hola compagnon.e.s d’Atenco, d’Acteal, de Las Abejas, des Caracoles du Chiapas et des autres communautés qui luttez pour une vie juste sur cette Terre.
Les messages de soutien que vous nous avez envoyés nous ont beaucoup touchés ici sur la ZAD. Merci pour votre attention aux autres et à ce qui se passe autour de vous.
Pour répondre à vos messages de solidarité, nous avons constitué une commission composée de personnes qui occupent et cultivent les terres sur l’emplacement du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.
Nous ne sommes pas représentants « officiels » de cette lutte, nous parlons en notre nom en tant que personnes qui avons choisit d’engager notre vie pour préserver ce territoire.
Ce que nous exprimons ici est un spectre des raisons de notre engagement, parmi la pluralité des visions des compagnon.e.s avec qui nous occupons les terres.
L’occupation des terres à commencé il y a 3 ans à la suite d’un Camp Action Climat.
Depuis, nous essayons de nous organiser localement à petite échelle, horizontalement pour que chacun.e puisse exprimer ses idées, pour que nos réflexions s’enrichissent des visions des autres, et que les décisions soient prises ensemble au consensus. De façon naturelle notre mode d’organisation doit rester ouvert.
Le groupe des occupant.e.s est très évolutif. Les gens viennent d’horizons lointains pour participer à cette lutte, certain.e.s restent, d’autres continuent leur route, certain.e.s reviennent…
On pourrait considérer la ZAD comme une zone de culture internationale, une base comme les vôtres aux Mexique, qu’il faudrait connecter à d’autres bases dans le monde pour créer un réseau de lutte enraciné et nomade, pour fissurer les fondations du système.

Au delà du projet d’aéroport qui est le symbole d’un projet insensé, imposé par des instances qui se considèrent supérieures, pour permettre à une minorité, l’élite économique, de s’accaparer les ressources planétaires, de continuer à polluer, et de planer au dessus des réalités, c’est plus globalement contre le système économique capitaliste dévastateur que nous luttons.
Nous savons depuis la fin des années 60 que le « modèle occidental » n’est pas soutenable, que la croissance économique est une illusion suicidaire.
Nous sommes aujourd’hui 7 milliards d’humains, bientôt 10 et la destruction des écosystèmes, des terres arables, des océans, de l’atmosphère, du climat… de nos conditions de vie, s’intensifie chaque jour d’avantage avec le développement technologique.
La 7ème extinction de masse des espèces vivantes a lieu sous nos yeux, elle est la conséquence de l’activité humaine, alors il est grand temps de changer nos modes de vie.
Nous sommes un certain nombre à avoir conscience d’être les descendants d’une civilisation qui a contribué à dévaster le monde par les guerres, la colonisation, la domination économique, le pillage des ressources naturelles, l’incompréhension des équilibres écologiques et nous sentons la responsabilité de devoir stopper ce système avant qu’il ait détruit la planète.
Nous sommes un certain nombre à penser que nos comportements individuels et collectifs doivent changer en profondeur sur de nombreux plans.
Entre autre nous luttons simultanément contre le racisme, le sexisme, l’autoritarisme, le nationalisme, les frontières artificielles qui divisent les peuples, la compétition puérile et destructrice entre les humains, le contrôle l’exploitation et la destruction du vivant…
Nous ne sommes pas propriétaires des terres et nous refusons cette logique d’appropriation des ressources naturelles.
Nous sommes conscient.e.s des pollutions engendrées par le sois-disant « progrès moderne » et nous pensons qu’il est urgent d’expérimenter d’autres modes de vie.
Nous espérons tendre vers une plus grande autonomie alimentaire et énergétique par rapport au système consumériste global.
Nous essayons de vivre mieux et joyeusement avec plus de simplicité. Nous sommes un certain nombre à souhaiter que notre empreinte sur l’environnement devienne positive.
Nous n’avons pas confiance dans les discours politiques ni dans la propagande capitaliste.
Nous sommes un certain nombre à lutter contre la notion de pouvoir, contre la personnification et la centralisation de ce pouvoir et contre la standardisation imposée aux esprits.
Nous pensons que la représentation politique et que les systèmes hiérarchiques, sois-disant « démocratiques », sont généralement des hypocrisies qui occultent la réflexion, trompent les humains, les déresponsabilisent, les rendent passifs et engendrent des conséquence néfastes sur l’ensemble du vivant.
Nos propres discours sont nécessaires mais ne sont pas suffisants, il faut nous organiser concrètement, passer à l’action localement, expérimenter sur le terrain, nous affranchir réellement d’un système corrompu par la soif du pouvoir par l’égoïsme et par la dépendance à l’argent.
En France Jean Marc Ayrault, ex-maire de Nantes, principal promoteur du projet d’aéroport est devenu premier ministre du gouvernement. Nous demandons au nom de la simple raison qu’il renonce à ce projet désastreux, ruineux qui appartient à un temps révolu.
Nous n’avons plus besoin d’infrastructures polluantes, nous devons apprendre à nous passer du pétrole dans notre vie quotidienne et prendre le temps de voyager sans polluer pour créer un véritable réseau d’échange humain.
Qu’on laisse aux gens qui le souhaitent, le d’enrichir et de cultiver la Terre plutôt que de continuer à la dévaster par millions d’hectares.
Nous savons qu’il y a quelques années, Penianieto a réprimé les populations autour du projet d’Atenco, et qu’à présent il a volé l’élection présidentielle au Mexique. En toute humilité face à votre courage, nous vous soutenons dans votre lutte et nous appelons les peuples du Mexique à s’insurger contre cette dictature.
Depuis les années 90, le Chiapas est un modèle de résistance populaire pour le monde entier, vous représentez l’espoir d’un autre futur que l’agonie programmée d’une humanité lobotomisée.
Dans nos pays la révolution n’a jamais été finie, ces derniers temps d’autres peuples ont eu le courage de se soulever, nous appelons les groupes et les individus conscients de la situation planétaire, à prendre le temps de s’organiser localement pour préparer une révolution internationale.
Nous sommes fier.e.s de lutter à vos côtés contre la destruction de la vie et pour une véritable justice entre les humains.

[En lutte contre la nécropole nantaise et sa folie bétonneuse!] Manifestation contre le projet d’aéroport de NDDL, le 9 juin à Nantes

Vu sur Indymedia Nantes, le 24/05/12 :

Un groupe nantais ce construit contre le projet d’aéroport à notre dame des landes et a décidé d’organiser des manif tous les mois!

LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT, L’AÉROPORT C’EST JAMAIS !

Impossible de vivre dans l’agglomération nantaise sans savoir qu’un projet d’aéroport est de plus en plus contesté. Il y a eu le 24 Mars avec des centaines de tracteurs et des milliers de manifestant-e-s qui descendaient au coeur de la ville, pour porter le bocage sur le Cours des 50 otages. Puis une grève de la faim de 28 jours posait la question de l’aéroport jusque dans les élections présidentielles, poussant F. Hollande à promettre une suspension des expulsions le temps d’épuiser les recours légaux. Même dans le camp politique des porteurs du projet, des opposants socialistes s’expriment enfin!

METTONS LA PRESSION POUR PORTER UN COUP D’ARRÊT DÉCISIF !

Habitant le Pays Nantais, la ville ou ses banlieues, nous sommes concerné-e-s en premier lieu par ce projet d’aéroport qui par son coût, par son développement en surfaces occupées, et par les choix associés, conditionnera un mode de vie toujours plus encadré et contraint, tourné vers le seul profit.

LA SEULE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE QUI VAILLE, C’EST L’ACTION COLLECTIVE !

Chaque mois descendons dans la rue en une manifestation pour montrer que nous ne voulons pas de ce projet insensé.

Premier rendez-vous, samedi 9 juin, 15 H Place royal pour une déambulation/goûter/apéro.

Le PDF de l’affiche 1 pour impression : afficheagricv2

Le pdf pour l’impression de l’affiche 2 :affdesrep

Le PDF pour impression du tract : tract0906

[Autour d’un repas, construisons la/les lutte-s!] Cantine populaire n°0 à Nantes le 25 mai 2012

Vu sur Indymedia Nantes, le 19/05/12 :

Cantine populaire n°0
vendredi 25 mai 2012, à B17 (17 rue Paul Bellamy à Nantes)
rdv à 16h pour cuisiner et à 20h pour déguster, discuter, …

L’envie traîne de lancer des cantines populaires dans Nantes : des bouffes régulières, dans la rue, les quartiers, peut-être lors des marchés. De la cuisine végétalienne, à prix libre.
Parce que c’est bon ! Et parce que la préparation et le partage des repas sont un bon prétexte pour créer des espaces de rencontre, de discussion, de partage, pour parler de luttes d’ici et d’ailleurs. Quand ça sera possible, on compte utiliser les légumes du Sabot, le collectif de maraîchage installé sur la ZAD depuis mai 2011 contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des Landes : « des légumes, pas du bitume ! »
Cette « cantine populaire n°0 », vendredi 25 mai, est l’occasion de partager cette envie avec vous, tou-te-s celleux qui viendront manger et qui peut-être auront aussi envie de s’impliquer pour mettre en route les cantines à venir.
Bienvenue !

Vendredi 25 mai 2012, à B17 (17 rue Paul Bellamy à Nantes)
rdv à 16h pour cuisiner et à 20h pour déguster, discuter, …

Le tract en PDF : cantinepop_25.05.12

[Convergence des luttes] Appel à des manifestations/actions internationale du 16 au 19 mai à Francfort contre le capitalisme, pour l’autodétermination et la conservation des fondements de notre vie.

Reçu par mailing :

Il n’y a pas que les ours polaires !

Questions sociales et écologiques : même combat.

Rejoignez les manifestations de Francfort des 16 et 17 mai.

Du 16 au 19 mai, des milliers de personnes prendront possession des rues de Francfort. L’Allemagne entre enfin à son tour en résistance contre les réductions des dépenses publiques imposées par la Troïka que forment la Banque centrale européenne, le FMI et la Commission européenne.

La crise ne se limite pas à l’Europe ni à la dette ou aux banques. Il s’agit d’une crise majeure de l’ensemble de notre mode de vie.

En suscitant les deux contraintes structurelles inhérentes que sont la concurrence et l’expansion permanente (souvent étiquetée de manière euphémique « croissance économique »), le système économique dominant détruit de plus en plus et de plus en plus rapidement les fondements naturels de notre vie.

La famine s’étend entre autre à cause de la spéculation capitaliste sur les denrées alimentaires visant à la valorisation des capitaux.

Des domaines essentiels à la survie humaine, comme l’accès à l’eau potable, sont subordonnés à une impitoyable logique du profit.

Sous couvert de réduction de la dette souveraine, des droits démocratiques difficilement obtenus sont démantelés.

Et ce ne sont que quelques-uns des nombreux aspects de la crise croissante d’un système économique qui, face aux changements climatiques et aux autres catastrophes écologiques, demeure incapable de changer de cap et poursuit sa course folle vers l’abîme.

Nous devons intervenir au niveau de toutes les formes de la crise. Dans de nombreux domaines, nous empêchons déjà le système de fonctionner.

A l’aéroport de Francfort notamment, nous manifestons contre les nuisances sonores du trafic aérien, le mode de transport qui est aussi le plus gros émetteur de CO2. Nous participons à des luttes contre les effets nuisibles des centrales à charbon sur l’environnement à Hambourg-Moorbourg, Datteln, Jänschwalde, Staudinger et ailleurs. Dans la région de Lausitz et dans les zones minières longeant le Rhin, nous luttons contre le déplacement de villages dû à l’exploitation du charbon à ciel ouvert et contre l’enfouissement, ou « captage et stockage », du CO2.

A Gronau, nous exigeons la fermeture de l’usine d’enrichissement d’uranium. Nous nous opposons au stockage des déchets nucléaires à Gorleben, Morsleben, Ahaus, Lubmin, au puits d’Asse II et à celui de Konrad.

Dans des milliers de villes, nous nous attaquons aux grands producteurs d’énergie. Certaines initiatives visent la remunicipalisation ou la gestion commune de l’énergie. Nous nous opposons à la privation de l’accès à l’électricité infligée aux citoyens.

Nos manifestations contre les négociations vaines sur le climat et nos contre-sommets, comme celui de Cochabamba, concrétisent notre solidarité internationale. Aux côtés de petits paysans, nous luttons pour une agriculture solidaire et la souveraineté alimentaire.

Toutes nos luttes locales sont également l’expression de notre résistance contre la crise écologique mondiale sous-jacente qui nécessite une réponse exhaustive et commune. Nous faisons donc partie d’un mouvement beaucoup plus large contre le système économique dominant et le capitalisme.

C’est à Francfort que nous allons rendre ce lien palpable et visible. En tant que militants des mouvements et des luttes écologiques, nous nous joindrons aux manifestations.

Rejoignez-nous vous aussi et venez nombreux à Francfort !

Le 17 mai, parcs et squares seront investis pour créer des symboles de la crise écologique.

Le 18 mai, participez aux « cinq doigts » du blocage de la BCE. Armés de cuves, de combinaisons et de masques de protection, nous représenterons de nombreuses crises écologiques. Apportez des masques de plongée et des tubas pour symboliser la montée du niveau des mers.

Participez aux actions « Envahissons Francfort » et allez manifester jusqu’au siège des banques et des sociétés qui tirent leurs bénéfices de la destruction de l’environnement.

La manifestation internationale du samedi 19 mai sera l’occasion de rendre visibles vos luttes locales et notre solidarité mondiale.

Contre le capitalisme, pour l’autodétermination et la conservation des fondements de notre vie.

www.blockupy-frankfurt.org/

[La lutte sur la ZAD nous concerne toutes et tous !] En réponse aux mensonges et aux courbettes de Jean-Paul Naud et Philippe Grosvalet par rapport au événements aux Ardillières début mars.

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD, le 06/05/12 :

En bas de l’article, les documents concernés qui sont apparu dans la gazette de la mairie de NDDL

Nous qui n’avons pas de chefs à qui obéir, ni d’électeurs à qui mentir, nous pouvons vous dire ce qu’il s’est réellement passé aux Ardillères les 6, 7 et 8 mars.

Commençons par ce que vous appelez « occupation illégale » de la maison située aux Ardillières, « dégradations » et « actes de vandalisme ». Les locataires de cette maison l’ont quitté le 6 mars au matin. C’est lorsque les flics ont commencé à la condamner avec des portes anti-squat que les opposant-e-s à l’aéroport sont intervenu-e-s.

Les flics peu nombreux préfèrent alors battre en retraite face à l’affluence de personnes qui arrivent sur les lieux. Ils se retrouvent en-dehors de la maison sans qu’aucune violence n’ait eu lieu. Ils appellent des renforts.

Ceux-ci arrivent en nombre et en tenue de combat. Ils virent les personnes qui se trouvent autour et à l’intérieur de la maison à coups de gazeuses, de matraques et d’insultes. Restent les personnes perchées sur le toit. Elles sont assiégées pendant quelques heures avant que les flics ne décident de partir. Résumé de leur visite : la barrière du voisin détruite, canalisation d’eau et radiateurs cassés.

Le lendemain même scénario.

Qui a commis les dégradations ? Les opposant-e-s à l’aéroport, qui ont essayé de redonner vie à une maison destinée à l’abandon, ou les flics, qui rendent inhabitable une maison pour éviter qu’elle soit occupée ? Depuis plusieurs mois on voit des maisons où des portes anti-squat ont été posées, encore vides et en état d’abandon. Bien qu’en dehors de la ZAD, nous avons occupé cette maison pour lutter contre la désertification que l’aéroport en projet est déjà en train de provoquer.

Vous parlez de cette maison comme faisant partie du patrimoine public… vous parlez d’un lieu public ouvert à toutes et tous ? ou alors d’une maison gérée par un acteur public pour en tirer profit ? Impossible de nier que cette maison vous sert uniquement à faire du fric.

Les anti-aéroport voulaient en faire un lieu de rencontres et d’échanges (non marchands bien sûr), où la vie pétille, où des activités sont proposées aux habitant-e-s de toute la commune et d’ailleurs. Comme le sont les autres lieux occupés sur la ZAD. Et heureusement que les méchant-e-s squatteureuses étranger-e-s ont décidé de venir se poser dans ce coin de bocage, sinon les maisons seraient abandonnées, prêtes à la démolition, et les tractopelles déjà au travail.

Et la violence, avec laquelle vous vous fourrez tout le temps la bouche, elle vient de quel coté ? La violence que je perçois est celle de vos serviteurs, les flics, qui nous matraquent, nous gazent, crèvent les pneus de nos vélos et camions, rentrent dans nos maisons, pissent sur nos matelas (oui, tout ça s’est vraiment vérifié pendant ces jours de mars, mais vous n’en parlez pas dans votre gazette, n’est-ce pas ?). Et il y a aussi celle des décideurs qui imposent un projet bétonneur sans prendre en compte l’avis des gens qui vivent sur ces terres. A cette violence les habitant-e-s de la commune (dont les ZADistes) répondent avec des actions légitimes de défense de la terre et de leur lieu de vie. La violence vous sert de prétexte pour nous séparer entre nous : les bons opposants et les mauvais !

Pour vous la seule opposition légitime est celle qui « emprunte les chemins de l’État de droit républicain », n’est-ce pas ? Vous pensez vraiment que tout le monde aie envie de rentrer dans le théâtre des lèche-bottes de la politique ? A attendre pendant des années que le décideur qui ne voudra pas d’aéroport soit élu ? Vous ne désirez que ça : qu’on mette pendant des années toutes nos énergies dans des recours juridiques, pour vous laisser continuer votre nécropole de béton et avions. Qu’on ferme notre gueule, tête basse et respect des règles républicaines….

Comme toi, maire de Notre-Dame-des-Landes, avec ta lettre de réponse pompeuse et respectueuse à ton supérieur qui veut l’aéroport. Avec tes paroles racistes et méprisantes envers les étranger-e-s, celleux qui, venus des quatre coins du monde, depuis quelques années défendent les terres de « ta » commune, celleux qui apportent la vie dans ce trou perdu où autrement il ne se passerait rien, et celleux qui font connaître cette lutte dans le monde entier. Mais bon, illes ne travaillent pas, illes ne payent pas d’impôts, illes ne sont pas rentables pour la commune. Et figure-toi que ces mêmes occupant-e-s ont tissé des fortes relations avec les riverain-e-s qui luttent aussi contre l’aéroport, basées sur le respect réciproque, sur l’écoute et sur l’entraide.

Après avoir lu la réponse à ton chef, je suis confuse. Il me semblait pourtant que t’étais contre l’aéroport, n’est-ce pas ? Ah, je comprends…c’était seulement une façon d’attirer des électeurs, c’était pas pour de vrai. A un moment il faudra bien avouer que t’en as rien à foutre de cet aéroport…car on voit bien quelles sont les seules choses qui t’intéressent : ta belle place de maire, et le pognon bien sûr !

C’est pour ça que toi et ta bande n’hésitez pas trop à choisir Vinci Facilities pour la maintenance des systèmes de chauffage des bâtiments communaux. Ça ne vous dit rien le nom de cette boite ? Pourtant dans votre lettre à Philippe vous dites que « La mobilisation des élus de Notre dame des Landes reste aujourd’hui intacte ». T’as pas l’impression de te contredire et de te moquer de tes électeurs ? T’as quand même envie de te justifier, car tu savais bien que financer la multinationale qui va faire l’aéroport pourrait troubler quelques électeurs un peu moins cons que les autres : « [Vinci] satisfait aux règles de passation des marchés publics et correspond également au mieux aux intérêts de la commune », vous dîtes ! Voilà, quand il s’agit de rentabilité et d’argent les idéaux et la lutte passent au deuxième plan. Tu sais quoi ?! Moi aussi j’ai envie de séparer les opposant-e-s à l’aéroport en deux : les vrai-e-s, qui luttent vraiment et avec différents moyens pour que ce projet monstrueux ne se concrétise pas, et les faux, qui profiteront jusqu’au bout de la situation pour s’enrichir.

Je te laisse deviner de quel groupe tu fais partie…

Une description détaillé de ce qui s’est passé 6-8 mars est aussi disponible ici.

Les documents cités dans l’article et qui ont déclenché sont écriture :

[Réappropriation de la ZAD et autonomie alimentaire] La ferme du Sabot et la Chèvrerie du Petit Bois vous invitent à fêter leur 1er anniversaire le 12 et 13 mai

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD, le 22/04/12 :

Il y a un an nous occupions ensemble des terres situées sur la zone du projet d’aéroport pour y installer une ferme maraichère (et plus discrètement une chèvrerie). Aujourd’hui la lutte continue, nos activités aussi.
Nous vous invitons à repasser un week-end ensemble dans la bonne humeur.

Samedi 12 mai:

15h: AG pour préparer en cas d’expulsion la Manif de réoccupation (à la vache rit)
19h : Retrouvailles, Apéro, Discussion, Bouffe, Musique…

Dimanche 13 mai:

10h : Visites et Travaux des champs
13h : Repas champêtre
à partir de 14h30 : Visites et Travaux des champs
Discussion sur la mise en place d’une cantine populaire et autres réflexions…
Jeux, peinture sur route, bourse de graines, sieste…
Soirée : Projection, Bouffe

Possibilité de camper sur place. Des petits outils peuvent être utiles.
Itinéraire : à la Paquelais prendre la D281 dir Fay de Bretagne puis 1km plus loin chemin fléché sur la droite.

[Automedia] Détournement de l’émission de france culture par des occupant-e-s de la ZAD

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 19/04/12 :

En Novembre, un journaliste de France Culture est venu sur la ZAD avec ses micros, ses questions et ses motivations. Des quatre de rushes enregistrées le comité central de la propagande de la radio publique en a fait une émission de 45minutes (http://www.franceculture.fr/emissio… ). Celle-ci s’est focalisée sur le mode de vie des occupant-e-s, sur l’alternative, sur les trajectoires de vie, etc.. Plus rien sur Vinci, plus rien sur notre rejet des médias…

Ces rushes on les a récupérés, et avec la même matière nous avons monté un nouveau monstre, un nouveau savoir sur la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, sur le mouvement d’occupation de la ZAD, sur notre opposition à l’aéroport et son monde.

Il faut écouter ce son en considérant qu’il a été sciemment monté dans l’intention de nuire à la société spectaculaire.

Bonne écoute !

1ère partie : Notre rejet des médias mainstream, notre intérêt pour l’automedia :

zad automedia : 1ère partie

2e partie : De l’autonomie, ce n’est pas seulement manger les poubelles du Super U :

zad automedia : 2ème partie

3e partie : Une Zone en lutte contre un projet d’aéroport :

zad automedia : 3ème partie

[Vinci dégage !] Quand les paysans de la ZAD sont prêts à collaborer avec la multinationale qui va bétonner leurs terres !

Voici une lettre d’AGO (filiale aéroportuaire de Vinci en charge du projet d’aéroport de NDDL) et de la chambre d’agriculture 44 qui propose, aux agriculteurs/trices qui ne sont pas encore parti de la ZAD, une offre alléchante. Enfin, pour qui est prêt à collaborer avec Vinci…ou pour qui cette offre représente une opportunité si le projet ne se fait pas, car ce seront toujours des terres en plus…

Où est passé l’esprit de résistance ?!

En effet, AGO et la CA44 proposent aux agriculteurs/trices de prendre 95 ha de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet). Terres « libérees » par des agriculteurs/trices à Vinci lors des procédures d’expropriation à l’amiable.

De nombreux agriculteurs/trices de la ZAD ont accepté l’offre pour des raisons diverses. Mais qu’elles soient sincères ou non, cela justifie-t-il le fait d’accepter une offre de la multinationale qui va bientôt bétonner ces mêmes terres ! Il manque dans nos chants de lutte, cette phrase des paysans d’Atenco et du Chiapas : la terre ne se vend pas ! Elle s’aime et elle se défend !

Ce « geste » de Vinci et de la CA étant un simple prêt qui n’empêche pas du jour au lendemain que l’agriculteur/trice se retrouve privé de la terre qu’on a bien voulu « généreusement » lui accorder. Ce qui sera surement le cas puisque le prêt n’est prévu que pour l’année 2012 (le début des travaux pour la contournant routière de l’aéroport commençant début 2013, les expulsions le précédant) … Vinci est si bon…

On sent bien derrière ce geste de « bonne volonté », une volonté plus conséquente de se mettre quelques agriculteurs/trices dans la poche, de créer des dissensions entre les habitant-e-s mais aussi de chasser les occupant-e-s de la ZAD via certain-ne-s agriculteurs/trices de la ZAD.

Une clause, dans le « bail plus que précaire » de Vinci, stipule expressément que la terre reprise devra être cultivée et ne comporter aucune forme d’habitation…ou comment faire des agriculteurs/trices de la ZAD les bras-droit de Vinci pour les expulsions, consciemment ou non.

Certains terrains qui seraient « re-cultivées » sont ainsi devenues, pour quelques-un-e-s des occupant-e-s de la ZAD venues prêter main forte à la résistance contre le projet, des lieux de résistance, d’habitation et d’autonomie alimentaire (culture et élevage d’animaux).

Quand on sait que des terres qui étaient en prairie depuis de nombreuses années deviendront des champs de mais arrosées de pesticides…on peut de plus se demander quel est l’intérêt pour la biodiversité de la ZAD et pour la santé de tous/toutes d’accepter l’offre de Vinci…

Un geste fort de la part des agriculteurs/trice-s de la ZAD aurait été d’annoncer la réappropriation collective de la ZAD, de mettre en commun les terres avec les occupant-e-s de la ZAD et de réfléchir collectivement à son utilisation !

Le « Vinci dégage! » tant entonné dans la lutte aurait alors pris son véritable sens !

Ne laissons pas Vinci faire ses petites magouilles en silence !

Démontrons-leur que la ZAD appartient à ceux/celles qui l’habitent, la cultivent et y vivent tout simplement !

Un texte avec plus d’infos, de compléments et surtout d’interrogations sera bientôt publié. En attendant, une question se pose déjà : que fait le bureau de la confédération paysanne 44 qui n’a pas émis un seul mot sur cette offre cynique de Vinci, et sur la probable expulsion, par ce biais, d’occupant-e-s et résistant-e-s de la ZAD ?

Des membres du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL.

[Résistance au bétonnage] Appel au montage d’un camp permanent à partir du 10 avril 2012 contre un projet de stade de foot à Décines (Lyon)

Reçu par mailing, le 05/04/12 :

Appel au montage d’un camp le 10 avril 2012 à Décines, au 1 rue Michel
Servet.

Nous appelons à une mobilisation importante pour une vie en vert, et contre la construction du stade de foot des Lumières de Jean Michel Aulas, Gérard Collomb et Vinci :

Salut à tous et à toutes, ami-e-s, militant-e-s de la première
ou de la dernière heure.
L’étau se resserre jours après jours ; aseptisés sont nos vies, nos
villes et nos quartiers.
Les zones de libertés diminuent à mesure que disparaissent les espaces
naturels.
La politique mondiale s’allie au béton et à l’acier, aux pelleteuses
et aux foreuses pour permettre le maintien de l’ordre, pour asseoir
l’empire de glace sur nos vies et celle de la Nature.

Depuis longtemps nous comprenons que nous devons protéger la nature:
car militer pour la protection d’un arbre, c’est déjà, sauver les
valeurs humaines.

Ils bétonnent! Ils expulsent! Nous, nous occupons:

A Notre-Dame-des-Landes, la Z.A.D (Zone à Défendre), s’attache depuis
des années à occuper les terres destinées à la construction d’un
aéroport, sur plus de 2000 hectares qui, espérons le, ne verra jamais
le jour.a

A Turin, et dans les vallées alentour, nombreux et nombreuses sont
celles et ceux qui militent contre le projet du TGV (TAV) censé
rejoindre Lyon, par un tunnel de 53 km sous les Alpes.

Partout émergent des problématiques liées à la spoliation des terres,
de l’expropriation des paysans, à la destruction des milieux naturels.
Partout, on déloge, on déplace, on parque ailleurs ce que l’on devrait
protéger ici.

Ces projets destructeurs sont décidés au plus haut niveau:

– Etatique
– Juridique
– Financier

Par la complicité de lois liberticides. (LSQ, LOPPSI 2, HADOPI, ACTA…)

Dans la plupart des cas, des multinationales du bâtiment sont impliquées:
Vinci en particulier, qui se cache derrière tout un tas d’autres
entreprises qui sous-traitent  pour ce leader du réseau routier et BTP
mondial.
D’une manière ou d’une autre, la résistance face au capitalisme,
à l’impérialisme et au libéralisme du corps et de l’esprit doit être aboli.
La conscience adulte environnementale passe par le refus:
des projets immobiliers, des projets d’infrastructure et des projets
de colonisation, que ces bourreaux ignorants mettent en place.

La volonté de création d’un grand stade par messieurs Jean-Michel
Aulas (PDG de l’OL) et Gérard Collomb (Président du Grand Lyon, des
Hospices de Lyon, sénateur et maire d’une « gauche ratée, d’une droite
dans ta gueule » de Lyon), nous montre aujourd’hui, leur intention
nuisible de conquérir l’est lyonnais pourtant proclamé: « Poumon Vert »
de l’agglomération.

Le projet OL Land de Jean-Michel Aulas est d’implanter un immense
complexe sportif sur plus de 50 hectares de réserve foncière sur la
commune de Décines à 15 km de Lyon, dans l’est lyonnais.(OL= Olympique
Lyonnais)
OL Land comprendrait: le nouveau stade de 60 000 places, le centre
d’entraînement de l’équipe professionnelle, les bureaux du siège d’OL
Groupe, une boutique OL Stade,         7000 places de stationnement,
plusieurs équipements de loisirs et de divertissements dont cent
cinquante chambres d’hôtel*** et 8 000 mètres carrés d’immeubles de
bureaux, autour, des routes et encore des routes qui recouvriront
soigneusement tous les déchets qu’ils ne peuvent enfouir ailleurs.

Finalement, bien plus qu’un simple stade de football destiné aux
footballeurs professionnels, il s’agit d’une mégapole d’affaires
construites à des fins privées, pour le profit de « Big Brother ». Le
stade n’occuperait que 5 hectares.

L’égo de ces brigands ne brillera pas longtemps, tant que nous
occuperons les terres et maintiendrons une résistance face au fléau
qui se répand.
Nous sommes libres et indépendant-e-s, nomades du monde inter-galactique.
Le monde est à celles et à ceux qui le respectent.
Soutenons la famille Morel: maraîchers pour une AMAP, et Philippe
Layat: éleveur de brebis; sur les communes de Décines et de Chassieu.
Mobilisons-nous, avec l’association « Carton Rouge » qui depuis
plusieurs années militent aux côtés de ces êtres « encore » humains,
pour rendre la terre à qui de droit.
Non au stade de Décines! Non à l’aéroport de Notre-dame-des-landes!
Non au TAV Lyon-Turin!

Mardi 10 avril 2012, nous monterons un camp, sur les terres du futur projet.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui désirent renverser le
régime inquisiteur du roi Aulas et de son bouffon d’Collomb, à venir
prendre place dans la mobilisation contre cette démagogie capitaliste.
Voici venue la fin de l’hégémonie colonialiste de l’empire.

Bienvenue au plus grand nombre, aux bras et à l’énergie de celles et
ceux qui désirent s’investir dans le projet.
Au programme et sur le long terme : potager, éco-construction,
ateliers, débats, théatre, cirque, musique, actions militantes…

A partir du 11 avril, nous commencerons le début du jardin. Nous
appelons les volontaires à amener leurs pieds (jambes et pieds de
tomates, de biches ou autres) ainsi que les outils nécessaires s’ils
en disposent.

PS: Le délai est court : nous avons quatre ans pour empêcher le projet
d’arriver à son terme. (Stade prévu pour l’Euro 2016)

La lutte continue…

…NOUS…

Liste des besoins au montage du camp :
-matériel de camping ( tentes, marabouts, tipis, yourtes, poeles à bois…).
-matériel de jardinage (outils, bidons, graines, semences, tonne à eau…).
-matériaux de construction (planches, poutres, enduits, paille…).
-moyens de transports (voitures, vélos, mobylettes, fourgons…).

Ainsi que tout ce que vous jetez ou n’utilisez plus : moquette,
vêtements, costumes, tissus, fenêtres…

A très vite  !!!!!

Un appel à la résistance, par des habitant-e-s de la ZAD en colère, lu durant la manif du 24 mars

Reçu par mailing, le 25/03/12 :

Amis d’ici, amis d’ailleurs

ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes n’est pas une simple affaire politique. Elle est humaine, elle parle de notre avenir commun sur cette terre, elle est le choix entre une vie digne d’être vécue, et la mort. On peut très facilement être mort, et se lever pourtant le matin pour aller au travail. Des millions de gens malheureux en font l’expérience…

La destruction ici projetée vise un petit morceau de la France, planté à un jet de pierre de Nantes, fief d’un grand féodal socialiste, Jean-Marc Ayrault. Comment est-il possible d’être si lâche ? Comment peut-on s’asseoir sur tant de proclamations ? Sur tant de phrases creuses prononcées depuis vingt ans par cette gauche bien élevée, au nom du soi-disant « développement durable » ?

Jean marc Ayrault ne pense pas, il règne.Incurable défenseur des intérêts industriels, comme son maître-candidat,Francois Hollande. Et ce grand seigneur d’opérette sait reconnaître la puissance quand il la croise. Certes, c’est l’État qui a donné le chantier de Notre-Dame-des-Landes à l’entreprise Vinci, mais il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre le maire de Nantes et celui qui au nom de tous pousse à la construction, c’est-à-dire François Fillon, Premier ministre en titre.

Les socialistes ne sont pas seuls en cause, et nous n’oublierons pas de sitôt leurs complices. Nous voulons parler de ces écologistes de salon, toujours prêts à vendre leur pauvre âme tremblotante en échange de quelques places. Comment osent-ils, les Duflot, Magnen,De Rugis , qui sont pourtant venus chez nous clamer leur opposition au nouvel aéroport ? Comment osent-ils – après nous avoir tant promis -, capituler en rase campagne autour d’une table de Monopoly ? Imaginez comment une telle trahison aurait été accueillie à l’époque du Larzac, en 1972, voici quarante ans. Imaginez comment auraient été reçus des écologistes d’alors, pactisant avec l’armée dans le dos des paysans En réalité

Ces gens de droite et de gauche ne connaissent que la puissance, et la puissance de l argent. Pour l’eau, voyez Veolia ou Suez. Pour l’énergie, EDF ou Aréva. Et pour le BTP, Bouygues, Eiffage, Vinci. Ces trois derniers connaissent toutes les chansons du répertoire. Tout le monde ici, , comprend ce que cela veut dire…,

Parlons de Vinci qui a vertueusement triomphé dans l’appel d’offre pour Notre-Dame-des-Landes,.: Vinci est concessionnaire du projet d’autoroute Moscou Saint-Petersbourg, qui menace la forêt moscovite de Khimki. Savez-vous que l’opposant au projet Mikhaïl Beketov a été si gravement tabassé qu’il demeure, quatre ans après les faits, lourdement handicapé ? Que Konstantin Fetissov, un autre militant, a été attaqué à coups de batte de base-ball ? Que tant d’autres sont menacés chaque jour ? Ô bien entendu, les beaux messieurs de Vinci ne sont pour rien dans de telles horreurs. Pensez donc. Mais il est bon de garder certains faits dans un coin de la tête.

Comme l’exemple du désastre général des aéroports de province espagnols. Une nouvelle fois, qui veut savoir, sait. Il existe là-bas, en partie grâce aux amis locaux d’Ayrault, socialistes comme lui, une cinquantaine d’aéroports, le plus souvent gérés par des structures publiques. Le bilan en est infernal.. Huesca, dans les Pyrénées ? Vide. Lérida, Cordoue ? Vides. Ciudad Real, qui devait concurrencer Madrid-Barajas ? Un désert qui aura coûté pour commencer 500 millions d’euros.. Castellon, à 50 kilomètres de Valence ? Pas un chat, mais un coût de 150 millions d’euroS.Voilà ce qui se prépare à Notre-Dame-des-Landes.

Un politicien du passé, Ayrault, , veut nous lancer dans une aventure stupide, morbide. Pour faire décoller des avions qui ne décolleront pas, il entend faire disparaître 2 000 hectares d’une terre miraculeusement préservée, où les animaux et les hommes qui la peuplent ne demandent rien à personne. En défendant un mode de vie criminel, qui permet à une infime minorité d’utiliser un engin destructeur du climat. Nous ne pouvons lui pardonner.

Nous ne pardonnerons pas, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais à tous ceux qui osent soutenir, de près ou de loin, cette terrible agression contre la beauté de la vie. En attendant la victoire, que nous espèrons de toutes nos forces, nous pleurons un endroit qui pourrait disparaître. Si les machines finissent par gagner la partie, les larmes de crocodile couleront à flots. Il est si bon de pleurer sur le sort des Indiens de l’Amazonie ou des Bushmen du Kalahari. Les bonnes consciences n’hésitent jamais à donner de la voix pour faire croire qu’elles pensent aux autres. Mais nous, nous refusons leur sainte pitié.

Nous réclamons la solidarité. Nous appelons au combat. Nous voulons vivre ici.

Le soutien de nos compagnons de lutte venus de tout horizon nous donne la force de nous battre.Qu’ ils en soit ici remercié.. La bataille continue, et nous nous ne pouvons pas la perdre.

Seulement, il faut se lever. Et pas à moitié.

Il faut s’unir, et sortir nos étendards . Il faut empêcher la construction de cet aéroport de la mort.