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Différents articles sur la mobilisation après le 17 : « Que ce soit sur des terrains prêtés ou squattés, nous appelons à défendre ensemble chaque cabane avec toute la détermination nécessaire »

Vu sur le Jura Libertaire, le 22/11/2012 :

Précisions sur la réoccupation de la ZAD, les nouvelles bâtisses et les menaces de la PréfectureCe samedi, après trois semaines d’expulsion, nous étions plus de 30’000 pour réoccuper sur la ZAD. Dès l’arrivée de la manifestation, cinq bâtisses pré-construites ont commencé à s’édifier : un espace de réunion de 80m², une cantine, deux dortoirs, un bloc sanitaires et un atelier. Ce lundi encore les travaux continuent. Grâce à une somme d’ingéniosités, de savoir-faires communisés et de chaînes humaines interminables pour amener les tonnes de planches, poutres, tôles, et pailles nécessaires, les constructions ont été véloces. Le résultat coupe le souffle et laisse de grand sourires sur les visages. Pour fêter ça et inaugurer un peu, un apéro est proposé ce lundi à 17h sur place.

Rappelons que ces nouveaux bâtiments collectifs sont appelés à devenir un carrefour pour les opposant.e.s et une antenne pour organiser la résistance aux chantiers de l’aéroport.

La préfecture, qui ne perd pas le nord, a annoncé dès samedi que ces nouvelles cabanes “avait vocation à disparaître”. Pourtant, le terrain sur lequel se sont effectuées les principales reconstructions est prêté par un propriétaire, opposé à l’aéroport et en cours d’expropriation. Il ne peut donc juridiquement y avoir d’expulsion de ces cabanes sans une mise en œuvre par la Préfecture de procédures longues et liées au code de l’urbanisme. Nous tenions à préciser à toutes celles et ceux qui sont venus réoccuper samedi que, même selon leurs lois, ces cabanes ne peuvent subir de destructions à court terme.

En parallèle à ces grandes constructions, de nouvelles cabanes et espaces de vie se reconstituent sur des terrains squattés appartenant à Vinci. Toute la semaine, des maisons dans les arbres vont venir se nicher de nouveau sur les hauteurs de la forêt de Rohanne.

Que ce soit sur des terrains prêtés ou squattés, nous appelons à défendre ensemble chaque cabane avec toute la détermination nécessaire.

Si ils nous expulsent, on résiste, on revient !

Mailing RTF, 22 novembre 2012

Notre Dame des Landes – communiqué du Rosier

Depuis une semaine, le Rosier, maison occupée depuis 5 ans pour lutter contre l’aéroport est protégé par des paysan-ne-s, des habitant-e-s, des gens qui nous rejoignent.

Nous vous convions à une conférence de presse

Vendredi 23 novembre à 14h
Devant la barricade du Rosier.

Pour y aller : sortie de Vigneux en direction du Temple. Prendre à droite en direction du cimetière. Prendre à droite en direction du Rosier.

Communiqué

Depuis la remorque d’un tracteur défendant la maison du Rosier, expulsable depuis le 18 novembre :

Dans la nuit du 15 au 16 novembre, après 4 semaines d’expulsion et de résistance et à la veille d’une manifestation de réoccupation massive, une vingtaine de tracteurs sont arrivés au Rosier.

Depuis une semaine, cette maison occupée depuis 5 ans pour lutter contre l’aéroport est protégée par des paysan-ne-s, des habitant-e-s, des gens qui nous rejoignent de tous les départements.
Nous nous relayons derrière les barricades et nous nous organisons pour faire vivre ce lieu encore longtemps.
Ces barricades qui ont empêché les forces de l’ordre de venir jusqu’ici, nous permettent aussi de construire des espaces et des moments de rencontres, d’échanges, d’entraide. De la diversité des personnes qui s’y croisent naissent de nouveaux projets, des perspectives de lutte et de vie. Notre détermination grandit, de cette lutte qui s’élargit nous nous sentons renforcés.

Pour participer à la lutte, rejoignez-nous tous les jours dès 6h pour le petit dej’.

Pour le Far, la Gare, le Champs de ronce, No name et tous les lieux réoccupés pour ne pas les laisser vider la zone.

Nous sommes tous et toutes des habitant-e-s qui résistent !

Mailing – 22 novembre 2012

Les “irréductibles” de Notre-Dame-des-Landes ont reconstruit lotissements et barricades

Passés de 150 à 500 après la manifestation de samedi contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les irréductibles du bocage ont déjà reconstruit un immense lieu de vie, fait de constructions collectives, de lotissements, de barricades et de tranchées.

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C’était bien qu’ils nous expulsent, ça a resserré les liens entre les différents opposants : tout ce qui a été détruit a été refait… en double, se félicite Jérôme, un militant anti-aéroport installé depuis plus de trois ans sur la Zad, la zone d’aménagement différée réservée au futur aéroport.

De quelque 150 zadistes qui habitaient déjà début octobre l’un des plus grands squats à ciel ouvert d’Europe selon leurs propres termes, les effectifs ont bondi à au moins 500 à la suite de la mobilisation qui rassemblé le 17 novembre sur place entre 13.000 (préfecture) et 40.000 personnes (organisateurs), venues de toute la France.

Le long des routes, plus d’une centaine de véhicules de toutes sortes cohabitent : caravanes ou cars habitables, utilitaires d’entrepreneurs, voitures individuelles redécorées de motifs de lutte anti-nucléaire ou capitaliste, ou petites voitures de ville propres. Dans plusieurs champs, des campements de tentes, dont certains en comptent plusieurs dizaines.

En se promenant de lieu en lieu, à condition de ne pas prendre de photo pour les journalistes, on passe de la vision bucolique d’un chalet en voie d’achèvement au fond d’un bois, à celle, nettement moins paisible, du jeune cagoulé de noir surveillant un hélicoptère de gendarmerie qui tente de survoler une assemblée générale en plein air…

Un groupe de quatre hommes d’une quarantaine d’année avance, le sourire au lèvres, dans le chemin boueux qui mène à l’un des nouveaux lotissements, dans la Lande de Rohanne. Dans une première clairière où se dressent trois grands chalets de bois parfaitement réalisés, ils déposent une table et une grande bâche, pour aider, puis cherchent à se rendre utiles. Ils sont paludiers à Guérande.

Dans une autre clairière, des étudiants en architecture sont venus apporter leurs connaissances et leurs bras.

Plus d’une dizaine de barricades

Dans les chantiers où résonnent les coups de marteaux, on entend aussi des visseuses électriques et un groupe électrogène tourne. Aux commandes, visiblement, des vrais entrepreneurs du bâtiment. Oui, certains ont pris deux semaines de vacances pour venir nous aider, reconnaît Michel Tarin, figure historique de la lutte.

Les marteaux résonnaient aussi jeudi au fond du bois de Rohanne, où se déroulait, il y a à peine deux semaines, une lutte acharnée entre les gendarmes chargés d’évacuer et de détruire une dizaine de cabanes dans les arbres, et leurs occupants.

On pouvait dénombrer au moins autant de cabanes dans les arbres qu’avant, avec également une nouvelle maison sur deux étages. Tout autour, dans les arbres, équipés de matériel d’escalade, des constructeurs habillés de noir s’affairaient à une dizaine de mètres au-dessus du sol.

Pour autant, le reconstruction n’a pas concerné que les maisons : plus d’une dizaine de barricades, dont certaines très difficiles à escalader, se sont érigées en plusieurs point du bocage. Un tronçon de route stratégique, proche des nouvelles zones de construction, est désormais barré de barricades.

Même s’ils ont compliqué la donne des pouvoirs publics sur le plan juridique, les opposants savent que ces derniers peuvent ordonner à tout moment au moins l’évacuation d’une vieille ferme, le Rosier, premier squat du mouvement à avoir été investi. Du coup, il est défendu aussi bien par les zadistes, que par les agriculteurs qui y ont disposé leurs tracteurs tout autour.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 22 novembre 2012, 16h58)

Notre-Dame-des-Landes: les anti-aéroport enracinent leur résistance

NOTRE-DAME-DES-LANDES (France / Loire-Atlantique) – Le mouvement de résistance au projet de nouvel aéroport Grand Ouest a repris possession massivement du terrain, à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), alors qu’une nouvelle manifestation est prévue, samedi à Nantes, contre ce projet dont le gouvernement a fait une priorité.

Après le succès du rassemblement qui a mobilisé plusieurs dizaines de milliers d’opposants venus de tous la France le 17 novembre sur le site même, la manifestation urbaine prévue samedi se veut toutefois locale, soulignent ses organisateurs.

Attention, c’est une manif pour les Nantais, comme nous en organisons chaque mois depuis des mois, ce n’est pas un appel national et on ne va pas aller construire des cabanes à Nantes, explique Jérôme, un militant.

Selon lui, l’essentiel de la mobilisation, c’est de continuer les constructions sur la Zad (Zone d’aménagement différé) et de nous préparer à l’intervention des forces de l’ordre.

Moins d’une semaine après la manifestation réoccupation, près d’une dizaine de maisons en dur, ainsi que plusieurs dizaines de cabanes, au sol ou dans les arbres occupent à nouveau le site, dont l’évacuation avait été lancée par les forces de l’ordre à la mi-octobre, a constaté l’AFP.

Mais, alors que ces expulsions n’avaient concerné que quelque 150 squatters, occupants sans droits ni titres installés sur place depuis plusieurs années pour une bonne partie, c’est désormais quelque 500 personnes qui se sont établies sur le terrain, selon des estimations de l’AFP jeudi.

Outre les activistes, majoritairement proches des mouvances anti-capitalistes, on y croise de nombreux représentants de la société civile, entrepreneurs du bâtiments, agriculteurs d’autres cantons du département ou encore paludiers de Guérande, venus apporter des matériaux ou prêter main forte.

Notre lutte n’est pas violente

Aux travaux de construction se sont ajoutés d’importants travaux de défense des nouvelles constructions, mais aussi d’un des lieux mythiques de la résistance locale, la ferme du Rosier, premier lieu squatté par des opposants fin 2007-début 2008 et devenu juridiquement expulsable et destructible depuis le 16 novembre.

Plus d’une dizaine de barricades ont ainsi été érigées, a constaté l’AFP. Mais attention, ce ne sera pas une lutte armée, notre lutte n’est pas violente, on ne fait que se défendre si on nous attaque, a précisé Jérôme.

Astuce juridique, les nouvelles bâtisses ont été implantées sur des terrains appartenant à un opposant ancien, occupant légal, qui bénéficie de la suspension de son expulsion jusqu’à la fin de recours déposés contre le projet d’aéroport.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, cheville ouvrière du projet d’aéroport lorsqu’il était encore maire de Nantes, a cependant réaffirmé que l’aéroport se fera. Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre, déclare-t-il dans un entretien à Paris-Match publié jeudi.

Mais, sur le terrain juridique, tous les recours sont loin d’être épuisés et certains d’entre eux pourraient durer jusqu’à fin 2013, font valoir les opposants chargés de ces dossiers.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a dit qu’il était ferme et déterminé, nous le sommes aussi, souligne Jérôme. De son côté, Michel Tarin, 65 ans, figure historique de la lutte, rendu plus célèbre par sa grève de la faim en mai, craignait jeudi que s’il y a une intervention, il se passe des choses terribles.

(©AFP / 22 novembre 2012 14h17)

N.B du CLCA : Et au passage un article assez drôle puisque même les libéraux commencent à dénoncer le projet d’aéroport… si ils commencent à se tirer dans les pattes, on peut dire qu’on a déjà gagné 🙂 :

http://www.labauleplus.com/index.php/actualites/206-notre-dame-des-landes-un-gachis-ecologique-un-gaspillage-d-argent-public-un-scandale-politique

Notre-Dame-des-Landes : un gâchis écologique, un gaspillage d’argent public, un scandale politique !

Les arguments de Nicolas Miguet, président du Rassemblement des Contribuables Français, contre le futur aéroport

Les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont-ils en train de gagner la bataille médiatique ? Depuis plusieurs semaines, les adversaires au projet se font entendre, alors que les partisans de l’aéroport restent muets. Le dossier est-il en passe d’être abandonné ? François Hollande peut-il reculer dans ce contexte ? Nicolas Miguet, président du Rassemblement des Contribuables Français, était au micro de Kernews, mardi 20 novembre dernier, pour exposer ses arguments contre ce projet, notamment en raison de l’importante dépense publique qu’il implique. Ses propos ont été écoutés par de nombreux entrepreneurs, artisans et commerçants, qui subissent au même moment une hausse faramineuse de la Cotisation Foncière des Entreprises et les réactions ne se sont pas fait attendre : «L’Etat et les élus de Cap Atlantique doivent cesser de nous matraquer fiscalement pour financer cet aéroport !» Nicolas Miguet s’exprime sans langue de bois sur ce sujet qu’il connaît bien.

La Baule+ : Les élites UMP et PS sont pour Notre-Dame-des-Landes, le patronat y est également favorable. Mais vous êtes opposé depuis des années à ce projet alors que vous êtes de droite et libéral… Pour quelles raisons ?

Nicolas Miguet : Le projet Notre-Dame-des-Landes, c’est l’intérêt du groupe Vinci, c’est aussi l’intérêt d’un certain nombre de spéculateurs qui vont valoriser certains terrains pas très loin pour créer une zone industrielle ou une zone logistique. On nous dit qu’il n’y aura que 1600 hectares, mais on oublie qu’il faudra quand même construire des bretelles d’accès, des routes à quatre voies, on va devoir construire des grosses bases logistiques, des zones commerciales, et ce seront plutôt 15 ou 16 000 hectares qui seront mangés sur des terres magnifiques, sur des terres agricoles et sur des zones humides qui sont bien évidemment à protéger. Je suis contre pour ce côté environnemental et j’en ai assez de cette bétonisation de la France. Le deuxième élément qui explique cet unanimisme, c’est qu’il y a 600 hectares, au centre de l’agglomération nantaise, qui pourront être récupérés avec l’ancien aéroport de Nantes pour pouvoir faire de la promotion immobilière. Vous imaginez l’énormité des plus-values que pourront faire les spéculateurs immobiliers ! Nous ne sommes pas en Corse, les Bretons ne posent pas de bombes, mais si nous étions en Corse, il y a bien longtemps qu’on aurait vu des voitures sauter ! Il y a des espaces qui sont progressivement grignotés par la spéculation immobilière sur l’agglomération nantaise de ce cher Jean-Marc Ayrault : je dis «cher» au sens de coûteux car je rappelle que plusieurs dizaines de policiers et gendarmes surveillent son domicile, où il n’est pas, et que d’autres dizaines surveillent sa résidence secondaire dans le Golfe du Morbihan. Cela nous coûte beaucoup d’argent, mais comme c’est l’argent des contribuables, il s’en contrefiche ! On nous dit que la facture sera de 560 millions d’euros, c’est la troisième raison, je dis clairement que lorsque l’on aura facturé toutes les voies d’accès et les surcoûts, in fine, ce sera un projet qui coûtera 2 milliards d’euros aux contribuables. On présente toujours un devis pas cher et ensuite on avance les surcoûts ! Y a-t-il un impératif pour construire Notre-Dame-des-Landes parce que l’aéroport de Nantes est saturé ? L’aéroport de Nantes peut être restructuré légèrement, mieux opéré et finalement servir à 2 ou 3 millions de passagers supplémentaires. Il n’est pas dangereux et il est tout à fait opérationnel. En plus, il faut regarder l’impératif d’aménagement du territoire. Il dessert la Vendée et le nord des Deux-Sèvres. Notre-Dame-des-Landes va gêner les Nantais et cela va forcer les vendéens et les deux-sévriens à traverser l’agglomération nantaise pour éventuellement prendre l’avion, ce qui nécessitera une heure à deux heures supplémentaires. Pour eux, il sera aussi facile d’aller prendre l’avion à Paris… L’aménagement du territoire n’est pas une réponse à ce projet. Toutes ces manipulations d’argent en raison de la spéculation immobilière font vomir toute personne honnête, et sur l’environnement nous ne sommes pas du tout dans le paquet.

Sur la presqu’île, les commerçants et hôteliers pensent que cela amènera un peu plus de monde. Il y a beaucoup d’espoir chez les petits entrepreneurs autour de cet aéroport. Que leur dites-vous ?

Pendant le chantier, peut-être, mais une agriculture durable, ce sont aussi des emplois et ces emplois seront supprimés. Il ne faut pas oublier que sur les 15 à 20 000 hectares qui seront concernés par cet aménagement, beaucoup de gens seront perturbés. Il y a de la hausse de valeur pour certains et de la baisse de valeur pour d’autres. A La Baule, vous serez théoriquement plus proches de l’aéroport, puisque vous n’aurez pas à traverser l’agglomération nantaise. Mais est-ce que les hôteliers de La Baule peuvent s’imaginer que les passagers n’iront pas dans un Formule 1, un Etap ou un Novotel construit sur la zone aéroportuaire pour aller dormir ? C’est se bercer d’illusions de penser qu’ils viendront dormir à La Baule ! Personne ne profitera de cet aéroport à La Baule… Bien au contraire, il y aura la pollution sonore et visuelle, avec des avions au-dessus de la baie ! Mais personne ne va dire cela, puisque les enjeux sont énormes. Il ne faut pas oublier qui préside le groupe Vinci, attributaire de ce marché : c’est un ancien commissaire européen et ancien conseiller régional UMP. Cet homme de l’UMP soutient le projet puisque ses anciens camarades sont des élus UMP sur le terrain. Il ne faut jamais oublier que les grandes affaires s’entendent très bien avec les grands partis politiques. Je ne suis pas en accord perpétuel avec les Verts, mais sur ce point-là ils ont raison. Ma position est environnementale et économique, c’est une facture minimum de 2 milliards d’euros et dans les temps de disette budgétaire que nous connaissons, c’est inacceptable.

Mais Pourquoi le parti socialiste et l’UMP sont-ils main dans la main pour nous expliquer que cet aéroport sera fantastique pour tout le monde et que ceux qui sont contre n’ont rien compris ?

C’est la corrosion, la force des habitudes, la vieillerie, les élus qui sont pour ne sont pas de quatrième jeunesse… Ce ne sont pas les perdreaux de l’année, ils voient une très grande entreprise, Vinci, leur promettre de mettre en place un certain nombre d’emplois. Ce sont des gens qui sont dans leurs vieilles grandes habitudes, ils considèrent que l’État a toujours raison et qu’il faut absolument soutenir l’économie par des investissements publics, mais on en crève ! L’investissement public, c’est de la dette supplémentaire, cette dette porte un intérêt et ce sont les générations à venir qui vont subir cela. A la limite, que l’on supprime une zone humide, pourquoi pas, il y en a d’autres à côté. Mais dans la réalité, outre les dégâts environnementaux colossaux, il y aura des dégâts économiques à répétition !

Selon vous, François Hollande n’a plus d’autre choix que de faire marche arrière. Qu’est-ce qui vous incite à penser cela, alors que c’est quand même le projet de Jean-Marc Ayrault ? Comment le gouvernement peut-il reculer en gardant la tête haute ?

Nous sommes dans une impasse, une impasse qui peut dégénérer de façon ultra violente car les opposants ne sont pas non plus les perdreaux de l’année… Quand on prend à un agriculteur la terre de ses ancêtres, dans cet Ouest de la France en partie chouan, on n’a pas seulement les Verts parisiens, mais aussi des gens qui développent un instinct normal de conservation de leur environnement multiséculaire. Ils ne se laisseront pas faire. Je crois que la violence qui est déjà sur le terrain ne peut malheureusement qu’augmenter et on peut avoir des dérapages. Je déplore les blessés chez les gendarmes et les CRS, mais il peut y avoir des morts. Le gouvernement va se retrouver coincé. Lors de sa conférence de presse, où peu de choses ont été dites, le président de la République a été questionné sur le gaz de schiste et, au grand effroi de ses alliés Verts, il a dit que ce qui était interdit est interdit, mais qu’il n’était pas hostile à ce que l’on fasse des choses qui ne soient pas interdites ! Cela veut dire que le dossier du gaz et du pétrole de schiste va être rouvert en France pour faire de l’exploration sans utiliser la technique de fracturation hydraulique. Comme les couleuvres ne peuvent pas se manger en couple – cela se mange une par une en politique – le gaz de schiste étant une grosse couleuvre, on va donner le boa de l’aéroport Notre-Dame des Landes aux écologistes, quitte à indemniser Vinci de quelques dizaines de millions d’euros. Ils s’en fichent, puisque ce n’est pas de leur poche… Cela coûterait 40 ou 50 millions d’euros, mais cela coûterait 2 milliards d’euros de continuer ! Quant à Monsieur Ayrault qui fait un voyage d’une journée à Berlin pour être reçu pendant vingt minutes par Madame Merkel, il n’est pas à une couleuvre près, puisqu’il vient d’avaler une couleuvre berlinoise… Ce village est magnifique, il porte le nom de la Sainte Vierge protectrice du royaume de France depuis le vœu de Louis XIII. Notre-Dame de là-haut aime sa Bretagne et elle ne tolérera pas que nos magnifiques paysages soient défigurés.

 

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