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Un beau témoignage sur la manif du 17 : Dans les interstices d’un monde mourant : une journée à Notre-Dame-des-Landes

Vu sur le blog d’emmanuelle, le 19/11/2012 :

1h du matin, on se les gèle dans la voiture garée près d’une intersection d’autoroutes. Derrière nous enfin : des phares. On monte dans le bus, on salue la compagnie, on se cale sur les sièges et c’est parti pour une nuit de sommeil haché. A 3h c’est pause pipi dans les locaux de la conf’ paysanne, on resterait bien. Mais on préfère en embarquer avec nous et le voyage se poursuit. A 8h le bus arrive à Notre-Dame-des-Landes, je frissonne, c’est que j’en ai entendu parler de ce bled ! Les gens arrivent petit à petit. Les tracteurs arborent fièrement un tournesol à leur proue. Tiens, Greenpeace est là, avec un gros ballon jaune. Et les petites rues du village se remplissent. On se mettra pas en branle avant 11h. Un petit poste juché sur un tracteur diffuse radio Klaxon, la radio pirate des zadistes qui émet sur 107.7, la fréquence de Vinci. Comme un joli pied de nez. On y entend un message de soutien du Mexique. La sensation de faire partie d’une seule lutte mondiale s’intensifie.

Il y a de tout ici : des anars, des autonomes, des écolos, des paysans, des membres de partis ou syndicats, des vieilles, des vieux, des jeunes, des clowns. Des orchestres improvisés qui entonnent des airs rythmés. Une chorale de gamins hauts comme trois pommes qui défient Ayrault dans leurs paroles, et ils y mettent du cœur s’il vous plait ! De l’art partout : des tags sur le bitume, sur les panneaux de signalisation, sur les murs des vieilles fermes. Des épouvantails aux formes étranges qui portent des slogans tous plus touchants les uns que les autres se dressent sur les bords de la route. Et la foule immense se déploie en un long ruban sous nos yeux ravis : ce qu’on est nombreux ! Plusieurs kilomètres avant d’arriver à la Zone A Défendre (ZAD), pendant lesquels on jouit du paysage. C’est que le bocage s’est paré pour nous recevoir, il a enfilé ses plus beaux atours automnaux. Des prairies, des arbres magnifiques, des haies dans tous les sens. Et des ruisseaux d’eau vive qui coulent sous nos pieds, passant sous la route à droite et ressortant à gauche, se faufilant dans la zone humide.

La Vache Rit enfin, dans la ZAD. Une ferme autogérée. Un petit concert s’est improvisé sur des bottes de paille. Je traverse un grand espace grouillant de légumes et de gens, et j’arrive dans une petite pièce. Sur la table un plan : celui de l’aéroport qu’ils veulent construire. Et on m’explique leur projet, en détail. La corruption qui suinte. Ca fait bouillir un truc, là, dans mon ventre. Une rage qui me fait repartir sur la route, sous la pluie fine qui commence, pour aller au cœur de la ZAD. Dans un pré, des clowns jouent aux CRS et nous bombardent de mottes de terres. Ah les cons, ils ont failli m’avoir. On passe la superbe forêt de Rohanne où les cabanes des résistants ont été détruites récemment. Encore un peu de route et on arrive dans un immense pré. Au milieu, un chapiteau de cirque vient d’être dressé. Des tentes, des cabanes. Je bois une délicieuse soupe courge-curry-coco bio servie par des zadistes puis rejoins, à travers les bois, d’interminables chaînes humaines qui se passent des planches, des palettes, des seaux. On sue, on parle, on chante, on rit. D’un côté les remorques se déchargent, de l’autre ça cloue, ça assemble. Des toilettes sèches poussent comme des champignons. Au cœur de la forêt, des maisons en bois s’élèvent sous mes yeux embués. On se regarde les uns les autres, émus. La solidarité ? Elle est là, devant nous. L’Humain ? Il n’y a que ça ici.

« Trop de monde sur ce chantier, allez-voir plus loin ! ». On est des centaines à courir d’un côté à l’autre, d’une remorque à l’autre, proposer notre aide. On se parle, on crée des liens, très vite, très forts. On échange quelques mots, une blague, un sourire, de l’émotion. Je porte une lourde palette avec une fille. Des clowns nous balancent des confettis. Entre deux tracteurs, un petit orchestre : « Allez, les filles, en dansant ! ». Alors on se trémousse sur leur mélodie, en faisant gaffe de pas glisser dans la boue avec la palette. Pendant une pause bien méritée, je m’interroge. Que se passe-t-il ici ? Que faisons-nous ? Pas besoin de trop intellectualiser, ça crève les yeux : on fait émerger un autre monde. Dans les marges de leur monde pourri, de leur monde mort, un monde joyeux, fraternel et humain est là. Ouvrez le moindre espace, vous le verrez jaillir. J’en chialerais. Les slogans, les citations, qui fleurissent partout dans la ZAD sont clairs : l’ennemi est identifié. C’est tout le système qui est remis en cause. Toutes les générations sont là. Enormément de jeunes, prêts à prendre la relève des anciens du Larzac et d’ailleurs. Sur une large banderole « NON à l’aéroport et à son monde ». C’est bien de ça qu’il s’agit. A Notre-Dame-des-Landes, on renoue avec les passions joyeuses. On se bat pour de la terre, pour des légumes, pour des animaux et des arbres. Bref : on se bat pour la Vie.

 

25 réponses à “Un beau témoignage sur la manif du 17 : Dans les interstices d’un monde mourant : une journée à Notre-Dame-des-Landes

  1. Votre combat est juste et contrairement à ce projet ,il est d’utilité publique mais à cause de ce mode de vie avec une vision à court termes, peu s’en rendent compte. On vous décrédibilise en vous faisant passer pour une poignée de réac’ marginaux mais combien de jeunes, comme vous, comme moi, vous suivent tous les jours ,sont meurtris par un tel projet symbole d’un monde qui ne vît que par ce pseudo « progrès » et la consommation frénétique d’espace ?
    Et ces jeunes sont l’avenir et par votre combat vous en faites réfléchir plus d’un, vous ouvrez les yeux des gens sensés sur ce qu’est le monde dans lequel ils vivent en les mettant face à une vaste question: quel monde veut-on? Surement pas celui-ci…
    Notre Dame des Landes ce n’est plus une simple question d’infrastructure aéroportuaire illégitime, c’est la représentation même d’un combat, d’un ras le bol face aux mauvais choix réalisés par nos décideurs qui ne voient que par la lorgnette de leurs petit réseau de relation, leur gloire, leur fierté et leur portefeuille.
    Nous croyons en cette lutte, en vous, et imaginons ne serait ce qu’un instant si elle était un succès….une première brèche face à ce système, montrant la voie à la résistance face aux « puissants » qui nous dirigent du bout du doigt depuis leurs bureaux marbrés. Si ce projet échoue,on y réfléchira un peu plus lors du prochain projet de ce type, alors, faisons les, faites les galérer le plus possible.
    Pour vous dire l’ampleur qu’à pris NDDL, je vous écris depuis la Savoie…et je suis loin d’être le seul à suivre tout ça de près en croisant les doigts pour que vous leur mettiez la plus grosse volée qu’ils aient pu recevoir.

    Amicalement.

  2. bravo pour ce texte, bravo pour votre combat les Zadistes, vous defendez la terre, vous défendez la vie. Je suis de tout coeur avec vous… …. L’avenir de l’Humanité passe par votre combat, sinon ce sera capital, béton et barbarie, concurence de tous par tous, jusquà la mort . Vous êtes les anticorps et la respiration de la terre.

    • Ta vision me semble très juste, ce combat déborde largement la lutte contre l’aéroport. Ce sont des êtres humains, des terriens, qui se lèvent pour dire que ce système, ça suffit !

      • Et bien levez vous Terriens !!!
        vous etiez peut etre 15 ou 40 000 samedi à vous lever, vous n’en restez pas moins minoritaires face aux 60M de Français qui ne se lèvent pas avec vous….

  3. C’est vrai vous avez raison , vaut mieux qu’un avion s’écrase sur Nantes plutot qu’en campagne..Vaut mieux en tant de crise laisser 2 500 créations d’emploi sur le carreau..Et on pourrait continuer avec les centrales nucléaire ce qui nous permet de payer moins cher mais bon l’écolo n’a pas se problème la vu que l’écolo est seule dans son monde..Ecolo ne fait pas bon ménage avec intelligence

    • Ton texte est très beau, j’ai aussi passé une journée que je ne suis pas près d’oublier, merci à tous. No Pasaran!

    • Dans 10 ou 20 ans – grand maximum – il n’y aura plus d’avions (dont on peut d’ailleurs très bien se passer) parce qu’il n’y aura plus de pétrole – pétrole avec lequel on fabrique les produits chimiques pour faire pousser les « légumes » industriels, d’ailleurs. Ça n’a pas de sens de construire un aéroport maintenant. La TERRE est bien plus importante! Surtout si vous voulez encore manger demain! Réfléchissez un peu plus loin que le bout de votre nez, s’il-vous-plaît!

      Merci Emmanuelle pour ton beau texte; oui, faisons émerger un autre monde!

      • Il y a du pétrole pour encore 80 ans au moins et pas 10 ans comme vous dites, et non, on ne peux pas se passer de l’avion qui est vital pour l’économie mondiale (tourisme par exemple)
        Parmi les 25 000 manifestants de samedi, j’aimerais bien savoir combien sont ceux qui n’ont jamais pris l’avion pour aller passer des vacances.
        Et parmis les leaders comme Mélenchon, Mamère, Joly, Bové, combien n’ont jamais pris l’avion ? Aucun !!!
        .

      • pour Manu : 10 ans ou 80 ans, peu importe, on ne peut pas construire un truc pareil même pour 80 ans ou un peu plus. Le pétrole va se raréfier petit à petit, tous les puits ne vont pas s’assécher en même temps. Par contre la montée de son prix ne peut que s’accélérer et le prix des voyages, monter en flèche.
        Il ne s’agit pas de refuser l’avion, ce que l’on refuse, c’est cet énorme gaspillage de zone naturelle, de béton à la place, alors qu’il y en a déjà un , d’aéroport et qu’on peut l’aménager !!!! Des pilotes le disent, ils sont bien placés tout de même !

    • Nantes et la région souhaite un développement économique mais ne souhaite pas en avoir les inconvénients donc il suffit de s’installer sur les terres des agriculteurs (qui après tout ne font que nourrir la société). Quel égoïsme ! Si tu as peur qu’un avion s’écrase sur Nantes libre à toi de quitter la ville (Et puis si il fallait déménager un aéroport parce que les avions survole des zones habitées il n’y aurait pas que Nantes Atlantique à déménager). Moi j’ai fait le choix de ne pas vivre en ville, ce n’est pour voir se construire un aéroport à coté de chez moi. Et ce n’est pas un écolo qui parle mais quelqu’un qui en ras le bol des citadins qui pensent que la campagne est un dépotoir et qu’on peux y faire ce qu’on parce qu’il pensent qu’il n’y a personne…

      • ANTI ANTI AEROPORT

        Morgan, relisez vos propos !!
        vous dites « Moi j’ai fait le choix…..à coté de chez moi »
        Qui est l’égoiste dans tout ça ?
        je vous retourne aussi ce que vous écrivez plus haut, si vous avez peur d’un aeroport à coté de chez vous, déménagez !!!

    • Et d)1 : faut pas croire qu’avec un super-aéroport, Notre dame des Landes restera « campagne », çà se construira tout autour et le problème sera le même ! Et dans l’idée de campagne, la majorité des aéroports en France ( sur les 147!!! ) sont près des villes, c’est pareil.
      et de 2) : « ils » font ce qu’ils veulent avec les chiffres d’emplois, c’est ceux de Nnates Atlantique qui seront « déplacés », le reste , pour la construction…, vaudrait mieux construire des logements qui manquent plus en France que les aéroports!
      et de 3) : l’électricité nucléaire n’est pas chère à la sortie, c’est facile quand on oublie de compter le puits sans fond qu’en est la construction, les prêts nécessaire; ne vous étonnez pas qu’en France on paie bien + d’impôts qu’ailleurs et arrêtez de gober tout ce que disent l’Etat et ses hauts fonctionnaires…
      et de 4) : insulter les écolos n’est pas vraiment une preuve d’intelligence.
      Pour faire court, au train où on va, la défense de l’environnement représente la survie sur terre. Enfin, tout le monde sait cela, maintenant, même les états, même s’ils peinent à se mettre d’accord sur les mesures.

      • Cher Monsieur Faouet,
        Vos ecrits et commentaires ne sont que succession d’affirmation non démontrées….Donnez nous des chiffres incontestables si vous voulez que l’on vous croit….
        Quand à votre 4eme point, le jour où les Zadistes cesseront de polluer le paysage que ce soit par des tags ou affiches, peut être que les écolos seront pris plus au serieux mais pour le moment, VOUS ETES LES POLLUEURS !!!!!

    • je crois que ta position repose sur une vision trop partielle et insuffisamment documentée. Tu ne sembles connaitre que les arguments servis par le lobby de Vinci. Or selon des pilotes d’avion, il n’y a pas plus de risques à survoler Nantes que les autres villes survolées à l’atterrissage. D’autant plus que certains contrôleurs aériens font survoler la ville à basse altitude, même lorsque rien ne les y oblige…

      • ce commentaire apparaît par erreur à cet endroit. il était censé répondre à la personne qui avait peur d’un crash en ville.

  4. Zadiste, es-tu un être pensant avant d’être un zadiste ? Sais-tu qu’une autre zone humide du lac de Grand-Lieu est menacée par l’extension de l’aéroport de Nantes atlantique ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Grand-Lieu
    Sais-tu que des milliers de Nantais sont menacées par les bombes à kérosène qui nous volent au-dessus de la tête chaque jour à Nantes ?
    Sais-tu que nous sommes près de 50000 à avoir cette menace qui nous plane au-dessus de la tête ?
    Combien de grands propriétaires terriens que tu défends à NDDL seront menacés avec le nouvel aéroport ?
    Sais-tu qu’à Bouguenais et aux alentours de nantes atlantique, ce sont des milliers d’ouvriers qui vivent près de l’aéroport ? Sais-tu qu’en plus d’être menacés par les bombes volantes au-dessus de leur tête, ils le sont par des plans sociaux des boîtes qui les emploient ?
    Zadiste, as-tu le droit d’avoir un regard divergent sur certains aspects de ta lutte sans être insulté de suppôt du grand capital par les plus bêtes de tes lieutenants anti-nddl ?
    As-tu le droit de te demander que si ton combat réussi, c’est peut-être la victoire d’un autre modèle de civilisation qui gagnera, certes, mais après cela, qui va venir combattre l’extension de l’aéroport de nantes atlantique ? Qui va venir défendre la faune et la flore menacée du lac de grand-lieu ? Qui va venir défendre les ouvriers qui se font exploiter ou licencier par les compagnies aériennes et les fabricants d’avions ?
    Zadiste, toi qui propose un autre modèle de vie, que ne viens-tu prendre l’avion à nantes atlantique pour tes vacances ? Un petit low-cost pour Rome ? Ou un vol pour les antilles pour décompresser de la lutte ?
    Zadiste, si tu es cet être parfait, nouveau moraliste d’un monde où le triton crêté voisin des zones aéroportuaires est préféré à l’ouvrier au-dessus duquel toutes les menaces planent, répond-moi zadiste.
    Et zadiste, si tu es un être humain, critique, qui même au sein de son camp, peut penser autrement qu’en mouton, répond-moi, je suis à tes côtés.
    Gwenaël

    • Christophe marc aurelien

      Le gouvernement ne retient de l écologie que la taxation des petits moyens et grands riches mais pas grand chose sur la nature

    • ça n’est pas beau de mentir ! : « Sais-tu qu’une autre zone humide du lac de Grand-Lieu est menacée par l’extension de l’aéroport de Nantes atlantique ? »
      1er) l’aéroport actuel n’est pas saturé, rien n’oblige de l’agrandir si NNDL ne voit pas le jour !
      2nd) si Nantes Atlantique devait s’agrandir, ce serait avec une piste perpendiculaire, et non à 10 km de là !

      votre commentaire c’est de la pure intox !

      vous voulez faire passer les opposants pour des crétins ?
      mais vous n’êtes pas au-dessus de nous !

    • L’aéroport de Nantes Atlantique est présent depuis 1928 je pense que depuis le temps les gens qui habitent à proximité de l’aéroport le font en connaissance de cause. Et j’imagine aussi qu’à cette époque il ne devait pas y avoir beaucoup d’habitant dans la zone… Au fil du temps les gens sont venu s’installer autour est maintenant ils demande le déménagement de l’aéroport. C’est trop facile ! Si on suis ton raisonnement, sauvons le Lac de Grand-Lieu rasons la foret de Rohanne ! Nantes souhaite développer son trafic aérien, qu’elle en assume les contraintes… C’est trop facile déplacer le problème chez les autres et quel égoïsme de croire que c’est normal parce qu’ils sont moins nombreux…

    • Salut gwenael,

      pour tout t’avouer on est plutôt pour un monde sans aéroport, décroissant et relocalisé. On est donc pas dans la même ligne d’opposition que l’ACIPA.
      On défend un autre modèle de société et on espère que la destruction GLOBALE de la nature cessera bientôt grâce à notre résistance.

      Un paysan bio membre du CLCA et soutien aux zadistes

  5. Emmanuelle, il y a deux ailes dans ton prénom, c’est elles qui te font décoller, entre la boue et le ciel. J’ avais du mal à terminer la lecture de ton texte, j’ avais les yeux aussi embués que les tiens…Fait le publier partout où tu peux… Il est fort, très très fort, tu sais… le genre à faire déplacer les montagnes, à rendre possible l’ impossible… Il est universel et donc, compréhensible par tous à travers le monde. Publie-le, il donnera des forces à ceux qui n’ en n’ ont plus… Fait le pour eux, ils ont besoin de ton regard, sur ce jour, sur ce mouvement autour de Notre Dame Des Landes… Là où tout est en train de naître de la terre, comme un monde Nouveau, le Nouveau, le jamais vu ! le coeur de l’ humanité qui bat et crée le pont entre le visible et l’ invisible… Un dépassement des mots d’ ordres vers un certain ordre des mots… Plus besoin de corps à corps violant, juste le souffle des caresses de la compréhension, le souffle de la Vie. Plus besoin d’ ordres, plus besoin de chefs. Plus besoin de militants, ni de militaires, tout le monde se comprend instantanément, les yeux dans les yeux. Et les mains oeuvrent intuitivement à la création de cette démocratie directe, coeur à coeur !
    Là où la parole devient aussi importante que l’ Écoute, plus de dominants ni de dominés… Attentifs à nos différences, pour mieux nous rapprocher les uns des autres, alors les mots, nos mots, peuvent souffler le feu sacré du possible !
    Tout est possible !
    Merci Emmanuelle.
    Raymond

    • Waou, merci Raymond pour ce magnifique commentaire. Je ne pensais pas avoir à ce point touché au cœur, j’en suis ravie. Ce que tu décris est vraiment ce que j’ai ressenti, c’est très beau.
      Merci à ce blog du collectif de luttes d’avoir repris le texte. J’essaie de le diffuser mais toute seule ce n’est pas évident. N’hésitez pas à le faire lire à d’autres s’il vous a plu.

  6. Christiane Lapotre

    Méfiez-vous, ne vous laissez pas avoir à l’usure. Soyez vigilants ! Le pouvoir mise sur le temps et l’érosion de votre détermination. Ne leur donnez pas raison, soyez prêts à un très long siège.

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