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[Au val di susa, la LGV ne passera pas !] Paris le 10 mai 2012– Repas de soutien à la lutte NO TAV

Reçu par mailing, via le blog notavfrance.noblogs.org/ :

repas 10 euros
entree – plat – dessert
service à 19h30, 20h30 et 21h30

« En Italie depuis plus de 20 ans un mouvement s’oppose à une œuvre inutile et nuisible au territoire. L’histoire No TAV est celle d’un petit groupe d’irréductibles qui, grâce à son entêtement et à la force de ses idées, devient toujours plus grand et décide de mettre en échec les plans des gouvernements consacrés à la spéculation financière, totalement myopes envers les exigences des populations.Le mouvement No TAV a su sortir des vallées et parler au pays entier.

Il a pu prendre une telle ampleur car le No TAV raconte le gaspillage de l’argent public en déclinant cette dénonciation à l’intérieur du débat actuel sur la dette et la crise financière. Le TAV est le symbole matériel de la volonté de faire payer la crise à ceux qui sont au plus bas niveau de la hiérarchie sociale, pour protéger les intérêts des élites et des lobbys.

No TAV est la réponse donnée à ces milieux politiques incapables de nous représenter. C’est la réaction positive à ceux qui, en Italie comme en Grèce et en France, ne font que parler d’austérité et de sacrifices à faire, en nous disant qu’il n’y a pas d’alternatives à cela. »

http://notavfrance.noblogs.org

Pour aller à la Rotisserie :

http://www.demosphere.eu/node/30302

[Zad] Retours d’infotours

Vu sur Indymedia Nantes, le 08/04/12 :

En janvier et février dernier, deux groupes d’habitant-e-s de la ZAD ont silloné les routes d’Espagne et d’Italie avec l’idée de croiser la lutte contre l’aéroport de NDDL et d’autres luttes.

retoursinfotours.jpg

Ces groupes vous invitent à venir partager les réflexions qui ont émergé de ces rencontres et discussions,

Vendredi 13 avril à 19h à la Pointe
( sur la route de Fay de Bretagne en venant du Temple, après le circuit de F1)

L’affiche en PDF :

retoursinfotours

No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril ! (Val di susa)

Vu sur un blog intéressant, relatant la lutte du Val de suse et contre le monde de la grande vitesse :

http://notavfrance.noblogs.org/post/2012/04/01/no-tav-appel-a-la-resistance/

11 avril : Appel du mouvement No Tav

Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.

On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. A cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes , le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.

Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.

Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.

Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav

traduit de l’italien : Anarres-info

 

24 mars 2012 : Notre-Dame-Des-Landes s’invite à Nantes

Un texte à lire, écrit par des opposant-e-s à l’aéroport de NDDL paru sur Indymedia Nantes, le 20/03/12 :

Le 24 mars 2012, trois cortèges s’élanceront de la périphérie nantaise pour se rejoindre dans le centre. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, accompagnés de tracteurs et de vélos marcheront par le nord, l’est et le sud de la ville avant de se retrouver en son cœur, dans son avenue la plus imposante, pour y déployer une occupation jusqu’à la nuit tombée. Le 24 mars, c’est le champ de tensions qui se déplace, c’est Notre-Dame-des-Landes qui s’invite à Nantes.
Depuis quelques temps, la situation sur la ZAD (Zone d’Aménagement Différé, rebatisée pour l’heure Zone A Défendre) n’a plus rien de calme. Vinci a obtenu la concession, les financements sont attribués, les juges d’expropriation s’activent. Reste que les maisons occupées et les propriétés agricoles font encore barrage à l’avancée du projet, elles sont même le dernier maillon qui empêche le début des travaux. Et ce n’est pas par un heureux hasard si la ZAD n’a jamais été aussi peuplée que cette dernière année : la perspective de devoir résister aux premières tentatives d’expulsion et expropriation, dans les mois qui viennent, pousse à gagner en détermination.
La journée du 24 mars est une étape qui réunit une double exigence. Celle de porter massivement le conflit hors de la ZAD, de le rendre criant et incontournable, et celle de se préparer ensemble aux mois de résistance qui se profilent devant nous. D’un coté, il faut reconnaître qu’il n’y a plus de médiation politique possible : ce n’est pas par la seule force du nombre et de l’opinion publique que nous gagnerons. De l’autre, il faut comprendre tactiquement ce qui fait tenir le projet pour ajuster efficacement nos coups.
Le 24 mars, nous bloquerons, pour un temps, le centre-ville de Nantes. L’idée est simple : conquérir un boulevard pour y partager à des milliers une des principales pratiques des opposants au projet, l’occupation. Et que chacun, à sa manière, puisse se ressaisir de la lutte contre l’aéroport, en acte.
Pour que cette journée soit un pas en avant, il faudra faire en sorte qu’elle aille au-delà de la seule dimension symbolique des traditionnelles grandes mobilisations. Il faudra le faire avec à chaque fois une attention particulière à ce que les gestes portés résonnent collectivement. Pour la lutte contre l’aéroport, cette journée prépare à l’arrivée des bulldozers. Elle doit nous permette de gagner en confiance, d’envisager sereinement le durcissement de la bataille.

Nous luttons ici contre un aéroport, alors que d’autres luttent contre les lignes de trains à grande vitesse au Val Susa et au pays Basque, contre une centrale à gaz dans le Finistère, contre un barrage au Portugal, contre le nucléaire ou les lignes THT dans le Cotentin, etc. A chaque fois, c’est un même front qui prend corps localement. En Bretagne, le ravalement de tous les centres des grandes villes (de Nantes à Brest et de St Nazaire à Rennes), la future ligne de TGV Rennes-Nantes, la future centrale à gaz de Landivisieau ou encore l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes font partie d’une même dynamique qui n’a qu’un but : accélérer sans cesse la circulation des flux. Elle porte le nom de Métropole. Et il suffirait de retirer la loupe pour comprendre que cette affaire est mondiale. Ce n’est pas par ironie que le maire de Nantes lui-même affirme que l’aéroport se pense déjà, au travers de ses futures dessertes, dans un réseau de flux européens reliant l’ouest de la France à l’Italie et au Portugal.
Le plus troublant, sans doute, est que les anciennes figures du pouvoir ne nous font plus face. Le pouvoir s’est diffusé au-delà de la scène de la politique classique. Celle où il assure sa fonction depuis sa forme représentative, théatralisée. En Italie, si Mario Monti n’a pas eu besoin d’élections pour remplacer Berlusconi, c’est parce qu’aux yeux de tous, il n’est pas un politicien mais un technicien qui doit réparer les problèmes économiques du pays. Seul un technicien peut, par-delà les divergences politiques, être protégé des secousses de l’opinion publique pour mener à bien les réformes. « Il potere è logistico » est un tag apparu ces derniers mois sur les murs du Val Susa. « Le pouvoir est logistique » voilà la forme qu’il prend quand il n’y a plus ni centre à conquérir, ni tête à décapiter.
Et quand des franges entières de la population se montrent rétives à son avancée, c’est toute sa brutalité qui est mise à nu. Au Val Susa comme à la ZAD, la zone est militarisée. Le 29 février dernier un des NoTAV a frôlé la mort. Lors de l’expulsion de la Baïta – chalet occupé par le mouvement – Lucca monte à un poteau électrique pour ralentir l’opération. Poursuivi jusqu’en haut par la police, il est touché par un arc électrique et tombe. Il faudra plusieurs heures pour que les forces de l’ordre autorisent les ambulances à l’emmener. S’organiser contre les infrastructures et lutter contre les dispositifs de gestion des populations s’inscrivent dans un même mouvement. L’un marche avec l’autre parce que pour le pouvoir il est inadmissible que d’autres réalités s’inventent. Notre affaire consiste à attaquer ce qui nous empêche physiquement de vivre autrement, de vivre pleinement.

« Non à l’aéroport », « No TAV », « Stop THT » : ce qui s’exprime ici c’est la puissance du refus. Le Non veut nier le pouvoir et non plus le prendre. Le Non présage d’un au-delà au nihilisme, d’une invention pratique d’autres voies. A commencer par les liens. Ils ne sont plus qu’une somme de rapports désaffectés. L’étrangeté entre soi et les autres, la séparation entre soi et l’environnement conquièrent les existences jusqu’à leurs derniers recoins. A l’inverse, quand une lutte se déploie, elle promet toujours de mettre à mal cette cynique économie des liens. Comme lors d’une grève, le conflit même oblige à prendre parti. Une géographie et un commun inédits se dessinent. Dans le Val Susa, il est possible d’esquisser une carte de la vallée entre les maisons, les garages, les bars ou les coiffeurs qui se rangent du côté des SiTAV ou des NoTAV. Dans le Cotentin, lors des réunions ou des actions qui ont suivies le camp antinucléaire de Valognes1, les sensibilités opposées au projet de ligne THT ont pu se trouver. Un château d’eau désaffecté a même été offert comme base pour le mouvement. A Notre-Dame-des-Landes, ce sont, notamment, quelques dizaines de maisons occupées et de cabanes dans les bois, des jardins collectifs et des chemins de traverse qui redéfinissent les lieux.
A chaque fois qu’un presidio2, une maison ou un terrain est expulsé, ce qui est mis à mal c’est le peuplement de ces lieux où des mondes particuliers se déploient. Pour laisser place à des espaces indifférenciés, interchangeables, vides de toutes nouvelles possibilités. De là, nous voulons que la journée du 24 mars, soit l’exact mouvement inverse : que nous percions, dans le quadrillage métropolitain, un lieu nôtre à tenir ensemble, à notre manière, le temps que nous décidons.

Désormais, agir au seul niveau symbolique n’est plus opérant. Les actions qui s’évertuent à montrer la désolation que ces infrastructures produisent sont inefficaces puisqu’elle s’étale là, sous nos yeux. Fukushima a parlé pour le nucléaire. Pour l’aéroport, la destruction de 2000 hectares de bocage laisse peu d’ambiguïté sur la sensibilité des aménageurs. La difficulté n’est plus tant de convaincre que de trouver comment les combattre.
Jusque-là, les opposants à l’aéroport se battent contre un projet qui est encore peu concret. Pourtant, nous avons gagné du terrain à chaque fois que nous avons empêché pratiquement l’avancée des travaux, que nous avons renvoyé les juges d’expropriation ou les machines venues faire les carottages de terre. Et si le chantier s’installe, face à sa matérialité cendreuse, c’est cette même intuition qu’il nous faudra déployer : bloquer l’arrivée des machines, les voies d’accès que la police emprunte, etc.
Une autre donnée est la circulation. Depuis le camp climat de 2009, la lutte à Notre-Dame-des-Landes est forte d’un passage permanent. Les occasions ne manquent pas : les visites au hasard d’un voyage, les différents camps ou les appels à occuper, comme la manifestation du 7 mai dernier qui a permis d’investir un terrain pour y construire un jardin collectif et y habiter. Cette lutte est l’affaire de tous. En plus d’accueillir des opposants qui viennent de toutes parts, elle doit maintenant sortir du simple espace de la ZAD.
La journée du 24 mars est un appel à ce que tous les opposants au projet, quelque soit l’endroit d’où ils viennent, se retrouvent, éprouvent un élan commun. C’est un pas en avant pour que le conflit contamine Nantes. Un pas qui en invite un autre : que la lutte se propage partout où la colonisation de l’espace est à l’œuvre. Pour qu’ensuite, il soit possible qu’aux premières tentatives d’expulsions, des gestes de lutte contre le projet se fassent écho dans tous les coins du pays.

Pour que l’aéroport ne se fasse pas, il nous faut gagner du terrain : multiplier les occupations à Notre-Dame-des-Landes3, empêcher les expulsions, bloquer les voies d’accès des machines, de la police, répandre la lutte contre l’aéroport partout où il est possible de s’en ressaisir pratiquement. Mais pour commencer, il nous faut nous retrouver samedi 24 mars, à Nantes, pour éprouver, comme à Valognes, comme au Val Susa, notre puissance d’agir collective et nous promettre que la suite ne sera désormais plus en-deçà. A Samedi !

Des opposants à l’aéroport !

Reclaim the fields rejoint le mouvement No-TAV pour l’occupation de l’autoroute du Val de Susa

Reçu par mailing :

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Reclaim the fields rejoint le mouvement No-TAV pour l’occupation de
l’autoroute du Val de Susa
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Un jour seulement après la violente expulsion du bloquage de l’autoroute
mercredi dernier (http://linksunten.indymedia.org/node/55662), 80
activistes de Reclaim The Fields ont rejoint le mouvement No-TAV pour
réoccuper l’autoroute dans le Val de Susa. Alors qu’environ 2000 personnes
bloquaient l’autoroute pas loin de la sortie vers Chianocco, un autre
bloquage a été mis en place dans le haut du Val de Susa. Au même moment la
gare principale de Turin était occupée et des actions de solidarité ont
été effectuées dans plus de 40 autres villes en Italie.

Dans la nuit de mercredi la police a violemment expulsé les
manifestant-e-s à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Le jour
suivant le mouvement No-TAV appelait à une assemblée publique à 18h sur la
place centrale de Bussoleno. Les orateur-trice-s ont rappelé l’audience de
Luca (http://linksunten.indymedia.org/node/55584), qui est toujours dans
le coma suite à des violences policières et de Frederico qui a été arrêté
mercredi. Le même message était présent dans tous les discours : le
sentiment d’unité qui traverse le mouvement contre le TAV. La résistance
dans le val de Susa est extrêmement populaire, des personnes de tous âges
participant à la lutte depuis vingt ans. Après plusieurs discours inspirés
la foule s’est lentement déplacée en direction de l’autoroute.

Quand la foule a atteint l’autoroute il.le.s ont fait tomber les barrières
et arrêté le trafic. Puis des barricades se sont montées à partir de
débris et les bornes d’incendie ont été transformées en canon à eau pour
se défendre. Plusieurs engins de chantier ont été court-circuités et mis à
contribution pour former les barricades. Des feux ont été allumés et un
groupe international de musicien-ne-s de la constellation Reclaim The
Fields  joué des chansons révolutionnaires sur l’autoroute.

Après trois heures la plupart des personnes sont parties pour concentrer
les forces sur le bloquage de la partie haute du Val de Susa et se
préparer pour d’autres actions.

Bref – la réponse a été claire :

Vous pouvez nous chasser mais nous revenons ! Pas seulement dans le Val de
Susa mais partout en Italie !

Plus d’info: http://www.notav.eu/

Video: http://blip.tv/gualter/no-tav-fights-back-after-eviction-5996026

Traduit de l’anglais à partir d’un message qui vient de circuler sur la
liste UK.

Tomase su tiempo, xamaco, que la vida es corta

[No-TAV] Bloquons tout et partout !

Vu sur le jura libertaire :

Rendez-vous No-TAV à Paris

À l’appel de camarades en Val de Suse on organise une réunion NO-TAV à Paris aujourd’hui 1er mars 2012 à 21h au bar LE SAINT-SAUVEUR, 11 rue des Panoyaux, métro Ménilmontant, 75020 Paris.

Indymedia Paris, 1er mars 2012.


1-3-2012 Appel – BLOQUONS TOUT ET PARTOUT !!!

Pour Titti, grand-mère qui a maintenant une jambe cassée.

Pour Nicoletta, battue et humiliée.

Pour Alberto, arraché par la force.

Pour Marco, criminalisé parce qu’il traite un flic de « mouton», en le saluant d’un « À la fin je t’aime ».

Pour Ermelinda, à l’hôpital avec la tête ouverte par les matraques de Manganelli (chef de la police).

Pour les travailleurs du bar qui a ses vitrines éclatées par les flics et que personne ne va réparer.

Pour tous ceux et toutes celles qui cette nuit ont été tapé(e)s et blessé(e)s.

Pour Luca, toujours coincé dans un lit d’hôpital.

Pour nos camarades en prison, pour ceux qui sont encore enfermés à la maison ou dans leur ville.

Pour nos pères et mères, pour nos enfants et petits-enfants.

BLOQUONS TOUT ET PARTOUT !!!

À partir de 18h.

Traduit de l’italien (NoTav.info) par NoTavFrance, 1er mars 2012.


Occupation du siège du Parti Démocratique à Rome

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330618819.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330618840.jpg« Profit démocratique »

Ce matin blitz policier à Clarea (Val de Suse), un activiste grièvement blessé. Résistance ! No TAV toujours et partout !

Vu sur le jura libertaire :

(des nouvelles de la manif du 25 février plus-bas)

Ce matin le blitz pour agrandir le (non)chantier à la Clarea Susa Vallée, un nombre impressionnant de police et militaire, la volonté de frapper fort le mouvement notav, de faire mal et la conviction  de continuer le monstrueuse projet du tav sont les faits que ont donnée réalité à les paroles de Manganelli, chef de la police italienne, qui a invoqué plusieurs fois le mort  à la cote de la criminalisation du mouvement notav.

De ce matin avec le blitz militaire fait in Clarea Susa Vallée nous avons un exemple évident de comment la démocratie est  interprété en Italie, ou sans aucun couverture  juridique (hors de la loi), le chantier est en cours de élargissement.

Même après la chute de Luca et son graves conditions de santé il a été un stop fermeture par la police et du travailler du chantier. Luca est tombé après avoir escaladé un pylône électrique pour résister à l’expulsion des activistes de les terres et leur occupation militaire, il est tombé a cause de la police qui l’a chassé sur le pylône l’obligeant à monter plus haut.

Luca est en danger de la vie et la responsabilité de son santé est exclusivement de ceux qui ont ordonné et exécuté le blitz, le Gouvernement, Manganelli chef de la police et tous les policiers et militaires qui ont agi contre les gens et les activistes de la Susa vallée  fin à les mettre en danger de la vie.

Après l’énorme manif du 25 fevrier, 70’000 personnes, cette est la réponse du groupe d’affaires de la tav : aveugles, sourds et destructeurs leur vrai visage.

Les rendez-vous sont généralise partout dans l’Italie
Nous opposons tous ensemble la tav
Forza Luca tout le mouvement est avec toi
Resistance ! No tav toujours et partout !

Mailing – 27 février 2012.


No Tav : Expulsion de la Clarea, un camarade gravement blessé

L’expulsion et la destruction de la Clarea (le camp de résistance au chantier) ont commencé ce matin. Luca Abbà, résistant No-Tav, est monté sur un pylône électrique pour essayer de ralentir l’opération industrialo-militaire. Un flic a tenté de le faire descendre, manœuvre totalement assassine, sans filet ni outil de protection. Luca, après avoir annoncé qu’il ne se rendrait pas, aurait grimpé un peu plus haut et a pris une forte décharge électrique, faisant une chute de plusieurs mètres. La responsabilité des forces de l’ordre est irréfutable. Flics assassins.

La vallée est bloquée, des syndicats de base ont appelé à une grève générale de 24h, un appel à bloquer tous les TGV et des rassemblements dans plus de 40 villes italiennes sont prévus aujourd’hui.

Indymedia Paris, 27 février 2012.


NO TAV : monstre manif’ au Val de Suze

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Les estimations du nombre de participants sont hasardeuses (75’000 selon les organisateurs, 15’000 selon la police…), toujours est-il que c’est en masse que se sont déplacés les opposants au train à grande vitesse (TAV) censé traverser le Val de Suze pour relier l’Italie à la France, en ce samedi 25 février. Chars, banderoles, fanfares et sound systems ont égayé le cortège sur les 8 kilomètres que durait cette marche contestataire, entre les villages de Bussoleno et Susa. Un soleil de plomb et une chaleur estivale ont contribué à réchauffer les cœurs et à motiver les troupes. Les slogans et banderoles appelaient également à la libération des activistes emprisonnés. Le cortège s’est terminé à Susa où des discours ont été prononcés, et où le drapeau italien de la place de la gare a été symboliquement remplacé par un drapeau NO TAV sous les applaudissements.

Aucun flic n’a daigné montré le bout de son nez, ce n’est qu’au retour que les choses se sont corsées : un groupe d’environ 300 personnes (selon la presse bourgeoise) revenant de la manifestation s’est mis à chanter des slogans dans la gare de Turin, en allant prendre le train pour Milan. Les flics, pour des raisons obscures (les manifestants étaient même en possession de billets de train valables), ont décidé de les empêcher de prendre leur train et les ont bloqués à l’entrée du quai. Ils ont chargé et balancé des lacrymos, malgré la présence d’enfants dans la foule, ce à quoi les manifestants ont répondu par des jets de pierre. Un flic a été blessé à l’œil.

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La lutte NO TAV risque de voir son degré de tension augmenter d’un cran ces prochains mois, car les expropriations vont débuter dans de nouvelles zones de la vallée. À suivre.

Le Réveil, 27 février 2012.

 

 

Discussion sur les luttes locales à Rennes le 6 janvier 2012 à 20h30

Vu sur Indymedia Nantes :

20h30 : Discussion autour de luttes locales, en vue d’une manifestation d’ampleur à Nantes.
Dans les locaux du 37 rue Legraverend (Métro Anatole France) où la maison de la grève est hébergée.

3 Juillet 2011, Chiomonte, Italie, 50000 manifestants encerclent le chantier du projet de ligne LGV reliant la ville de Lyon à celle de Turin. Les autorités italiennes sont contraintes de militariser la vallée pour espérer mener à bien les travaux.

23 novembre 2011, Valognes, Cotentin, 600 personnes investissent les rails pour bloquer le convoi de déchets nucléaires CASTOR. Sa route s’achève en Allemagne, à Gorleben, dans la région du Wentland, avec plus de deux jours de retard. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, paysans, et habitants de la région se rassemblent pour empêcher physiquement le train d’arriver à destination.

24 mars 2012, Nantes, Loire-Atlantique, une manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, se donne pour objectif de réunir plusieurs milliers de personnes de toute la France dans les rues de la ville et aux abords de la mairie pour montrer en acte leur détermination, et bloquer le centre de Nantes.

Dans le même temps, en mai et novembre 2011, en France, les contre-sommets du G8 et G20 sont de moins en moins fréquentés. Si l’attention se tourne vers les luttes dites territoriales, c’est peut-être parce qu’elles deviennent le lieu privilégié du conflit, le lieu de résistance aux formes contemporaines du pouvoir, là où il se matérialise plus qu’il se donne en spectacle.

Comment ces luttes deviennent celles de tous ? Quelles perspectives pour la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?

Nous proposons une discussion croisée entre trois exemples, celui de l’Italie, de l’Allemagne et celui plus proche de Notre-Dame-des-Landes, dans la perspective d’aller ensemble à la manifestation et à l’action d’ampleur qui se tiendra le samedi 24 Mars à Nantes.

- 7h00 – 10h00 : petits déjeuners
– 12h00 : cantine
– 14h00 : confection d’AFFICHES
Venez avec les idées, textes et dessins que vous voulez voir affichés sur les murs de la ville.
– 19h00 : cantine

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PRÉSENTATION
Lors du dernier mouvement contre la réforme des retraites, à l’automne 2010, nous avons réquisitionné les anciens locaux de la CFDT pour y installer la Maison de la Grève. Ça allait de soi : se doter d’un lieu pour s’organiser de manière déterminée par-delà les corporatismes et identités sociales (étudiants, travailleurs, chômeurs, travaillant dans le public ou le privé…). Un lieu pour partager nos analyses de la situation et coordonner nos actions, faire une caisse de grève pour s’entraider financièrement, organiser des cantines de grévistes alimentées en partie par des paysans nous soutenant, se retrouver dans des fêtes. Et imaginer comment faire durer la grève.

Au bout d’un mois et demi, la mairie de Rennes nous a expulsés, comme d’autres socialistes et toutes sortes de dirigeants organisent l’austérité ailleurs en Europe, et répriment ceux qui ne veulent pas plier. Après cette expérience, retrouver un lieu, cette fois pérenne, était une évidence. Pour construire, au fil des temps, une force locale déterminée à vivre autre chose que le capitalisme. Nous avons fini par nous installer dans les locaux d’une association au 37 rue Legraverend.

La Maison de la Grève est un lieu politique mais pas celui de professionnels de la politique. Ici, vous ne trouverez pas la clef pour sortir de l’impasse. La Maison de la Grève n’est qu’une ébauche, un commencement ici et maintenant d’autres possibilités. Avec son lot de difficultés et de joies.

Il est impossible de dire ce que la Maison de la Grève recouvre exactement et ceci pour une bonne raison : elle est plus que la somme des activités qui s’y passent, des événements qu’elle provoque ou auxquels elle prend part. Elle a la prétention de réussir à être en même temps plusieurs réalités, positions politiques, initiatives parfois même contradictoires sans se perdre dans l’éparpillement des luttes et le cloisonnement dans les manières de s’organiser.

Nous ne voulons plus laisser notre quotidien au hasard de ce monde. Nous voulons nous en ressaisir collectivement, partager et étendre des pratiques offensives. S’organiser contre le réaménagement de nos espaces, soutenir les grèves, imaginer des actions en dehors des mouvements sociaux, tout en se liant avec des initiatives d’ailleurs. Être un lieu d’où partir et où revenir, un lieu pour se projeter collectivement. Un lieu pour une mise en échec pratique et politique du pouvoir.

A la Maison de la Grève, vous trouverez une cantine, une université populaire, un atelier informatique, un magasin gratuit, une imprimerie (photocopieurs, sérigraphie), pour apprendre, manger, échanger, avancer. Vous pourrez aussi vous y rendre sans raison, pour prendre un café, trainer avec un ami, trouver un livre. Parce que la constitution d’une force tient autant dans sa capacité matérielle, à ses savoirs-faires, qu’à sa façon d’être et de marcher ensemble.

Ces dix jours ne sont qu’un debut ! Vous êtes les bienvenus !

https://maisondelagreve.boum.org/

No TAV : 25 février grande manifestation contre la LGV dans le Val di Suza (italie)

Commentaire vu sur Indymedia Nantes :

No Tav : 25 février grande manifestation

Tav : Projet couteux et destructeur de l’environement.

* Une grande manifestation nationale aura lieu le samedi 25 fevrier a Bussoleno(Val Susa).

Faites passer l’info et n’ésiter pas a aller a Val Susa. Hebergement assurer.

Sara durà ! Resistance / Resistenza !

Tav : No Passaran !

Contact : posta@notavtorino.org
Tel : 0039 338 6086915(silvano)
http://www.notavtorino.org/

et l’article d’ou est tiré le commentaire :

Arrestations en lien avec les événements du 3 juillet au val de Suza.

Arrestations en lien avec les événements du 3 juillet au val de Suza.

Le matin du 26 janvier, à travers une bonne partie de l’Italie, les flics politiques italiens (Digos) en coordanation avec les autres corps de police, ont arrété 39 italiens en Italie et un français en France. Jusqu’à maintenant l’identité de ce dernier et le lieu de son arrestation en France restent inconnus.

L’opération policière en Italie a visé des centres sociaux, des squats et des maisons d’habitation. Les personnes ont été arrétées sous de accusations infondées (notemment agression contre des policiers) en lien avec les événements du 3 juillet entre Chiomonte et Ganglione, dans le Val di Susa.
Des habitants de la vallée et des activistes de toute l’Europe y étaient venus défendre la libre république de Magdalene contre l’usurpation de l’Etat.

Aujourd’hui cette région est le lieu du chantier TGV entre Turin et Lyon. Ce chantier dépossède les habitants du Val di Susa de nombreux hectares de terre. Il militarise les Alpes italiennes et livre l’argent publique aux mains des entreprises. Le projet, dont l’inutilité a été prouvé, prévoit de creuser un tunnel dans la montagne charriant des tonnes d’uranium radioactif menaçant l’approvisionnement en eau des communautés de la vallée.

Malgré les centaines de policiers, installés dans un campement fortifié près de Chiomonte, la résistance populaire pour l’auto-détermination des terres n’a pas faiblie. Mais aujourd’hui, la répression de l’Etat se durcie. Les arresations ont eu lieu dans les villes suivantes: Asti, Milan, Trente, Palerme, Rome, Padoue, Gênes, Pistoia, Crémone, Macerata, Biella, Bergame, Parme et Modène. Deux mineurs, une femme enceinte et un homme âgé de Bussoleno font parti des persones arrétées.

Liste des arrêtés:

TORINO – Carcere Lorusso Cotugno – via Pianezza 300 – 10151
Gabriela Avossa
Matteo Grieco
Giorgio Rossetto
Giuseppe Conversano
Jacopo Bindi
Luca Cientanni
Tobia Imperato
Federico Guido
Michele Del Sordo
Mario Nucera
Guido Fissore
Maja è stata trasferita ai domiciliari
Fabrizio Maniero (irreperibile)

MILANO – Carcere San Vittore – Piazza Filangeri – 20123 Milano
Maurizio Ferrari
Niccolò Garufi
Kalisa Lorenzo Minani
Marcelo Jara (irreperibile)
Filippo Marco Baldini (irreperibile)

TRENTO – Casa Circondariale – Via Beccaria, 134 – Loc. Spini di Gardolo – 38014 Gardolo – TN
Juan Antonio Sorroche Fernandez

PISTOIA – Casa Circondariale – Via dei Macelli 13 – 51100 Pistoia
Antonio Ginetti

ASTI – Casa Circondariale Località Quarto Inferiore 266 – 14030
Samuele Gullino

ROMA – Carcere di Rebibbia – via Majetti 70 – 00156 Roma
Damiano Calabrò

PADOVA – Casa Circondariale – via Due Palazzi 25a – 35100 Padova
Zeno Rocca

GENOVA – Carcere di Marassi – Piazzale Marassi 2 – 16139 Genova
Gabriele Filippi

PALERMO – Non sappiamo in che carcere sia recluso
Nicola Arboscelli

Jeudi 26/01/2012 – 20:19