Archives de Tag: convergence des luttes

[Stop Bure!] Petit festival contre le projet de grosse poubelle nucléaire de Bure -3ème édition !

Vu sur le blog de « Bure Zone Libre », le 10/08/12 :

Cette année encore, il revient…

LE (petit) FESTIVAL CONTRE LA (grosse) POUBELLE NUCLÉAIRE DE BURE

  les 14-15 et 16 septembre, toujours à Bonnet (55, Meuse), toujours à prix libre, toujours sous chapiteaux !

Cette année il s’offre une soirée supplémentaire le vendredi soir avec repas, cirque et jazz manouche ! Et à suivre tout au long du week-end et comme tous les ans, une vraie info indépendante sur les déchets, l’enfouissement, et le nucléaire en général.
La première conférence-débat portera donc sur l’actualité du projet de Bure (CIGEO), et le dimanche on ouvrira l’après-midi avec une présentation des luttes abouties contre les projets d’enfouissement en France, avec des intervenants de Mayenne, des Deux-Sèvres, et, on l’espère, du Gard, qui viendront parler de leurs luttes contre l’ANDRA. Hé oui, ce ne sont pas toujours les nucléocrates qui gagnent ! Pour s’en souvenir on pourra aussi visionner le documentaire « Plogoff, des pierres contre des fusils » et débattre avec Nicole et Félix Le Garrec, les réalisateurs.
Enfin, pour replacer le projet de Bure dans un contexte plus général et faire le lien avec d’autres projets d’actualité, la compagnie Un Pas de Côté viendra jouer la pièce « Avenir Radieux, une fission française », deuxième volet (après « Elf, la pompe Afrique ») de la trilogie BLEU-BLANC-ROUGE de Nicolas Lambert. A partir, entre autres, de scènes tirées des débats publics sur l’EPR (tiens ? on aurait pas un débat public sur le feu chez nous aussi ?), la pièce explore le discours officiel du pouvoir et la confiscation de la possibilité de débattre.

Évidemment il y aura aussi du bon son pour toutes les oreilles (bal folk, jazz manouche, dub-tek, hip-hop, etc),
du cirque avec les Gones et les Rouages,
de la danse avec Man’ok (spectacle participatif),
de la magie pour les petits,
des ateliers : écriture, cirque, énergies renouvelables, sérigraphie (si vous voulez un beau t-shirt du festival à prix libre ramenez un tee-shirt uni de votre placard !),
un jeu de piste pour les enfants,
des expos, des stands d’info,
et, grande nouveauté, une expo d’art contemporain d’Adeline Carrion Reynasur les travailleurs du nucléaire, à la salle des fêtes de Bonnet ! Puisque CIGEO est censé nous amener du boulot autant qu’on sache tout de suite à quoi s’attendre…
Plus d’infos sur le programme :

http://festivaldebonnet2012.noblogs.org

Pour le côté pratique : le dortoir et les chambres de la Maison de Bure seront reserves aux artistes et intervenants (qui viennent de loin pour jouer gratis…) Il y aura possibilité de camper sur place ou dans une salle de la mairie de Bonnet : amenez vos tentes ! Côté cuisine la Marmijotte, cantine à prix libre, sera présente comme l’an passé pour nous régaler…

Merci de diffuser l’info à tous les vents lorrains
!

A bientôt !

[Convergeons nos luttes !] De la ZAD de NDDL: message de solidarité envoyé aux communautés en lutte du Chiapas

Vu sur Indymedia Nantes, le 10/08/12 :

Dans quelques jours va se tenir une rencontre au Mexique autour des grands projets inutiles organisés localement. C’est l’occasion pour nous d’envoyer un message de soutien et de répondre ainsi aux différents groupes qui nous ont écrit et envoyé des messages vidéo pour nous assurer de leur solidarité dans notre lutte contre le projet d’aéroport. La lutte est partout, fédérons nos résistances !!!

Message d’ occupant.e.s des terres menacées par le projet d’aéroport international à Notre Dame des Landes, France, aux compagnon.e.s en lutte au Mexique :

Hola compagnon.e.s d’Atenco, d’Acteal, de Las Abejas, des Caracoles du Chiapas et des autres communautés qui luttez pour une vie juste sur cette Terre.
Les messages de soutien que vous nous avez envoyés nous ont beaucoup touchés ici sur la ZAD. Merci pour votre attention aux autres et à ce qui se passe autour de vous.
Pour répondre à vos messages de solidarité, nous avons constitué une commission composée de personnes qui occupent et cultivent les terres sur l’emplacement du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.
Nous ne sommes pas représentants « officiels » de cette lutte, nous parlons en notre nom en tant que personnes qui avons choisit d’engager notre vie pour préserver ce territoire.
Ce que nous exprimons ici est un spectre des raisons de notre engagement, parmi la pluralité des visions des compagnon.e.s avec qui nous occupons les terres.
L’occupation des terres à commencé il y a 3 ans à la suite d’un Camp Action Climat.
Depuis, nous essayons de nous organiser localement à petite échelle, horizontalement pour que chacun.e puisse exprimer ses idées, pour que nos réflexions s’enrichissent des visions des autres, et que les décisions soient prises ensemble au consensus. De façon naturelle notre mode d’organisation doit rester ouvert.
Le groupe des occupant.e.s est très évolutif. Les gens viennent d’horizons lointains pour participer à cette lutte, certain.e.s restent, d’autres continuent leur route, certain.e.s reviennent…
On pourrait considérer la ZAD comme une zone de culture internationale, une base comme les vôtres aux Mexique, qu’il faudrait connecter à d’autres bases dans le monde pour créer un réseau de lutte enraciné et nomade, pour fissurer les fondations du système.

Au delà du projet d’aéroport qui est le symbole d’un projet insensé, imposé par des instances qui se considèrent supérieures, pour permettre à une minorité, l’élite économique, de s’accaparer les ressources planétaires, de continuer à polluer, et de planer au dessus des réalités, c’est plus globalement contre le système économique capitaliste dévastateur que nous luttons.
Nous savons depuis la fin des années 60 que le « modèle occidental » n’est pas soutenable, que la croissance économique est une illusion suicidaire.
Nous sommes aujourd’hui 7 milliards d’humains, bientôt 10 et la destruction des écosystèmes, des terres arables, des océans, de l’atmosphère, du climat… de nos conditions de vie, s’intensifie chaque jour d’avantage avec le développement technologique.
La 7ème extinction de masse des espèces vivantes a lieu sous nos yeux, elle est la conséquence de l’activité humaine, alors il est grand temps de changer nos modes de vie.
Nous sommes un certain nombre à avoir conscience d’être les descendants d’une civilisation qui a contribué à dévaster le monde par les guerres, la colonisation, la domination économique, le pillage des ressources naturelles, l’incompréhension des équilibres écologiques et nous sentons la responsabilité de devoir stopper ce système avant qu’il ait détruit la planète.
Nous sommes un certain nombre à penser que nos comportements individuels et collectifs doivent changer en profondeur sur de nombreux plans.
Entre autre nous luttons simultanément contre le racisme, le sexisme, l’autoritarisme, le nationalisme, les frontières artificielles qui divisent les peuples, la compétition puérile et destructrice entre les humains, le contrôle l’exploitation et la destruction du vivant…
Nous ne sommes pas propriétaires des terres et nous refusons cette logique d’appropriation des ressources naturelles.
Nous sommes conscient.e.s des pollutions engendrées par le sois-disant « progrès moderne » et nous pensons qu’il est urgent d’expérimenter d’autres modes de vie.
Nous espérons tendre vers une plus grande autonomie alimentaire et énergétique par rapport au système consumériste global.
Nous essayons de vivre mieux et joyeusement avec plus de simplicité. Nous sommes un certain nombre à souhaiter que notre empreinte sur l’environnement devienne positive.
Nous n’avons pas confiance dans les discours politiques ni dans la propagande capitaliste.
Nous sommes un certain nombre à lutter contre la notion de pouvoir, contre la personnification et la centralisation de ce pouvoir et contre la standardisation imposée aux esprits.
Nous pensons que la représentation politique et que les systèmes hiérarchiques, sois-disant « démocratiques », sont généralement des hypocrisies qui occultent la réflexion, trompent les humains, les déresponsabilisent, les rendent passifs et engendrent des conséquence néfastes sur l’ensemble du vivant.
Nos propres discours sont nécessaires mais ne sont pas suffisants, il faut nous organiser concrètement, passer à l’action localement, expérimenter sur le terrain, nous affranchir réellement d’un système corrompu par la soif du pouvoir par l’égoïsme et par la dépendance à l’argent.
En France Jean Marc Ayrault, ex-maire de Nantes, principal promoteur du projet d’aéroport est devenu premier ministre du gouvernement. Nous demandons au nom de la simple raison qu’il renonce à ce projet désastreux, ruineux qui appartient à un temps révolu.
Nous n’avons plus besoin d’infrastructures polluantes, nous devons apprendre à nous passer du pétrole dans notre vie quotidienne et prendre le temps de voyager sans polluer pour créer un véritable réseau d’échange humain.
Qu’on laisse aux gens qui le souhaitent, le d’enrichir et de cultiver la Terre plutôt que de continuer à la dévaster par millions d’hectares.
Nous savons qu’il y a quelques années, Penianieto a réprimé les populations autour du projet d’Atenco, et qu’à présent il a volé l’élection présidentielle au Mexique. En toute humilité face à votre courage, nous vous soutenons dans votre lutte et nous appelons les peuples du Mexique à s’insurger contre cette dictature.
Depuis les années 90, le Chiapas est un modèle de résistance populaire pour le monde entier, vous représentez l’espoir d’un autre futur que l’agonie programmée d’une humanité lobotomisée.
Dans nos pays la révolution n’a jamais été finie, ces derniers temps d’autres peuples ont eu le courage de se soulever, nous appelons les groupes et les individus conscients de la situation planétaire, à prendre le temps de s’organiser localement pour préparer une révolution internationale.
Nous sommes fier.e.s de lutter à vos côtés contre la destruction de la vie et pour une véritable justice entre les humains.

[Vinci dégage !] Un appel à la résistance à Notre Dame Des Landes par une habitante de la ZAD

Vu sur le site internet « Planète sans visa » :

 

Amis d’ici, amis d’ailleurs,

Chacun sait qu’un territoire se défend avec ses habitants, et qu’un territoire vidé de sa population est facile à conquérir. C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’un appel à l’occupation des terrains injustement appropriés par les promoteurs de ce projet, fut lancé le 1er mai 2008. La stratégie fut payante. Le rouleau compresseur ne passe pas aussi facilement que prévu. Nous sommes en 2012 et les travaux sont fortement ralentis.

Nos ennemis communs (AGO [Aéroports du Grand Ouest], Vinci et l’État) savent bien que s’ils parviennent à nous faire partir, nous qui habitons cette zone … ils auront gagné ! Nous ne les laisserons pas réaliser leur projet de mort en détruisant nos lieux de vie, même si tous les moyens sont bons pour nous virer !  Harcèlement téléphonique, passage d’huissiers, militarisation de la zone, visite de  cadres de Vinci qui nous assènent qu’il faut être raisonnable.. accepter de quitter nos maisons… de céder nos terres… de quitter ce territoire que nous aimons sous peine de tout perdre et d’être assignés en justice.

Dans ce combat juste que nous vivons, rien ne nous est épargné :

- En septembre dernier, la violence policière aveugle s’abat sur des opposants venus investir le square Mercoeur et ses arbres pour que les passants pressés lèvent les yeux au ciel et lisent sur les banderoles pourquoi nous ne voulons pas de l’aéroport et de son monde. 24 arrestations dans la journée, un camarade électrocuté au tazer à 10 mètres de hauteur par les hommes du GIPN.

- Le 21 juin dernier, les opposants investissent la mairie de Notre-Dame-des-Landes pour exprimer leur refus catégorique du projet. Les manifestant-e-s sont matraqués et gazés. Les gendarmes mobiles brisent la vitre de certains tracteurs au pied de biche et arrêtent un paysan. Son outil de travail est confisqué et il est convoqué le 28 août prochain à Saint Nazaire,  pour « violence volontaire avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique. »

- La famille Herbin est convoquée mercredi prochain, le 11 juillet, au tribunal de Saint Nazaire pour, dans le langage juridique à vomir de l’huissier « débarrasser les lieux de leur présence. » Ce sont les premiers habitants légaux de Notre-Dame-des-landes qui se retrouveront face à un juge pour le simple fait d’habiter sur la zone. AGO/VINCI affirment dans leurs communiqués que cette famille est « sans droit ni titre », pour pouvoir leur réserver le même sort qu’aux occupant-e-s : une expulsion rapide. Depuis le 3 juillet, d’autres locataires sont expulsables et recevront eux aussi une convocation au tribunal.  Nous savons qu’à mesure qu’avance la machine judiciaire, tous ceux qui veulent rester et résister seront sans droit ni titre.

Ce ne sont que trois exemples parmi tant d’autres de la répression des opposant-e-s.Et que dire des coups de poignards dans le dos de nos chers élus politiques, Rappelons nous le discours de Mme Duflot lors de l université d été des Verts, elle fanfaronnait : « je le dis, les yeux dans les yeux, l’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur Notre-Dame-des-Landes, ce sera non.» Ces pitoyables mensonges démontrent qu’entre les convictions écologiques et sociales sur lesquelles les politiques brodent à longueur de discours et l’attrait malsain des ors du pouvoir, ils ont choisi. Nous ne sommes pas de ceux qui se laissent berner par ses promesses électorales et ses campagnes attrape nigauds. Nous ne sommes pas de ceux qui par leur naïveté deviennent le paillasson sur lequel ils s’essuyent négligemment pour gagner le confort douillet de salon ministériels.

Face aux matraques, aux intimidations et aux trahisons politiques nous pourrions baisser les bras. L’incertitude des lendemains, la passivité d’une partie des habitants du coin, sont souvent difficile à vivre. Mais nous le redisons, la bataille continue, et nous ne pouvons pas la perdre. Non pas parce que nous sommes les plus forts, mais parce que c’est nous qui avons raison. La  procédure d’expulsion contre la familles Herbin est un test pour tous les opposants. Ne pas réagir avec force, c’est abdiquer devant Vinci, Ago et l’Etat.

Non ! Nous ne  les laisserons pas voler nos maisons, nos terres, et détruire nos vies !

Dès le 11 juillet à 9 heures retrouvons-nous devant le tribunal de Saint Nazaire pour leur signifier que nous ne partirons pas !

Dans les semaines et les mois à venir : bloquons les enquêtes publiques, les travaux préliminaires et chaque étape du projet !

Renforçons l’occupation de la ZAD et le mouvement de lutte contre l’aéroport !

C’est ensemble que nous pouvons enrayer leur machine et stopper le projet !

Marie Jarnoux

[A bas le capitalisme et son bras armée !] Temoignage d’une personne blessée le 24 juin à Montabot dans le cadre de la lutte anti-THT Cotentin-Maine

Reçu par mailing list (texte à diffuser massivement autour de vous car ce témoignage est important) :

Posté là : https://nantes.indymedia.org/article/25907

Derrière l’urgence, la bêtise. Retour sur le week-end de résistance du Chefresnes.

Avancer en ayant oublié sa tête c’est revenir en ayant perdu un bras.

Laisser place à la fragilité ou tout détruire.

Je me suis fait tirée dessus par un flic.
J’ai 15 impacts de métal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l’os
du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a été
sectionné, on a du opérer. Dans un an peut être je retrouverai ses
capacités.

J’écris pour qu' »on » ne puisse pas dire qu »on » ne savait pas. Qui veut
savoir sait.
J’écris pour qu’on arrête de nous censurer, frapper, enfermer, tuer
derrière une soit disant démocratie et un soit disant état de droit.
J’écris parce que je n’en peux plus qu’on renvoie les violences aux pays
lointains et pauvres en se décharge lâchement des questions
révolutionnaires qui se posent en tunisie, en lybie, en Egypte, en Syrie
… disant qu’en France c’est pas la même, qu’en France c’est différent,
et même pire…
Ecrire parce qu »à 20ans j’ai subie, vu et entendu trop de violences
policières derrière des vitrines de mensonges et de propagande marchande.
Écrire parce qu’il m’est insupportable de sentir cette boule d’angoisse
dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et
d’impuissance face au système policier.
Écrire faute hurler que ça ne peut plus durer, et de prendre acte.
Ecrire parce que la liberté dans la civilisation occidentale est un
mensonges meurtrier.
Ecrire parce qu’il y a trop de silences et de mensonges sur la répression,
sur nos luttes, sur les dangers du nucléaire, entre autre, sur la violence
du système.

Cette fois-ci, ça s’est passé au Chefresne, une commune qui résiste à
l’implantation d’une ligne très haute tension de 170 km de long (cette
ligne participe à la création d’un gigantesque réseau de circulation
d’information mondial, avec non seulement vente d’électricité mais aussi
contrôle des populations et automatisation de leurs échanges avec
l’administration centrale. Le courant électrique sera produit par des
éoliennes en mer du Nord, par des centrales nucléaires comme l’EPR de
Flamanville, mais aussi mécaniquement par les trois réacteurs de Tricastin
qui sont maintenant libérés de l’alimentation électrique de l’usine
Eurodif qui a fermée ; http://antitht.noblogs.org/255 )
Mais je porte en mois bien des blessés, bien des morts, bien des non dits,
pas qu’en France, pas qu’ailleurs .
Je porte en moi des prisons pleines et je sais les impunités à répétions
pour les bourreaux légitimes.
Amin Bentounsi a été assasiné le 21 avril par balle, dans le dos, et suite
à ça des policiers manifestent armés, en uniforme, revendiquant le droit
de tuer en prevention.
Depuis leur mise en services le flash ball, les grenades assourdissantes
et celles de desenclerment ont fait beaucoup de blessés, des oeils perdus,
des plaies, des handicaps, des morts; personne n’a gagné devant la
justice.
Je sais des villes de plus en plus sécuritaires, un arsenal juridique de
plus en plus liberticide, le perfectionnement du contrôle de la population
en meme temps que celui des frontières.
J’écris parce que j’en ai marre qu’on me demmande si « ça va ». A ceux à qui
j’ai dit « oui », la politesse ou l’habitude.
bref.

Nous nous sommes fait tirés dessus sous des pylones THT qui pullulent dans
la campagne, dans un désastre mondial qui menace de péter à tout moment et
dans lequel on nous voudraient civilisé, passif. Nous, à force, dépossédés
de presque tout; de notre histoire, de son sens, du langage, de
l’information, de nos corps, de nos désirs, de notre temps, de nos vies.
Alors qu’on nous voudraient inoffensifs, craintifs, non violents, je ne
veux pas qu’on me parle comme à « la malade », qu’on m’infantilise, qu’on me
plaigne. J’ai besoin qu’on prenne soin des uns des autres, pour durer,
j’ai besoin qu’on riposte aussi. J’ai besoin, pour guérir, d’un système
sans flics, sans pouvoir.
Oui, tenons compte des dégâts d’un fragment de guerre sociale explicite,
de son lot de douleurs et de violence, mais n’abandonne pas, organisons
nous. Ce qui ne tue pas rend plus fort parait-il, à condition de ne pas se
mentir.

Vous voulez des détails? Les mass-médias sont venus dans ma chambre
d’hôpital avant l’opération. Un médecin généraliste, présent sur le camps,
avait témoigné des violences policières et de l’utilisation d’armes de
guerre ( grenades de Dé-encerclement, grenade assourdissantes, gaz
lacrymogène, matraque…) laissant de nombreux blessés. Il avait été
formidable sur le camps mais là il arrivait géné ; les mouches à merde du
pouvoir, autrement dit les journalistes, voulaient filmer les impacts de
métal dans les corps pour diffuser le témoignage. Pas d’image, pas de
parole, c’était leur chantage. Ils restèrent une heure dans la chambre,
tentant de se défendre de la bassesse de leur journaux (voir les revues de
presse sur : http://www.percysoustension.fr )et de leur démarche.
En voyant, sans surprise, ce qui en sort, un rectificatif s’impose.

L’avancée des travaux de la ligne rend plus qu’urgente et nécessaire une
résistance concrète et de terminée sur les infrastructures.
« Il est maintenant évident et nécessaire, vu ce que nous imposent les
pylônes dressés sur nos terres, que beaucoup de personnes sentent l’envie
en eux d’agir directement contre ce maillon faible de l’industrie
nucléaire vu l’inacceptable répression des opposants, les droits
fondamentaux des personnes bafoués, les humiliations qu’inflige RTE à la
population. » (extrait de l’appel tous au chefrenes, wk de resistance;
http://www.stop-tht.org/)

Ces lignes participent à la dépossession de nos vies et s’imposent avec la
même arrogance et le même fascisme que l’aéroport à Notre Dame des Lande,
le tgv entre Lyon et Turin, la centrale à gaz au Finistère, les
éco-quartiers dans nos villes gentrifiées ou encore que les prisons à
visages humains, belle image de l’hypocrisie du merdier actuel.
Alors d’où vient la violence?

On le sait et on peut s’en indigner après coups, mais il est important de
le rappeller : les appels publiques de rencontres ou d’action entrainent
inévitablement un énorme déploiement du dispositif policier: Occupation
policière et militaire du territoire, contrôle et fouilles de ceux qui y
passent, surveillance (hélicoptères, dispositif d’écoute), renforts
entrainés au terrain ( dans le cas du Chefresne, la spig, les garde mobile
de blain, entrainé sur la lutte de notre dame des landes). ILs étaient
plus de 500 armés sous les pressions d’une préfecture traumatisée par
Valognes (ou la perte de la maitrise d’un territoire.)
Leur volonté semble clair : casser le mouvement, faire mal, physiquement
et moralement.

Alors que les mass-media construisent méticuleusement la figure du
dangereux radical qui veut en finir (avec on ne sait quoi) et qui vient de
loin pour ça ( figure menaçante et complètement dépolitisée), ils passent
sous silence les luttes et la répression croissante qu’elles subissent. Un
territoire qui résiste est souvent occupé militairement, comme on le voit
au Chefresne, à Notre Dame des Landes ou encore au Val de Suse; Sur fond
d’expropriation, d’expulsions se déroulent quotidiennement les pressions
psychologiques, financières, judiciaires et policières. Derrière la soit
disant liberté de penser: l’interdiction d’agir. On nous tanne d’être non
violent sous une violence croissante.

Le 24 juin, une manifestation est partie vers le château d’eau, lieu de
rencontres et de résistances, expulsé le mercredi 20 juin. Un autre
cortège, dont je faisait partie, est allé en direction des pylônes (deux
debout et un encore au sol). Il est difficile de dire s’il faut
définitivement abandonner toute action de masse annoncée, si c’était un
casse pipe d’aller à ce qui ne serait qu’affrontement anticipé par des
flics mieux équipés, de se dire que la peur l’envie d’annuler était
presente la veille et le matin et qu’elle était peut être sagesse. Il
semble important de questionner nos mode de prise de descision dans des
moments d’urgence et de « spectacle » comme celui-ci. « La marche pour
l’honneur » mentionné dans un retour (lien ci dessus) laisse un triste
arrière gout de ces armées de déja-vaincus avançant vers leur perte. Etre
transversales, imprévisibles, inattendus pour ne pas devoir devenir force
militaire… Un ami me dit après coup  » cette fois encore on est pas passé
loin de la mort, un d’entre nous aurait pu y rester ».
Dans la campagne grise de gaz nous n’avions pas le rapport de force ou
l’intelligence nécessaire pour ne pas se faire repousser assez rapidement
et violemment vers le camp. On entendait des détonations, des cris et sur
la dernière charge les regards que je croisais étaient effrayés ou
souffrants. Les lignes de flics, en entendant « il y a des blessés, du
calme » se sont mis a charger en gueulant et tirant. Après avoir eu
l’impression de bruler, j’ai eu celle de perde mon bras, puis la peur
qu’ils nous tirent dans le dos ou qu’ils arrêtent. Quelqu’un m’a saisit et
m’a sortie de là.
A ceux qui disent que la guerre est finie, je leur dis qu’elle est
latente, cachée, mais qu’on peut compter nos morts, pour ne pas les
oublier. Un opposant est passé il y a quelque années sous un train castor
qu’il a voulu bloquer en s’enchainant sur la voie. D’autres y ont laissé
leur tendons, brulé par la disque use des flics qui voulaient les enlever,
d’autres … la liste est incomplète. Combien de morts par le nucléaire, de
Hiroshima à Fukushima en passant par ceux qu’on cache chez nous, combien
de tonnes de déchets qui s’entassent, combien d’irradiés, et combien de
faux débats démocratiques?

Là, c’était une tente médic pleine de blessés. Tristement mais
efficacement les gestes et les réflexes se mettent en place : soigner dans
l’urgence, maitriser sa douleur et accompagner celle des autres, évacuer
malgré les barrages de polices, éviter celui qui bloquaient l’accès à
l’hopital de st Lo, attendre deseperement les pompiers bloqués, subir la
réquisition d’un de leurs véhicules pour évacuer un policier égratigné au
détriment d’une fille risquant de perdre la vue …

En arrivant à l’hopital, je raconte tous ça en montrant mon corps mutilé.
On s’indigne, on s’énerve, on déplore dans le service hospitalier pas
familier des violences policière de la France de 2012. Certains auraient
voulu aller à la manifestation mais travaillaient, certains m’ont dit en
levant le poing de continuer la lutte, d’autres n’en revenait pas,
quelqu’un m’a dit « nous avons fait la guerre en Normandie, on sait ce que
c’est ». J’ai au téléphone un responsable de l’accessibilité des soins de
l’hôpital de st Lo ( par rapport au barrage, deux fourgons et une lignes
de garde mobile sur la route-sur la voie d’accès au CHU). Je répète, je
dis que les pompiers n’arrivent pas à accéder au camp, il me répond qu’il
fait ce qu’il peut. Il ajoute surtout qu’il reçoit, depuis le matin, des
pressions de la préfecture pour avoir le nom et la nature des lésions des
blessés du Chefresne. Il m’assure que le secret médical ne permet aucune
fuite. Je lui dit de tenir face aux pressions et je le remercie pour cela.

Je serai transférée et opérée. Je vous passe les moments où, dans cette
chambre, j’ai eu l’impression d’être en taule ou que j’ai craint l’arrivée
des flics, les moments où l’étonnement des gens me donnait envie de leur
dire mais ouvre les yeux et informe toi, l’inquiétude pour ceux resté au
camps, l’envie de parler avec tous ceux qui ont vécu ce moment, l’envie de
dire que je n’en veux qu’aux flics, l’envie de casser la télé ou d’occuper
le plateau au moment des infos régionales…

Je sais juste qu’un moment me hante; cette heure entière où, mon bras
anesthésié dans la salle d’attente du bloc opératoire, je n’ai pu
m’empêcher et m’arrêter de pleurer. Pas que mon bras, pas que ces éclats,
pas que le stress, mais la détresse de se savoir partie prenante d’une
guerre pacifiée et dont les raisons comme les conséquences ne resteront
connus que d’un petit nombre de camarades, noyées dans une indifférence
générale.

J’ai une grosse question dans la gorge, que faire maintenant par rapport à
cette violence policière. Je sais que je n’ai rien à attendre de cette
justice de classe sinon une tribune ou une médiatisation du problème. Et
encore. Je la sais quotidienne cette violence. Je nous sais nombreux
enragés. Je nous sais un peu seuls et démunis aussi.
Déjà j’en profite pour affirmer que ce n’est pas être violent que d’aller
avec casque masque à gaz et protection en manifestation, c’est la
condition de notre survie physique.
Ensuite qu’il nous faudra être plus intelligents que la police, que leur
juges, que leur infiltrés, que leur système de contrôle.
Et pour finir que j’aimerai bien qu’on ne laisse pas faire parce que l’on
sait, car « qui ça étonne encore », les violences policières sont entrées
dans la réalité et la banalité du politique.
Amal Bentounsi appelait à un mouvement national contre le permis de tuer
pour la police, j’appelle à une insurrection internationale contre la
police, ce qu’elle nous inflige, contre ce qu’elle défend, contre ceux à
qui elle sert.
C’est facile d’écrire mais on ne sait jamais que ça soit lu.

A bientot

[En lutte contre la nécropole nantaise et sa folie bétonneuse!] Manifestation contre le projet d’aéroport de NDDL, le 9 juin à Nantes

Vu sur Indymedia Nantes, le 24/05/12 :

Un groupe nantais ce construit contre le projet d’aéroport à notre dame des landes et a décidé d’organiser des manif tous les mois!

LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT, L’AÉROPORT C’EST JAMAIS !

Impossible de vivre dans l’agglomération nantaise sans savoir qu’un projet d’aéroport est de plus en plus contesté. Il y a eu le 24 Mars avec des centaines de tracteurs et des milliers de manifestant-e-s qui descendaient au coeur de la ville, pour porter le bocage sur le Cours des 50 otages. Puis une grève de la faim de 28 jours posait la question de l’aéroport jusque dans les élections présidentielles, poussant F. Hollande à promettre une suspension des expulsions le temps d’épuiser les recours légaux. Même dans le camp politique des porteurs du projet, des opposants socialistes s’expriment enfin!

METTONS LA PRESSION POUR PORTER UN COUP D’ARRÊT DÉCISIF !

Habitant le Pays Nantais, la ville ou ses banlieues, nous sommes concerné-e-s en premier lieu par ce projet d’aéroport qui par son coût, par son développement en surfaces occupées, et par les choix associés, conditionnera un mode de vie toujours plus encadré et contraint, tourné vers le seul profit.

LA SEULE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE QUI VAILLE, C’EST L’ACTION COLLECTIVE !

Chaque mois descendons dans la rue en une manifestation pour montrer que nous ne voulons pas de ce projet insensé.

Premier rendez-vous, samedi 9 juin, 15 H Place royal pour une déambulation/goûter/apéro.

Le PDF de l’affiche 1 pour impression : afficheagricv2

Le pdf pour l’impression de l’affiche 2 :affdesrep

Le PDF pour impression du tract : tract0906

[Stop THT Cotentin-Maine] Feu à la ligne THT ! Discussion/projection sur la ZAD autour de cette lutte le 27 mai 2012

Vu sur Indymedia Nantes, le 19/05/12 :

Vous êtes conviés à une soiré échange, présentation de la lutte contre la THT autour d’une boof et suivi d’une projection de  » no a la mat  » sur la tht en espagne

feu la ligne THT : discussions, projection « No a la Mat » …

dimanche 27 mai 2012 à la POINTE

Depuis 7 ans, des milliers de personnes (de la Manche, de la Mayenne, d’Ille et Vilaine et du Calvados) sont touchées par un projet ligne Très Haute Tension de Raids (50) à Beaulieu (53), soit plus de 160 Km ou plus de 400 pylônes. La THT réalisée par RTE main dans la main avec les chiens de garde de l’Etat est liée au projet EPR de Flamanville. Depuis décembre, les chantiers de pylônes ont démarré et sont passés à la vitesse supérieure. Aujourd’hui plusieurs dizaines de chantiers sont actifs.

Mais, même s’il avance bien trop rapidement, nombre d’individu-e-s ont décidé que l’heure était à l’action directe pour tenter d’enrayer ce rouleau compresseur et appellent chacun-e à participer à la résistance par les moyens qu’ille jugera bons pour nuire matériellement à l’avancée du projet. Et déjà quelques pylônes déboulonnés, tordus, des engins en panne, des blocages de chantiers, un arrachage systématique des piquets de signalisation… une panoplie d’actions de nuisances dont les impacts ne sont pas négligeables.

Cette volonté d’avoir une diversité d’actions, de sortir de la « sainte contestation légaliste » et d’agir concrètement pour impacter les travaux se retrouve dans l’assemblée qui s’est constituée depuis le 14 janvier 2012, à la réunion publique de Coutances qui faisait suite à l’action de perturbation du convoi nucléaire de déchets radioactifs de Valognes. Cette assemblée est constituée autant d’habitant-e-s proches du projet, que d’individu-e-s en lutte contre les politiques de gestion de nos vies par l’aménagement de l’espace (entre autres…). Elle se tient tous les dimanche, à Chefresne, où d’ailleurs les travaux progressent rapidement autour de la commune.

Un des enjeux est maintenant de concrétiser cette résistance pour empêcher les chantiers de s’y tenir, c’est donc prochainement qu’il va falloir mettre à l’épreuve les solidarités tissées dans cette lutte afin de bloquer le plus efficacement possible ces chantiers. On vous invite donc à venir découvrir, échanger sur cette thématique à la Pointe sur la ZAD le dimanche 27 mai à partir de 19h. Pour infos : zad.nadir.org

Autres rendez-vous à venir : – dimanche 13 MAI au chateau d’eau à Chefresne – dimanche 20 MAI à Chefresne – le 22-23-24 juin camp de résistance et action de masse “FEU LA LIGNE THT !!!” Pour s’informer de l’avancée, des rendez-vous… s’inscrire à https://lists.riseup.net/www/subscr

Pour venir a la Pointe depuis Nantes, prendre direction Vannes N165 , puis sortir au Temple de Bretagne en direction Fay de bretagne D15 , maison a environ 1 km sur la gauche

[Autour d'un repas, construisons la/les lutte-s!] Cantine populaire n°0 à Nantes le 25 mai 2012

Vu sur Indymedia Nantes, le 19/05/12 :

Cantine populaire n°0
vendredi 25 mai 2012, à B17 (17 rue Paul Bellamy à Nantes)
rdv à 16h pour cuisiner et à 20h pour déguster, discuter, …

L’envie traîne de lancer des cantines populaires dans Nantes : des bouffes régulières, dans la rue, les quartiers, peut-être lors des marchés. De la cuisine végétalienne, à prix libre.
Parce que c’est bon ! Et parce que la préparation et le partage des repas sont un bon prétexte pour créer des espaces de rencontre, de discussion, de partage, pour parler de luttes d’ici et d’ailleurs. Quand ça sera possible, on compte utiliser les légumes du Sabot, le collectif de maraîchage installé sur la ZAD depuis mai 2011 contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des Landes : « des légumes, pas du bitume ! »
Cette « cantine populaire n°0″, vendredi 25 mai, est l’occasion de partager cette envie avec vous, tou-te-s celleux qui viendront manger et qui peut-être auront aussi envie de s’impliquer pour mettre en route les cantines à venir.
Bienvenue !

Vendredi 25 mai 2012, à B17 (17 rue Paul Bellamy à Nantes)
rdv à 16h pour cuisiner et à 20h pour déguster, discuter, …

Le tract en PDF : cantinepop_25.05.12

[Convergence des luttes] Appel à des manifestations/actions internationale du 16 au 19 mai à Francfort contre le capitalisme, pour l’autodétermination et la conservation des fondements de notre vie.

Reçu par mailing :

Il n’y a pas que les ours polaires !

Questions sociales et écologiques : même combat.

Rejoignez les manifestations de Francfort des 16 et 17 mai.

Du 16 au 19 mai, des milliers de personnes prendront possession des rues de Francfort. L’Allemagne entre enfin à son tour en résistance contre les réductions des dépenses publiques imposées par la Troïka que forment la Banque centrale européenne, le FMI et la Commission européenne.

La crise ne se limite pas à l’Europe ni à la dette ou aux banques. Il s’agit d’une crise majeure de l’ensemble de notre mode de vie.

En suscitant les deux contraintes structurelles inhérentes que sont la concurrence et l’expansion permanente (souvent étiquetée de manière euphémique « croissance économique »), le système économique dominant détruit de plus en plus et de plus en plus rapidement les fondements naturels de notre vie.

La famine s’étend entre autre à cause de la spéculation capitaliste sur les denrées alimentaires visant à la valorisation des capitaux.

Des domaines essentiels à la survie humaine, comme l’accès à l’eau potable, sont subordonnés à une impitoyable logique du profit.

Sous couvert de réduction de la dette souveraine, des droits démocratiques difficilement obtenus sont démantelés.

Et ce ne sont que quelques-uns des nombreux aspects de la crise croissante d’un système économique qui, face aux changements climatiques et aux autres catastrophes écologiques, demeure incapable de changer de cap et poursuit sa course folle vers l’abîme.

Nous devons intervenir au niveau de toutes les formes de la crise. Dans de nombreux domaines, nous empêchons déjà le système de fonctionner.

A l’aéroport de Francfort notamment, nous manifestons contre les nuisances sonores du trafic aérien, le mode de transport qui est aussi le plus gros émetteur de CO2. Nous participons à des luttes contre les effets nuisibles des centrales à charbon sur l’environnement à Hambourg-Moorbourg, Datteln, Jänschwalde, Staudinger et ailleurs. Dans la région de Lausitz et dans les zones minières longeant le Rhin, nous luttons contre le déplacement de villages dû à l’exploitation du charbon à ciel ouvert et contre l’enfouissement, ou « captage et stockage », du CO2.

A Gronau, nous exigeons la fermeture de l’usine d’enrichissement d’uranium. Nous nous opposons au stockage des déchets nucléaires à Gorleben, Morsleben, Ahaus, Lubmin, au puits d’Asse II et à celui de Konrad.

Dans des milliers de villes, nous nous attaquons aux grands producteurs d’énergie. Certaines initiatives visent la remunicipalisation ou la gestion commune de l’énergie. Nous nous opposons à la privation de l’accès à l’électricité infligée aux citoyens.

Nos manifestations contre les négociations vaines sur le climat et nos contre-sommets, comme celui de Cochabamba, concrétisent notre solidarité internationale. Aux côtés de petits paysans, nous luttons pour une agriculture solidaire et la souveraineté alimentaire.

Toutes nos luttes locales sont également l’expression de notre résistance contre la crise écologique mondiale sous-jacente qui nécessite une réponse exhaustive et commune. Nous faisons donc partie d’un mouvement beaucoup plus large contre le système économique dominant et le capitalisme.

C’est à Francfort que nous allons rendre ce lien palpable et visible. En tant que militants des mouvements et des luttes écologiques, nous nous joindrons aux manifestations.

Rejoignez-nous vous aussi et venez nombreux à Francfort !

Le 17 mai, parcs et squares seront investis pour créer des symboles de la crise écologique.

Le 18 mai, participez aux « cinq doigts » du blocage de la BCE. Armés de cuves, de combinaisons et de masques de protection, nous représenterons de nombreuses crises écologiques. Apportez des masques de plongée et des tubas pour symboliser la montée du niveau des mers.

Participez aux actions « Envahissons Francfort » et allez manifester jusqu’au siège des banques et des sociétés qui tirent leurs bénéfices de la destruction de l’environnement.

La manifestation internationale du samedi 19 mai sera l’occasion de rendre visibles vos luttes locales et notre solidarité mondiale.

Contre le capitalisme, pour l’autodétermination et la conservation des fondements de notre vie.

www.blockupy-frankfurt.org/

[Le terrorisme d'état ne passera pas!] Tract/BD sur la répression que subissent les opposant-e-s à l’aéroport de NDDL et à son monde

Un tract/BD à lire et écrit/dessiné par des occupant-e-s de la ZAD

Tract « piqué » sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD :

Bd_anti-rep

Ce tract a été diffusé lors de la manifestation contre toutes les formes de répression qui s’est déroulée à Nantes, le samedi 5 mai 2012.

Voir ce récit intéressant, avec photos de la manifestation, ici :

http://nantes.indymedia.org/article/25616

[La lutte sur la ZAD nous concerne toutes et tous !] En réponse aux mensonges et aux courbettes de Jean-Paul Naud et Philippe Grosvalet par rapport au événements aux Ardillières début mars.

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD, le 06/05/12 :

En bas de l’article, les documents concernés qui sont apparu dans la gazette de la mairie de NDDL

Nous qui n’avons pas de chefs à qui obéir, ni d’électeurs à qui mentir, nous pouvons vous dire ce qu’il s’est réellement passé aux Ardillères les 6, 7 et 8 mars.

Commençons par ce que vous appelez « occupation illégale » de la maison située aux Ardillières, « dégradations » et « actes de vandalisme ». Les locataires de cette maison l’ont quitté le 6 mars au matin. C’est lorsque les flics ont commencé à la condamner avec des portes anti-squat que les opposant-e-s à l’aéroport sont intervenu-e-s.

Les flics peu nombreux préfèrent alors battre en retraite face à l’affluence de personnes qui arrivent sur les lieux. Ils se retrouvent en-dehors de la maison sans qu’aucune violence n’ait eu lieu. Ils appellent des renforts.

Ceux-ci arrivent en nombre et en tenue de combat. Ils virent les personnes qui se trouvent autour et à l’intérieur de la maison à coups de gazeuses, de matraques et d’insultes. Restent les personnes perchées sur le toit. Elles sont assiégées pendant quelques heures avant que les flics ne décident de partir. Résumé de leur visite : la barrière du voisin détruite, canalisation d’eau et radiateurs cassés.

Le lendemain même scénario.

Qui a commis les dégradations ? Les opposant-e-s à l’aéroport, qui ont essayé de redonner vie à une maison destinée à l’abandon, ou les flics, qui rendent inhabitable une maison pour éviter qu’elle soit occupée ? Depuis plusieurs mois on voit des maisons où des portes anti-squat ont été posées, encore vides et en état d’abandon. Bien qu’en dehors de la ZAD, nous avons occupé cette maison pour lutter contre la désertification que l’aéroport en projet est déjà en train de provoquer.

Vous parlez de cette maison comme faisant partie du patrimoine public… vous parlez d’un lieu public ouvert à toutes et tous ? ou alors d’une maison gérée par un acteur public pour en tirer profit ? Impossible de nier que cette maison vous sert uniquement à faire du fric.

Les anti-aéroport voulaient en faire un lieu de rencontres et d’échanges (non marchands bien sûr), où la vie pétille, où des activités sont proposées aux habitant-e-s de toute la commune et d’ailleurs. Comme le sont les autres lieux occupés sur la ZAD. Et heureusement que les méchant-e-s squatteureuses étranger-e-s ont décidé de venir se poser dans ce coin de bocage, sinon les maisons seraient abandonnées, prêtes à la démolition, et les tractopelles déjà au travail.

Et la violence, avec laquelle vous vous fourrez tout le temps la bouche, elle vient de quel coté ? La violence que je perçois est celle de vos serviteurs, les flics, qui nous matraquent, nous gazent, crèvent les pneus de nos vélos et camions, rentrent dans nos maisons, pissent sur nos matelas (oui, tout ça s’est vraiment vérifié pendant ces jours de mars, mais vous n’en parlez pas dans votre gazette, n’est-ce pas ?). Et il y a aussi celle des décideurs qui imposent un projet bétonneur sans prendre en compte l’avis des gens qui vivent sur ces terres. A cette violence les habitant-e-s de la commune (dont les ZADistes) répondent avec des actions légitimes de défense de la terre et de leur lieu de vie. La violence vous sert de prétexte pour nous séparer entre nous : les bons opposants et les mauvais !

Pour vous la seule opposition légitime est celle qui « emprunte les chemins de l’État de droit républicain », n’est-ce pas ? Vous pensez vraiment que tout le monde aie envie de rentrer dans le théâtre des lèche-bottes de la politique ? A attendre pendant des années que le décideur qui ne voudra pas d’aéroport soit élu ? Vous ne désirez que ça : qu’on mette pendant des années toutes nos énergies dans des recours juridiques, pour vous laisser continuer votre nécropole de béton et avions. Qu’on ferme notre gueule, tête basse et respect des règles républicaines….

Comme toi, maire de Notre-Dame-des-Landes, avec ta lettre de réponse pompeuse et respectueuse à ton supérieur qui veut l’aéroport. Avec tes paroles racistes et méprisantes envers les étranger-e-s, celleux qui, venus des quatre coins du monde, depuis quelques années défendent les terres de « ta » commune, celleux qui apportent la vie dans ce trou perdu où autrement il ne se passerait rien, et celleux qui font connaître cette lutte dans le monde entier. Mais bon, illes ne travaillent pas, illes ne payent pas d’impôts, illes ne sont pas rentables pour la commune. Et figure-toi que ces mêmes occupant-e-s ont tissé des fortes relations avec les riverain-e-s qui luttent aussi contre l’aéroport, basées sur le respect réciproque, sur l’écoute et sur l’entraide.

Après avoir lu la réponse à ton chef, je suis confuse. Il me semblait pourtant que t’étais contre l’aéroport, n’est-ce pas ? Ah, je comprends…c’était seulement une façon d’attirer des électeurs, c’était pas pour de vrai. A un moment il faudra bien avouer que t’en as rien à foutre de cet aéroport…car on voit bien quelles sont les seules choses qui t’intéressent : ta belle place de maire, et le pognon bien sûr !

C’est pour ça que toi et ta bande n’hésitez pas trop à choisir Vinci Facilities pour la maintenance des systèmes de chauffage des bâtiments communaux. Ça ne vous dit rien le nom de cette boite ? Pourtant dans votre lettre à Philippe vous dites que « La mobilisation des élus de Notre dame des Landes reste aujourd’hui intacte ». T’as pas l’impression de te contredire et de te moquer de tes électeurs ? T’as quand même envie de te justifier, car tu savais bien que financer la multinationale qui va faire l’aéroport pourrait troubler quelques électeurs un peu moins cons que les autres : « [Vinci] satisfait aux règles de passation des marchés publics et correspond également au mieux aux intérêts de la commune », vous dîtes ! Voilà, quand il s’agit de rentabilité et d’argent les idéaux et la lutte passent au deuxième plan. Tu sais quoi ?! Moi aussi j’ai envie de séparer les opposant-e-s à l’aéroport en deux : les vrai-e-s, qui luttent vraiment et avec différents moyens pour que ce projet monstrueux ne se concrétise pas, et les faux, qui profiteront jusqu’au bout de la situation pour s’enrichir.

Je te laisse deviner de quel groupe tu fais partie…

Une description détaillé de ce qui s’est passé 6-8 mars est aussi disponible ici.

Les documents cités dans l’article et qui ont déclenché sont écriture :