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[Ecolos-traitres] Les co-gestionnaires du nucléaire

Texte reçu par mailing.

Texte écrit par la Coordination Stop-Nucléaire, pour l’Arrêt Immédiat Inconditionnel et Définitif du Nucléaire. :

LES CO-GESTIONNAIRES DU NUCLÉAIRE

Quand on entend Europe Ecologie Les Verts et d'autres parler de
transition énergétique vers un monde meilleur à base d’énergies
renouvelables avec du nucléaire pendant encore 20 ans ou plus, on se
rappelle que Dominique Voynet, Ministre verte à l'Environnement et à
l'Aménagement du Territoire de la “Gauche plurielle” à partir de
1997, signait l'extension de l'usine MELOX, productrice de MOX et
l'installation à Bure d'un “laboratoire” d'étude du stockage des
déchets radioactifs à vie longue, et que Les Verts siégeant au
conseil régional PACA, tout en ne s'opposant pas vraiment au projet
ITER, signèrent en décembre 2006 le principe de “ 1 euro pour
Iter, 1 euro pour les renouvelables ”.

Quand, les élus verts au Parlement Européen votent en novembre 2009,
un texte (
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P7-TA-2009-0089&language=FR&ring=B7-2009-0141
) comprenant la résolution suivante : “ ... le passage... à une
économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie
nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen
terme... ”, ils votent presque à l’unanimité (
http://www.votewatch.eu/cx_vote_details.php?id_act=196&euro_vot_valoare=&euro_vot_rol_euro_grup=&euro_vot_rol_euro_tara=&vers=2&order_by=euro_tara_nume_en&order=ASC&last_order_by=euro_tara_nume_en&limit=0&offset=0&nextorder=ASC&euro_tara_id=&euro_grup_id=5
), pour ce texte, notamment Eva JOLY, Daniel COHN-BENDIT, Michèle
RIVASI, Yannick JADOT, José Bové lui s'est courageusement abstenu
!!!

Quand le député EELV Noël Mamère dénonce, à propos du projet
Astrid (d’étude du réacteur nucléaire de quatrième
génération), un nouvel accroc à l'accord signé entre son parti et
le PS sur le nucléaire (demandant à son parti de s'interroger sur
son vote de confiance au gouvernement), ce vert pâle oublie que dans
les années 80 il chantait les louanges notamment du surgénérateur
Superphénix dans ce qu'on appelle chez les journalistes des
"ménages" (
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/menages_noel_mamere.pdf )
au service de l'industrie nucléaire.
Le même Noël Mamère vient, néanmoins et sans surprise, de voter
ainsi que tout le groupe parlementaire EELV la confiance au
gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Cà c'est de l'indignation !

Quand le président François Hollande se prononce pour une
exploitation au plus tôt par Areva, si possible avant la date prévue
de 2014, de la mine géante d’uranium Imouraren au Niger, elle dit
quoi Cécile Duflot ministre d'un gouvernement pro-nucléaire ? Il dit
quoi le sénateur Jean-Vincent Placé ? Rien ! La soupe est trop bonne
?

Et Pascal Durand le nouveau porte parole d'EELV (
http://eelv.fr/2012/06/13/lexemplarite-francaise-passe-aussi-par-le-niger/
) il dit quoi... :
"Pour Europe Écologie Les Verts, les entreprises françaises, où
qu’elles se trouvent dans le monde, doivent s’y montrer
exemplaires. Elles doivent s’imposer les mêmes normes
environnementales qu’en France et respecter, a minima, les normes
sociales définies par l’OIT. EELV réaffirme qu’un autre «
développement » économique et humain est possible au Niger : il
passe par un nouveau partenariat avec la France et l’Europe, la
généralisation de l’agriculture vivrière et, par exemple, par la
mise en valeur du potentiel solaire incomparable du pays. La France,
pour pouvoir utilement accompagner cette transition, doit elle-même
s’engager dans une transition énergétique qui l’amènera à
réduire sa dépendance à l’uranium."
Il ne veut pas fermer les mines d’uranium non, il dit "RÉDUIRE SA
DÉPENDANCE À L’URANIUM", et la "sortie du nucléaire" grâce a la
fameuse "transition énergétique", c'est pour quand ??? Jamais !

Quand "l'écolo libéral" Daniel Cohn-Bendit nous déclare en aparté
sur le nucléaire “faudrait arrêter, mais on peut pas" (
http://www.dissident-media.org/coord_stop_nuc/Marseille_aparte_post_debat_29mai2012.mp3
), on se rappelle que son (toujours) conseiller et frère, Gabriel
Cohn-Bendit, dans Libération du 6 janvier 2000, proposait sous le
titre "Vacances vertes". " Pourquoi ne pas imaginer un service civil,
garçons et filles, géré parle ministère de l'environnement, où
l'on formerait les jeunes à intervenir dans des situations telles que
tremblements de terre, inondations, feux de forêts, accident
nucléaire ".

Quand la direction du Réseau Sortir du Nucléaire fait la promotion
du scénario Négawatt de sortie du nucléaire en 22 ans et que, au
nom du "tous ensemble", elle soutient la politique d'EELV, encore
membre de cette pseudo fédération d'associations et de partis
politiques, que peut bien attendre la lutte antinucléaire de ce
"Réseau" ?

Quand Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France
déclare page 11 dans Direct Matin n°495 (
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/directmatin_n495.pdf ) le
29 juin 2009 :
"Mieux vaut prolonger les centrales qu’en construire de nouvelles...
Une grande partie des centrales pourrait voir leur vie prolongée de
dix ans, voire même de vingt ans...". on se dit quoi ? Il est
antinucléaire lui ?

Quand l'ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans
l'Ouest) invite à un débat public (
http://monde-solidaire.org/spip/spip.php?article5074 ) (de
concertation) sur la gestion post-accidentelle d'un accident
nucléaire à l'université de Caen, elle réalise le rêve des
autorités, associer la population ou les associations qui se
présentent comme ses défenseurs, pour préparer la co-gestion du
futur désastre.

Quand Monique Sené du GSIEN (Groupement des Scientifiques pour
l'Information sur l'Energie Nucléaire) se fait le chantre de la
contre-expertise et participe comme "contre expert officiel" à la
concertation sur les installations nucléaires, que fait-elle à part
démontrer que le nucléaire est "gérable" ?

Quand Maxime Combes, un apparatchik d’Attac, pense qu’il est
politiquement inacceptable qu'à Lézan en août 2011 il y ait eu un
vote direct à main levée pour "L’arrêt immédiat du nucléaire
civil et militaire" et se débrouille pour faire supprimer le mot
"immédiat" ( http://monde-solidaire.org/spip/spip.php?article5746 )
et revoter pour un beaucoup plus neutre "Arrêter le nucléaire civil
et militaire", c’est bien afin de ne pas effrrayer la nouvelle
grande "union" de la gauche et des organisations environnementales
avant la présidentielle de 2012.

Et puis que pensent certains intervenants "de prestige" à Notre-Dame
des Landes ( http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/ ) comme la
“vedette altermondialiste” Susan George du tabassage et du gazage
(gaz CS) des manifestants anti-THT au Chefresnes, elle qui a toujours
été prête à condamner "les violences des manifestants" notamment
à Gênes où est mort Carlo Guiliani.

Comment osent-ils encore se prétendre antinucléaires, eux qui
participent à la prolongation du nucléaire et à sa co-gestion avec
les pouvoirs en place ?

Avec de tels "alliés", les antinucléaires dits "radicaux" ont-ils
encore besoin d'être matraqués et gazés par les flics ? Tous ces
pseudo antinucléaires ne suffisent-ils pas pour tenter d'étouffer
notre parole ?

Qu'il soit entendu que nous ne nous laisserons pas faire !

Coordination Stop-Nucléaire,
pour l'Arrêt Immédiat Inconditionnel et Définitif du Nucléaire.

http://www.coordination-stopnucleaire.org
stop.nucleaire@yahoo.fr

[Paix sociale] « Moratoire sur l’aéroport » : une farce qui ne nous fait pas rire

Vu sur Indymedia Nantes, le 07/06/12 :

Quelques analyses au sujet de l’accord du 8 mai 2012 après la grève de la faim

On a beaucoup entendu parler ces derniers temps de l’accord obtenu le 8 mai 2012 à la suite d’une grève de la faim de 28 jours menée par des agriculteurs/trices en lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Certain⋅e⋅s fantasment cet accord comme un « moratoire sur l’aéroport » (Anne-Sophie Mercier : Moratoire sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dans Le Monde du 9 mai 2012) et beaucoup crient victoire.

De notre côté, nous éprouvons le besoin de préciser ce que cet accord change vraiment et surtout ce qu’il ne change pas. Nous tentons quelques pistes d’analyse de la situation dont il provient et de celle qu’il fait naître.

Commençons par des faits. Les responsables des collectivités locales PS s’engagent à ce qu’il n’y ait pas d’expulsions pour les onze exploitants agricoles installés sur la zone concernée et qui ont refusé l’accord amiable avec Vinci. Ils s’y engagent jusqu’au rendu des recours déposés avant le 4 mai 2012 auprès des juridictions françaises (Conseil d’État et Cour de Cassassion). Après un coup de gueule du comité de soutien aux grévistes de la faim, les responsables concernés répondent sur une feuille volante, sans signature (et donc sans valeur officielle), que l’accord concerne aussi « les habitants de la zone de la DUP [Déclaration d'Utilité Publique] installés sur la zone avant le déclaration d’utilité publique, ayant refusé à ce jour [du 4 mai] les procédures amiables ». Il ne précise pas de durée de gel des expulsions pour ces habitant⋅e⋅s. L’accord ne concerne pas les recours déposés par les opposant⋅e⋅s devant le tribunal administratif ni ceux devant les juridictions européennes. Il n’arrête pas les procédures d’expropriations des propriétaires : la machine est en marche et les élus PS ne donnent qu’un sursis d’exécution. L’accord ne concerne pas les occupants sans droit ni titre. Au final, cet accord s’appliquerait uniquement à environ un tiers des habitant⋅e⋅s de la zone. Selon la version optimiste, portée par les grévistes de la faim et leurs soutiens, la suspension de ces expulsions vaudrait jusqu’en 2014.

Pour le comité de soutien aux grévistes de la faim, c’est « notre première victoire » et « une immense victoire idéologique et médiatique » (Geneviève : Face aux erreurs et à l’intox : ce qui a été obtenu par les 28 jours de grève de la faim et de mobilisation du comité de soutien, blog des soutiens de grève de la faim, http://parolesdecampagne.blogspot.fr/). Pour l’autre partie, les pontes PS locaux : « nous avons fait un geste réel concernant le traitement humain de l’étape délicate des expulsions, étape ultime des expropriations légales. Mais passés les quelques recours engagés, la construction de l’aéroport se poursuivra » (Jacques Auxiette, président de région Pays de la Loire et signataire de l’accord, dans Presse Océan du 12 mars 2012). Ils précisent en outre que « les procédures à l’encontre des occupants très récents, – je pense aux squatteurs –, ne seront pas ralenties. »

Il nous semble que par cet accord, le pouvoir concède un « geste » uniquement symbolique. C’est bien sûr un répit appréciable pour certain⋅e⋅s. Mais suspendre les expulsions des exploitant⋅e⋅s agricoles et des habitant⋅e⋅s légaux sur la zone concernée par la DUP même jusqu’en 2014 ne gène en rien les prévisions de l’État et d’AGO. D’après le planning en notre possession, les seuls gros travaux prévus avant cette date concernent les échangeurs du barreau routier, qui ne sont pas situés sur ce périmètre. Les travaux prévus sur la zone de la DUP consistent en forages, fouilles archéologiques, études environnementales, etc. Bref, les mêmes « travaux préliminaires » qu’ils font depuis des années, malgré la présence des habitant⋅e⋅s qui ne constitue pas un obstacle puisqu’à grand renfort de gendarmerie mobile ils ne se privent pas pour envahir la zone ou ravager les terres. Somme toute un accord qui ne remet en cause ni les gros travaux, ni les études préliminaires, ni les expropriations qui continuent à être menées, ni la majorité des expulsions.

Par contre il nous semble que cet accord sert les intérêts du PS. Il peut ainsi se montrer à l’écoute du peuple qui l’a élu sans pour autant se fâcher avec ses petits amis patrons, que ce soient ceux de Vinci (concessionnaire de l’aéroport) ou ceux des nombreuses entreprises qui voient dans ce projet une source de profit. Mais surtout, il nous semble qu’il s’agit d’une manœuvre pour tenter d’intégrer la contestation pour mieux la museler. Reprenant sa stratégie habituelle, la gauche au pouvoir tente d’intégrer les éléments « raisonnables » de la contestation pour les identifier comme des « partenaires sociaux ». En faisant cela, elle cherche à établir la différence entre les « bon⋅ne⋅s opposant⋅e⋅s », celles et ceux avec qui on peut discuter puisqu’on fait semblant de les entendre, et les « mauvais-es », celles et ceux qu’on peut réprimer allègrement parce qu’on les a dépeint aux yeux de tout⋅e⋅s comme des éléments perturbateurs. Le but est clair : briser une solidarité des opposant⋅e⋅s, afin de ne plus risquer de se trouver face à un bloc uni par un intérêt commun. Cet accord n’est pas une concession mais une manœuvre politique : alors que la droite se place généralement dans l’affrontement direct et clame haut et fort qu’elle ne cédera rien, il est de bon ton à gauche de montrer que l’on fait des « efforts » de compréhension, qu’on entend le petit peuple dans ses revendications et qu’on est prêt à s’asseoir autour de la table pour en parler, entre gens respectables. À nos yeux, il s’agit uniquement d’une manière pour le pouvoir de reprendre la contrôle de la situation : « si vous êtes bien gentil⋅les⋅s et que vous ne faites pas de vagues, peut être pourrons nous concéder quelques miettes ».

Nous conclurons en criant que la farce ne nous fait pas rire. Il est certain que cet accord tombe à pic pour le PS : commencer un mandat par une grève de la faim, de surcroît dans le fief du premier ministre, c’est mauvais pour l’image de marque. Malgré le sursis accordé à certain⋅e⋅s, nous restons dans la même situation de tension qu’auparavant face à ce projet imposé par la gauche. Si le PS s’est retiré cette épine du pied, celle qui est dans le notre est encore bien plantée.

Hors pistes

un groupe en luttes contre l’aéroport et son monde
né dans le mouvement d’occupations

Juin 2012

[Quand l'esprit de résistance se dilue dans le compromis] Un accord au rabais suite à la grève de la faim d’opposant-e-s à l’aéroport de NDDL?

Suite à l’accord qu’a obtenu une des composantes de la lutte contre l’aéroport de NDDL (ACIPA, ADECA, EELV, MODEM, Confédération Paysanne 44… l’opposition "légaliste" en somme) , de nombreux articles de presse ont commenté le compromis qu’a trouvé cette composante de la lutte avec les autorités locales du parti socialiste.

Au sein du Collectif de Lutte contre l’Aéroport de NDDL, cet accord n’a pas provoqué d’enthousiasme au vu de ses termes, bien au contraire…

Nous tenons cependant à saluer le courage des grévistes de la faim qui dans un premier temps a paru, à certains membres du CLCA, permettre donner de la force à cette lutte; opinion qui a cependant bien changée suite à l’annonce de l’accord…

Pour expliquer notre amertume (et colère pour certain-ne-s du CLCA), nous préparons un article afin de commenter cet accord et les conséquences qu’il recèle pour la ZAD et pour toutes les luttes contre le bétonnage des terres (mais promis, l’article sur le prêt de terres de Vinci à des agriculteurs/trices de la ZAD sera publié lui aussi, et l’accord lui donne d’ailleurs une résonance particulière…)

En attendant la publication de l’article, nous souhaitions vous faire partager deux vidéos qui ont achevé de nous donner une image bien triste (on pèse ce mot) de l’accord, ainsi qu’une sélection d’articles parus dans la presse officielle à propos de l’accord :

Idem pour cette vidéo de presse torche un peu plus courte :

http://www.dailymotion.com/embed/video/xqopep_anti-aeroport-a-nantes-la-greve-de-la-faim-est-terminee_news
Anti-aéroport à Nantes : la grève de la faim est… par presseocean

Un article de presse torche qui résume l’accord :

Un article d’un blogueur de mediapart, avec une analyse assez intéressante :

http://blogs.mediapart.fr/blog/leon-et-paulette/160512/merci-qui-jean-marc-ayrault

D’autres articles à lire de la presse capitalo :

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Notre-Dame-des-Landes.-Jean-Marc-Ayrault-salue-la-fin-de-la-greve_39382-2075327_actu.Htm

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/08/notre-dame-des-landes-les-opposants-au-projet-d-aeroport-arretent-leur-greve-de-la-faim

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/moratoire-sur-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes_1698319_3244.html#ens_id=1695499&xtor=RSS-3208

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/09/l-aeroport-de-notre-dame-des-landes-le-bebe-de-m-ayrault_1698381_1471069.html

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/retour-sur-40-ans-de-polemique-autour-de-l-aeroport-de-nantes_1112895.html

http://www.leparisien.fr/nantes-44000/francois-de-rugy-eelv-jean-marc-ayrault-n-est-pas-anti-ecologistes-09-05-2012-1993127.php

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Projet-d-aeroport-pas-de-moratoire-protestent-les-elus-PS_fil-2151785_actu.Htm

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Le-deminage-tres-politique-du-dossier-de-l-aeroport-de-Nantes-_EP_-2012-05-10-804783

http://www.lepoint.fr/politique/duflot-salue-la-nomination-d-ayrault-a-hate-que-le-gouvernement-passe-a-l-action-15-05-2012-1461848_20.php

La suite bientôt…

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL

[La lutte sur la ZAD nous concerne toutes et tous !] En réponse aux mensonges et aux courbettes de Jean-Paul Naud et Philippe Grosvalet par rapport au événements aux Ardillières début mars.

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD, le 06/05/12 :

En bas de l’article, les documents concernés qui sont apparu dans la gazette de la mairie de NDDL

Nous qui n’avons pas de chefs à qui obéir, ni d’électeurs à qui mentir, nous pouvons vous dire ce qu’il s’est réellement passé aux Ardillères les 6, 7 et 8 mars.

Commençons par ce que vous appelez « occupation illégale » de la maison située aux Ardillières, « dégradations » et « actes de vandalisme ». Les locataires de cette maison l’ont quitté le 6 mars au matin. C’est lorsque les flics ont commencé à la condamner avec des portes anti-squat que les opposant-e-s à l’aéroport sont intervenu-e-s.

Les flics peu nombreux préfèrent alors battre en retraite face à l’affluence de personnes qui arrivent sur les lieux. Ils se retrouvent en-dehors de la maison sans qu’aucune violence n’ait eu lieu. Ils appellent des renforts.

Ceux-ci arrivent en nombre et en tenue de combat. Ils virent les personnes qui se trouvent autour et à l’intérieur de la maison à coups de gazeuses, de matraques et d’insultes. Restent les personnes perchées sur le toit. Elles sont assiégées pendant quelques heures avant que les flics ne décident de partir. Résumé de leur visite : la barrière du voisin détruite, canalisation d’eau et radiateurs cassés.

Le lendemain même scénario.

Qui a commis les dégradations ? Les opposant-e-s à l’aéroport, qui ont essayé de redonner vie à une maison destinée à l’abandon, ou les flics, qui rendent inhabitable une maison pour éviter qu’elle soit occupée ? Depuis plusieurs mois on voit des maisons où des portes anti-squat ont été posées, encore vides et en état d’abandon. Bien qu’en dehors de la ZAD, nous avons occupé cette maison pour lutter contre la désertification que l’aéroport en projet est déjà en train de provoquer.

Vous parlez de cette maison comme faisant partie du patrimoine public… vous parlez d’un lieu public ouvert à toutes et tous ? ou alors d’une maison gérée par un acteur public pour en tirer profit ? Impossible de nier que cette maison vous sert uniquement à faire du fric.

Les anti-aéroport voulaient en faire un lieu de rencontres et d’échanges (non marchands bien sûr), où la vie pétille, où des activités sont proposées aux habitant-e-s de toute la commune et d’ailleurs. Comme le sont les autres lieux occupés sur la ZAD. Et heureusement que les méchant-e-s squatteureuses étranger-e-s ont décidé de venir se poser dans ce coin de bocage, sinon les maisons seraient abandonnées, prêtes à la démolition, et les tractopelles déjà au travail.

Et la violence, avec laquelle vous vous fourrez tout le temps la bouche, elle vient de quel coté ? La violence que je perçois est celle de vos serviteurs, les flics, qui nous matraquent, nous gazent, crèvent les pneus de nos vélos et camions, rentrent dans nos maisons, pissent sur nos matelas (oui, tout ça s’est vraiment vérifié pendant ces jours de mars, mais vous n’en parlez pas dans votre gazette, n’est-ce pas ?). Et il y a aussi celle des décideurs qui imposent un projet bétonneur sans prendre en compte l’avis des gens qui vivent sur ces terres. A cette violence les habitant-e-s de la commune (dont les ZADistes) répondent avec des actions légitimes de défense de la terre et de leur lieu de vie. La violence vous sert de prétexte pour nous séparer entre nous : les bons opposants et les mauvais !

Pour vous la seule opposition légitime est celle qui « emprunte les chemins de l’État de droit républicain », n’est-ce pas ? Vous pensez vraiment que tout le monde aie envie de rentrer dans le théâtre des lèche-bottes de la politique ? A attendre pendant des années que le décideur qui ne voudra pas d’aéroport soit élu ? Vous ne désirez que ça : qu’on mette pendant des années toutes nos énergies dans des recours juridiques, pour vous laisser continuer votre nécropole de béton et avions. Qu’on ferme notre gueule, tête basse et respect des règles républicaines….

Comme toi, maire de Notre-Dame-des-Landes, avec ta lettre de réponse pompeuse et respectueuse à ton supérieur qui veut l’aéroport. Avec tes paroles racistes et méprisantes envers les étranger-e-s, celleux qui, venus des quatre coins du monde, depuis quelques années défendent les terres de « ta » commune, celleux qui apportent la vie dans ce trou perdu où autrement il ne se passerait rien, et celleux qui font connaître cette lutte dans le monde entier. Mais bon, illes ne travaillent pas, illes ne payent pas d’impôts, illes ne sont pas rentables pour la commune. Et figure-toi que ces mêmes occupant-e-s ont tissé des fortes relations avec les riverain-e-s qui luttent aussi contre l’aéroport, basées sur le respect réciproque, sur l’écoute et sur l’entraide.

Après avoir lu la réponse à ton chef, je suis confuse. Il me semblait pourtant que t’étais contre l’aéroport, n’est-ce pas ? Ah, je comprends…c’était seulement une façon d’attirer des électeurs, c’était pas pour de vrai. A un moment il faudra bien avouer que t’en as rien à foutre de cet aéroport…car on voit bien quelles sont les seules choses qui t’intéressent : ta belle place de maire, et le pognon bien sûr !

C’est pour ça que toi et ta bande n’hésitez pas trop à choisir Vinci Facilities pour la maintenance des systèmes de chauffage des bâtiments communaux. Ça ne vous dit rien le nom de cette boite ? Pourtant dans votre lettre à Philippe vous dites que « La mobilisation des élus de Notre dame des Landes reste aujourd’hui intacte ». T’as pas l’impression de te contredire et de te moquer de tes électeurs ? T’as quand même envie de te justifier, car tu savais bien que financer la multinationale qui va faire l’aéroport pourrait troubler quelques électeurs un peu moins cons que les autres : « [Vinci] satisfait aux règles de passation des marchés publics et correspond également au mieux aux intérêts de la commune », vous dîtes ! Voilà, quand il s’agit de rentabilité et d’argent les idéaux et la lutte passent au deuxième plan. Tu sais quoi ?! Moi aussi j’ai envie de séparer les opposant-e-s à l’aéroport en deux : les vrai-e-s, qui luttent vraiment et avec différents moyens pour que ce projet monstrueux ne se concrétise pas, et les faux, qui profiteront jusqu’au bout de la situation pour s’enrichir.

Je te laisse deviner de quel groupe tu fais partie…

Une description détaillé de ce qui s’est passé 6-8 mars est aussi disponible ici.

Les documents cités dans l’article et qui ont déclenché sont écriture :

[Vinci dégage !] Quand Vinci se fait "mécène" et propose des terres de la ZAD à des agriculteurs/trices en voie d’expropriation

Voici une lettre d’AGO et de la Chambre d’agriculture 44 qu’ont reçus l’ensemble des agriculteurs/trices de la ZAD en mars 2011 :

La lettre en PDF : lettre AGO-Vinci

Un article donnant plus d’explications sur cette lettre, le contexte qui l’entoure et les questions qu’elle soulève est en préparation.

En attendant, voici une petite ébauche de l’article, nécessaire pour mise en contexte de la lettre. Nous publions maintenant cette ébauche car les terres seront très bientôt cultivées par les agriculteurs/trices de la ZAD (nombreux/ses) qui ont accepté l’offre, entrainant un risque d’expulsion de certain-e-s occupant-e-s de la ZAD :

AGO et la CA44 proposent aux agriculteurs/trices de prendre 95 ha de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet). Terres "libérees" par des agriculteurs/trices à Vinci lors des procédures d’expropriation à l’amiable.

De nombreux agriculteurs/trices de la ZAD ont accepté l’offre pour des raisons diverses. Mais qu’elles soient sincères ou non, cela justifie-t-il le fait d’accepter une offre de la multinationale qui va bientôt bétonner ces mêmes terres ?

Ce "geste" de Vinci et de la CA étant un simple prêt qui n’empêche pas du jour au lendemain que l’agriculteur/trice se retrouve privé de la terre qu’on a bien voulu "généreusement" lui accorder.

On sent bien derrière ce geste de "bonne volonté", une volonté plus conséquente de se mettre quelques agriculteurs/trices dans la poche, de créer des dissensions entre les habitant-e-s mais aussi de chasser les occupant-e-s de la ZAD via certain-ne-s agriculteurs/trices de la ZAD.

Une clause, dans le "bail plus que précaire" de Vinci, stipule expressément que la terre reprise devra être cultivée et ne comporter aucune forme d’habitation…ou comment faire des agriculteurs/trices de la ZAD les bras-droit de Vinci pour les expulsions, consciemment ou non.

Certains terrains qui seraient "re-cultivées" sont ainsi devenues, pour quelques-un-e-s des occupant-e-s de la ZAD venues prêter main forte à la résistance contre le projet, des lieux de résistance, d’habitation et d’autonomie alimentaire (culture et élevage d’animaux).

Quand on sait que des terres qui étaient en prairie depuis de nombreuses années deviendront des champs de mais arrosées de pesticides…on peut de plus se demander quel est l’intérêt pour la biodiversité de la ZAD et pour la santé de tous/toutes d’accepter l’offre de Vinci…

Un geste fort de la part des agriculteurs/trice-s de la ZAD aurait pu être d’annoncer la réappropriation collective de la ZAD, de mettre en commun les terres avec les occupant-e-s de la ZAD et de réfléchir collectivement à son utilisation !

Le "Vinci dégage!", que l’on entonne avec joie et rage, dans la lutte aurait alors pris son véritable sens !

Un texte avec plus d’infos, de compléments et surtout d’interrogations sera bientôt publié. En attendant, une question se pose déjà : que fait le bureau de la confédération paysanne 44 qui n’a pas émis un seul mot sur cette offre cynique de Vinci, et sur la probable expulsion, par ce biais, d’occupant-e-s et résistant-e-s de la ZAD ?

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL.

[Vinci dégage !] Quand les paysans de la ZAD sont prêts à collaborer avec la multinationale qui va bétonner leurs terres !

Voici une lettre d’AGO (filiale aéroportuaire de Vinci en charge du projet d’aéroport de NDDL) et de la chambre d’agriculture 44 qui propose, aux agriculteurs/trices qui ne sont pas encore parti de la ZAD, une offre alléchante. Enfin, pour qui est prêt à collaborer avec Vinci…ou pour qui cette offre représente une opportunité si le projet ne se fait pas, car ce seront toujours des terres en plus…

Où est passé l’esprit de résistance ?!

En effet, AGO et la CA44 proposent aux agriculteurs/trices de prendre 95 ha de terres agricoles sur la ZAD (zone du projet). Terres "libérees" par des agriculteurs/trices à Vinci lors des procédures d’expropriation à l’amiable.

De nombreux agriculteurs/trices de la ZAD ont accepté l’offre pour des raisons diverses. Mais qu’elles soient sincères ou non, cela justifie-t-il le fait d’accepter une offre de la multinationale qui va bientôt bétonner ces mêmes terres ! Il manque dans nos chants de lutte, cette phrase des paysans d’Atenco et du Chiapas : la terre ne se vend pas ! Elle s’aime et elle se défend !

Ce "geste" de Vinci et de la CA étant un simple prêt qui n’empêche pas du jour au lendemain que l’agriculteur/trice se retrouve privé de la terre qu’on a bien voulu "généreusement" lui accorder. Ce qui sera surement le cas puisque le prêt n’est prévu que pour l’année 2012 (le début des travaux pour la contournant routière de l’aéroport commençant début 2013, les expulsions le précédant) … Vinci est si bon…

On sent bien derrière ce geste de "bonne volonté", une volonté plus conséquente de se mettre quelques agriculteurs/trices dans la poche, de créer des dissensions entre les habitant-e-s mais aussi de chasser les occupant-e-s de la ZAD via certain-ne-s agriculteurs/trices de la ZAD.

Une clause, dans le "bail plus que précaire" de Vinci, stipule expressément que la terre reprise devra être cultivée et ne comporter aucune forme d’habitation…ou comment faire des agriculteurs/trices de la ZAD les bras-droit de Vinci pour les expulsions, consciemment ou non.

Certains terrains qui seraient "re-cultivées" sont ainsi devenues, pour quelques-un-e-s des occupant-e-s de la ZAD venues prêter main forte à la résistance contre le projet, des lieux de résistance, d’habitation et d’autonomie alimentaire (culture et élevage d’animaux).

Quand on sait que des terres qui étaient en prairie depuis de nombreuses années deviendront des champs de mais arrosées de pesticides…on peut de plus se demander quel est l’intérêt pour la biodiversité de la ZAD et pour la santé de tous/toutes d’accepter l’offre de Vinci…

Un geste fort de la part des agriculteurs/trice-s de la ZAD aurait été d’annoncer la réappropriation collective de la ZAD, de mettre en commun les terres avec les occupant-e-s de la ZAD et de réfléchir collectivement à son utilisation !

Le "Vinci dégage!" tant entonné dans la lutte aurait alors pris son véritable sens !

Ne laissons pas Vinci faire ses petites magouilles en silence !

Démontrons-leur que la ZAD appartient à ceux/celles qui l’habitent, la cultivent et y vivent tout simplement !

Un texte avec plus d’infos, de compléments et surtout d’interrogations sera bientôt publié. En attendant, une question se pose déjà : que fait le bureau de la confédération paysanne 44 qui n’a pas émis un seul mot sur cette offre cynique de Vinci, et sur la probable expulsion, par ce biais, d’occupant-e-s et résistant-e-s de la ZAD ?

Des membres du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL.

Vinci et ses bénévoles élagueurs-Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-e-s de ses habitant-e-s

Pour voir l’article en bonne qualité et en bonne mise en page (mais fichier lourd à télécharger), vous pouvez le trouver en PDF :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

ou sinon le PDF de moins bonne qualité mais qui se charge plusvite:

Vinci et ses bénévoles élagueursbassequalite

L’article complet (avec sources) en format page web : 

http://wp.me/P1hwU8-Cr

Une partie de l’article (le début) :

Vinci et ses bénévoles élagueurs

Histoire du sabordage du bocage de Notre dame des Landes par certain-ne-s de ses habitant-e-s

Depuis quelques semaines des équipes de propriétaires, paysans et opportunistes à « la solde de » Vinci, coupent les arbres centenaires des haies bocagères de la ZAD, ainsi que tout arbre monnayable.

Avant de décrire la destruction du bocage de la ZAD par quelques un-e-s de ses habitant-e-s, nous aimerions d’abord présenter succinctement la ZAD, l’importance du bocage et les politiques d’aménagement qui mènent à sa destruction. Voici donc des questions que l’on se pose sur ce sujet :

Qu’est-ce que la ZAD ? Des terres bocagères, qu’est-ce que c’est/comment se présente le bocage sur la ZAD ? En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40 ans au niveau des politiques d’urbanisation et d’aménagement du territoire ?

Présentation de la ZAD

La ZAD c’est 2000ha de terres bocagères impactées par un projet d’aéroport international situé sur les communes de Notre-Dame des Landes, Vigneux de Bretagne, La Paquelais, Grandchamp des Fontaines. Depuis plus de 40 ans ces terres n’ont subi aucune politique d’aménagement du territoire, car le conseil général avait créé, avec l’aide de l’État, une Zone d’Aménagement Différé. Celle-ci bloque tout remembrement/urbanisation en vu d’un projet : ici le projet d’aéroport.

Ainsi la dynamique d’agrandissement des exploitations agricoles, qui se déroulait en France sur la même période, a été très limitée sur la ZAD et il en est de même pour la politique d’urbanisation. Le bocage de la ZAD équivaut à 100 km linéairei (distance Nantes-Rennes ou St Nazaire-Ancenis) composé aussi de quelques bois d’une centaine d’hectares environ, ont donc été préservés de tout aménagement !

Nous ressentons peu de résistance active de la part des habitant-e-s qui vivent sur la ZAD et nous avons l’impression qu’ils/elles se sentent démuni-e-s face à la détermination des autorités et de leurs chiens de garde. Cependant, depuis le camp climat de 2009, des camarades viennent de plus en plus nombreux/ses s’installer sur la ZAD afin de soutenir et de participer à la lutte contre cet aéroport et ce monde capitaliste qu’il représente.

L’importance du bocage

Image 1 Un chemin du bocage de la ZAD

Le bocage, terrain de jeu préféré des enfants, est un paysage et un écosystème qui incite au rêve, à la réflexion et au plaisir des sens.

Nombre de paysan-ne-s et autres habitant-e-s s’y promènent encore pour y trouver baies, champignons, petit bois pour le feu, herbes médicinales…

Se révélant souvent être des alliés précieux des paysan-ne-s, les haies maintiennent un écosystème essentiel à notre environnement.

Le bocage, avec un fort maillage de haies, permet de maintenir les sols. Rappelons qu’en France 17% des terres agricoles sont impactés par une érosion forte contre 8% en 1950. Il faut 100 à 400 ans pour qu’un centimètre de terre arable soit régénéréii.

Les haies apportent aussi régulièrement de la matière organique aux champs (MO essentielle pour les cultures, pour la structure stable du sol et pour la vie du sol), filtrent l’eau, limitent l’impact du vent sur les cultures et sur toute structure bâties, drainent les terrains humides, abritent des animaux/insectes, protège les troupeaux du chaud ou du froid, sont essentielles pour la pollinisationiii

Sans une agriculture aux pratiques biologiques, le bocage perd une grande partie de ses propriétés. En effet, comment les haies peuvent-elles abriter faune et flore, limiter l’érosion des sols…si de l’autre côté l’agriculture chimique et productiviste élimine cette biodiversité, entrainant le lessivage des sols ?

La préservation d’un bocage naturel sans pratiques agricoles naturelles n’a pas de sens, et nous devons aussi lutter pour que ces pratiques évoluent radicalement.

Le bocage de la ZAD

Image 2 Triton marbré

Image 3 Buse variable

Concrètement sur la ZAD nous pouvons observer une faune et une flore riches en diversité, ce qui n’est pas le cas dans le reste de la Loire Atlantique si l’on met de côté les espaces naturels. Par exemple, Des tritons marbrés et des buses variables peuvent être observées et la présence d’espèces de plantes protégées est à noter dont la renoncule Grand Douve, la Rossolis à feuilles rondes, la Sibthorpie et la Calamagrostis des maraisiv.

Image 4 Rossolis à feuilles rondes

La haute qualité environnementale de la ZAD est d’ailleurs mise en avant dans les documents d’urbanisme régissant cette zone (les ZNIEFF)v

En dehors de la ZAD que c’est-il passé durant 40ans ?

Pendant plus de 40 ans, le paysage agricole en France a connu de profonds changements. Les exploitations agricoles ont eu tendance à augmenter leurs surfaces de cultures et d’élevages. En 1979 il y avait 5500 exploitations de 200ha ou plus qui utilisaient 1,598 millions ha de terres agricoles, tandis qu’en 2010, 20600 exploitations de 200ha ou plus utilisaient 5,735 millions ha. Sur la même période les exploitations de 20 à 50ha ont sensiblement diminuées, passant de 347300 à 137800. Ces dernières occupaient ainsi 5,455 millions ha de terres agricoles en 1979 et 1,237 millions ha en 2010 !vi

L’agrandissement des surfaces agricoles utilisées par les exploitations agricoles ne s’est pas faite sans impact sur l’environnement.

En effet un plus petit nombre d’exploitations s’est attribué de plus grandes surfaces agricoles. Ces concentrations de terres et la disparition de petites exploitations ont été poussées par les politiques européennes productivistes (la PACvii) et se sont concrétisées sur le terrain par de nombreux remembrements.

Les remembrementsviii ont pour but officiel de rapprocher les terres utilisées par les agriculteur-trices de leur exploitation et d’avoir des unités foncières concentrées. Le bocage a payé le prix fort de cet arasement du paysage. Il en a résulté, un arrachage massif des haies, des suppressions de chemins et un comblement de nombreuses mares et étangs.

Le linéaire de haies en France est passé de 1 244 110 km à 707 605 km entre les deux premiers cycles de l’inventaire IFN séparés de 12 ans, soit une perte annuelle d’environ 45 000 km de haie entre 1975 et 1987.

Si la suppression à grande échelle des haies et arbres épars des années 1960 à 1980 est aujourd’hui révolue, près de 70 % des 2 millions de kilomètres de haies présents en France à l’apogée du bocage (1850-1930) ont été détruits, soit 1,4 million de kmix.

En Bretagne, ce sont plus de 150000km de haies qui ont disparu en 25 ans (chiffres de 2005)x

L’urbanisation du territoire a aussi une part importante de responsabilité dans la disparition du bocage, par la construction de routes, l’extension des bourgs, et le mitage important dans la campagne entre 1980 et 2000.En France les sols sont artificialisés en France au rythme de 200 hectares par jour, soit l’équivalent d’un département tous les cinq ansxi

À cet égard le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes contribuerait indiscutablement à aggraver le taux de surface (terres) artificialisée en Loire-Atlantique qui est de 14% (taux le plus élevé de la région Pays de la Loire qui est de 11,3%)xii. Le rythme actuel d’artificialisation des terres du département est de 2400ha par an, soit l’équivalent du projet d’aéroportxiii ou d’une commune comme Orvault.

Au total ce serait plus de 20000ha de terres agricoles qui disparaitraient sous le béton en dix ans.

Nous pouvons donc nous inquiéter de l’impact supplémentaire des aménagements urbanistiques qui accompagneraient le projet d’aéroport: routes, ponts sur la Loire, zones artisanales et résidentielles…

La série de photographies aériennesxiv présentée ci-dessous, permet de voir concrètement les modifications du paysage dû aux pressions agricoles et urbanistiques. Toutes ces photos sont à la même échelle 1/250000ème.

[...]

Pour voir la suite de l’article, c’est ici : http://wp.me/P1hwU8-Cr

Collectif de Lutte Contre l’Aéroport de NDDL

contactclcanddl@riseup.net

http://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

Quelques photos de la destruction du bocage de la ZAD (très bientôt un diaporama) :

Un appel à la résistance, par des habitant-e-s de la ZAD en colère, lu durant la manif du 24 mars

Reçu par mailing, le 25/03/12 :

Amis d’ici, amis d’ailleurs

ce qui se joue à Notre-Dame-des-Landes n’est pas une simple affaire politique. Elle est humaine, elle parle de notre avenir commun sur cette terre, elle est le choix entre une vie digne d’être vécue, et la mort. On peut très facilement être mort, et se lever pourtant le matin pour aller au travail. Des millions de gens malheureux en font l’expérience…

La destruction ici projetée vise un petit morceau de la France, planté à un jet de pierre de Nantes, fief d’un grand féodal socialiste, Jean-Marc Ayrault. Comment est-il possible d’être si lâche ? Comment peut-on s’asseoir sur tant de proclamations ? Sur tant de phrases creuses prononcées depuis vingt ans par cette gauche bien élevée, au nom du soi-disant « développement durable » ?

Jean marc Ayrault ne pense pas, il règne.Incurable défenseur des intérêts industriels, comme son maître-candidat,Francois Hollande. Et ce grand seigneur d’opérette sait reconnaître la puissance quand il la croise. Certes, c’est l’État qui a donné le chantier de Notre-Dame-des-Landes à l’entreprise Vinci, mais il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre le maire de Nantes et celui qui au nom de tous pousse à la construction, c’est-à-dire François Fillon, Premier ministre en titre.

Les socialistes ne sont pas seuls en cause, et nous n’oublierons pas de sitôt leurs complices. Nous voulons parler de ces écologistes de salon, toujours prêts à vendre leur pauvre âme tremblotante en échange de quelques places. Comment osent-ils, les Duflot, Magnen,De Rugis , qui sont pourtant venus chez nous clamer leur opposition au nouvel aéroport ? Comment osent-ils – après nous avoir tant promis -, capituler en rase campagne autour d’une table de Monopoly ? Imaginez comment une telle trahison aurait été accueillie à l’époque du Larzac, en 1972, voici quarante ans. Imaginez comment auraient été reçus des écologistes d’alors, pactisant avec l’armée dans le dos des paysans En réalité

Ces gens de droite et de gauche ne connaissent que la puissance, et la puissance de l argent. Pour l’eau, voyez Veolia ou Suez. Pour l’énergie, EDF ou Aréva. Et pour le BTP, Bouygues, Eiffage, Vinci. Ces trois derniers connaissent toutes les chansons du répertoire. Tout le monde ici, , comprend ce que cela veut dire…,

Parlons de Vinci qui a vertueusement triomphé dans l’appel d’offre pour Notre-Dame-des-Landes,.: Vinci est concessionnaire du projet d’autoroute Moscou Saint-Petersbourg, qui menace la forêt moscovite de Khimki. Savez-vous que l’opposant au projet Mikhaïl Beketov a été si gravement tabassé qu’il demeure, quatre ans après les faits, lourdement handicapé ? Que Konstantin Fetissov, un autre militant, a été attaqué à coups de batte de base-ball ? Que tant d’autres sont menacés chaque jour ? Ô bien entendu, les beaux messieurs de Vinci ne sont pour rien dans de telles horreurs. Pensez donc. Mais il est bon de garder certains faits dans un coin de la tête.

Comme l’exemple du désastre général des aéroports de province espagnols. Une nouvelle fois, qui veut savoir, sait. Il existe là-bas, en partie grâce aux amis locaux d’Ayrault, socialistes comme lui, une cinquantaine d’aéroports, le plus souvent gérés par des structures publiques. Le bilan en est infernal.. Huesca, dans les Pyrénées ? Vide. Lérida, Cordoue ? Vides. Ciudad Real, qui devait concurrencer Madrid-Barajas ? Un désert qui aura coûté pour commencer 500 millions d’euros.. Castellon, à 50 kilomètres de Valence ? Pas un chat, mais un coût de 150 millions d’euroS.Voilà ce qui se prépare à Notre-Dame-des-Landes.

Un politicien du passé, Ayrault, , veut nous lancer dans une aventure stupide, morbide. Pour faire décoller des avions qui ne décolleront pas, il entend faire disparaître 2 000 hectares d’une terre miraculeusement préservée, où les animaux et les hommes qui la peuplent ne demandent rien à personne. En défendant un mode de vie criminel, qui permet à une infime minorité d’utiliser un engin destructeur du climat. Nous ne pouvons lui pardonner.

Nous ne pardonnerons pas, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais à tous ceux qui osent soutenir, de près ou de loin, cette terrible agression contre la beauté de la vie. En attendant la victoire, que nous espèrons de toutes nos forces, nous pleurons un endroit qui pourrait disparaître. Si les machines finissent par gagner la partie, les larmes de crocodile couleront à flots. Il est si bon de pleurer sur le sort des Indiens de l’Amazonie ou des Bushmen du Kalahari. Les bonnes consciences n’hésitent jamais à donner de la voix pour faire croire qu’elles pensent aux autres. Mais nous, nous refusons leur sainte pitié.

Nous réclamons la solidarité. Nous appelons au combat. Nous voulons vivre ici.

Le soutien de nos compagnons de lutte venus de tout horizon nous donne la force de nous battre.Qu’ ils en soit ici remercié.. La bataille continue, et nous nous ne pouvons pas la perdre.

Seulement, il faut se lever. Et pas à moitié.

Il faut s’unir, et sortir nos étendards . Il faut empêcher la construction de cet aéroport de la mort.

Rififi à Vigneux (dans la zone du projet d’aéroport): Embrouilles de voisinage et arrestation d’un camarade…

Vu sur Indymedia Nantes, le 28/03/12 :

(« si tu veux la paix prépares la guerre »)

Depuis 2007, la maison des rosiers (Vigneux) est occupée par des individus en lutte contre le projet d’aéroport. Le voisin, Serge Durand, est un des alliés historique des keufs sur la ZAD (leur fait la bise comme le 20 mars, ouvre son champ pour les forages….) et participe activement à l’avancée du projet en abattant arbres et haies. Le Serge, obligé de passer deux fois par jour aux rosiers, n’a jamais supporté la présence de squatteurs. Durant toutes ces années les occupantes ont essuyé coups de pression et pétages de plomb successifs (harcèlement de copines, électrocution avec la clôture, menaces de « sortir son fusil »…)

Hier 21 mars, c’est en fonçant sur un pote avec son tracteur qu’il a franchi une nouvelle limite. S’en est suivi une discussion animée au cours de laquelle il aurait pris un coup, de source policière. Si c’était le cas nous ne pleurerions pas sur son sort. L’histoire pourrait s’arrêter là. Le fait est que le Serge qui a le dépôt de plainte facile a fait une fois de plus appel aux condés. Trop contents de mettre leurs sales pattes partout, juste avant la manif’ de samedi, sont arrivés en masse le 22 (et avec une masse) arrêter un camarade inculpé depuis pour « violence avec usage ou menace d’une arme (Interruption temporaire de travail de 6 jours), en espèce un « jet de porte de clapier » (???), refus de, signalétique et prélèvement adn. Il est convoqué au TGI de Nantes le 21 juin 2012.

Nous ne demandons pas plus de justice, ou une justice plus juste. Même si le seul rôle de la justice et des keufs était de nous protéger, et non le maintien de ce système dégueulasse , nous ne porterions pas plainte. Nous refusons de confier à qui que ce soit la gestion de nos conflits, et de recourir à la justice qui nous dépossède des multiples moyens de les résoudre. Selon notre éthique, et les spécificités de chaque situation, et non en fonction de critères extérieurs (la légalité, la violence ou une quelconque morale)… Il paraît que ça fait de nous des extrémistes violents, mais ce sont toujours les mêmes qui définissent ce qui est violent et qui exercent la seule violence légitime, la « non-violence » démocratique pour maintenir sous pression permanente la partie insatisfaite de la population. En contrôlant pour des papiers, en expulsant pour des thunes, en mutilant pour le plaisir, en tuant de temps en temps.

Cette violence-là, celle de trois compagnies de keufs venues enlever un camarade en défonçant la porte et braquant leurs flingues sur tout ce qui bouge, le petit Serge en profite. Quoi de plus pratique que cette menace répressive et l’alliance avec les médias crapuleux pour se poser en victime tout en faisant monter la pression, et continuer à pourrir les rapports contraints de voisinage, harceler les meufs, dealer avec VINCI , nous mettre en danger physique ? Le fait est que nous n’accepterons pas ces violences-là, celle de l’état et de ses alliés volontaires, pour nous mêmes ou nos proches. Nous n ‘accepterons pas le fait d’être humiliées , harcelées, menacés, attaqués, sans broncher. Ce conflit n’appartient plus aux seuls individus concernés, tant il oppose des visions du monde.

Ni cohabitation infernale ni expulsions,
Face à tous les Serge Durand de ce monde,
La solidarité est une arme

Manifestation du 24 Mars à Nantes : guerre au pouvoir ! (un récit d’un camarade publié sur Indymedia Nantes, avec photos)

Vu sur Indymedia Nantes, le 25/03/12 :

Un bref récit partiel et partial de la manifestation contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, à Nantes, le samedi 24 mars.

1.jpg

3 cortèges devaient converger vers le centre de la Métropole, en provenance du nord, de l’est et du sud.

12h30, Rond Point de Rennes, côté nord : un rendez vous avait été lancé pour un cortège anticapitaliste (voir l’appel : http://nantes.indymedia.org/article/25315). Des dizaines de personnes commencent à se rassembler sous un grand soleil en attendant la colonne de tracteurs. Des militants d’Europe Écologie et des membres de l’ACIPA sont aussi présents.

Un impressionnant cortège de tracteurs est accueilli par des applaudissements, des slogans, un fumigène. Plus d’une centaine de tracteurs défilent sous nos yeux. Aussitôt, le cortège anticapitaliste se structure pour démarrer.

Ce cortège de plusieurs centaines de manifestants est créatif, actif, révolté. Les slogans sont offensifs. Beaucoup de taggs, de pochoirs, de jets de peinture fleurissent tout au long de la rue Paul Bellamy. La permanence d’Europe Écologie (du député De Rugy) est redécorée, quelques militants verts viennent s’interposer, le ton monte un peu. Il faut rappeler à ce sujet les déclarations policières matraquées par ce parti plusieurs jours avant la manif dans les médias locaux : par exemple, dans un communiqué, Europe Écologie-les Verts « condamne par avance toutes les dégradations et violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant ou après la manifestation ». (source : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-A-Nantes-le…u.Htm)

L’hélicoptère survole ce cortège nord et en particulier les "anticapitalistes". Des BACeux sont présents à chaque coins de rues, des flics prennent des photos depuis certains bâtiments… Mais cette surveillance est encore relativement "légère" comparée à l’hyperprésence policière qui va suivre.

Le déploiement répressif annoncé par les médias a bien eu lieu. 1500 policiers, des véhicules anti-émeutes (lanceurs d’eau), des dizaines de cars de CRS, de gendarmes mobiles, des gros groupes de dizaines de BACeux, et surtout l’hélicoptère qui survolait la manifestation avec vacarme.

Nantes n’avait jamais connu un tel dispositif policier. La terreur d’État avait été importée depuis Notre Dame des Landes au cœur même de Nantes. (article de la presse bourgeoise : Nantes sur le pied de guerre avant la manif : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Nantes-sur-…u.Htm)

Sur le cours des 50 Otages, face à la préfecture, les trois cortèges se rassemblent. Plusieurs milliers de personnes convergent. La foule est très hétérogène. Au milieu des manifestants : des vaches, des chèvres, chevaux…

Les véhicules anti-émeute sont exhibés au niveau de la préfecture, le dispositif est impressionnant. Malgré cette intimidation, la grille anti-émeute et la préfecture sont barbouillées de terre et de purin. Une brigade de clowns fait un sketch. Après un moment de flottement, la manifestation démarre par la rue de Strasbourg. 10 000 manifestants (?) peut-être plus défilent. Le chiffre importe peu : l’offensivité créative et la participation effective et joyeuse des manifestants sont frappantes. Beaucoup de banderoles diverses et faites mains également.

Un dragon coloré crache une fumée blanche sur les flics, sur les bâtiments officiels, sur les banques. Une Batucada joue et donne du rythme. La manifestation passe devant la mairie : des dizaines de CRS la protègent, le bâtiment est rempli de policiers. La mairie, comme le reste des bâtiments, est tout de même taggée.

La manif est toujours très créative, de nombreuses affiches sont apposées, des pubs détournées, les locaux de banque, d’agence immobilières et autres nuisibles sont "redécorés". Les graffitis sont polyglottes : espagnols, italiens, français. L’ambiance est festive et enragée. Après une déambulation dans le centre ville, retour sur le cours des 50 Otages pour y rester. On se fixe au niveau de la place du Cirque. Le bocage s’installe en pleine métropole.

Les flics sont déjà en position pour nous prendre en étau : ils sont positionnés partout, bloquant toutes les rues environnantes. L’hélicoptère continue sa surveillance bruyante.

Mais la réappropriation de la ville est effective : des arbres sont plantés, les murs remplis de slogans, les banques complètement repeintes par le dragon qui crache à présent des litres de peinture.

Les flics avaient installé pour l’occasion une caméra "360°" sur le toit de l’Hôtel la Pérouse, pour fliquer -encore plus- tout le rassemblement. Un manifestant parvient à monter sur le toit, et sectionne le câble de la caméra sous les applaudissements de la foule. Dans la foulée, cet Hôtel de luxe est maculé de peinture rouge. Pendant ce temps, une partie de la rue commence à être dépavée. Une rangée de policiers trônent en haut d’un escalier surplombant le cours : une barricade de grilles et de bacs de végétaux est installée face à eux en bas de l’escalier, les empêchant de charger. Une grande banderole est attachée pour leur masquer la vue du rassemblement.
Des BACeux descendent pour essayer de harceler des manifestants isolés, plusieurs dizaines de personnes répliquent aussitôt et font reculer les flics.

Vers 17h, un feu est allumé dans un brasero. Très rapidement, le feu s’étend, il se transforme en immense brasier qui crépite et qui explose. D’autres foyers partent, des fumigènes sont allumés. Un épais panache de fumée noire vient perturber l’hélicoptère pendant que des feux d’artifices sont tirés. Mais la peur n’est pas de notre côté : la batucada continue à donner le rythme, il y a aussi un accordéon, des gens dansent, jouent. La scène est étonnante. La fête et la révolte sont réunis. La foule est toujours hétérogène. Des flics postés en haut de l’escalier essuient rageusement des jets divers.

Les flics, malgré leur déploiement considérable semblent hésiter face à cette ambiance. Des passants se greffent aux manifestants, d’autres vont et viennent. Il n’y a plus vraiment de clivage entre manifestants et non-manifestants en cette fin de samedi après midi ensoleillée.

Avant le crépuscule, les flics décident de faire le ménage. Après des sommations inaudibles, des centaines de forces de l’ordre commencent à charger. Toutes les rues vomissent des rangées de CRS. Une charge de BAC est accueillie par une nuée de projectiles. Le risque que le cortège soit découpé par les policiers est alors grand. Le recul est rapide. Le rapport de force est trop défavorable. Malgré tout, quelques personnes allument des barricades de fortune le long du cours des 50 otages : pneus, poubelles, cartons, palettes. Cela n’empêche pas la progression inexorable des flics. Ce qui reste du cortège s’éparpille : le long de l’Erdre, rue Paul Bellamy, place Viarme ou les BACeux chargent et interpellent.

Vers 21h, les flics contrôlent totalement la ville. Des rangées de CRS quadrillent toutes les grandes artères. En même temps, les équipes de nettoyages entrent déjà en scène : il faut aseptiser la Métropole socialiste, effacer les stigmates de cette après-midi de résistance le plus vite possible.

Les journaflics annoncent dans la soirée 7 interpellations et 5 Garde à Vues. D’autres manifestants auraient été repoussé jusqu’au Rond Point de Rennes le long de la rue Paul Bellamy. Qu’en est-il ?

N’hésitez pas à corriger, compléter ce compte rendu.

Précision d’un membre du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL: trois des 5 personnes placées en garde à vue ont été relâchées sans aucune poursuite. Les deux autres passent en comparution immédiate pour "violences sur force de l’ordre" (sic). L’audience serait fixée à 14h lundi 26/03 au tribunal de Nantes. Pas plus d’infos pour le moment.

Une autre personne aurait été arrêté dimanche après-midi en rapport avec la manifestation d’hier. Idem, pas plus d’infos pour l’instant.

Le terrorisme d’état ne passera pas ! La peur doit changer de camp !

Pour soutenir les inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport de NDDL, n’hésitez pas à aller ici : http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

Un florilège de photos, de diverses sources, piquée dans les commentaires de cet article (sur indymedia Nantes à cette adresse : http://nantes.indymedia.org/article/25368 ) (n’hésitez pas à transmettre d’autres phots/vidéos et à les publier sur Indy nantes) :

D’autres photos ici : https://plus.google.com/photos/117409226237974764825/albums/5723513515206631937