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[Le terrorisme d'état ne passera pas !] Rassemblement de soutien à deux inculpé-e-s anti-aéroport le 28 aout à 12h devant le tribunal de Saint Nazaire

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD :

rassemblement le 28 aout à 12h devant le tribunal de Saint Nazaire

Répression de la lutte contre l’aéroport et son monde : Solidarité avec tous-tes les inculpé-e-s !

Le 21 juin 2012, des opposant-e-s à l’aéroport de Notre Dame Des Landes ont tenté de bloquer le déroulement d’une enquête publique préalable à la réalisation du projet d’Aéroport Grand Ouest. Rassemblement devant la mairie, blocage des entrées par des tracteurs et des serrures collées, occupation du toit ; des centaines de personnes marquaient ainsi leur opposition à ce projet mortifère contre lequel elles luttent depuis des années.

Ces enquêtes, au même titre que les réunions et débats publics, comités de quartier ou autres gadgets, font partie de la panoplie que la “démocratie” met à la disposition des décideurs et de leurs partenaires pour donner un air participatif à tous leurs projets déjà établis. Comme le disait Coluche, « la dictature, c’est : ferme ta gueule ! La démocratie, c’est : cause toujours ! ». Ces moments rituels ont pour objectif d’encadrer la contestation. L’État réussit ce tour de force de détourner la colère en créant des interlocuteurs respectueux de son pouvoir, en réduisant la contestation à une opinion qu’on archive dans les cahiers d’enquête pour mieux l’oublier.

Le 21 juin dernier, comme dans d’autres moments dans cette lutte, nous voulions agir. Mais comme à chaque fois que nos opinions deviennent des actes, il y avait en face la répression. Les flics ont chargé, blessé. Ils ont isolé des individus pour les broyer dans les rouages de la machine policière et pénale. Sylvain, interpellé sur place est accusé de “violence avec arme, en l’espèce un tracteur, sur personne dépositaire de l’autorité publique”. Un mois plus tard Clément était arrêté à son domicile et inculpé lui aussi pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique”, et “refus de fichage ADN”. Les deux sont accusés d’ “attroupement après sommation”.

Aujourd’hui c’est Sylvain et Clément, demain, ça sera d’autres. Depuis le début de cette lutte, c’est 38 complices de notre résistance qui ont été traîné-e-s devant les tribunaux. Qu’illes soient coupables ou innocent-e-s importe peu, nous sommes solidaires de leurs actes et nous invitons une fois de plus à un…

RASSEMBLEMENT LE 28 AOÛT à 12h devant le tribunal de Saint Nazaire EN SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS DU 21 JUIN ET POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DU PROJET D’AÉROPORT.

On ne s’étonne pas de se retrouver devant un tribunal ; on sait que s’opposer à un projet voulu par l’État entraîne forcément à un moment ou un autre de se confronter à son appareil judiciaire et répressif. On sait que si l’État et la démocratie n’arrivent pas à faire accepter leurs projets à coup de débats participatifs, d’enquêtes publiques, de propagande, de pognon, et de passivité citoyenne, ils le feront avec la force armée de la police. Parce que leur démocratie comme leur justice ne servent qu’à défendre le profit des multinationales, enfin, de leurs PDG, actionnaires et complices politiques. C’est pourquoi, le mouvement ne peut pas se limiter à ce qui est autorisé ou toléré par le système judiciaire et policier, ce qui reviendrait, au fond, à abdiquer .

Que l’on lutte contre un projet industriel dévastateur, contre la fermeture de sa boîte, ou juste pour sa simple survie dans le monde marchand, nos résistances se heurtent systématiquement à la répression. Parce qu’il faut un code pénal impitoyable, un fichage systématique, des flics serviles, haineux et violents, des prisons toujours plus nombreuses, pour que nos opinions ne restent que des idées, pour que nos convictions ne restent que des postures, pour que nos rêves ne soient jamais réalité…

Nous sommes solidaires car pour bloquer le projet d’aéroport et combattre ce système, nous savons qu’il est nécessaire d’agir, et donc de désobéir. Nous appelons à poursuivre la lutte, à ne pas se laisser diviser ni intimider !

Parce qu’avec ou sans sommation, nous ne quitterons pas ce bocage !

Rendez-vous COVOITURAGE le 28 août à 11h : Place de la Poste à NDDL et arrêt Beauséjour à Nantes

[Vinci dégage ! Résistance et sabotage !] Nouvelle phase du projet : AGO tente le ménage par le vide.

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD, le 10/08/12 :

Hier, les habitantEs d’une des maisons de la ZAD ont dù déménager suite aux pressions incéssantes d’AGO*.

Ce matin, un équipe était attendue pour condamner la maison. Au petit matin, quelques dizaines de personnes ont barricadé les deux côtés de la route d’accès. Constatant ça, les gendarmes ont appelé les renforts. À leur arrivée, on a fait deux jolis feux et on s’est barréEs dans les champs. Sous l’escorte des gendarmes, le travailleur a pu accomplir son sale boulot.

D’autres maisons ont déjà subi le même sort. Des locataires ont reçu leurs avis de fin de bail et sont désormais considéréEs comme des occupantEs sans droit ni titre. Les procédures d’expropriation continuent. TouTEs subissent des pressions d’AGO : pressions psycologiques, financières, harcèlement par des scociétés de surveillance… tous les moyens sont bons pour vider la zone de ses habitantEs pourtant concernéEs par l’« accord » du PS (cf. « Moratoire sur l’aéroport »).

Emêcher les expulsions, continuer à occuper cet espace et ces maisons qu’AGO prétend murer, c’est résister à ce projet d’aéroport !

La lutte continue !

VINCI, dégage, resistances et sabotage !

Des habitantEs de la ZAD

*AGO : société Aéroport du Grand Ouest géré par Vinci, les collectivités locales du Grand Ouest et l’Etat

[Stop Bure!] Petit festival contre le projet de grosse poubelle nucléaire de Bure -3ème édition !

Vu sur le blog de "Bure Zone Libre", le 10/08/12 :

Cette année encore, il revient…

LE (petit) FESTIVAL CONTRE LA (grosse) POUBELLE NUCLÉAIRE DE BURE

  les 14-15 et 16 septembre, toujours à Bonnet (55, Meuse), toujours à prix libre, toujours sous chapiteaux !

Cette année il s’offre une soirée supplémentaire le vendredi soir avec repas, cirque et jazz manouche ! Et à suivre tout au long du week-end et comme tous les ans, une vraie info indépendante sur les déchets, l’enfouissement, et le nucléaire en général.
La première conférence-débat portera donc sur l’actualité du projet de Bure (CIGEO), et le dimanche on ouvrira l’après-midi avec une présentation des luttes abouties contre les projets d’enfouissement en France, avec des intervenants de Mayenne, des Deux-Sèvres, et, on l’espère, du Gard, qui viendront parler de leurs luttes contre l’ANDRA. Hé oui, ce ne sont pas toujours les nucléocrates qui gagnent ! Pour s’en souvenir on pourra aussi visionner le documentaire "Plogoff, des pierres contre des fusils" et débattre avec Nicole et Félix Le Garrec, les réalisateurs.
Enfin, pour replacer le projet de Bure dans un contexte plus général et faire le lien avec d’autres projets d’actualité, la compagnie Un Pas de Côté viendra jouer la pièce "Avenir Radieux, une fission française", deuxième volet (après "Elf, la pompe Afrique") de la trilogie BLEU-BLANC-ROUGE de Nicolas Lambert. A partir, entre autres, de scènes tirées des débats publics sur l’EPR (tiens ? on aurait pas un débat public sur le feu chez nous aussi ?), la pièce explore le discours officiel du pouvoir et la confiscation de la possibilité de débattre.

Évidemment il y aura aussi du bon son pour toutes les oreilles (bal folk, jazz manouche, dub-tek, hip-hop, etc),
du cirque avec les Gones et les Rouages,
de la danse avec Man’ok (spectacle participatif),
de la magie pour les petits,
des ateliers : écriture, cirque, énergies renouvelables, sérigraphie (si vous voulez un beau t-shirt du festival à prix libre ramenez un tee-shirt uni de votre placard !),
un jeu de piste pour les enfants,
des expos, des stands d’info,
et, grande nouveauté, une expo d’art contemporain d’Adeline Carrion Reynasur les travailleurs du nucléaire, à la salle des fêtes de Bonnet ! Puisque CIGEO est censé nous amener du boulot autant qu’on sache tout de suite à quoi s’attendre…
Plus d’infos sur le programme :

http://festivaldebonnet2012.noblogs.org

Pour le côté pratique : le dortoir et les chambres de la Maison de Bure seront reserves aux artistes et intervenants (qui viennent de loin pour jouer gratis…) Il y aura possibilité de camper sur place ou dans une salle de la mairie de Bonnet : amenez vos tentes ! Côté cuisine la Marmijotte, cantine à prix libre, sera présente comme l’an passé pour nous régaler…

Merci de diffuser l’info à tous les vents lorrains
!

A bientôt !

[Pas de béton mais de l'auto-détermination !] La carotte et le béton Potager admirable en ville – Potager expulsable à ND-des-Landes ! Appel à un rassemblement de soutien le 19 Juillet à Nantes.

Vu sur Indymedia Nantes, le 10/07/12 :

Le 19 juillet, à midi, au milieu de l’oeuvre potagère du square J-B Daviais (Nantes), venez partager les légumes et le pain produits sur la parcelle en procès ce jour-là, pour soutenir la lutte ou simplement pour discuter.

Pour le Voyage à Nantes, les fruits et les légumes se transforment en objets d’art et d’exposition. La mairie s’évertue à présenter aux citadin-e-s, qu’elle croit condamné-e-s aux tomates de supermarché, de VRAIS légumes. Elle poussera peut-être même le cynisme jusqu’à organiser un éco-repas labellisé convivialité®. Pendant ce temps, autour, l’agriculture et la nature se meurent, dévorées par un urbanisme galopant. Chaque année, en Loire-Atlantique, ce sont 2000ha de terres qui disparaissent sous le béton; et ce serait 2000ha de plus qui disparaîtraient si l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes était construit. Le 19 juillet, un des lieux occupés pour s’opposer à ce projet d’aéroport passe en procès en vue d’une expulsion. Un des lieux où on cultive des légumes dans le respect de la nature et de l’humain, où on cherche à sortir de la dépendance à la grande distribution, à l’industrie chimique et aux lobbies de l’agro-alimentaire, où on lutte pour l’accès à la terre et bien d’autres choses.

A Nantes, comme dans toutes les métropoles, la municipalité fabrique des événements pour recréer de manière contrôlée et aseptisée ce qu’elle détruit quotidiennement : les espaces sauvages, les parcs, les friches, les endroits où l’ont peut traîner, discuter, rencontrer des gens… Chaque quartier est réaménagé pour devenir une coquille vide, un lieu que l’on ne fait que traverser entre le boulot, les magasins et le logement, chaque place devient une esplanade grise, lisse et idéale pour la vidéo-surveillance. Plus de recoins, plus de bancs sur lesquels on est confortablement assis-e… Pendant ce temps, sur ces terrains dont Vinci veut expulser les habitants du côté de Notre-Dame-des-Landes, on se bat pour se réapproprier des espaces de rencontres et d’échanges, pour gagner en autonomie.

Le Voyage à Nantes n’est qu’une facette de la politique de concurrence entre les villes : elles doivent se vendre et être plus attractives les unes que les autres. La capitale de l’écologie que Nantes est censée incarner en 2013 s’inscrit dans le même processus : tramways, vélos, éco-quartiers deviennent alors des arguments de vente auprès des entreprises et des populations aisées. Détruire les espaces vivants et les moments d’échanges pour les transformer en flux et en marchandises, recouvrir le tout d’un vernis écologique et le tour est joué ! La nouvelle voie du capitalisme peut espérer se perpétuer. A 20km au nord de Nantes, les mêmes logiques de «greenwashing » sont à l’œuvre. Le projet d’aéroport peut ainsi se targuer d’être écologique avec son bâtiment HQE (haute qualité environnementale), son AMAP pour les salarié-e-s, sa ferme pédagogique, son espace de découverte des produits locaux, ses fausses haies dans les parkings afin de conserver l’aspect « bocage » … Alors que ce projet ferait disparaître les producteurs-trices locaux, le bocage existant, ainsi que les centaines d’espèces animales et végétales qui y vivent (impossibles à sauver par simple déménagement comme prétendent le faire Vinci et les aménageurs !). Le 19 juillet, décision sera prise au tribunal de Nantes de faire place nette sur une des parcelles concernée par le projet. Une parcelle où s’expérimente une agriculture collective et vivrière, dont les légumes ne sont pas labellisés Voyage à Nantes !

A Nantes et partout ailleurs, des gens s’opposent à l’aménagement de leurs vies par des entreprises œuvrant au profit des nantis : Val de Suza, Atenco, Khimki, etc. Des gens essaient de se réapproprier des savoir-faire. Des gens luttent contre l’urbanisation des terres. A Notre-Dame-des-Landes, le combat continue.

Le 19 juillet, à midi, au milieu de l’oeuvre potagère du square J-B Daviais (Nantes), venez partager les légumes et le pain produits sur la parcelle en procès ce jour-là, pour soutenir la lutte ou simplement pour discuter.

D’autres procédures sont en cours pour d’autres lieux sur la ZAD (zone à défendre contre l’aéroport) : squatteur-euses, locataires, propriétaires seront (dé)logé-e-s à la même enseigne. Vous pouvez vous tenir au courant sur zad.nadir.org ainsi que sur le site acipa.free.fr

L’appel en PDF :

[A bas le capitalisme et son bras armée !] Temoignage d’une personne blessée le 24 juin à Montabot dans le cadre de la lutte anti-THT Cotentin-Maine

Reçu par mailing list (texte à diffuser massivement autour de vous car ce témoignage est important) :

Posté là : https://nantes.indymedia.org/article/25907

Derrière l’urgence, la bêtise. Retour sur le week-end de résistance du Chefresnes.

Avancer en ayant oublié sa tête c’est revenir en ayant perdu un bras.

Laisser place à la fragilité ou tout détruire.

Je me suis fait tirée dessus par un flic.
J’ai 15 impacts de métal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l’os
du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a été
sectionné, on a du opérer. Dans un an peut être je retrouverai ses
capacités.

J’écris pour qu’"on" ne puisse pas dire qu"on" ne savait pas. Qui veut
savoir sait.
J’écris pour qu’on arrête de nous censurer, frapper, enfermer, tuer
derrière une soit disant démocratie et un soit disant état de droit.
J’écris parce que je n’en peux plus qu’on renvoie les violences aux pays
lointains et pauvres en se décharge lâchement des questions
révolutionnaires qui se posent en tunisie, en lybie, en Egypte, en Syrie
… disant qu’en France c’est pas la même, qu’en France c’est différent,
et même pire…
Ecrire parce qu"à 20ans j’ai subie, vu et entendu trop de violences
policières derrière des vitrines de mensonges et de propagande marchande.
Écrire parce qu’il m’est insupportable de sentir cette boule d’angoisse
dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et
d’impuissance face au système policier.
Écrire faute hurler que ça ne peut plus durer, et de prendre acte.
Ecrire parce que la liberté dans la civilisation occidentale est un
mensonges meurtrier.
Ecrire parce qu’il y a trop de silences et de mensonges sur la répression,
sur nos luttes, sur les dangers du nucléaire, entre autre, sur la violence
du système.

Cette fois-ci, ça s’est passé au Chefresne, une commune qui résiste à
l’implantation d’une ligne très haute tension de 170 km de long (cette
ligne participe à la création d’un gigantesque réseau de circulation
d’information mondial, avec non seulement vente d’électricité mais aussi
contrôle des populations et automatisation de leurs échanges avec
l’administration centrale. Le courant électrique sera produit par des
éoliennes en mer du Nord, par des centrales nucléaires comme l’EPR de
Flamanville, mais aussi mécaniquement par les trois réacteurs de Tricastin
qui sont maintenant libérés de l’alimentation électrique de l’usine
Eurodif qui a fermée ; http://antitht.noblogs.org/255 )
Mais je porte en mois bien des blessés, bien des morts, bien des non dits,
pas qu’en France, pas qu’ailleurs .
Je porte en moi des prisons pleines et je sais les impunités à répétions
pour les bourreaux légitimes.
Amin Bentounsi a été assasiné le 21 avril par balle, dans le dos, et suite
à ça des policiers manifestent armés, en uniforme, revendiquant le droit
de tuer en prevention.
Depuis leur mise en services le flash ball, les grenades assourdissantes
et celles de desenclerment ont fait beaucoup de blessés, des oeils perdus,
des plaies, des handicaps, des morts; personne n’a gagné devant la
justice.
Je sais des villes de plus en plus sécuritaires, un arsenal juridique de
plus en plus liberticide, le perfectionnement du contrôle de la population
en meme temps que celui des frontières.
J’écris parce que j’en ai marre qu’on me demmande si "ça va". A ceux à qui
j’ai dit "oui", la politesse ou l’habitude.
bref.

Nous nous sommes fait tirés dessus sous des pylones THT qui pullulent dans
la campagne, dans un désastre mondial qui menace de péter à tout moment et
dans lequel on nous voudraient civilisé, passif. Nous, à force, dépossédés
de presque tout; de notre histoire, de son sens, du langage, de
l’information, de nos corps, de nos désirs, de notre temps, de nos vies.
Alors qu’on nous voudraient inoffensifs, craintifs, non violents, je ne
veux pas qu’on me parle comme à "la malade", qu’on m’infantilise, qu’on me
plaigne. J’ai besoin qu’on prenne soin des uns des autres, pour durer,
j’ai besoin qu’on riposte aussi. J’ai besoin, pour guérir, d’un système
sans flics, sans pouvoir.
Oui, tenons compte des dégâts d’un fragment de guerre sociale explicite,
de son lot de douleurs et de violence, mais n’abandonne pas, organisons
nous. Ce qui ne tue pas rend plus fort parait-il, à condition de ne pas se
mentir.

Vous voulez des détails? Les mass-médias sont venus dans ma chambre
d’hôpital avant l’opération. Un médecin généraliste, présent sur le camps,
avait témoigné des violences policières et de l’utilisation d’armes de
guerre ( grenades de Dé-encerclement, grenade assourdissantes, gaz
lacrymogène, matraque…) laissant de nombreux blessés. Il avait été
formidable sur le camps mais là il arrivait géné ; les mouches à merde du
pouvoir, autrement dit les journalistes, voulaient filmer les impacts de
métal dans les corps pour diffuser le témoignage. Pas d’image, pas de
parole, c’était leur chantage. Ils restèrent une heure dans la chambre,
tentant de se défendre de la bassesse de leur journaux (voir les revues de
presse sur : http://www.percysoustension.fr )et de leur démarche.
En voyant, sans surprise, ce qui en sort, un rectificatif s’impose.

L’avancée des travaux de la ligne rend plus qu’urgente et nécessaire une
résistance concrète et de terminée sur les infrastructures.
"Il est maintenant évident et nécessaire, vu ce que nous imposent les
pylônes dressés sur nos terres, que beaucoup de personnes sentent l’envie
en eux d’agir directement contre ce maillon faible de l’industrie
nucléaire vu l’inacceptable répression des opposants, les droits
fondamentaux des personnes bafoués, les humiliations qu’inflige RTE à la
population." (extrait de l’appel tous au chefrenes, wk de resistance;
http://www.stop-tht.org/)

Ces lignes participent à la dépossession de nos vies et s’imposent avec la
même arrogance et le même fascisme que l’aéroport à Notre Dame des Lande,
le tgv entre Lyon et Turin, la centrale à gaz au Finistère, les
éco-quartiers dans nos villes gentrifiées ou encore que les prisons à
visages humains, belle image de l’hypocrisie du merdier actuel.
Alors d’où vient la violence?

On le sait et on peut s’en indigner après coups, mais il est important de
le rappeller : les appels publiques de rencontres ou d’action entrainent
inévitablement un énorme déploiement du dispositif policier: Occupation
policière et militaire du territoire, contrôle et fouilles de ceux qui y
passent, surveillance (hélicoptères, dispositif d’écoute), renforts
entrainés au terrain ( dans le cas du Chefresne, la spig, les garde mobile
de blain, entrainé sur la lutte de notre dame des landes). ILs étaient
plus de 500 armés sous les pressions d’une préfecture traumatisée par
Valognes (ou la perte de la maitrise d’un territoire.)
Leur volonté semble clair : casser le mouvement, faire mal, physiquement
et moralement.

Alors que les mass-media construisent méticuleusement la figure du
dangereux radical qui veut en finir (avec on ne sait quoi) et qui vient de
loin pour ça ( figure menaçante et complètement dépolitisée), ils passent
sous silence les luttes et la répression croissante qu’elles subissent. Un
territoire qui résiste est souvent occupé militairement, comme on le voit
au Chefresne, à Notre Dame des Landes ou encore au Val de Suse; Sur fond
d’expropriation, d’expulsions se déroulent quotidiennement les pressions
psychologiques, financières, judiciaires et policières. Derrière la soit
disant liberté de penser: l’interdiction d’agir. On nous tanne d’être non
violent sous une violence croissante.

Le 24 juin, une manifestation est partie vers le château d’eau, lieu de
rencontres et de résistances, expulsé le mercredi 20 juin. Un autre
cortège, dont je faisait partie, est allé en direction des pylônes (deux
debout et un encore au sol). Il est difficile de dire s’il faut
définitivement abandonner toute action de masse annoncée, si c’était un
casse pipe d’aller à ce qui ne serait qu’affrontement anticipé par des
flics mieux équipés, de se dire que la peur l’envie d’annuler était
presente la veille et le matin et qu’elle était peut être sagesse. Il
semble important de questionner nos mode de prise de descision dans des
moments d’urgence et de "spectacle" comme celui-ci. "La marche pour
l’honneur" mentionné dans un retour (lien ci dessus) laisse un triste
arrière gout de ces armées de déja-vaincus avançant vers leur perte. Etre
transversales, imprévisibles, inattendus pour ne pas devoir devenir force
militaire… Un ami me dit après coup " cette fois encore on est pas passé
loin de la mort, un d’entre nous aurait pu y rester".
Dans la campagne grise de gaz nous n’avions pas le rapport de force ou
l’intelligence nécessaire pour ne pas se faire repousser assez rapidement
et violemment vers le camp. On entendait des détonations, des cris et sur
la dernière charge les regards que je croisais étaient effrayés ou
souffrants. Les lignes de flics, en entendant "il y a des blessés, du
calme" se sont mis a charger en gueulant et tirant. Après avoir eu
l’impression de bruler, j’ai eu celle de perde mon bras, puis la peur
qu’ils nous tirent dans le dos ou qu’ils arrêtent. Quelqu’un m’a saisit et
m’a sortie de là.
A ceux qui disent que la guerre est finie, je leur dis qu’elle est
latente, cachée, mais qu’on peut compter nos morts, pour ne pas les
oublier. Un opposant est passé il y a quelque années sous un train castor
qu’il a voulu bloquer en s’enchainant sur la voie. D’autres y ont laissé
leur tendons, brulé par la disque use des flics qui voulaient les enlever,
d’autres … la liste est incomplète. Combien de morts par le nucléaire, de
Hiroshima à Fukushima en passant par ceux qu’on cache chez nous, combien
de tonnes de déchets qui s’entassent, combien d’irradiés, et combien de
faux débats démocratiques?

Là, c’était une tente médic pleine de blessés. Tristement mais
efficacement les gestes et les réflexes se mettent en place : soigner dans
l’urgence, maitriser sa douleur et accompagner celle des autres, évacuer
malgré les barrages de polices, éviter celui qui bloquaient l’accès à
l’hopital de st Lo, attendre deseperement les pompiers bloqués, subir la
réquisition d’un de leurs véhicules pour évacuer un policier égratigné au
détriment d’une fille risquant de perdre la vue …

En arrivant à l’hopital, je raconte tous ça en montrant mon corps mutilé.
On s’indigne, on s’énerve, on déplore dans le service hospitalier pas
familier des violences policière de la France de 2012. Certains auraient
voulu aller à la manifestation mais travaillaient, certains m’ont dit en
levant le poing de continuer la lutte, d’autres n’en revenait pas,
quelqu’un m’a dit "nous avons fait la guerre en Normandie, on sait ce que
c’est". J’ai au téléphone un responsable de l’accessibilité des soins de
l’hôpital de st Lo ( par rapport au barrage, deux fourgons et une lignes
de garde mobile sur la route-sur la voie d’accès au CHU). Je répète, je
dis que les pompiers n’arrivent pas à accéder au camp, il me répond qu’il
fait ce qu’il peut. Il ajoute surtout qu’il reçoit, depuis le matin, des
pressions de la préfecture pour avoir le nom et la nature des lésions des
blessés du Chefresne. Il m’assure que le secret médical ne permet aucune
fuite. Je lui dit de tenir face aux pressions et je le remercie pour cela.

Je serai transférée et opérée. Je vous passe les moments où, dans cette
chambre, j’ai eu l’impression d’être en taule ou que j’ai craint l’arrivée
des flics, les moments où l’étonnement des gens me donnait envie de leur
dire mais ouvre les yeux et informe toi, l’inquiétude pour ceux resté au
camps, l’envie de parler avec tous ceux qui ont vécu ce moment, l’envie de
dire que je n’en veux qu’aux flics, l’envie de casser la télé ou d’occuper
le plateau au moment des infos régionales…

Je sais juste qu’un moment me hante; cette heure entière où, mon bras
anesthésié dans la salle d’attente du bloc opératoire, je n’ai pu
m’empêcher et m’arrêter de pleurer. Pas que mon bras, pas que ces éclats,
pas que le stress, mais la détresse de se savoir partie prenante d’une
guerre pacifiée et dont les raisons comme les conséquences ne resteront
connus que d’un petit nombre de camarades, noyées dans une indifférence
générale.

J’ai une grosse question dans la gorge, que faire maintenant par rapport à
cette violence policière. Je sais que je n’ai rien à attendre de cette
justice de classe sinon une tribune ou une médiatisation du problème. Et
encore. Je la sais quotidienne cette violence. Je nous sais nombreux
enragés. Je nous sais un peu seuls et démunis aussi.
Déjà j’en profite pour affirmer que ce n’est pas être violent que d’aller
avec casque masque à gaz et protection en manifestation, c’est la
condition de notre survie physique.
Ensuite qu’il nous faudra être plus intelligents que la police, que leur
juges, que leur infiltrés, que leur système de contrôle.
Et pour finir que j’aimerai bien qu’on ne laisse pas faire parce que l’on
sait, car "qui ça étonne encore", les violences policières sont entrées
dans la réalité et la banalité du politique.
Amal Bentounsi appelait à un mouvement national contre le permis de tuer
pour la police, j’appelle à une insurrection internationale contre la
police, ce qu’elle nous inflige, contre ce qu’elle défend, contre ceux à
qui elle sert.
C’est facile d’écrire mais on ne sait jamais que ça soit lu.

A bientot

[Stop THT Cotentin-Maine !] Que de gendarmes pour une simple haie d’arbres !

Vu sur le jura libertaire, le 06/05/12 :

Compte-rendu d’une matinée dans les champs

Ce samedi matin, 5 mai 2012, une vingtaine de personnes sont allées joyeusement planter une centaine d’arbres et d’arbustes à Bréal-sous-Vitré, en Ille-et-Vilaine.

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Bien que hautement symbolique, cette action a aussi pour but de mettre mal à l’aise RTE et ses sous-traitants. Vont-ils arracher sauvagement cette haie qui théoriquement empèche un chemin d’accès de se construire ? Vont-ils suivre la loi et refaire une enquête de servitude ?

En tout cas, nous étions très surveillés pour cette activité terreau-riste !

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1336245891.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1336245994.jpg

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Des motos de gendarmes qui démarrent en trombe au risque de provoquer un accident, des fourgons de gardes mobiles stationnés à quelques kilomètre de peur qu’on prenne goût à ces armes biologiques…

À noter aussi que les gendarmes surveillent désormais les chantiers avec des jeeps militaires avec l’uniforme qui va avec. Bientôt le fusil d’assaut en bandoulière ? C’est la guerre nucléaire pour vous ?

Nous, en tout cas, on ne veut pas de champs de bataille, mais des champs avec des paysans dedans, et sans pylône THT s’il vous plaît !

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1336246125.jpg

Stop-THT, 5 mai 2012

[Au val di susa, la LGV ne passera pas !] Paris le 10 mai 2012– Repas de soutien à la lutte NO TAV

Reçu par mailing, via le blog notavfrance.noblogs.org/ :

repas 10 euros
entree – plat – dessert
service à 19h30, 20h30 et 21h30

"En Italie depuis plus de 20 ans un mouvement s’oppose à une œuvre inutile et nuisible au territoire. L’histoire No TAV est celle d’un petit groupe d’irréductibles qui, grâce à son entêtement et à la force de ses idées, devient toujours plus grand et décide de mettre en échec les plans des gouvernements consacrés à la spéculation financière, totalement myopes envers les exigences des populations.Le mouvement No TAV a su sortir des vallées et parler au pays entier.

Il a pu prendre une telle ampleur car le No TAV raconte le gaspillage de l’argent public en déclinant cette dénonciation à l’intérieur du débat actuel sur la dette et la crise financière. Le TAV est le symbole matériel de la volonté de faire payer la crise à ceux qui sont au plus bas niveau de la hiérarchie sociale, pour protéger les intérêts des élites et des lobbys.

No TAV est la réponse donnée à ces milieux politiques incapables de nous représenter. C’est la réaction positive à ceux qui, en Italie comme en Grèce et en France, ne font que parler d’austérité et de sacrifices à faire, en nous disant qu’il n’y a pas d’alternatives à cela."

http://notavfrance.noblogs.org

Pour aller à la Rotisserie :

http://www.demosphere.eu/node/30302

[Solidarité face à la répression!] Le 16 mai à Nantes, rassemblons-nous en soutien aux cinq inculpé-e-s raflé-e-s dans la lutte contre l’aéroport de NDDL !

Vu sur le blog du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport , le 26/04/12 :

Le tract en PDF : tract 16 mai

Le tract en version directement imprimable en format tract :

(cliquez sur l’image avec le clic droit puis aller sur enregistrez-sous l’image et vous l’aurez sur votre ordi) :

Le tract en version PDF de moins bonne qualité :

tract soutien aux inculpées anti-aéroport-rassemblement 16 mai

Un communiqué de soutien aux inculpé-e-s qui avait été lu devant le siège de Vinci à Coueron le 15/12/2011, et qui donne des infos complémentaires :

http://wp.me/p27Pgv-6

Différentes réactions à la rafle de Vinci écrites au mois de décembre par différentes composantes de la lutte :

http://wp.me/P27Pgv-e

[A bas l'économie pétrolifère !] Dans le Haut-Jura comme ailleurs, Non aux forages d’hydrocarbures (gaz de schiste) !

Vu sur le jura libertaire, le 05/05/12 :

Après le Périgord de nouveaux permis de recherche de gaz et de pétrole dans l’Ain ?

Depuis hier presse locale, collectifs et associations du Périgord rapportent que l’instruction de la demande de permis de recherche d’hydrocarbures dite de Cahors est maintenant bouclée avec avis favorable. L’administration centrale a-t-elle déjà préparé un arrêté ? Le gouvernement entend-il valider de nouveaux permis dans les jours qui viennent ?

Une chose est sûre, les ingénieurs du CGIET sont favorables à la délivrance de dizaines de permis de recherche d’hydrocarbures de roche mère, ceci malgré une loi du 13 Juillet 2011 interdisant le recours à la seule technique d’extraction : la fracturation hydraulique.

La délivrance de ces permis est un véritable coup de force

L’octroi de ces permis (pour une durée de 5 ans renouvelable 2 fois), c’est une autorisation donnée aux pétroliers de faire intrusion sur des territoires sans consultation des habitants et de leurs représentants, les élus locaux.

Les collectifs citoyens réclament la suspension de tous ces projets et l’arrêt immédiat de l’instruction et la délivrance de tous permis.

La délivrance de ces permis instruits dans le cadre du vétuste code minier français s’apparente à un véritable coup de force quand on constate que les autorisations peuvent être délivrées à partir des bureaux logés dans le quartier de la Défense à Paris alors même que des services locaux s’y opposent.

Des décisions prises au mépris du « vrai travail » engagé par les acteurs économiques locaux pour la production sous label AOC. Des décisions prises au mépris des engagements nationaux et internationaux pour la protection de l’eau. Au mépris des élus locaux auxquels est conférée la responsabilité de la gestion de l’eau. Au mépris d’une histoire locale démontrant les risques irréversibles sur les aquifères. Au mépris des citoyens qui réclament un débat sur l’avenir énergétique alors que les solutions proposées ne consistent qu’à poursuivre une course mortifère jusqu’à un épuisement si proche des ressources.

Dans l’Ain on a le permis des Moussières, on a le permis de Gex et Blyes nous pend au nez

Le permis des Moussières faut-il le rappeler a été délivré à la compagnie Celtique Petroleum à la surprise des habitants et leurs élus dont certains privés découvrent depuis quelques semaines seulement la menace qui pèse sur leurs territoires. Mais la résistance est bien là. Les citoyens sont en alerte. Dans le Haut-Bugey et le Haut-Jura les communes et les communautés de communes s’organisent en légitime défense pour faire front contre cette intrusion et ces projets sans avenir.

Il en est de même dans la basse vallée de l’Ain, en pays savoyard et dans les plaines dauphinoises. Ces demandes de permis qui menacent nos territoires il faut les stopper ! Les permis déjà octroyé en interdire la mise en œuvre.

L’instruction de la demande du permis de permis de Blyes est en cours de finalisation demandons-en le rejet.

Stop gaz de schiste ! (Rhône-Alpes Nord), 4 mai 2012

[Réappropriation de la ZAD et autonomie alimentaire] La ferme du Sabot et la Chèvrerie du Petit Bois vous invitent à fêter leur 1er anniversaire le 12 et 13 mai

Vu sur le site des occupant-e-s de la ZAD, le 22/04/12 :

Il y a un an nous occupions ensemble des terres situées sur la zone du projet d’aéroport pour y installer une ferme maraichère (et plus discrètement une chèvrerie). Aujourd’hui la lutte continue, nos activités aussi.
Nous vous invitons à repasser un week-end ensemble dans la bonne humeur.

Samedi 12 mai:

15h: AG pour préparer en cas d’expulsion la Manif de réoccupation (à la vache rit)
19h : Retrouvailles, Apéro, Discussion, Bouffe, Musique…

Dimanche 13 mai:

10h : Visites et Travaux des champs
13h : Repas champêtre
à partir de 14h30 : Visites et Travaux des champs
Discussion sur la mise en place d’une cantine populaire et autres réflexions…
Jeux, peinture sur route, bourse de graines, sieste…
Soirée : Projection, Bouffe

Possibilité de camper sur place. Des petits outils peuvent être utiles.
Itinéraire : à la Paquelais prendre la D281 dir Fay de Bretagne puis 1km plus loin chemin fléché sur la droite.