Archives Journalières: 25/03/2012

Manifestation du 24 Mars à Nantes : guerre au pouvoir ! (un récit d’un camarade publié sur Indymedia Nantes, avec photos)

Vu sur Indymedia Nantes, le 25/03/12 :

Un bref récit partiel et partial de la manifestation contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, à Nantes, le samedi 24 mars.

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3 cortèges devaient converger vers le centre de la Métropole, en provenance du nord, de l’est et du sud.

12h30, Rond Point de Rennes, côté nord : un rendez vous avait été lancé pour un cortège anticapitaliste (voir l’appel : http://nantes.indymedia.org/article/25315). Des dizaines de personnes commencent à se rassembler sous un grand soleil en attendant la colonne de tracteurs. Des militants d’Europe Écologie et des membres de l’ACIPA sont aussi présents.

Un impressionnant cortège de tracteurs est accueilli par des applaudissements, des slogans, un fumigène. Plus d’une centaine de tracteurs défilent sous nos yeux. Aussitôt, le cortège anticapitaliste se structure pour démarrer.

Ce cortège de plusieurs centaines de manifestants est créatif, actif, révolté. Les slogans sont offensifs. Beaucoup de taggs, de pochoirs, de jets de peinture fleurissent tout au long de la rue Paul Bellamy. La permanence d’Europe Écologie (du député De Rugy) est redécorée, quelques militants verts viennent s’interposer, le ton monte un peu. Il faut rappeler à ce sujet les déclarations policières matraquées par ce parti plusieurs jours avant la manif dans les médias locaux : par exemple, dans un communiqué, Europe Écologie-les Verts « condamne par avance toutes les dégradations et violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant ou après la manifestation ». (source : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-A-Nantes-le…u.Htm)

L’hélicoptère survole ce cortège nord et en particulier les "anticapitalistes". Des BACeux sont présents à chaque coins de rues, des flics prennent des photos depuis certains bâtiments… Mais cette surveillance est encore relativement "légère" comparée à l’hyperprésence policière qui va suivre.

Le déploiement répressif annoncé par les médias a bien eu lieu. 1500 policiers, des véhicules anti-émeutes (lanceurs d’eau), des dizaines de cars de CRS, de gendarmes mobiles, des gros groupes de dizaines de BACeux, et surtout l’hélicoptère qui survolait la manifestation avec vacarme.

Nantes n’avait jamais connu un tel dispositif policier. La terreur d’État avait été importée depuis Notre Dame des Landes au cœur même de Nantes. (article de la presse bourgeoise : Nantes sur le pied de guerre avant la manif : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Nantes-sur-…u.Htm)

Sur le cours des 50 Otages, face à la préfecture, les trois cortèges se rassemblent. Plusieurs milliers de personnes convergent. La foule est très hétérogène. Au milieu des manifestants : des vaches, des chèvres, chevaux…

Les véhicules anti-émeute sont exhibés au niveau de la préfecture, le dispositif est impressionnant. Malgré cette intimidation, la grille anti-émeute et la préfecture sont barbouillées de terre et de purin. Une brigade de clowns fait un sketch. Après un moment de flottement, la manifestation démarre par la rue de Strasbourg. 10 000 manifestants (?) peut-être plus défilent. Le chiffre importe peu : l’offensivité créative et la participation effective et joyeuse des manifestants sont frappantes. Beaucoup de banderoles diverses et faites mains également.

Un dragon coloré crache une fumée blanche sur les flics, sur les bâtiments officiels, sur les banques. Une Batucada joue et donne du rythme. La manifestation passe devant la mairie : des dizaines de CRS la protègent, le bâtiment est rempli de policiers. La mairie, comme le reste des bâtiments, est tout de même taggée.

La manif est toujours très créative, de nombreuses affiches sont apposées, des pubs détournées, les locaux de banque, d’agence immobilières et autres nuisibles sont "redécorés". Les graffitis sont polyglottes : espagnols, italiens, français. L’ambiance est festive et enragée. Après une déambulation dans le centre ville, retour sur le cours des 50 Otages pour y rester. On se fixe au niveau de la place du Cirque. Le bocage s’installe en pleine métropole.

Les flics sont déjà en position pour nous prendre en étau : ils sont positionnés partout, bloquant toutes les rues environnantes. L’hélicoptère continue sa surveillance bruyante.

Mais la réappropriation de la ville est effective : des arbres sont plantés, les murs remplis de slogans, les banques complètement repeintes par le dragon qui crache à présent des litres de peinture.

Les flics avaient installé pour l’occasion une caméra "360°" sur le toit de l’Hôtel la Pérouse, pour fliquer -encore plus- tout le rassemblement. Un manifestant parvient à monter sur le toit, et sectionne le câble de la caméra sous les applaudissements de la foule. Dans la foulée, cet Hôtel de luxe est maculé de peinture rouge. Pendant ce temps, une partie de la rue commence à être dépavée. Une rangée de policiers trônent en haut d’un escalier surplombant le cours : une barricade de grilles et de bacs de végétaux est installée face à eux en bas de l’escalier, les empêchant de charger. Une grande banderole est attachée pour leur masquer la vue du rassemblement.
Des BACeux descendent pour essayer de harceler des manifestants isolés, plusieurs dizaines de personnes répliquent aussitôt et font reculer les flics.

Vers 17h, un feu est allumé dans un brasero. Très rapidement, le feu s’étend, il se transforme en immense brasier qui crépite et qui explose. D’autres foyers partent, des fumigènes sont allumés. Un épais panache de fumée noire vient perturber l’hélicoptère pendant que des feux d’artifices sont tirés. Mais la peur n’est pas de notre côté : la batucada continue à donner le rythme, il y a aussi un accordéon, des gens dansent, jouent. La scène est étonnante. La fête et la révolte sont réunis. La foule est toujours hétérogène. Des flics postés en haut de l’escalier essuient rageusement des jets divers.

Les flics, malgré leur déploiement considérable semblent hésiter face à cette ambiance. Des passants se greffent aux manifestants, d’autres vont et viennent. Il n’y a plus vraiment de clivage entre manifestants et non-manifestants en cette fin de samedi après midi ensoleillée.

Avant le crépuscule, les flics décident de faire le ménage. Après des sommations inaudibles, des centaines de forces de l’ordre commencent à charger. Toutes les rues vomissent des rangées de CRS. Une charge de BAC est accueillie par une nuée de projectiles. Le risque que le cortège soit découpé par les policiers est alors grand. Le recul est rapide. Le rapport de force est trop défavorable. Malgré tout, quelques personnes allument des barricades de fortune le long du cours des 50 otages : pneus, poubelles, cartons, palettes. Cela n’empêche pas la progression inexorable des flics. Ce qui reste du cortège s’éparpille : le long de l’Erdre, rue Paul Bellamy, place Viarme ou les BACeux chargent et interpellent.

Vers 21h, les flics contrôlent totalement la ville. Des rangées de CRS quadrillent toutes les grandes artères. En même temps, les équipes de nettoyages entrent déjà en scène : il faut aseptiser la Métropole socialiste, effacer les stigmates de cette après-midi de résistance le plus vite possible.

Les journaflics annoncent dans la soirée 7 interpellations et 5 Garde à Vues. D’autres manifestants auraient été repoussé jusqu’au Rond Point de Rennes le long de la rue Paul Bellamy. Qu’en est-il ?

N’hésitez pas à corriger, compléter ce compte rendu.

Précision d’un membre du collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL: trois des 5 personnes placées en garde à vue ont été relâchées sans aucune poursuite. Les deux autres passent en comparution immédiate pour "violences sur force de l’ordre" (sic). L’audience serait fixée à 14h lundi 26/03 au tribunal de Nantes. Pas plus d’infos pour le moment.

Une autre personne aurait été arrêté dimanche après-midi en rapport avec la manifestation d’hier. Idem, pas plus d’infos pour l’instant.

Le terrorisme d’état ne passera pas ! La peur doit changer de camp !

Pour soutenir les inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport de NDDL, n’hésitez pas à aller ici : http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

Un florilège de photos, de diverses sources, piquée dans les commentaires de cet article (sur indymedia Nantes à cette adresse : http://nantes.indymedia.org/article/25368 ) (n’hésitez pas à transmettre d’autres phots/vidéos et à les publier sur Indy nantes) :

D’autres photos ici : https://plus.google.com/photos/117409226237974764825/albums/5723513515206631937

Quelques vidéos de la manifestation du 24 mars contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

Article qui sera mis à jour régulièrement. Des vidéos de militant-e-s ainsi que de la presse capitaliste seront relayées :

Une vidéo d’un-e opposant-e à l’aéroport de NDDL d’une durée de 13mn, qui montre bien la mobilisation importante des agriculteurs/trices et paysan-ne-s lors de cette journée importante :

Une vidéo de france 3 pays de la loire du 24/03/12:

Une vidéo d’un-e militant-e prise lors de l’arrivée des tracteurs et des cyclistes au rond point de rennes (lieu de rdvz-vs du cortège nord pour les piétons) :

Une vidéo sur une batucada qui a bien animée la manif :

Une vidéo de la télé lavage de cerveau, nommée TF1 :

http://www.wat.tv/video/importante-manifestation-nantes-4yoi5_2i6xp_.html

Lettres de soutien depuis atenco, mexique (zone en lutte contre un projet d’aéroport et son monde)

Reçu par mailing, et ces lettres font chaud au cœur :

Quelques infos sur la lutte menée à Atenco : http://wp.me/P1hwU8-ih

San Salvador Atenco , Etat de Mexico, 20 mars 2012

Amis de Notre- Dame- Des- Landes :

Recevez une salutation fraternelle du Front en défense de la terre FPDT
Nous avons reçu des nouvelles de vous à propos de la lutte et de la
résistance que vous maintenez pour la défense de la terre et contre
l’imposition par les pouvoirs factices d’un projet  d’aéroport à des fins
commerciales et uniquement pour les bénéfices des transnationales.
Nous savons qu’il y a de grandes différences entre vous et nous, comme la
situation géographique, la langue, la couleur de la peau, la culture, le
contexte historique, etc .etc.

Cependant ce qui nous unit est plus fort : la conscience que nous avons
que c’est aujourd’hui qu’il faut agir, avec responsabilité et courage face
à l’abus de pouvoir de ceux qui accumulent toutes  les richesses, celles
qui appartiennent aux peuples, car ils veulent tout transformer en
marchandise et les vendre au plus offrant.

Ici et là-bas c’est le même néo-libéralisme, qui à travers
l’expropriation, le mensonge et la violence prétend soumettre les peuples
dans n’importe quel partie du monde.

Aujourd’hui la dignité et la rébellion nous unit, la lutte ne fait qu’une.
Aujourd’hui nous sommes unis plus que jamais, dans la même espérance, pour
que notre voix soit entendue et nos actions efficaces, dirigés vers des
objectifs communs, car l’ennemi est le même ici ou là-bas .

Continuez a lutter depuis votre tranchée et nous continuerons ici à lutter
ferme sans baisser la tête . Nous continuons unis dans cette lutte
pacifique et énergique.Tous les peuples unis dans un même idéal de terre,
liberté et justice.

Durant l’année 2010 j’ai eu l’opportunité de venir vous voir et connaitre
ces terres que vous défendez et je me suis rendu compte de l’organisation
et de la force que vous avez. J’ai pu me promener librement  sur la douce
terre et sentir sur mon visage la pluie froide et belle, le vent fort mais
en même temps subtil. Amie, Ami , je t’ai vu, je t’ai regardé droit dans
les yeux et j’ai pu ressentir  ton assurance  et ta conviction.
Nous vous envoyons à votre lutte toute notre solidarité et admiration.
Nous désirons sincèrement que vous ne vous laissiez pas vaincre par le
désespoir. Ici à Atenco nous avons appris que quand tout paraît difficile
c’est que la victoire est encore plus probable.

Nous vous réaffirmons notre engagement à continuer la lutte et à ne pas
nous rendre , pas tant qu’existeront le droit et la raison.
Zapata est vivant ! La lutte continue !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !

La terre ne se vend pas …   elle s’aime et se défend !  Martha Perez
Pineda FPDT

——

LETTRES DEPUIS SAN SALVADOR ATENCO, MEXIQUE
ADRESSEES A LA LUTTE DE NOTRE-DAME DES LANDES

Le dimanche 18 mars 2012, au cours d’une discussion collective où étaient
présents des compagnons d’Atenco venus apporter la nouvelle d’une récente
libération de prisonniers politiques chiapanèques, fut évoquée la lutte de
Notre-Dame des Landes. Voici la traduction de quelques lettres qui furent
écrites alors, en clin d’œil à la manifestation du 24 mars :

San Salvador Atenco, Etat de Mexico, 18 mars 2012.

Aux compagnons de Notre-Dame-des-Landes
Aux gens de France
A tous les villages et les peuples en résistance

Lors d’une réunion à Atenco de compagnons de différentes résistances du
Mexique, nous avons écouté une discussion sur votre lutte contre notre
ennemi commun, le capitalisme, qui cherche à implanter un aéroport
inutile,têtu et hostile, qui ne signifie rien d’autre que la déprédation
et la marginalisation… un langage que nous connaissons à Atenco, vu qu’ils
prétendent aussi nous imposer un projet dont nous n’avons nul besoin et
qui obéit à d’autres intérêts.

Les personnes mentionnées plus bas vous envoyons un salut cordial et
combatif, avec l’espoir de pouvoir entremêler nos luttes et nous épauler,
coude à coude, au-delà des distances et des langages, parce que votre
lutte et la nôtre sont les mêmes, parce qu’à Atenco ils cherchent à nous
imposer tout comme à vous leur projet d’aéroport.

Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
La terre ne se vend pas, elle s’aime et se défend !

Compagnons de Notre-Dame des Landes. La terre appartient aux gens, aux
citoyens, pas au gouvernement, mais il faut s’unir pour pouvoir obliger le
gouvernement à respecter les décisions du peuple et pas ceux des intérêts
capitalistes ou des transnationales, pour cela que nous vous conseillons
de vous unir pour lutter contre le gouvernement.

Depuis Atenco nous vous envoyons une embrassade fraternelle.
Zapata est encore en vie, la lutte continue !

Gonzalo Colorado D., du Front des villages en défense de la terre.

Au village de Notre-Dame des Landes :

Bonne après-midi compagnons nous vous envoyons un remerciement et une
embrassade sincère, car vous vous êtes une expression de plus de la lutte,
la résistance et l’organisation, parce que le peuple uni ne sera jamais
vaincu.

Une fois de plus le gouvernement a démontré que seul l’argent l’intéresse,
car sinon il n’y aura pas toutes ces sortes de projets ( dans ce cas-là
l’aéroport), et c’est avec une profonde tristesse que j’ai vu cela au fil
des ans ; mais je suis fière et contente de savoir qu’il n’y a pas qu’à
Atenco et au Mexique que nous sommes disposés à la lutte… j’espère que
votre lutte puisse remporter la victoire ; et que vous sachiez que nous
serons là pour vous soutenir en ce que vous nous proposerez, parce que
comme le gouvernement peu importe où que vous soyez, la lutte est la lutte
et les différences sociales seront toujours présentes ; et nous seront
toujours avec vous.

Merci de votre résistance.

Lizeth, depuis San Salvador Atenco, Mexique, 18 mars 2012


Aux valeureux compagnons et compagnes de Notre-Dame : Recevez de fortes et
fraternelles salutations depuis les dignes terres de San Salvador Atenco,
Etat du Mexique, Mexique.

Tout comme vous, les villages d’Atenco se sont vus obligés à défendre avec
courage et valeur leurs jolies terres héritées de leurs ancêtres, face aux
tentatives de spoliation qu’un groupe de puissants voulait tenter, pour
pouvoir construire un aéroport.

La ferme rébellion d’une multitude d’hommes et de femmes, de vieux et
d’enfants de différents villages fut capable de mettre en échec les
intérêts économiques et politiques cachés derrière ce projet d’aéroport.
Pour cela nous vous disons que nous sommes avec votre lutte, que nous vous
respectons et que nous vous soutenons, et que nous acclamons votre
conviction décidée à défendre votre terre.

Ici les gens disent que la terre n’est pas à vendre, elle est à aimer et à
défendre, et pour cela nous disons que votre lutte est une lutte digne.
Sergio Orales Ventin

San Salvador Atenco, Etat de Mexico, 18 mars 2012

(depuis) San Salvador Atenco et Texcoco,

Recevez une salutation cordiale du front des villages en défense de la
terre ( les peuples et villages unis ne seront jamais vaincus). Luttez
pour vos villages parce que les gouvernements sont corrompus et ils ne
réalisent jamais ce qu’ils promettent, et les pauvres c’est ceux qui se
font le plus avoir. Les citoyens de tous les villages et les peuples nous
sommes en lutte depuis 11 ans, ont a été emprisonnés mais la lutte reste
debout.
Jusqu’à la victoire compagnons

Hilario Yescas

San Salvador Atenco, Mexico (20 mars 2012)

Peu importe la distance et la langue, l’important est que nous soyons
unis dans cette lutte contre les projets qui détruisent la nature et
empoisonnent tout ce qu’ils touchent, mais tant que nous sommes unis et
réellement convaincus de défendre la terre et l’écologie en général si, il
y a toujours la possibilité qu’on gagne et que nous puissions vaincre le
monstre de la mondialisation qui tente de nous détruire. Restons unis, le
Front en Défense de la Terre s’unit à la lutte contre la construction d’un
aéroport sur les terres de Notre-Dame des-Landes.

« En avant, en avant, car la lutte est de tous les instants »
Avec notre affection :
Saul Rios R. , membre du FPDT
« Zapata est encore vivant, la lutte continue ! »
(cipsaro00_yahoo.com)

San Salvador Atenco, « Terre et liberté »

18 mars 2012

Nos saluts combatifs aux compagnons qui luttent contre l’aéroport de
Notre-Dame des Landes

C’est pour nous important de connaître votre lutte combative et
exemplaire, connue de tous, les déplacés, les réprimés, les incarcérés,
etc.. Dignité et justice sont les uniques moyens qu’il nous reste pour
conserver les héritages de vie dont nous avons hérité. Pour nous « le
futur », le véritable, celui que sans aucun doute il nous incombe de
défendre des groupes économiques prédateurs qui accordent un prix à ce que
la vie nous donne.

Il ne suffit pas de rêver d’un monde meilleur ou de lutter ; il nous faut
construire, et semer, tous ici et partout parce que nous sommes tous
emprisonnées et parce qu’il dépend de tous d’atteindre et de partager la
justice, la liberté, la dignité de notre lutte et notre résistance lève la
voix, exigeant que soient respectés notre terre, l’air, l’eau, la flore et
la faune. Mais l’écho s’étend à la face de la terre entière, pour elle,
pour nous, pour vous, et pour tous ceux qui viennent ensuite.

Les frontières nous séparent mais la soif de justice nous unit. Les
distances nous séparent mais ce qui nous unit c’est un objectif. En avant
compagnons, pas un pas en arrière, avec détermination nous disons : «
Atenco est en vie, la lutte continue ! », aujourd’hui pour nous,
aujourd’hui pour vous. Non à l’exploitation de l’homme et de la terre.
Avec attention, Liz , FPDT Atenco.

« La racine de la lutte est en nous tous, la paix en est le fruit»


18 mars 2012, San Salvador Atenco, Etat de Mexico

A l’attention de la France et de "NotriDami". Mes ancêtres mexicas dignes
des présages, le 6e sol arrive le 21 décembre de l’année qui vient, et
arrive le changement mondial, car va s’écrouler le gouvernement, celui qui
a manipulé le monde, et dire gouvernement c’est (dire) manipulation
Avec créativité, dédication et j’espère que nous changerons le monde, avec
tendresse (vers) la préservation humaine.

Votre ami, Juan Valarza Dias, paysan.

Dimanche 18 mars 2012

San Salvador Atenco et Texcoco, aux compagnons de France, on vous envoie
une salutation fraternelle, nous sommes avec votre lutte non à l’invasion
des aéroports, ils fonctionnent seulement pour (servir) les trafics des
gouvernements. Ensemble ne laissons pas (passer) la guerre du système de
quelques uns. Nous d’Atenco et de Texcoco nous sommes avec vous.

Aniceto Rodriguez

A la France, Notre-Dame

Recevez un salut chaleureux et combatif depuis ces terres mexicaines de
San Salvador Atenco.

Ne vous rendez pas, et nous lutterons toujours unis jusqu’à la victoire.
Le peuple uni ne sera jamais vaincu. Nous nous luttons et il y a eu des
morts, des prisonniers et des personnes pourchassées mais nous ne nous
rendons pas, et nous continuons à lutter jusqu’à aujourd’hui. En lutte
contre le gouvernement capitaliste, il y eu beaucoup d’opression, mais
toujours en avant compagnons, ne vous rendez pas. Il y aura des obstacles
de tous genres, il y aura des moments où vous vous sentirez abattus et
désanimés, mais en avant ! et au final le peuple uni sortira vainqueur.
Bien du courage compagnons, ne vous rendez pas.

Nous nous quittons en frères
Front des villages en Défense de la Terre, ATENCO

Le peuple uni ne sera jamais vaincu
Liberté pour les prisonniers politiques

Abel Aguilar Lopez, « el cocos ».

Notre-Dame est là

Au peuple frère de France

Nos saluts combatifs de la part du Front des villages en défense de la terre
Compagnons engagés à lutter tous unis et partout dans le monde contre les
projets ambitieux et néo-libéraux, qui ne bénéficient qu’aux puissants et
qui mettent le peuple en esclavage, l’appauvrissant et le marginalisant.
Compagnons votre lutte est notre lutte, on cherchera ensemble les formes
les plus adéquates et engagées de tous les secteurs. Pas un pas en
arrière!

La terre s’aime et se défend
Pedro Cervantes Montoya.

Nous, membres de la « coordination nationale Plan d’Ayala  Mouvement
national (CNPA-MN), nous saluons la lutte tenace des compagnons de la
région de Notre-Dame-des-Landes afin de préserver leur culture et leur
territoire des intérêts politiques et économiques, des transnationales qui
tentent de vous dépouiller de votre territoire pour le convertir en un
aéroport. Nous espérons que l’unité de cette lutte donne ses fruits, pour
votre bénéfice et celui de vos familles.

Le peuple uni jamais ne sera vaincu !
Unis et organisés, nous vaincrons !

CNPA-MN

Recevez un salut fraternel nous embrassons votre lutte, car votre lutte
est aussi la nôtre. Parce que la fraternité n’a pas de limites ni de
frontières, en espérant que votre résistance est chaque fois plus de
force, d’enthousiasme et de persévérance.

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, nous continuerons la lutte, quel qu’en
soit le prix !

MOCRI-CNPA-MN-Chiapas.

Dimanche 18 mars 2012

Depuis San Salvador Atenco, nous vous envoyons une salutation fraternelle
et combative. « atrade » Notre- Dame- Des- Landes et tous les peuples qui
luttent pour leurs droits les plus élémentaires ,  parce que en tant
qu’être humain nous méritons le respect et une vie digne parce que nous
sommes les racines qui maintiennent l’identité de notre "race" et que tous
unis nous ne serons jamais vaincus, parce que les peuples silencieux ne
serons jamais entendus, et n’oubliez pas que la résistance est la meilleur
arme pour vaincre les mauvais gouvernements.  Unis, nous vaincrons
toujours

Pas un pas en arrière  jusqu’à la victoire, toujours.

Bonifacio Ruiz Ayala

Aux compagons de la ville  région de Notre- Dame- Des- Landes

Depuis ces lieux, nous vous envoyons une salutation combative et
solidaire, pour votre résistance en lutte.  Nous avons appris ce qui ce
passe chez vous et votre rébellion nous inspire et nous encourage à ne pas
nous rendre ; cela nous remplit de joie de savoir que l’amour de la terre
nous unit comme l’amour du vent et de sa lumière, l’amour de vos racines,
l’amour de votre "patrie", l’amour de vos frères et sœurs. A l’union de
votre identité qui est celle de tous et de cette patrie qui est la nôtre.
Quand on nous a raconté toutes vos activités nous nous somme senti fiers
de savoir que la rébellion n’a pas de frontière et qu’au final elle vient
comme une renaissance lumineuse pleine d’espoir et de joie.

La terre ne se vend pas elle s’aime et se défend ! Pas  un pas en arrière
! Zapata est vivant ! La lutte continue !
Nacho, Front des Peuples en défense de la Terre
Vive la lutte de Notre- Dame- Des- Landes !

18/03/2012

Dimanche 18 mars 2012
San Salvador Atenco Mex.

Compagnons de Notre- Dame- Des- Landes recevez une salutation cordiale et
un remerciement pour votre lutte exemplaire de résistance a ce que vous
impose le gouvernement capitaliste  en voulant mettre un aéroport  et dont
les  bénéfices et opportunités irons uniquement à  la bourgeoisie,
laissant sur son passage marginalisation et extrême pauvreté.

Cela nous fait plaisir que sur d’autres continents et d’autre pays, loin
du nôtre, on trouve une lutte identique a celle que nous avons vécu à
Atenco, où de la même façon le gouvernement a voulu nous imposer un
aéroport . Grâce à l’opposition du peuple, son organisation et sa force il
a été possible de mettre à terre le décret d’expropriation. C’est grâce
aussi à ce que nous crions fièrement et avec dignité : Le peuple uni ne
sera jamais vaincu !

La patrie ne se vend pas, elle s’aime et se défend !
Front des peuples en défense de la terre !
San salvador atenco ! pas un pas en arrière !

Marcelo Salazar

Coordinateur National Plan Ayala  Mouvement National
Cnpa-mn

Compagnons de Notre- Dame- Des- Landes

Recevez une salutation combative de la part de notre organisation. Depuis
le Mexique, nous souhaitons que votre lutte contre l’aéroport et aussi
contre la perte de vos terre, de votre culture, de vos traditions et de
votre unité,  soit couronné par la victoire. Nous espérons que l’unité de
tous soit la base de votre triomphe .

Nous espérons que vous continuerez à informer autant que possible tous les
mouvement du monde et que la dénonciation soit un outil pour défendre
votre problématique.
Nous espérons venir vous voir bientôt et nous soutiendrons  votre lutte.
Sincérement

Wilfrido Hernandez Jarquin
CNPA-MN

Répression suite à la manif contre le projet d’aéroport de NDDL

Précision : Plus d’infos sur la manifestation et sur les personnes interpellé-e-s dans les jours qui viennent.

Pour soutenir les inculpé-e-s dans la lutte contre l’aéroport de NDDL, vous pouvez aller ici : https://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

Comme à Ploggoff, au Carnet et au Larzac, et plus loin d’ici, à Atenco, nous reprendrons notre droit à l’auto-détermination !

Vinci dégage, la terre on se la partage !

Vu sur le jura libertaire le 24/03/12 :

D’après la presse policière, les flics auraient interpellé 6 ou 7 personnes, 3 à 5 se trouveraient actuellement en garde à vue…


Nantes : des incidents en marge de la manifestation contre le futur aéroport

Au terme d’un rassemblement important et bon enfant contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, quelques centaines de jeunes ont fait du grabuge.

En termes d’affluence, avec de 3.000 participants selon la préfecture à 10.000 selon les organisateurs, la manifestation du samedi 24 mars, à Nantes, contre le futur aéroport a été un succès, mais comme redouté, elle a quelque peu été entachée par les débordements d’une poignée d’anarchistes français et européens.

Des « anti-capitalistes » s’invitent à la « fête »…

À l’appel à manifester des associations hostiles au chantier, ainsi que de formations politiques et de syndicats, d’Europe Écologie au Parti de gauche, et d’Attac à la Confédération paysanne, est venu se greffer celui, largement relayé sur Internet, à former un « cortège anti-capitaliste » à cette occasion.

Vu la présence de plusieurs centaines de ces militants, pas vraiment désirée par les organisateurs, anticipant des débordements, la préfecture avait prévu un important dispositif policier, avec un quadrillage du parcours par un millier d’hommes, un hélicoptère et des canons à eaux prêts à intervenir. Rien n’y a fait.

Déjà dans le cortège, un agent en civil avait été pris à partie par des jeunes encagoulés, et l’on a pu assister à des jets de peinture et au badigeonnage en règle de commerces du centre-ville. Comme souvent, c’est surtout au point d’arrivée de la manifestation, après la dispersion du gros du cortège, qu’ont eu lieu des échauffourées, des centaines de jeunes mettant le feu à des palettes avec quantité de pétards et jetant des projectiles en direction des forces de l’ordre.

Bilan des incidents : des dégradations, deux blessés légers et sept interpellations

Vers 19h, une bonne heure après les premiers heurts, des dizaines de véhicules arrivés en renfort, les forces de l’ordre ont répliqué par des gaz lacrymogènes et ont finalement donné la charge, procédant à sept interpellations, a indiqué la préfecture, dont cinq ont débouché sur des gardes à vue.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1332631137.jpgAu commissariat central, le directeur de la sécurité publique Philippe Cussac (à gauche) et le directeur de cabinet du préfet Patrick Lapouze (à droite) sont restés sur le pont tout au long de la journée.

En soi, le bilan n’est pas gravissime, si ce n’est deux blessés légers et beaucoup de mobilier urbain dégradé, sans parler des vitrines souillées, mais ces faits ont été détestables pour les organisateurs, d’autant que la préfecture avait menacé de les tenir pour responsables en cas de débordements.

« C’est des cons, c’est nul, des gens de l’extérieur », a ainsi déploré un membre de l’Acipa, la principale association qui lutte contre la création d’un second aéroport dans l’agglomération, à trente kilomètres au nord de Nantes, entre autres sur la commune de Notre-Dame-des-Landes.

La manifestation n’en a pas moins été un succès…

Les uns s’opposent à cet aéroport, voulu par le maire PS de Nantes, Jean-Marc Ayrault, et par l’UMP, parce qu’ils le trouvent nul et non avenu, les autres parce qu’ils jugent l’addition trop salée, beaucoup y sont hostiles pour des raisons environnementales, et enfin, premiers concernés, des agriculteurs y sont farouchement opposés et pointent d’inévitables expropriations et destructions d’emplois.

Sur le fond, malgré les incidents, leur message est bien passé, dans une ambiance plutôt bon enfant. Entre 13 et 16 heures, plus de 250 tracteurs arborant des pancartes « Non à l’aéroport », des manifestants à vélo, entre autres animaux des vaches, et bien sûr des milliers de personnes à pied, ont afflué suivant trois grands axes vers la préfecture, d’où est parti le cortège en direction du Cours des 50 otages, l’une des grandes artères de Nantes. C’est là que s’est tenu un meeting, qui devait être suivis de multiples animations et concerts jusqu’à 22h.

Devant la reconstitution d’un « coin de bocage », avec sa terre, ses arbres et ses végétaux, se sont succédé à la même tribune, agriculteurs, écologistes, et anti-aéroport de toute obédience, qui d’une même voix ou presque ont appelé à l’abandon de ce grand projet « inutile, coûteux et destructeur », comme de tous ceux du même acabit.

Dans cinq ans, l’A380 se posera malgré tout au milieu des champs ?

En attendant, sauf revirement des décideurs, et il en faudra sans doute plus que la manifestation du jour pour les y amener, le très contesté « aéroport interrégional du Grand Ouest », dont l’idée remonte à près d’un demi-siècle, doit bel et bien voir le jour d’ici 2017.

Sa construction et son exploitation ont été confiées au groupe Vinci, qui prévoit un coût de 560 millions d’euros, dont l’entreprise assumera un peu plus de la moitié, le reste étant à la charge de l’État et des collectivités. Si cela peut consoler ses opposants, mais on en doute, précisons que le futur aéroport vise « l’excellence environnementale ». On en reparlera…

Leur presse (Metro, 24 mars 2012)